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12/01/2012

Vers la fin du nucléaire

 http://www.mai2012.fr/.

 Winter, le 12 Janvier 2012

«Principe de plaisir et principe de réalité»

On connait tous plus ou moins cette théorie psychanalytique qui dit qu’en passant de l’état d’enfant à l’état d’adulte, on passe du principe du plaisir immédiat à la confrontation à la réalité.

C’est ce qui va bientôt arriver à notre sémillant ministre de l’industrie, l'ex ministre de gauche pro nucléaire Eric Besson : On apprend ce matin que la cour des comptes demande un audit sérieux du vrai coût du nucléaire, incluant les coûts de démantèlement des installations nucléaires ainsi que les vrais coûts de retraitement. La docte institution se lamente des difficultés qu’elle a à  obtenir de la part des opérateurs des chiffres sérieux permettant d’obtenir des certitudes sur le vrai coût des opérations de retraitement et de démantèlement.On le savait depuis longtemps : La cour des compte le découvre.

Dans l’après-Fukushima, il faut être benêt pour penser que le nucléaire est une énergie économique, ou avoir des intérêts à très court terme chez Areva.

La France passe de l’âge d’enfant à l’âge d’adulte : Ce sont les papys de la cour des comptes qui vont nous y aider : c’est tout l’intérêt de la coopération inter-génération.

 

25/11/2011

Nucléaire : On n'a rien compris...

 «Nucléaire»

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 Winter, le 25 Novembre 2011

 Eric Besson ne comprend pas grand-chose. Ca, on le sait depuis longtemps : C’est un ancien socialiste. Cela explique sans doute que Hollande propose un plan de sortie du nucléaire à 35 ans…

 Soyons pragmatiques.

 Au japon, il y a peu, 46 réacteurs nucléaires produisaient un tiers de la consommation d’energie électrique du japon, 10 réacteurs étaient arretés et 2 en construction.

 Après « l’accident » de Fukushima, pour reprendre le terme de Besson, notre sémillant ministre de l’énergie, partisan inconditionnel du nucléaire,  le Japon, troisième pays producteur d’énergie nucléaire du monde, un peu contraint, a éteint un certain nombre de réacteurs.

 Aujourd’hui, quelques mois après la catastrophe, il ne reste que 11 réacteurs commerciaux qui fonctionnent.  Vous avez bien lu, onze, sur quarante six...

 Question : « Les japonais, troisième puissance nucléaire du monde, sont ils morts ? »

 Réponse : « Cela se saurait » : Les ascenseurs fonctionnent à Tokyo, dans la troisième puissance nucléaire mondiale, les buildings restent (un peu) illuminés, les routes restent (un peu) allumées...

Pendant ce temps,  en France , le PS nous propose un plan de sortie du nucléaire à l’échelle de 2050.

 Ce serait drôle si ce n’était tragique. Pauvre Hollande, comme il est à plaindre, avec ses deux neurones...

 Pourquoi ? Car tous ces gens ne comprennent pas :

 1)   Que le nucléaire est sans doute l’énergie la plus simple et la moins chère qui pourrait exister, pour peu que tous les parasites qui profitent de la non maitrise de cette technologie soient éliminés ;

 2)    Que sans Areva et les brigands qui l’entourent, le nucléaire serait sans doute la solution de l’avenir ;

3)    Mais surtout et avant tout, qu’en abandonnant le nucléaire après moins d’un demi siècle d’usage, nous perdrons toutes les compétences sur un marché qui sera le démantellement des installation existantes et qui est prévu pour durer au moins aussi longtemps qu’il a duré à ce jour, soit cinquante à cent ans... En d'autres termes, l'opportunité économique du nucléaire n'est pas sur la production actuelle, mais sur la manière de se débarrasser de cette technologie monstrueuse ; nous l'avons ; nous la subissons ; autant faire du profit pour s'en débarrasser...

 4)   Car en perdant les compétences sur le nucléaire, nous perdrons de manière irreversible la maitrise d’une technologie qu’on peut à ce jour considérer comme diabolique : En somme, en abandonnant le nucléaire, nous nous en rendrons définitivement et jusqu'à ce que mort s'en suive esclaves...

Car dans vingt ans, il sera aussi difficile de trouver un expert en énergie nucléaire qu’il l’est aujourd’hui de trouver un chaudronnier, à la petite différence qu’un rayonnement nucléaire dure plus longtemps qu’une fuite d’eau et que les conséquences ne sont pas exactement les mêmes…

Et là , dans vingt ans, c'est seulement à ce moment qu’on se rendra compte qu’on n’a rien compris au marché du nucléaire…

Espérons que nous ne nous soyons pas transmutés d'ici là...

 

12/10/2011

Nucléaire en centre ville : les silences de la SNCF

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Winter, le Vendredi 12  Octobre 2011

 «des rayons dans l’arrière train »

Voici 20 jours que je prends tous les jours un train qui m’emmène dès potron-minet de Pontoise à la gare du Nord, et ce matin même, au petit déjeuner, je m’extasiais devant la régularité des trains : sur 20 voyages, un seul retard… Mais voici qu’au retour pour mon domicile,  mes statistiques brutalement s’effondrent et qu’il me faut relativiser : Plus de train sur la ligne H, plus de train sur la ligne J plus de train sur le RER B plus de train sur le RER D. Le bazar le plus complet règne en gare du Nord, assorti d'une cohu indescriptible dans les souterrains d'accès adjacents, heureusement ponctuée des habituelles annonces incipides de la SNCF («merci de votre compréhension»)

Puis un petit texto d’un ami : « rentres pas St Lazare, je suis bloqué depuis deux heures en gare d’ermont… », que je reçois alors que j’étais déjà en gare du Nord.

Je comprends vite que le système D doit prévaloir… Je prends le RER E et file directement en gare St Lazare.. Des messages informent qu’une panne informatique perturbe la circulation des trains…Nos ingénieurs seraient aussi mauvais que cela ?

A St Lazare… point de train pour Pontoise dans des conditions acceptables, c'est à dire dans un délai raisonnable, et dans lequel on puisse monter sans risquer d'y laisser sa vie...

Je me rabats sur Cergy (j'ai la chance d'avoir de multiples possibilités pour, une fois ma vie gagnée, regagner mon foyer...)

Sur une banquette,  un vieux journal de « métro » délaissé et frippé ne demande qu’à se faire prendre ; j’en saisis l’occasion, découvrant ainsi qu’un convoi de déchets hautement radioactifs devait emprunter en début de soirée, une portion du RER (hé oui, en plein centre ville…), donc précisément à l’heure et à l’endroit où « les problèmes informatiques » ont généré des « perturbations »…( «Merci de votre etc...»)

Il ne fait pas être grand clair pour comprendre que ceci est directement lié à cette pagaille monstre...

1)    Soit  la SNCF dont on connait depuis la deuxième guerre mondiale le côté "Collabo" a bloqué le trafic pour laisser passer ces convois

2)    Soit Sud rail a exercé son droit de retrait

3)    Soit des activistes ont réalisé des sabotages ou des actions d'entrave, de l’intérieur de la SNCF, comme par exemple sur le système informatique, ou de l’extérieur 

Voilà. Je ne pense pas qu'une autre explication puisse être raisonnable. Ce qui est irritant, c'est que tout ceci se passe dans l'ombre, sans transparence, et surtout en se foutant ouvertement  des "usagers" qu'on appelle "clients"  que lorsqu'ils paient leur abonnement de transport...  Il faut dire que ce n'est pas tres rassurant de savoir  qu'en pleine seine saint denis, un train rempli de déchets hautement dangereux et radioactifs a stationné plusieurs heures au milieu des gens...Le train est passé, mais si cela vous amuse, vous pouvez reconstituer son parcours avec un simple compteur geger, vendu sur intervet pour quelques dizaines de dollars...

 

 

 

S'il ne fallait qu'une raison pour montrer l'hérésie de la filière nucléaire, celle ci en serait une excellente.

plus d'info dans ce petit article  de Mediapart

28/09/2011

Fukushima : à l'est, rien de nouveau...

 

mai 2012

Winter, le 27 Septembre 2011

 «Le nucléaire sous contrôle»

On avait pu admirer en son temps la préscience d’Eric Besson, notre fougueux monsieur nucléaire de l’UMP, transfuge du PS, parlant à propos de Fukushima, le samedi suivant la catastrophe : « un accident grave, mais pas une catastrophe nucléaire. ». Pour sa défense, Eric Besson a fait une école de commerce, et a donc sans doute des notions assez approximatives de physique doublée d'une approche de la notion de risque industriel plus proche du portefeuille que d'autre chose .

Néanmoins ceux qui réfléchissent avec autre chose que leur portefeuille ministériel pouvaient dès le jour-même se faire une idée de l’ampleur de dégâts.

Aujourd’hui, il semble qu’on soit vraiment dans la mouise. En mai, Tepco a admis la fusion totale du cœur du réacteur 1 de la centrale de Fukushima. Depuis, le temps à passé… Le corium, au contact de l’eau, la craque et génère de l’hydrogène en grande quantité. Le mélange hydrogène et oxygène est redoutable . On risque alors de nouvelles explosions, qui pourraient réduire en miette les enceintes des réacteurs. A partir de là, tout devient possible.

Enfin, personne ne sait dire ce qu'il en est des  coriums,   spécialement celui du réacteur n°1, si les cuves des réacteurs n°2 et n°3 sont affectées (plus que vraisemblable) , si les sous-sols sont affectés et à quelle profondeur...

Sur le plan des opérations, il y a 80 000 personnes déplacées.

Tepco gère à la petite semaine son affaire, injecte de l’azote à tout-va, lance des tuyaux un peu dans tous les sens…  Le plan de dépollution consisterait à retirer des millions de mètres cube de terre, sur une épaisseur de 5 centimètres tout autour de la centrale... Une aberration lorsqu'on comprend comment se propage cette pollution….

Pour  mettre cette terre polluée où ? c’est une autre question…

Dans ce flot de mauvaises nouvelles, certains signes sont malgré tout encourageants, on peut admirer l’opiniâtreté et le courage des japonais, qui arrivent, tant bien que mal,  à faire revenir et maintenir en dessous des 100 degrés les réacteurs n°1 , n°2 et n°3, ce qui signifie que laborieusement, ils en reprennent lentement le « contrôle »…

Mais il faut craindre, dans cette très inégale course contre l’œuvre du diable, qu’un autre  tsunami, typhon ou tremblement de terre, vienne bousculer ce frêle édifice et anéantir tous ces efforts tant le cadre de ce processus s’inscrit dans des temps qui dépassent les limites de ce que l’homme sait planifier…

Puisqu’on vous dit que l’énergie nucléaire est une énergie fiable…Pendant ce temps-là, les japonais eteignent leurs enseignes au néon un peu partout dans Tokyo. Sont-ils en train de réapprendre les vrais valeurs de l'énergie ?

21/08/2011

Fukushima : 20 fois plus fort que le feu nucléaire de Hiroshima.

Winter, le 22 Août  2011

www.mai2012.fr

«Sauvez nos enfants ! »

Le professeur Tatsuhiko Kodama, président du centre isotope de l’université de Tokyo, le 27 juillet 2011 dans une allocution de plus d’un quart d’heure au parlement japonais, interpelle vigoureusement les politiques.

Dr-Tatsuhiko-Kodama-342x256[1].pngIl indique que les modèles actuels ne sont pas adaptés à la catastrophe : ils sont conçus pour évaluer les dégâts causés par une forte irradiation localisée alors que dans le cas de Fukushima, le problème vient de la'immense quantité de particules faiblement radioactives en suspension dans l’air et qui se déplacent et tombent au gré des pluies et des vents. Il rappelle qu’on ne peut pas modéliser en faisant des cercles concentriques autour de la centrale, car il suffit d’une gouttière ou d’une flaque quelque part pour concentrer une forte radioactivité qu'on ne retrouvera pas forcément cent mètres plus loin.

Le professeur rappelle ce que tout le monde sait maintenant, savoir, que des feuilles de thé ont été contaminées à 300 kms de la centrale.

Il propose de changer radicalement l’approche de la catastrophe en créant une filière supplémentaire de décontamination locale, avec des interventions très ponctuelles, dans les lieux où jouent les enfants.

Il indique que la quantité d’équivalent uranium libéré dans l’atmosphère est équivalente à vingt bombes d’Hiroshima.

Il s’insurge du fait que les compteurs de mesures ne soient pas distribués un peu partout, de manière à permettre des interventions d’urgence locales et fustige violement les autorités coupables d'inaction :

« Depuis trois mois, le gouvernement n’a rien fait et j’en tremble de colère », conclut-il.

 

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