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04/02/2012

Il gioco dela jocconda

http://www.mai2012.fr/.
Winter, le  04 Fevrier 2012
«La joconde joue double-jeu»

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La Joconde est sans doute un des tableaux les plus copiés du monde. Voici qu’apparait une copie madrilène. Celle-ci est incontestablement mieux conservée que « la notre ». Elle révèle plus de détails, et met en lumière le clair-obscur où l'on croyaitvoir le secret de ce mystérieux sourire. On y distingue même quasiment en haut du front le fameux voile invisible sur la toile du Louvre, les broderies du corsage et le voile ou l'écharpe de l'épaule gauche. La joconde y apparait plus fraiche et jeune que sur l'original, pourtant antérieur de quelques années....

Car le soucis est là : cette copie est présentée comme étant quasiment contemporaine de l’original : un exercice de style, en somme.


La Joconde, c’est un des rares tableaux dont on soit sùr qu’il fût exécuté par Leonard de Vinci. C’est aussi un tableau qui pour de multiples raisons est présenté comme l'œuvre d’art absolue.


Or, à y regarder de près, la copie est probablement plus fidèle à l’original que la vision qui nous en est offerte aujourd’hui : des détails insoupçonnables dans le tableau du Louvre apparaissent dans celui de Prado.


Van Gogh, avait peint l’Eglise d’Auvers sur Oise, un autre monument de la peinture, d’une certaine manière et avec certaines couleurs. Le tableau que nous pouvons admirer aujourd’hui n’a plus rien à voir avec l’original, car, piètre chimiste, Van Gogh utilisait des pigments qui s’altèrent à la lumière.

Donc, dans ces deux cas extrêmes, ce que nous idolâtrons n'est pas ce qui a été produit par l'artiste.


La découverte de cette deuxième Joconde plus belle que la première, et dont les scientifiques s’accordent à dire qu’elle n’est pas du maitre mais probablement de son amant, devrait nous faire réfléchir sur la manière que nous avons d’apprécier l’œuvre d’art : quelque chose de reproductible peut il être une œuvre d’art ? L’œuvre lie-t-elle l’auteur au sujet ? L’œuvre est-elle-unique ? L’œuvre existe-elle indépendamment de l’artiste ? L’artiste doit-il maitriser son œuvre ? Le temps doit-il s’inscrire comme faiseur d’œuvres ?carré blanc sur fond blanc,Malevitch, le double de la joconde,joconde du prado,van gogh,auvers,louvre,mai 2012,ump,victoire de sarkozy,le statut de l'oeuvre d'art,chimie en peinture,qu'est ce que le beau

Finalement, le carré blanc sur fond blanc de Kasimir Malevitch est sans doute plus interessant qu'il n'y parait...

Oulala, j’en ai mal à la tête.


05/04/2010

Sombre destinée d'une femme du Nord

Les inconnus celebres

Les urbanitasmagories de Winter le 5 Avril 2010

  http://www.leprincejean.fr/

«Les destinées tragiques des post impressionnistes»

Qui connait en France Madame veuve Leroy, de son nom de jeune fille Ryckembusch ?

SNV80970.JPGNée en 1890 et décédée en 1987, on ne sait presque rien de son presque siècle de sa vie. Sans doute a-t elle quelques descendants qui passent sur sa tombe à la toussaint et laissent périr une pair de fleurs séchées qu’ils retireront l’année suivante ?

Sur son enfeu ne  restent que quelques lettres dont la facture de la dorure, déjà partie  en à peine 25 ans, témoigne du peu de cas que le marbrier fît de sa cliente.

Et pourtant, le monde entier lui passe sous le nez.

Par cars entiers, aux beaux jours, Ils viennent de Tokyo, de Londres, de New-York, de Sidney et d’ailleurs dans le petit village d’Auvers sur Oise.

Ampoules sous les pieds et appareil photo sous le bras, ils remontent la rue de l’église, contemplent  ce monument rendu célèbre par les couleurs invraisemblables de la peinture - reproduite sur une plaque émaillée a proximité -  d'un  Van Gogh qui était si piètre chimiste que cette oeuvre immortelle n’a plus grand-chose  à voir dans sa palette avec la production originelle.

Mais ils ne le savent pas, et s'interrogent sur ce ciel noir d'ardoise, sur les ardoises du toit qui apparaissent rouges, et sur le chemin qui apparait blond… Cela aurait été tellement plus simple s'il avait suivi les conseils de son frère Théo : Des pigments de qualité...

Ils passent l'église, remontent la rue et arrivent au cimetière, baigné dans les champs de coquelicots maintes fois peints par l’artiste pendant ses dix semaines de résidence à Auvers ; Dix petites semaines seulement, cent toiles, et une révolution dans le monde de la peinture...

Pas très loin de la stèle commémorative d’Otto Freudlich – qu’ils ne chercheront  pas – se trouve la tombe du peintre, et juste à droite, celle de Théo, son frère : Deux modestes stèles de pierre bien entretenues noyées dans un carré de lierres coupés au cordeau.

Les touristes y défilent émus, et selon la saison,  laissent qui une jonquille, qui une rose, qui un bouquet de marguerite.

Ils prennent une photo puis retournent à la hâte dans le bus qui a laissé tourner son moteur pour conserver la climatisation dans l’habitacle.

Aucun d'eux n’aura remarqué cette tombe aux fleurs fanées avec sa croiSNV80971.JPGx en porcelaine, à presque vingts centimètres de la tombe du maitre Vincent.

 Il s'agit de la sépulture de la veuve Leroy née Ryckembusch. Inconnue durant sa vie, elle le reste après sa mort.

Ils ne la remarqueront sans doute pas non plus lorsqu'une fois rentrés dans leur ville respective, ils passeront à leurs amis sur grand écran les photos de la stèle de Van Gogh.

Sombre destinée, sombre et tragique à la fois, à l'image des coups de couteaux balancés rageusement sur la toile par Vincent.

 

 
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