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23/04/2015

FRET à PONTOISE : du BOUCAN sur le PONT

Marcel Renard

Le 23/04/2015

« Voilà pourquoi lors de la réunion du 18 Mai 2015, à 19h30 au Dôme de Pontoise, il faudra imposer à RFF des études sérieuses d’impact sonore et non les bricolages effectués jusqu’à présent. »

Pontoise se construit. D’un peu partout. La ville va passer de 30 à 40 000 habitants dans les prochaines années. Dans le centre gare, cela fleurit : C’est Nexity, qui construit sur l’emplacement des anciens abattoirs, un autre programme sur le côté Nord de la gare….Tout cela fait beaucoup de remue-ménage.

De 1989 à 2000, une occasion immobilière nous avait poussés à quitter Pontoise pour Saint Ouen l’Aumône.

A cette époque, Réseaux Ferrés de France avait refait le pont ferré de Saint Ouen l’Aumône. C’était magique. On avait réveillé les trois enfants en pleine nuit pour venir en pyjama, voir la pose du pont : Reposant en hauteur, sur des immenses barges , stocké sur le coté de la rivière, le pont fût tracté par des câbles afin de pivoter à 90 degrés puis venir par le travers de la rivière, pour enfin être descendu par un système de barges immergées et venir reposer sur ses piles. Le résultat de travaux de plusieurs années en une manipulation d’une seule nuit !

Ce que l’on ne savait pas, à l’époque. C’est qu’il y aurait le projet de transformer cette portion de voie ferrée qui va d’Argenteuil à Motteville en passant par Pontoise, Gisors puis Serqueux en voie de fret.

Quel rapport, me direz vous, avec cette sortie noctambule ?

 C’est simple.619_001[1].jpg Un train de marchandise, cela fait du bruit. Pas un peu de bruit, mais beaucoup de bruit. Et lorsqu’un train de marchandises passe sur un tablier métallique, le « beaucoup de bruit » devient « un bruit d’enfer ».

Ainsi, on a du mal à imaginer qu'au moment de la construction du pont neuf, RFF ignorait le devenir de cette ligne. Ceci posé, l'amnésie permettait à RFF des économies substantielles puisqu'une structure béton, qui aurait été largement plus adaptée à un passage marchandise, implique des moyens financiers sans commune mesure.  Et oui, tout cela coûte des sous…Ajoutez que les ingénieurs de Réseaux Ferrés de France ont eu l’intelligence de mettre un appareil de voie (c’est-à-dire un « aiguillage ») sur le pont métallique, lequel amplifie de manière insupportable pour les riverains le 'tac tac'  au passage des aiguilles. Alors, imaginez ce que cela sera lorsque des trains d'un kilomètre de long passeront au beau milieu de la nuit : Depuis le Chou jusqu’à Saint Martin, vacarme assuré dans toute la vallée.

Le petit plus : Les  Boules Quies pour les gens qui vont investir dans la résidence Bellerive, de Nexity, à Pontoise, sur Pont_sur_l'Oise[1].JPGl’emplacement des anciens abattoirs, et ceux qui ont eu l’infortune d’investir dans les résidences à St Ouen l’Aumône, en aval du pont ferroviaire. Le côté sympa, c'est qu'à Bellerive, il y aura une résidence de vieux, et la plupart sont souvent sourds. Ce n'est donc qu'à moitié pécher...

Enfin, sourds ou pas, lors de la réunion du 18 Mai 2015, à 19h30 au Dôme de Pontoise, il faudra imposer à RFF des études sérieuses d’impact acoustique et non les bricolages effectués jusqu’à présent.

 

08/05/2012

Mourir pour des idées

 Mourir  pour des idees

Les urbanitasmagories de Winter le 27 février 2010

 mai2012

«Mourir pour des idées, d’accord mais de mort lente»

Vous connaissez tous ces quelques vers de Brassens qui conclut « moi j’ai failli mourir de n’en avoir point-z-eues »

Je me suis livré à un exercice sans doute inédit sur l'offre politique actuelle : J’ai examiné une vingtaine de sites officiels de divers partis et, puisqu'il faut bien un critère pour choisir,  j’ai regardé comment était structurés les onglets de la page d’accueil, du premier au dernier, avec dans l'idée qu'en principe on met en premier les choses les plus importantes.

J’ai tout mis dans un tableau excel, (lien ici) j’ai bu une bonne bière et j’ai rigolé, car en commençant cet article, je ne m'attendais absolument pas à ce résulat : Tous ces gens sont sans doute conseillés par des imbéciles. Jugez plutôt :

Premier constat : Aucun ne met sur le premier onglet « nos idées », « nos convictions », ou quelque chose de similaire…. Voilà. Du point de vue idéologique, on est assez mal parti. C'est un peu comme si, à l'entrée du mac do, au lieu du menu, on mettait la fiche suiveuse du nettoyage des toilettes. Bon, mais chacun sa logique...

Et puis un petit constat générique : A quelques exceptions près, pour adhérer, c’est toujours à la fin. On dirait que tous ont peur de solliciter de nouveaux membres.

Enfin, on a le sentiment qu'aucun parti n'a vraiment réfléchi sur son "business model", c'est à dire son offre, comment il adresse ses militants actuels ou futurs, et que les sites ont été réalisés par des p'tits jeunes très doués en PHP ou HTML, mais auquels il manque un peu de bouteille. Pourtant, quand on regarde les budgets, qui ne ressemblent pas à des indemnités de stagaires, (je pense au site de l'UMP) on est en droit de se poser des questions.

Suivent ici en vrac quelques remarques, mais si le sujet vous intéresse, prenez le temps d'aller télécharger ici mon tableau, vous pourrez en faire de pires :

Les sites du  PS et du FN sont les seuls à avoir placé « idées » dans les 3 premiers onglets. Mais en troisième position seulement : il faudrait pas exagérer. Détail amusant, l’un et l’autre ont placé en deuxième position la présentation des équipes. On espère que cela portera plus chance au PS que ça n’en a porté au FN.

La palme du site pourri revient sans conteste à Europe Ecologie, avec toute la sympathie que j’ai pour ce mouvement, c’est absolument n’importe quoi : il s’agit juste d’un trombinoscope style « copains d’avant ». Là je pense qu’il doit y avoir une grossière erreur de message, on n’y comprend rien.

Le site du Front National est pas mal non plus : Ils ont du prendre un fournisseur d’accès en dépôt de bilan car il faut être très patient pour y accéder.

Le site de l’UMP est à regarder de près, compte tenu de la position de ce parti en France : l’UMP, c’est avant tout l’action : ils mettent donc l’action en deuxième quand le PS les met en quatrième.

Mais bon, ils mettent les enjeux après l’action. Ce doit être le mot d’ordre : On gigotte, on s'agite, on fait, et pis on voit après.

Le site du Modem est sympa aussi. Ne cherchez pas ici de logique racoleuse : l’onglet le plus intéressant s’appelle « Modem ». Comme cela, c’est bien, on sait qu’on est sur leur site, pas sur celui de la Redoute.

A noter le site du Parti Chrétien Démocrate  qui met dans son 9eme onglet, « Agir », tandis que dans une sympatique  tentative pour capter une jeunesse qui n’en a sans doute rien à faire de la messe, ils mettent en 7eme un onglet « facebook ». Finement joué, les cathos, ce sont vraiment des gros malins !

Le site de génération écologie est sympa aussi : ils nous ont fait un petit pot pourri de tout de qui se fait, avec onze onglets (c'est juste un peu trop). Mais quantité n’étant pas qualité, n’y cherchez pas les « idées » plus qu’ailleurs, ils ont oublié le concept. Ils sont forts, ces écolos !

Un p’tit mot sur le facteur de Neuilly,  qui a mis l’onglet « c’est possible » en quatrième position. On sent le mec qui y croit !

J’suis allé faire également un tour sur le (nouveau) site de désir d’avenir. Là, c’est gaguesque à pleurer : « Idées » : 8ème position . 1ère position « Ségolène Royal ». Elle a fait encore plus fort que Le Pen qui ne se met qu’en deuxième. On marche sur la tête. Moi qui croyait être de gauche…

Allez faire un tour chez les autres, c'est tout aussi grotesque : Cap 21, Le rassemblement pour la Francele truc de Melenchon,  les verts  (Décidemment, les écolos ont un vrai problème avec Internet)  sans oublier le Vicomte de Vendée, et j'en passe des meilleurs. Le PCF et Lutte ouvrière sont sans doute les sites les moins pires (et encore)  car ils ont le mérite de faire passer un message simple.

Voilà. Loin de moi l'idée d'avoir écrit un thèse, mais la matière est sans doute là ! Moi, je crois que si je voulais faire passer mes idées sur le net, je pense que je m’y prendrais autrement. Mais je ne suis pas le conseiller spécial en communication internet de ces partis.

A moins que tous ces gens ne souhaitent pas qu’on sache qu’ils n’ont pas d’idées.

 

12:27 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fret, transilien, pontoise, sncf, carf, train, marchandises, serqueux, gisors | | |  Facebook

05/05/2012

La vraie performance de Sarkozy sur le chômage.

Mai 2012.

Winter le 5 Mai 2012

«.La VRAIE action de la droite sur le chômage… »

Le problème des chiffres, c’est qu’on leur fait dire un peu ce que l’on veut. Pour certains, Nicolas Sarkozy s’en est bien tiré, dans un contexte économique mondial fortement perturbé, pour d’autre, c’est la Berezina.

Puisque ce qui affecte le jugement est mondial, il est plus juste de prendre les chiffres de l’Europe plutôt que ceux de la France.

La base de données EUROSTAT, la commission statistique de l’Europe, est riche d’enseignements.

On peut discuter de la manière dont sont construits les indicateurs européens. Ce que l’on ne peut discuter, c’est qu’ils s’appliquent de la même manière pour les 27 pays de l’Europe. On ne peut par ailleurs pas dire que la crise s’applique et France et pas ailleurs…

Prenons un indicateur, par exemple le taux de chômage, selon la définition de l’Europe, qui est ce qu’elle est, mais qui permet de comparer la performance de chaque pays au sein des 27 sur une base commune.

J’ai mis dans ce graphique, non pas la valeur de l’indicateur, mais le rang de 1 à 27 selon que le pays est celui qui a le moins de chômage (1) ou est en peloton de queue (27), pour quelques pays… Cela représente donc la performance de la France par rapport à quelques pays...

Ce graphique mériterait des heures de commentaire. Il montre que l'alignement de la politique française sur celle de l'allemagne est une catastrophe. Il montre également que la politique de la france dans le domaine du chomage n'apparait que meilleur que parcequ'il y a des nouveaux entrants avec des résultats plus mauvais qu'en france. Il montre en définitive que depuis 1996, l'association Chirac / Sarkozy a été catastrophique pour le chomage en France...

note technique : Pour chaque année A, on prend la moyenne mobile sur A-1 et A+1. Ce graphique est donc parfaitement représentatif de l'incurie de la classe politique franco-allemande...

 

chomage europe.jpg

 

 

 

 

28/04/2012

Vrais travailleurs & électeurs fictifs

http://www.mai2012.fr/.

Winter, le 28 Avril 2012

 «La fête du VRAI travail».

Notre Bon Suzerain nous a proposé de nous réunir le 1er Mai pour une fête du « VRAI » travail.

Ainsi, il y aurait des « vrais » travailleurs, ce qui veut dire fatalement qu’il existe des faux travailleurs. Qui sont les vrais, qui sont les faux. La tentative de notre  Bon Suzerain de glorifier le « vrai » travailleur est à comparer à celle de Hitler, qui avait fait de l’image déjà complètement désuette en son temps du travailleur laborieux glorifié par la sueur et la larmes - la mécanisation arrivant à toute vitesse - son cheval de bataille. Il s’agissait d'ensenser le travail pour casser la lutte des classes. « Nous labourons la terre éternelle », pouvait on lire sur les images de propagande du troisième Reich. Regardons la déclaration de Sarkozy ici : "Le premier mai (...) on défendra le vrai travail. Pas le statut"

Alors, au-delà de la provocation désespérée qui confine à la bêtise de notre Représentant Suprême de rallier les électeurs de Marine Lepen, et qui est en rupture avec la promesse n°15 qu'il fit en 2007 "Fier d'être Français", on peut aujourd’hui se poser la question : Qui sont les vrais travailleurs. Que veut dire cette expression ? Sarkozy s’est rendu compte de l’énormité de ses propos ?  ; il a tenté comme il a pu de colmater la brêche ouverte, mais c’était trop tard, le coup était tiré : Il a dévoilé son vrai visage, celui d'un homme près à écorcher la France, ma France, pour s'accrocher au pouvoir.

Dans une France laminée par une crise orchestrée par l’internationale de l’anti-travail, c'est-à-dire la finance, qui sont donc ces vrais travailleurs ? Les employés fictifs de la mairie de paris qui ont servi à financer la compagne du RPR sont ils des vrais travailleurs ? On serait tenté de dire oui, puisque les cotisations sociales ont bien été versés pour ses fantômes, tandis que les vrais immigrés qui travaillent et transpire sang et eau, non déclarés, pour les chantiers parfois publics (hé oui, c’est monnaie courante, avec la complicité de l’inspection du travail) sont ils vraiment des vrais travailleurs ?

Et les banquiers qui ruinent le pays sans apporter la moindre valeur ajoutée sont ils des faux travailleurs ?

Les députés qui dorment sur les bancs du parlement entre deux déjeuners sont ils des vrais travailleurs ?

Même s'il confont souvent idéologie et démonstration commerciale, Notre Bon Suzerain nous a posé là une vraie question. 

Il est important qu’on y réponde.

Il est donc important que le 1er mai, on lui fasse un VRAI défilé, avec de VRAI électeurs, pas des ELECTEURS FICTIFS…

Chiche ?


 

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22/04/2012

1er tour : la gueule de bois

http://www.mai2012.fr/.

Winter, le Dimanche 22 Avril 2012 à 18h38

«Le poids des élections».

Tout le monde se demande quel est le poids de cette élection.

Heureusement, votre serviteur a calculé la réponse. C’est entre 214 et 285 milliers de tonnes.

C'est en effet le poids de pâte à papier qu'il faut pour imprimer 2 jeux des 10 petits bulletins que vous avez (ou non) utilisés. Cela fait entre 2 000 et 5 000 hectares de forêt. étonnant, non ? C'est normal que certains aient un peu la gueule de bois. Ce qui est rassurant, c'est qu'au deuxième tour, il ne faudra qu'en 400 et 1000 hectares de foret, vu qu'il n'y aura que deux compétiteurs.

Etonnant, non ?

Détail du calcul

 

  mini maxi  
Grammage (réglementaire) 0,06 0,08 kg/m2
nb de bulletins de vote dans une feuille A4 4,00 4,00 unités
Taille d'une feuille A4 0,21 0,30 metre
surface 0,06 0,06 metre 2
nb de feuilles dans 1 metre carré 16,03 16,03  
poids d'une feuille 0,96 1,28 kg
poids d'une feuille 0,000962001 0,001282668 tonne
nb d'électeurs 44 500 000,00 44 500 000,00 unités
nb de candidats 10,00 10,00 unités
nb de jeux utilisés 2,00 2,00 unités
nb de bulletins de votes utilisés 890 000 000,00 890 000 000,00 unités
nb de feuilles A4 utilisées 222 500 000,00 222 500 000,00 unités
poids total 214 045,21 285 393,62 tonnes
nb d'arbres pour une tonne de papier 15,00 15,00 unités
nb d'arbres à l'hectare 800,00 800,00 unités
nb d'hectares de foret 4 013,35 5 351,13 hectares
nb d'arbres à l'hectare 1 500,00 1 500,00 unités
nb d'hectares de foret 2 140,45 2 853,94 hectares


11/03/2012

Le vote utile et le vote intelligent....

 http://www.mai2012.fr/.

 Winter, le 11 mars 2012

 Française, Français,

 

Merci à vous tous d’avoir dac.jpgaccepté de jouer au grand jeu :

« Je m’amuse sur Internet en attendant le 6 mai 2012»

Avec ce dernier petit conseil : Voter utile c’est voter pour moi !

Mais voter « utile », c’est pas forcément voter « intelligent ».

Si tout ce qui est utile était intelligent…il y a plein de choses qu’on n’aurait jamais inventé

Mais si tout ce qui est intelligent était utile....

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10/03/2012

Sakozy au Far West

http://www.mai2012.fr/.

Winter, le 4 mars 2012

 «Le masque tombe»

J’ai écouté sur internet – pas jusqu’au bout, mais j’ai écouté quand même – le discours de Notre Bon Suzerain le 3 Mars à Bordeaux.

« Dans la République, on ne se comporte pas comme des voyous (…)

En France il y a une majorité silencieuse qui n’en peut plus de se taire et de supporter les leçons de ceux qui n’en n’ont aucune à donner. (…)

Nous ne serons jamais sectaire, nous refuserons toujours la haine. (…)[Alors que toute son équipe est au service d’une seule cause : distiller de la haine]

Dans la République, la politesse est une valeur(…)[on pense alors au fameux « casse toi pov con »]

La République, c’est la solidarité. (…) »meeting-sarkozy-bordeaux.jpg

Son discours accuse un tel décalage avec la politique qu’il a menée pendant 5 ans que cela en est « indécent » pour reprendre une tautologie à la mode.

Dix minutes à rappeler ce que c’est que la République :

« (…) Dans la République le professeur ne se contente pas de faire la classe, il reste après les cours pour les soutenir, les guider les aider. (…)[on se dit alors que dans la République, les boulanger ne se contentent pas de vendre du pain, il le donne]

Le savoir est la récompense du travail et de l’effort. (…) » [Comme Jean Sarkozy placé à la tête de l’EPAD]

Mais, a propos du droit des victimes, qui devraient pouvoir faire appel du jugement, cette phrase hallucinante a retenu toute mon attention :

« La victime a le droit de donner son avis sur la remise en liberté de celui qui en a fait une victime. (…) »

 

Hors-La-Loi-FarWest-FrontUG.jpgCette idée est proprement spectaculaire. Notre Bon Suzerain ne dit pas que si la victime estime que son droit n’a pas été respecté, il utilise le mot « satisfait » : Si la victime ne s’estime pas « satisfaite » du jugement, elle doit pouvoir faire appel. On nage en plein délire ! La loi n’est pas faite pour être « satisfaisante », elle est faite pour être juste et équitable.

 Ainsi, à l’instar de Jean-Marie Lepen qui faisant dans l’éditoral d’un disque  « les véritables chansons des hors la loi du Far West » publié dans les années 60 ou 70 par sa maison d’édition une brillante apologie des criminels, Notre Bon Suzerain nous explique que la loi est faite pour faire plaisir aux gens.

 

A une amie qui me demandait ce que cela voulait dire exactement ce mot, peu usité de nos jours :  « Poujadisme », je répondrais que le « Poujadisme », c’est exactement cela.

 

Retour au far west !

03/12/2011

Le métro à l'heure des SDF

Winter , le 23 Mars 2006 

www.mai2012.fr

"Une simple erreur d'appréciation

Potron-minet, gare Saint L azare, Vendredi matin . Station de métro ligne 13 direction Châtillon .

Pas grand monde à cette heure. Normal. Le Parisien qui n’est pas parti en week-end reste encore au lit si tôt matin. Le parisien est un citadin qui s’apprécie in situ du lundi au jeudi, de préférence aux heures ouvrables. Le reste du temps, le Parisien est soit au lit, soit à Deauville, soit encore à la noce. Pour l’heure, on croise uniquement les noirs, les ouvriers, les travailleurs. L’écrin de béton du métro sorte lascivement  de sa torpeur nocturne. Quelque éclat d’une toux caverneuse suivi d’un bruit de crachat glaireux qui vient finir sa course sur goudron fraîchement balayé  émaille le brouhaha encore timide du quai. Odeur d’urine et de cigarette mal éteinte de la veille. Le jour se lève. C’est l’heure des pauvres.

Accroché au fait d’un poteau dans son coffre laqué noir, le panneau indicateur rappelle de ses lettres lumineuses au chaland encore endormi que pour ce jour encore, il pourra bénéficier de tous les services de la RATP. Pas de mouvement social en vue ; prochaine rame dans une minute quarante.

Un mouvement social est une période qui – très paradoxalement - se caractérise par l’immobilisation de la société. Plus la mobilisation est forte, plus le mouvement est important est plus l’immobilisation est forte.

La technologie mise en œuvre dans ce panneau lumineux qui, tel un oracle antique, peut,  dans les temps aussi troublés que nous vivons,  prédire l’avenir avec une précision si redoutable,  force l’admiration.

Encore une minute vingt à attendre.

Sur le sol, à la naissance de la voûte, comme dans la plupart des stations parisiennes, les ingénieurs ont ménagé de manière fort habile  une petite rigole d’un dizaine  de centimètres de large sur 3 à 4 de profondeur : L à, les armées de l’ombre, ces rois de la propreté,  hommes et femmes le plus souvent noirs, assez régulièrement dans une situation qui souvent ne l’est pas, ces hommes et ces femmes que l’on rencontre dans le tout premier train de banlieue du matin, celui dont le pantographe en hiver fait fondre la première glace de la caténaire . ,  à la main le petit sac de toile contenant l’indispensable et économique casse-croûte, parfois  voyageant pour les plus habiles d’entre eux dans le compartiment vélo en compagnie de leur petite reine , car à cette heure, c’est le système « D » qui prévaut pour rejoindre son lieu de travail, ces hommes et ces femmes équipés d’un balai de plastique au longues et souples palmes vertes  que des équipes entières de marketing ont conçu , velléité dérisoire, avec pour ligne directrice le vœux d’imiter le  traditionnel balai de genet des cantonniers de notre enfance, ces hommes et ces femmes de l’ombre peuvent y chasser d’un geste indispensable, ample et cadencé les résidus que des voyageurs peu précautionneux ont plus ou moins lâchement abandonné au sol  : Tickets usagés, étuis de cigarette vide, peigne de cheveux, élastiques, papier et toute une kyrielle d’objets tous plus improbables les uns que les autres .

Prochaine rame dans une minute dix.

C’est dans ce petit caniveau que  tard dans la soirée, les hordes de sans abri iront soulager leur vessie par trop chargée du mauvais vin des épiciers noctambules, et qu’au petit matin, les derniers fêtards parisiens y viendront épandre  la jardinière acidulée de  leurs estomacs retournés comme des peaux de renards .

Une minute d’attente .

Pour l’heure, cette rigole est encore pratiquement vierge.

Adossé contre le mur  de la station, notre homme, fait du surplace et en profite  pour y coincer régulièrement  le talon de ses brodequins de marche. Il est antillais, ghanéen, capverdien peut-être.

Il a trente cinq ou quarante ans maximum.

Son visage mat, soutenu par une élégante barbiche soigneusement taillée et peignée est calme. Son regard alternant de gauche à droite semble répondre à des impératifs de contrôle d’une situation qui se déroule sans heurt.

Campé très volontairement sur ses deux jambes, dans la lignée des conquérants d’espaces sauvages, il porte un jean légèrement défraîchi, mais propre,  une parka de sport assez ample bleue marine parée de grandes poches plaquées sur le devant et surmontée d’un col qui lui couvre bien le cou. Son manteau légèrement entr’ouvert laisse deviner une chemise de jean boutonnée jusqu’en haut du col. Avec son air tranquille et ses chaussures montantes,  promptes à supporter de longues et harassantes stations debout, il a tout le nécessaire du fonctionnaire de la RATP.

Sur le haut de la manche gauche de sa veste de nylon, la broderie d’une improbable  latitude et d’une non moins improbable  longitude masque difficilement le fait que l’expédition la plus australe que notre homme ai sans doute jamais diligentée s’arrête probablement à la porte d’Orléans.

Encore quarante secondes à attendre.

On entend sourdre des entrailles de la terre, d’abord timidement puis de plus en plus perceptiblement le bruit de la étreinte métallique des boggies sur les rails . L e coup d’œil prompte  et précis, notre homme porte son regard par delà la fin du quai opposé, vers l’endroit ou les rails viennent mourir dans la pénombre du souterrain naissant, juste au dessus d’une pancarte émaillée qui rappelle au profane les limites du domaine de l’usager, en direction des indicateurs lumineux aux significations sans doute limpides pour le professionnel de la profession mais de toute évidence totalement incompréhensible pour le commun des mortels .

Il conserve dans sa main droite un crayon à papier de type 2B soigneusement taillé et prompt à servir tandis que sa main gauche  – tel celle d’un journaliste prêt à prendre des notes – tient précautionneusement un épais carnet dont les nombreuses pages passablement décalées et écornées  à force d’être manipulées sont recouvertes de manière méthodique de rangées scrupuleusement  alignées de petits numéros.

Il fait froid dans cette station qui pour l’heure ne bénéficie pas encore du nombre  pour y faire monter de quelques degrés la température ambiance, aussi, pour se réchauffer, notre homme se balance alternativement d’un pied sur l’autre. Pied gauche, pied droit, pied gauche, pied droit.  C’est qu’entre deux rames, le temps paraît bien long. Et comme il faut bien faire quelque chose, a chaque fois qu’il vient à s’appuyer sur un pied, il tape deux fois très rapidement et très discrètement son talon derrière la marge de la rigole ; Pied gauche tic tic, pied droit tic tic, pied gauche tic tic….

En fonctionnaire zélé,  immobile, il scrute avec minutie l’entrée du tunnel, rythmant de ses pieds engourdis un temps qui a du mal à passer: Pied gauche tic tic, pied droit tic tic, pied gauche tic tic….

A l’apparition de la rame, il stoppe son surplace et note dans sa colonne de chiffres quelques numéros, probablement la référence du train qui apparaît en lettres lumineuses  au frontispice de la motrice. Puis il récapitule méticuleusement en repassant par un pointage du  bout de son crayon si  bien affûté l’ensemble des inscriptions depuis la première rangée de la colonne.

Du travail précis, effectué dans le calme, du travail soigné, du travail bien fait.  Voici qui force le respect, voila ce que le monde entier nous envie dans nos chemins de fer et qui  nous permet de vendre notre TGV aux japonais : l’art de la belle ouvrage.

Les portes s’ouvrent, les quelques voyageurs montent, tandis que d’autres descendent, les portes se ferment , la rame repart. Notre homme ferme son carnet et se remet en mouvement Pied gauche tic tic, pied droit tic tic, pied gauche tic tic….

Les trains doivent être à l’heure : En l’absence de mesure de résultats, comment juger de l’impact d’une action sur une organisation globale ? Et pour qu’un service soit efficace, il convient d’en mesurer et d’en suivre précisément les effets , en terme de résultat : ponctualité, disciple, régularité, amour des choses bien ordonnées. Voici ce qui manque en France. Il faut remettre la France au travail, à l’image de ce fonctionnaire qui effectue consciencieusement un travail qui n’est pas forcément très gratifiant.

-         Pied gauche tic tic, pied droit tic tic, pied gauche tic tic….

-         Une nouvelle rame arrive.

-         Les portes s’ouvrent

-         Les voyageurs montent et descendent

-         Notre homme s’immobilise

-         Ouverture du carnet

-         Ecriture

-         Les portes se ferment

-         Récapitulons en comptant depuis le haut de la colonne.

-         Fermeture du carnet

Un je-ne sais-quoi dans l’attitude de ce fonctionnaire ne colle pas et m’intrigue. Peut être est-ce simplement le fait que j’entr’aperçoive au dos du petit papier sur lequel  il écrit en s’appuyant sur son carnet qu’il s’agit d’une note de fast-food.

Et tandis que notre homme reprend son manège, pied gauche, pied droit, je décide de laisser passer quelques rames en sa compagnie sur le quai devenu maintenant désert.

-         Pied gauche tic tic, pied droit tic tic, pied gauche tic tic….

-         Une nouvelle rame arrive.

-         Les portes s’ouvrent

-         Les voyageurs montent et descendent

-         Notre homme s’immobilise

-         Ouverture du carnet

-         Ecriture

-         Les portes se ferment

-         Récapitulons en comptant depuis le haut de la colonne.

-         Fermeture du carnet

Image d’une société dont les individus sont broyés par des activités sans intérêt, ce processus qui se répète invariablement trahit plus probablement l’absurdité d’une tâche dont un fonctionnaire perdu dans le fond d’un obscur bureau a ordonné l’exécution au seul motif qu’on le lui avait à lui-même demandée.

Au pied de notre homme, des effets personnel : une sacoche dans laquelle le cadre de bureau y met usuellement un ordinateur portable, et qui contient sans doute le matériel nécessaire au contrôle des titres de transport ainsi que les divers horaires indispensables à une bonne synchronisation des opérations ferroviaires, un sac à dos de petit format semblable à ceux que les adolescents portent invariablement en toute circonstance, un attaché case d’un modèle bien ancien, et quelques sacs en plastique jaune dont l’un d’entre eux, sanglé par des sandows élastiques, trahit finalement l’appartenance de notre homme à la cohorte des miséreux, qui, bagages aux bras, hantent au petit matin les quelques rares endroits de la capitale ou l’on peut se sentir pour quelques temps à l’abri de morsure d’un froid qui tard à disparaître dans l’hiver finissant, et ou bientôt la présence de la foule permettra de camoufler sa propre solitude.

-         Pied gauche tic tic, pied droit tic tic, pied gauche tic tic….

-         Une nouvelle rame arrive.

-         Les portes s’ouvrent

-         Les voyageurs montent et descendent

-         Notre homme s’immobilise

-         Ouverture du carnet

-         Ecriture

-         Les portes se ferme

-         Récapitulons en comptant depuis le haut de la colonne.

-         Fermeture du carnet

J’observe.

Que note-t-il sur son carnet ?

Je ne sais pas.

Peut-être tente-t-il pas une incertaine intercession divine de trouver à travers l’ordonnancement des métro la prochaine combinaison gagnant du loto ?

Plus vraisemblablement notre homme est psychotique, et , en l’absence de toute contrainte, il s’est investi d’une improbable mission.

Combien noircira-t-il calmement de pages avant qu’on s’intéresse à lui ? Sans doute cela n’est il même plus son problème. Il s’est construit un univers orthonormé ou lui-seul s’y retrouve.

Loin des débats sur le CPE, vraisemblablement sans travail, sans abri, sans famille, au ban de la société,  il n’existe socialement plus ,  pas même  pour les statistiques. Il  s’est trouvé là une raison de vivre. Au rythme d’une gymnastique précisément cadencée, il attend, évalue, scrute, compte, vérifie et note des chiffres dont lui seul détient l’explication.

Paris - 23 Mars 2006

 

 

23/12/2007

Pontoise, ville d'art et d'histoire

Winter le 22 Décembre 2007 http://urbanitasmagories.20minutes-blogs.fr/

Pontoise est une ville historique, située sur un éperon rocheux en bordure de l’oise, qui a accueilli de nombreux personnages célèbres et événements qui ont forgé l’histoire de France .

Nicolas Flamel, fameux alchimiste, et qui est supposé avoir trouvé le secret de la transmutation du plomb en or , y a vu le jour . En témoignage de cet illustre personnage, une place porte aujourd'hui son nom .

L a fondation de Pontoise remonte d’avant l’époque romaine, et à la St Martin, s’y perpétue la tradition d’une foire qui dure de manière ininterrompue depuis plus de 8 siècles .

En marchant au hasard de ses ruelles aux noms pittoresques, telles la rue de l’ordre, la rue de la corne, la rue de la pierre-aux-poissons, la rue du château balger, on découvrira des habitations fort anciennes, souvent bourgeoises, témoins encore très vivants et colorés d’une époque révolue .

Beaucoup de peintres, et tout particulièrement des impressionnistes , ont posé leur trépied dans les rues de notre belle ville, trouvant là à deux pas de Paris un petit morceau de province, tels Cézanne, Pissarro, Daubigny, précédant ainsi  nombre de réalisateurs de cinématographe qui à leur tour viennent  poser leurs caméra dans les rues de notre belle ville .

A titre d'exemple,  le Pontoisien reconnaitra dans les escaliers de montmartre du film Amélie Poulain les degrés de la harengerie ; A Pontoise, il ne se passe pas un été sans qu’un film y soit tourné : L e site est idéal, proche de paris, sans les tracas des embouteillages, avec de multiples possibilités à proximité, tant en terme de location de studio ou de salles d’enregistrement que de lieux de tournage .

Ainsi, et sous l’impulsion de son maire, Philippe Houillon (UMP) , Pontoise renaît de ses cendres et a acquis récemment le titre fort convoité de « ville d’art et d’histoire » .

Pontoise est une ville agréable ou il fait bon vivre .

Reliée à Paris Nord et Paris St L azare, par le train ou le RER, la ville est particulièrement bien desservie en terme de transports en commun . L e centre de Paris y est accessible en moins d’une demi heure et l’accès à Roissy en voiture ou transport en commun se fait en moins d’une heure .

L e visiteur nouvel arrivant à Pontoise dans notre belle ville d’art et d’histoire par sa petite gare typique des bâtiments ferroviaires de la fin du 19eme siècle, et  qui ne compte pas moins de 21 quais, a le privilège d’arriver par un des endroits les plus dégueulasses, malpropres et cradingues de tout le réseau transilien .

L a gare est un véritable dépotoir, avec des mètres cubes d’ordure à ramasser alentours dont personne ne se soucie . Chaque jour, des milliers de personnes peuvent ainsi contempler le spectacle permanent de l’incurie de la SNCF qui préfère investir de l’argent à réparer les tourniquets – qui restent rarement plus d’une journée en panne - plutôt qu’à réparer des escalators dont la moitié sont en carafe depuis plusieurs années – avec l’avertissement ô combien cocasse au voyageur : « définitivement hors service » , un ascenseur pour handicapé qui à du marcher quelques heures depuis qu’il a été conçu il y a peut-être 10 ans, mais qui est quand même sans doute sous contrat de maintenance, des balustrades rouillées qui ne demande qu’à s’écrouler, un parking appartenant à la SNCF qui à brûlé il y a maintenant plusieurs mois et qui est toujours dans le même état de délabrement, calciné, des quais ou la fainéantise ou simplement l’absence de personnel SNCF laisse la part belle à la pousse des arbres à papillon et mauvaises herbes en tous genres ou des espaces SNCF boisés mais qui n’ont pas vu l’ombre d’une tondeuse ou d’une tronçonneuse depuis plusieurs années . L a SNCF, prompte à réparer tout ce qui génére de la rentrée de cash, est incapable de même imaginer à embaucher ne serait ce qu'une poignée de handicapés mentaux et leur confier à chacun un sac poubelle pour ramasser les ordures alentour . Certains endroits quand à eux sont transformés en cloaque et servent de pissoir et merdoir pour les clochards, avec la bénédiction de la SNCF qui , ne changeant jamais les ampoules de réverbères sur ses emprises ménage ainsi des lieux plutôt sordides .

Dans cette incurie générale, l’information au public n’est pas oubliée avec une sonorisation de la gare qui , soit réveille tout le quartier en le tranformant en champ de foire dès 6h30 le matin  soit est en panne, et ceci depuis un nombre incalculable d’années ; Quand aux tableaux indicateurs, cela fait également des années qu’ils ne fonctionnent plus, ou, quand par hasard ils fonctionnent c’est pour donner des indications écrites en bleu sur fond bleu, ce qui finalement met les aveugles sur le même plan d’égalité que les voyants . C’est aussi cela, la face cachée de la discrimination positive .

Vous pouvez - et devez - vous arrêter à la gare et demander le cahier des réclamations pour y exprimer votre satisfaction; vous recevez dans les 10 jours un magnifique courrier vous expliquant que la SNCF comprend votre indignation et en a pris  bonne note, etc etc…

Pontoise, notre belle ville d’art et d’histoire, peut s’enorgueillir d’avoir la gare la plus cradingue, dégueulasse et la plus mal entretenue à des lieues à la ronde, Dans une entreprise ou une administration normale, cela fait longtemps que son chef aurait été mis en disponibilité ou en maison de repos . A la gare de Pontoise, ce n’est pas la peine : c’est la maison de repos qui vient à lui .

Pendant que la municipalité tente de faire émerger de sa léthargie cette ville qui vaut de l’or,  la SNCF poursuivant ainsi la quête de Nicolas Flamel et des grands alchimistes, est en passe d’accomplir, avec il faut bien le reconnaître un certain succès, cette grande quête philosophale qui consiste à transformer l’or en merde .

00:10 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sortir, week end, train, pontoise, houillon, sncf, ville d'art | | |  Facebook

 
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