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04/01/2012

Une seule raison pour relancer l'industrie nucléaire : C'est l'arrêter...

mai 2012

Winter, le 4 Janvier 2012

«Le coût du nucléaire fait qu’il ne faut pas arrêter le nucléaire…»

Ca y est, c’est dit : Notre sémillant ministre Eric Besson l’admet : Le nucléaire cela va coûter plus cher… mais, rassurons nous, cela ne coûtera pas vraiment beaucoup plus cher : A peine 2% de plus par an sur 10 ans, soit, une dérive de plus de 21 % sur la période. Tout cela, avec un plan d’investissement de dix milliards sur dix ans , pour tenter de rendre un peu plus sures nos installations nucléaires Les gens qui ne pilotent rien les  aiment bien, en général, ces « chiffres-symbole » : dix, c’est rond, cela sonne bien tout en donnant l’impression d’un contrôle absolu de la situation.

Voila

Donc, il faudra augmenter les tarifs de l’électricité de 2% par an, afin de financer ces investissements. De 2% de plus que l’augmentation prévisionnelle, bien sur…


On pourrait se dire que dans la mesure où ces investissements vont assurer la sécurité de l’industrie nucléaire sur un siècle, il serait raisonnable de ventiler cette charge exceptionnelle sur cent ans, mais ce type de raisonnements n’appartient pas à une personne comme Eric Besson… Ou alors, au contraire, il sait pertinemment que dans cinq ans, il faudra remettre le couvert et se frotte déjà les mains au nom de ses amis….


Tous ces industriels et les politiques qui leur servent la soupe voient cette affaire par le petit bout de la lorgnette : ils raisonnent à propos d’installations qui mettent en péril l’équilibre du monde de manière durable, comme ils savent le faire, c'est à dire à l’échelle de ce qu’ils savent comprendre : la longueur de leur mandat politique ou social.

Comme l’Etat est inféodé à Areva, ils raisonnent tous comme Areva.

La seule petite différence, c’est que l’industrie nucléaire doit durer, au-delà de ce qu’une petite cervelle de petit politicien ou d’industriel peut imaginer : Elle doit durer et se projetter  dans un monde où l'on aura abandonné la production nucléaire - peut être pour la raison aussi bete qu'il n'y aura plus d'uranium à bas prix -  comme on a abandonné ou abandonnera d’autres techniques polluantes et destructrices ; tout ceci n’est qu’une question de temps.

Le nucléaire, comme certaines autres techniques comme les OGM ou les plastiques, possède deux caractéristiques bien spécifiques : D’une part, les conséquences induites par la mise en œuvre de ces pratiques industrielles tendent à être « globales », de l’autre elles tendent à s’exprimer sur des périodes de temps qui ne sont pas en rapport avec les cycles économiques ou politiques : 30 ans pour la demi vie du cesium 137, cela veut dire qu’il faut attendre plus de deux siècles pour que les traces de cesium de Fukushima soient à moins de 1% de ce quelles sont aujourd’hui.


Deux siècles, ne n'est pas la durée du mandat d'Eric Besson ! ! ! Mais regardez tout ce qu’il s’est passé depuis deux siècles ! Invention de la machine à vapeur, apparition des plastiques, découverte des antibiotiques et des vaccins, découverte et de l’électricité, de la structure de la matière, du moteur à réaction … Des empires sont nés, se sont écroulés, de nouveaux modèles politiques sont nés, d'autres se sont effondrés...

Le nucléaire nous offre des possibilités de business inégalées, non pas dans la production d’énergie, mais dans la déconstruction. Le problème, c’est que si nous abandonnons le nucléaire sans réfléchir à la déconstruction, nous nous condamnons à transformer une bonne partie de l’Europe en Fukushima-bis car non aurons perdu tout notre savoir faire...


Si les hommes politiques étaient des gens sérieux, ils mettraient en avant cet argument avant tous les autres, pour promouvoir le nucléaire. Nous devons conserver en France le savoir-faire propre au nucléaire, non pas pour construire des centrales mais pour les démolir et les remplacer par autre chose.

Si l’on ne fait rien, il se passera dans cette industrie un tel cataclysme, nous paierons tellement cher le savoir-faire que nous ne pourrons déconstruire sereinement nos installations… Et nous transformerons notre terre en poubelle.


14/11/2011

Le bilan carbone expliqué à mes enfants

http://www.mai2012.fr/

«Nationale 7, c’est une route qui fait recette»

Taxe carbone : le montant a été fixé à 17 euros la tonne. Cela ne signifie pas grand-chose pour la plupart des gens, car le carbone, c’est quelque chose d’assez impalpable.

Prenez l’exemple des publicités pour les voitures : une voiture « propre », ce serait une voiture qui rejetterait 150 gramme de CO2 par kilomètre. Qu’est ce que cela veut dire ? Et la compensation carbone ?

Quand on brûle un arbre, il reste un gros tas de cendre. Les forgerons et autres métallurgistes savent depuis toujours que pour fondre un acier de qualité, ni trop mou, ni trop cassant, il faut doser très soigneusement la quantité de cendre qu’on apporte dans le mélange, car la cendre de bois, c’est du carbone. arbre%20eucalyptus[1].jpg

Un arbre, c’est pour presque moitié du carbone, le reste étant de l’oxygène, un tout petit peu d’hydrogène et un doigt d’azote, et, pour faire des approximations, un stère de bois sec, c’est environ ½ tonne qui représente environ 250 kilo de carbone.

Donc, quand on dit qu’une voiture « propre » rejette 150 grammes de carbone au kilomètre, c’est exactement comme si pour aller de Dunkerque à Madrid, vous aviez embarqué dans le coffre de la Laguna break un stère de bois. (Pour bien chauffer sa maison toute l’année, compter en général un stère par mois d’hiver)

Et quand vous prenez la voiture pour faire 100 kilomètres, c’est comme si vous aviez mis dans le vide-poche 4 ou 5 belles grosses buches de poirier bien sec, qui nous donneront 15 kilo de carbone.

Votre intuition de bucheron vous dit que c’est beaucoup : c’est normal. Le moteur à explosion a un 18941_1833oRDF3Hh5OSRK#15884[1].jpgrendement tellement lamentable qu’on se demande pourquoi il existe encore. En d’autres termes, la quantité de « bois sec » qu’il vous faudra mettre dans la « chaudière » pour avancer d’un kilomètre ne vaut vraiment pas le coup ; Cette absurdité arrange toutefois très bien les vendeurs de pétroles, ainsi que les états qui prélèvent la taxe intérieure sur les produits pétroliers. (1)

Mais attention, le raisonnement inverse est vrai : C'est-à-dire que pour compenser les émissions de carbone, il suffit de planter des arbres. Et là, ô surprise, un arbre « tout petit », avec un tronc de 35 centimètres de diamètre, qui sortira péniblement un stère de bois absorbera en fait environ une tonne de carbone, c'est-à-dire de quoi faire Paris le Caire, aller / retour - car on peut faire un parallèle direct entre le poids de l’arbre et la quantité de carbone qu’il a absorbé - et ceux qui ont assisté à la tempête de 1999 savent qu’un arbre, quand ça tombe, ça peut peser très lourd…

En conclusion, quand vous choisissez votre voiture, évaluez bien la taille du coffre pour y stocker les stères de bois (d’où l’intérêt de la Laguna break).

On ajoutera toutefois que les savants et experts des bilans carbone ne nous disent pas combien de tonnes de CO2 le volcan islandais Eyjafjöll a envoyé il y a quelques temps dans l’atmosphère, mais selon des estimations pas burlesques,  volcan_panache[1].jpgchaque jour qui a passé a du correspondre à une file d’un demi milliard de véhicules dits « propres » faisant le trajet de Paris à Marseille. (2)

Nationale 7…

Ce qui paradoxalement nous conforte dans l’idée que la problématique du réchauffement climatique pour autant avérée qu’elle soit est avant tout un business issu d’un événement sur lequel l’action de l’homme est assez vaine.

 

Notulettes :

(1) Le montant de la TIPP c'est en gros celui de l'Impôt Sur la Fortune  et la Taxe Professionnelle réunis, alors forcément, moins on consomme d'essence, car les voitures sont moins sales ou parcequ'on n'a plus de sous pour faire le plein, plus il faut payer ailleurs, car nos président, ministres & députés - eux -  ne réduisent pas la taille de leurs voitures.

(2) En faisant l'hypothèse - sans doute totalement  fausse - que des 750 tonnes de gaz rejetées toutes les secondes il y a surtout du CO2 !

 

29/10/2011

La doctrine du réchauffement climatique

 «Doctrine du réchauffement climatique : un credo au service de la religion capitaliste»

http://www.mai2012.fr/

Winter, le 29 octobre 2011

« Quand même, on ne peux pas nier que l’activité humaine est à l’origine du réchauffement climatique ».

La phrase me fait démarrer au quart de tour. Je réponds à un credo par un autre credo, le mien.

Le projet européeen EPICA, démarré en 1995 ey terminé en 2004 consiste en plusieurs forages dans les glaces profondes de l’Antarctique à la recherches des bulles d'air des premières respirations de la Terre.... Ce projet nous dit que sur 800 000 ans, la concentration la plus élevée de gaz carbonique dans l’air, c’est en ce moment. Il nous dit également que la température moyenne est directement corrélée à la concentration de CO2 et de méthane dans l’athmosphère. Il nous dit que tout cela suit des cycles d’environ 100 000 ans. et que nous sommes à la fin d’un cycle de réchauffement.

Il nous enfin également que la Terre a connu des périodes très brutales – à l’échelle d’une vie humaine – de changement violent de climat.

Il est assez vraisemblable que le facteur déterminant pour le changement du climat soit le changement de la taille des zones de marécage, qui dégagent des quantité de méthanes très importantes.

Il est aussi assez vraisemblable que l’activité humaine n’y soit pas vraiment pour grand-chose dans le réchauffement global.

Alors, qu’est ce qui pousse tout la terre entière à penser le contraire ?

J’ai déjà eu l’occasion de développer mes convictions (mon « credo ») a de multiples reprises. Il est en marginal et certainement partagé que par moi.

Tout d’abord, il faudrait être sot pour nier le réchauffement climatique. Il faudrait aussi être sot pour nier que l’activité humaine influence l’environnement. Mais la pensée unique sur le réchauffement climatique veut que, au-delà d’influencer l’environnement, l’être humain moderne, industriel et pollueur, le modèle.

Ma conviction est la suivante : elle n’est pas économique, elle n’est pas écologique, elle n’est pas scientifique, elle n’est pas politique : elle procède plus d’une analyse psychanalytique de l’espèce humaine.

Je vais essayer de la résumer le plus simplement possible.

Premièrement : L’Homme est un être fini.

Deuxièmement : L’Homme, par une bizarrerie de la création ou de l’évolution (c’est un autre débat) possède en lui la conscience de sa finitude.

Troisièmement : Par une autre bizarrerie , l’Homme  supporte assez mal le fait de ne pas être l’égal des « dieux », et de ne pouvoir avoir la maitrise de toute chose : C’est le mythe du péché originel : Par sa volonté d’accéder à la connaissance interdite, mais dont il sait qu’elle existe, l’Homme se voit chassé du paradis terrestre.

Quatrièmement : Par une dernière bizarrerie de l’espèce humaine, le désir de maitrise est associé au réflexe de destruction : C’est l’instinct de puissance. L’homme fait la guerre pour maitriser son territoire, l’agrandir etc…

Cinquièmement : En inventant – ou créant - des catastrophes auxquelles il peut éventuellement répondre, l’Homme s’imagine qu’il maitrise son environnement : Il répond donc de cette manière à la première et unique question qui concerne la prise de conscience de sa finitude. La volonté de destruction de l’Homme n’est qu’une réponse à la prise de conscience qu’il a de son côté minable : C’est très exactement ce que fait le dictateur qui décide d’éliminer les juifs, le magistrat qui met le voleur de pommes en prison, le père qui donne une baffe à son adolescent rebelle, le mari qui bat sa femme ou le chauffard qui fait une queue de poisson au type de la file de droite : il faut savoir détruire pour se persuader que l’on maitrise.

Vous me direz que tout cela semble simpliste et que le taux de CO2 pendant ce temps augmente.

Certes.

Mais il est assez probable que l’Homme ne soit pas assez puissant pour influer de manière notable sur une création qui est largement plus complexe et forte que lui pris de manière isolée.

La Nature est incomparablement plus forte que tout ce que l’on imagine, et c’est bien cela qui nous rend dingue. Lorsque Léonard de Vinci disait « donnez moi un levier et je soulèverai le monde », même s'il s'agissait d'une méthaphore à des purement commerciales, c’était assez réducteur…

Cette conscience de notre misère jumelée à cette soif de tout maitriser se traduit assez bien dans la théorie du réchauffement climatique : Pensez vous réellement que l’on puisse fabriquer avec nos misérables usines suffisamment de CO2 pour empoisonner une couche d’air  qui pèse environ 5,14 x 10 puissance 15 tonnes  (5 140 000 000 000 000 000 tonnes) : Il nous en faudrait bruler, des milliards de tonnes de charbon dans nos usines chinoises…

En revanche, on estime qu’il y a un milliard de milliard de fourmis sur la terre. Supposons qu’une fourmi pèse 1/10eme de gramme et qu’elle consomme toute proportion égale par ailleurs, comme un homme : alors un milliards de milliards de fourmis consomme comme une population de quinze mille milliards d’être humains. Imaginons que, pour une raison quelconque, le métabolisme des fourmis se transforme , et qu’elles se mettent à générer deux fois plus de méthane : alors là oui, il pourrait y avoir peut-être une action sur le climat.

L’Homme -  qui sait calculer - a conscience que son action sur son environnement est moins puissante que celle - potentielle -  d’une fourmi, ce qui est quand même assez frustrant…

Pour asseoir sa puissance, il s’invente des guerres et des combats imaginaires. Il ne serait jamais à lui seul aussi fort que la nature dans son ensemble.

Ce « credo », mon  « credo »,  pour autant qu’il traduise une réalité profonde ne peut devenir un alibi pour polluer, pour le nucléaire, pour assoir la lutte des « puissants» contre les « pauvres » que pour les imbéciles et les opportunistes de toutes natures ; Il se trouve que la classe dirigeante en est remplie. C’est dommage.

C’est ce qui oblige les menteurs de tous bords à ériger le réchauffement climatique en cause nationale. Cela n'a rien à voir avec la Terre, c'est juste pour essayer de nous assurer un environnement immédiat un peu plus confortable à notre échelle, à nous autres, hommes, avec un «h» minuscule, pas à celle de la planète. Si cela permet également de faire des affaires, c'est encore mieux. C'est bien cela qu'on appelle une doctrine.

10/11/2010

le gendarme de Chateaubernard

 

Winter, le 10/11/2010

www.mai2012.fr

« habits, chiffons, ferraille à vendre...»

Il advint que...

Quand j'étais gosse, on aurait entendu au loin sa voie métallique et nasillarde annonçant l'arrivée de son camion hors d'âge bardé de ridelles en caillebottis branlants. maxi_18711[1].jpgMa mère aurait préparé divers pièces de chiffons et un peu de ferraille qui aurait trainé de ci delà. Hé oui, elle avait connu la guerre et ne voyait pas de raison de gaspiller ce qui avait de la valeur. Le chiffonnier aurait pesé sur le trottoir et donné quelques pièces qui auraient été l'occasion de maugréer sur l'imprécision de ses instruments de mesure.

Quand j'étais gosse....

Dans la déchetterie de Chateaubernard, gérée par la structure Calitom, Lundi dernier, un gendarme à la retraite a abattu trois personnes avant de retourner l'arme contre lui. Il venait « se servir » régulièrement à la déchetterie, d'aucuns diront « voler » , sans doute pour arrondir ses fins de mois, et avait prévenu que si on l'en empêchait, cela tournerait mal. On l'a empêché, il a tenu promesse.

Aujourd'hui...

Les ordures sont devenues la propriété d'entreprises privées qui les valorisent. Mais la valorisation semble couter cher. Alors le contribuable paie pour cela, la ville paie pour cela, la région paie pour cela, la nation paie pour cela et l'Europe paie pour cela. Par-dessus cela, le consommateur paie une éco-taxe.

Bref, on se fait voler d'un peu partout.

Car qui dit valorisation dit valeur avant, valeur ajoutée et valeur après. Hé oui, car on ne valorise pas quelque chose qui ne vaut rien !

Notre gendarme assassin l'avait sans doute bien compris et entendait à sa manière récupérer une part du butin.

C'est qu'il s'agit bel et bien d'un beau butin : Cela est tellement vrai qu'à la déchetterie de St Ouen l'Aumône, qui alimente les poches des actionnaires de Veolia, la société a mis en place des caméras... afin de surveiller les bacs à ordure. Car les manouches, qui ne sont pas plus bêtes que vous et moi, ont bien compris que Véolia, Suez et les autres volaient les particuliers à tour de bras, et qu'en somme il n'y avait pas de raison de ne pas aller à son tour se servir. Peut être même nos voyageurs pensent-ils qu'en raccourcissant le cycle de valorisation, ils participent à leur manière à un monde plus écologique ?

logo-recyclage[2].gifCar non seulement, on doit payer un peu dans tous les sens pour qu'ils récupèrent des produits qui ont déjà été payé de multiples fois par le jeu des taxes  - songez juste que la boite de coca a déjà été payée peut être plus de cinquante fois, que la même ramette de papier peut être recyclée jusqu'à sept fois, qu'une bouteille de soda se transforme ensuite en palette plastique, laine polaire ou tuyaux divers....- , mais en plus il faudrait dépenser de l'essence pour aller à la déchetterie...

J'étais intéressé de savoir comment cela marchait, alors je suis allé visité la déchetterie.  Je croyais y trouver un centre de tri : En vérité, on n'y trie pas grand-chose, on ne fait que se montrer aux visiteurs les chaines de tri qui justifient les coûts monstrueux de cette usine, et on valorise au maximum ce qui a été trié par les contribuables ! Ainsi, les plastiques sont mis en balles de 5000 bouteilles, les cartonnettes sont empackettées afin d'être rapidement revendues, les branchages sont empilés et font du composte dans lequel on retrouve des bouts de sacs plastiques et diverses saloperies,  les cannettes alu son mises en balle et revendues aux ferrailleurs, et tout le reste, c'est à dire l'immence majorité de ces ordures,  est brûlé pour faire de la vapeur qui sera revendue aux particuliers.

Pendant ce temps, en Belgique, en Suède ou ailleurs, les cannettes sont consignées : Cela permet aux clochards de vivoter en faisant un vrai travail...

Petite question amusante  : Les chaudières du centre de tri s'accomodent mal du tri : En effet, ce n'est pas facile de de bruler des épluchures de légume - car finalement c'est ce qui reste une fois que l'on a tout trié, non ? -  car c'est plein d'eau : Il faut du carburant avec le comburant et quel est le meilleur carburant que le pétrole ? Et ou trouve-t-on du pétrole ? Dans les plastiques ! ! ! Alors, quand ça ne brule pas bien, pourquoi ne pas recharger un peu les chaudières en plastiques déjà triés ?

Alors, dans ma petite tête, j'ai pensé comme cela : qu'est ce qui se passerait dans ma ville si je proposais à mes concitoyens de racheter toutes les semaines leurs bouteilles plastique et leur cannette de coca au poids ?

Car ça vaut de l'argent, tout cela, non ?

Alors pourquoi leur voler ?

Serait-ce possible que ce fût tout cela que notre gendarme assassin avait dans le crâne ?

 

19/03/2010

Le progrès, les ordures et tout le bazar

Les urbanitasmagories de Winter le 19 Mars 2010

  http://www.leprincejean.fr/

« Recyclage à la vasseline »

 

Quand j’étais gamin, il y avait des petites bonbons qui coutaient un centime (de franc (nouveau)) . Mes parents me donnaient 20 centimes tous les jeudis.

Cela ne faisait pas beaucoup

Pour arrondir les fins de semaines difficiles  on récupérait les bouteilles de vin ou de lait consignées qu'on ramenait à l’épicier  du coin, qui ouvrait son tiroir caisse – « gling » - et donnait en échange quelques centimes toujours bons à prendre, centimes qu'on recyclait rapidement en bonbons ou autres sucreries.

Aujourd’hui, sur chaque bouteille en verre achetée, je paie un taxe  pour financer le recyclage ; je paie une taxe d’ordure ménagères qui est devenue prohibitive ;  je paie dans mes impôts le fonctionnement de la déchetterie, en général gérée par Suez ou Veolia ; je dépense de l’essence pour emmener mes bouteilles au recyclage ; et pour ceux qui comme moi ont la chance d’avoir un jardin ; j’en  réserve deux mètres carrés pour y mettre les différents bacs d’ordure (verre ; papier & carton ; plastiques ; déchets végétaux ; autres ordures). Quand vous connaissez le prix du mètre carré de jardin en région parisienne, le calcul est vite fait, si on multiplie par le nombre d'habitants …  Ma ville investit dans des containers plastiques facturés à prix d’or par CITEC ou PLASTIC OMNIUM, conteneurs que je repaie dans mes impôts.

Comme je suis curieux, je suis allé visiter la déchetterie de St Ouen l’Aumône. Il s’agit d’une énorme usine, proprement gigantesque, gérée par Veolia, qui traite les ordures des douzes communes de l'agglomération urbaine. J’étais persuadé qu’on faisait du tri à cet endroit, afin d’y recycler les déchets.  Quelle erreur grossière :  En fait, on n’y valorise rien du tout : on ne fait essentiellement que récupérer la valeur déjà produite par le particulier dans son laborieux travail de tri, c'est-à-dire, pour faire simple, les centimes d’autrefois qui sortaient du tiroir caisse de l’épicier pour aller dans ma poche.

Les déchets verts (branchages, tontes d’herbe etc…),  triés par les particuliers, mis dans des sacs payés par les particuliers, ramassés par la commune, sont « transformés » en compost qui sera revendu aux professionnels .  Mais en vérité, la plus grosse partie du travail a déjà été faite avant d’arriver à la déchetterie, car l’opération de « transformation » consiste juste à remuer les branchage de temps en temps…

Les plastiques sont mis en balle qui seront expédiées en chine ou ailleurs, mais en vérité, la plus grosse partie du travail, c’et à dire le tri, a déjà été fait par le particulier. Quand on connait le prix du plastique et la pénurie en ce secteur, on comprend vite l'intérêt du tri en amont.

Pour le verre, s’en est risible tellement c’est stupide : tout le travail de tri est effectué par le particulier, qui s’emmerde à retirer les bouchons métalliques, couvercles etc… Certaines bonnes âmes vont même jusqu’à laver les bouteilles avant de les jeter (bonjour le bilan écologique), et à se poser des problèmes métaphysiques pour les bouteilles d’huile.

Pour les déchets électroménagers (ordinateurs, refrigérateurs etc…), ne vous attendez pas à voir une armée de petite main en train de les démonter :  le particulier fait le tri en apport volontaire ; les palettes sont ensuite refourguées à des entreprises de désossage.

Les cannettes en acier, qui sont faciles à recycler et valent de l’argent (en Suède, on est payé lorsqu’on ramène ses cannettes…) sont mises en balle et retournent directement au laminoir.

La valorisation des journaux consiste à faire des balles avec les piles de journaux sagement entreposées par les particuliers ; de même pour les cartonnettes.

Et tout le reste) est brulé et fait de la vapeur qui est revendue à la ville pour chauffer l’agglomération. Dans ce cas, il y  a une réelle valorisation, sauf que la valeur ne retourne pas au citoyen qui avait déjà payé pour le fonctionnement de la déchetterie et qui va en plus payer pour eau chaude et son chauffage, mais à Veolia.

Chaque habitant de la région cergy-pontaine devrait aller faire un tour dans cette déchetterie , visitable sans grande difficulté,  pour comprendre l’étendue de l’escroquerie de ce qu’on appelle la valorisation des déchets.

Ne croyez pas que les bonbons retournent dans les poches des salariés de Veolia, qui sont payés à coup de trique.

A tous ceux qui penseraient que les ordures coutent plus qu'elles ne rapportent, et pour appuyer mon propos, sachez que Veolia a mis en place, au niveau des immenses fosses de dépôt, des caméras de surveillance, afin d’éviter que les gens viennent y piquer des trucs… Voilà : les ordures valent vraiment de l’argent, donc  on devrait payer moins cher le recyclage, et non pas plus cher.

Comme autrefois, les ordures génèrent toujours des bonbons, mais ce ne sont pas les mêmes qui se sucrent : c’est ce qu’on appelle « le progrès ».

Et surtout, n’y voyez la dedans rien d’écologique : Si l’on additionne la somme effective de toutes les énergies mises en œuvre pour transformer une tonne d’ordure en stock option, cela doit être considérable : imaginez juste une minute que sur une agglomération de 300 000 âmes, chaque foyer utilise un verre d’essence par semaine pour aller jeter ses bouteilles de verre…

12/02/2010

Mon ami VEOLIA m'aime (suite)

Mon ami Veolia me fait me fait rincer mes toilettes àvec l’eau la plus pure du monde

Les urbanitasmagories de Winter le 12 février 2010

  http://www.leprincejean.fr/

«Etre naïf ou ne pas être, telle est la question»

Un petit article publié il y a quelques jours sur le caractère invraisemblable du prix de l’eau comparé à celui de l’électricité m’a valu de me faire taxer grand naïf. (lien ici )

Je tente ici de répondre ici à ce commentaire qui montre que les choses les plus évidentes ne le sont pas pour tout le monde et commencerai par cette constatation :

 Deux litres d’eau des volcans d’Auvergne coûtent environ le prix d’un litre d’essence (80% de taxe) d’Arabie Saoudite, ce qui fait que le prix hors taxe de l’eau en bouteille est environ deux fois plus cher que le prix de l’essence hors taxe. Ces ordres de grandeur sont approximatifs, mais corrects.

Question : Est-ce normal, quelle est la logique ?

Dans l’article en référence, j’ai comparé le prix de l’électricité à celui de l’eau car ces deux produits me semblent sont tout à fait comparables : Quoi qu’on en dise, l’eau est en présence infinie sur terre - puisque comme vous l’avez appris au CM1, l’eau s’évapore, se condense, s’infiltre, se filtre, resurgit sans qu’il en disparaisse jamais le moindre atome, ceci au moins depuis que le monde est monde et si l’on exclut les explosions atomiques. L’électricité est elle un phénomène plutôt qu’une ressource, néanmoins, les deux doivent être traités, acheminés, distribués, comptabilisés, recyclés. La différence  réside dans le fait qu’à la limite on peut subsister quelques temps sans courant tandis que se passer d'eau est problématique.

L’eau est donc une ressource unique en son genre, comme peut l’être l’air.

Toutes les politiques successives depuis plusieurs décennies se sont attachées à développer cette idée que l’eau est rare, légitimant ainsi le fait  qu’elle soit chère.

Mais l’eau n’est pas rare ; l’eau potable n’est pas rare mais sa répartition suit la carte des précipitations.

Alors, cela devrait il être un problème ? Le pétrole est incomparablement plus rare et largement moins bien réparti. Pourtant on arrive à peu près n’importe où dans le monde - à des prix en gros très comparables - à faire le plein d’essence sans que cela étonne.

Il y a de manière évidente une volonté politique dans nos démocraties d’accréditer cette illusion de la rareté de l’eau.

Comme cette eau est rare,  elle est chère.

Pensez vous sérieusement que retraiter de l’eau soit compliqué, si l’on compare les processus qui sont en jeu par exemple avec ceux du retraitement de l’uranium qui sert à produire le courant ?

Pensez vous que poser des canalisations, surveiller l’état de  l’eau, faire des réservoirs, analyser, soient vraiment des processus coûteux, qui justifieraient les montants exorbitants qui sont facturés aux particuliers et aux communes ?

Si la notion de valeur ajoutée vous dit quelque chose, alors comparez la masse salariale d’un fabricant de courant à celle d’un distributeur d’eau, et vous aurez au moins une partie de la réponse.

Personnellement, dans ma commune, les canalisations sont les mêmes depuis environ une cinquantaine d’années, et c’est seulement maintenant qu’on commence à rénover le réseau, qui a donc du être quand même bien amorti…

Voilà le tableau brossé : Veolia et les principaux fournisseurs d’eau sont sur une situation quasi monopolistique. Ils fixent un prix de l’eau de manière complètement artificielle en usant d’une stratégie de communication redoutable  avec une message simple : "L’eau est rare" ; Cette stratégie s’appuie sur des relais d’opinion très puissants qui relaient le message sans souvent en saisir la quintessence.

Et pourtant quand les astronautes en 1969 virent pour la première fois la terre avec un peu de recul, ils la virent bleue, pas brune.

Alors dire que dire de l’eau qu’elle est rare est une affirmation à peu près aussi exacte que de dire de la muraille de chine qu'elle est le seul ouvrage humain visible de la lune : C’est totalement faux, mais tout le monde y croit, car à marteler une message, celui-ci finit par devenir une réalité . Et qui  va à l’encontre de cette idée communément admise s’expose immanquablement aux critiques les plus vives, car l'être humain, même révolutionnaire, est conservateur.

Comment une ressource qui par définition-même ne s’use pas pourrait elle être rare ?

On vit avec l’idée que l’eau du robinet est le produit le plus contrôlé du monde, que l’eau en bouteille est beaucoup plus chère que l’eau du robinet : Ces affirmations également une fois posées deviennent des vérités, alors qu'en fait, à condition de réfléchir, l’eau du robinet est notablement plus chère que l’eau en bouteille si l'on fait un raisonnement économique prennant en compte la valeur d'usage.

Le traitement de l’eau est destiné à la rendre potable. Un français consomme environ 165 000 litres d’eau annuelement, et sur cette quantité, entre 0,5 à 1% seulement devrait être potabilisé, le reste etant de l’argent dépensé inutilement. Le vrai calcul du coût  de l’eau potable consiste donc à diviser le prix facturé par le service rendu : Rendre potable de l’eau pour le lave-linge ou les toilettes n’est pas un service mais une contrainte imposée. On n’a pas besoin pour faire la vaisselle d’avoir de l’eau exempte de stéroïdes hormonaux.

Et là, oh surprise !  on est largement au dessus du prix de l’eau en bouteille.

C’est vrai que je suis naïf et que ma remarque est stupide, mais vous viendrait-il  à l’idée de faire votre lessive avec du vin ?

C’est pourtant très exactement le même raisonnement qui vous est proposé et présenté comme une vérité comptable quand Veolia, Suez et les autres vous affirment que l’eau du robinet est la moins chère du monde.

Je lis régulièrement le journal officiel, et un petit entrefilet m’avait sauté aux yeux : il s’agit de l’arrêté du 21 Aout 2008 relatif aux conditions de récupération de l’eau de pluie (lien ici) ,

Il s’agit de la publication d’un décret loi qui stipule que, dans certaines conditions, et à titre expérimental, le propriétaire d’une maison individuelle peut obtenir la conformité malgré une double alimentation d’eau dans sa maison (eau traitée et eau non traitée). J’ai appris à cette occasion qu’il était jusqu’alors interdit de faire parvenir par un réseau de l’eau non traitée dans sa maison. La sanction est une déclaration de non-conformité. Le texte auquel je fais allusion change cet état de chose au permettant d’alimenter ses toilettes avec de l’eau non traitée sous certaines conditions.

La question, pour aussi mineure qu’elle semble être est intéressante, car elle met en avant le fait que jusqu’à il y a un an et demi, on était obligé d’avoir de l’eau potable – « la plus sure du monde » – pour évacuer des excréments

Cela parait tellement grotesque, et pourtant…

Pourtant, la vraie question, c’est de savoir qui a influé pour que de telles aberrations persistent aussi longtemps…

Vous avez une idée ?

Moi oui,

Mais….

10/02/2010

Mon ami Veolia me veut du bien

Mon ami Veolia m'aime, moi et mon argent.

Les urbanitasmagories de Winter le 10  février 2010

  http://www.leprincejean.fr/

«Ma planète à moi, elle est bleue»


J’ai reçu ma note mensuelle d’eau hier, concomitamment, une fois n’est pas coutume,  à celle d’électricité, ce qui m’a valu le rapprochement objet de la présente notule . Pour un cocktail  sans fondement, comptez un bon 75 euros de jus pour environ 170 euros de fraiche, rajoutez un doigt de fée (la fée électricité), secouez, et vous obtenez un petit verre de fin de mois difficile.

 Il est  vrai qu’à part dans l’anisette, je ne suis guère ami de l’eau et cette note adorée m’a donné le la : c’est facile – elle me le rend bien : on m’embourbe.

A maintes reprises mon métier m’a donné l’opportunité d’explorer quelques sites nucléaires, visiter quelques stations d’épuration. J’ai eu moult fois commerce, en tout bien tout honneur, si tant est qu’il en existe encore - pas du bien, de l’honneur - avec des ingénieurs de la COGEMA et des égoutiers de VEOLIA,  et sans débourser plus avant, la conclusion s’est naturellement offerte à moi : Il est quand même BEAUCOUP plus simple – donc moins dispendieux - de fabriquer de l’eau plutôt que du courant et c'est sans doute à cela que l'on doit de les vils salaires en usage dans les milieux de l'épuration (Je ne parle de l'après guerre)

Alors  - n’en déplaise à mes amis bobo-écolos qui n’ont pas encore compris que le but de l’écologie c’est avant tout de donner de la valeur à des choses qui en sont dépourvues pour servir les intérêts de ceux qui n’en ont pas contre ceux qui n’en veulent pas – l’eau est une ressource infinie : Dame, on l’a tous appris à la petite école, vous savez, le fameux cycle évaporation, condensation, précipitation, ruissellement, infiltration. Ainsi, quand je laisse couler mon robinet de manière fort incivique en me brossant les dents  (runing water is wastfull) l’eau qui part vers l’égout retourne gentiment à la nature et la seule dépense inutile est l’énergie qui faudra pour traiter mon incivilité, pas l'eau en elle-même.

Tandis que l’uranium lui est une matière fossile : Parler de quelque chose comme d’une matière fossile, c’est une manière de maquiller de qui vous coute les yeux de la tête.

 Oui, je sais, c’est un peu compliqué, mais tout cela mérite une lecture attentive.

Car  la terre, si on l’appelle la planète bleue c’est qu’elle est pleine d'une eau qui absorbe de telle manière les rayons lumineux qu’elle apparait au final comme bleue. Si elle était pleine d’uranium – qui est également un rayonnement -  on l’appellerait sans doute autrement, non ?

Tout ceci pour dire que lorsqu'on aura fait boire la tasse à ces brigands qui vendent n'importe quoi, on aura fait un grand pas en avant.

Les élections locales sont là pour cela.

 
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