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24/02/2010

Espérance de vie & Progrès

La vie, la mort et tout le bazar

Les urbanitasmagories de Winter le 24  février 2010

  www.mai2012.fr



«on vit plus vieux aujourd’hui qu’hier»


Tout le monde le sait bien, on vit plus vieux aujourd’hui qu’hier.

« Tout le monde le sait bien ». En général, lorsqu’un argumentaire commence de cette manière, il y a gros à parier que votre locuteur aura substitué la connaissance à la réflexion.

Ici,  derrière cette évidence de façade, se cache une machine redoutable à légitimer le progrès.

Car lorsque l’on parle d’ « espérance de vie », l’homo sapiens moyen comprend « espoir », et très naturellement, le propos glisse de l’allongement de la vie à l’allongement de sa vie, c'est-à-dire d’une notion de médiane à une notion de possible, c'est-à-dire d’extrême.

Il est frappant de constater - si tant est qu'on puisse le savoir au moins de manière approximative - que la durée maximum de vie ne semble pas vraiment avoir augmenté en trente siècles. Sans remonter jusqu’à l’hypothétique Mathusalem, dont la Genèse nous dit qu’il aurait vécu jusqu’à 969 ans,  il y a plus de 23 siècles le philosophe Thales mourrait à l’âge de 78 ans, Socrate fut condamné à mort lorsqu’il avait 71 ans, Platon mourut à l’âge vénérable de 79 ans. Plus près de nous, Charlemagne dont tout le monde sait qu’il fut couronné en l’an 800 décéda à l’âge de 72 ans

Il y a plus de dix siècles , mourrait à l’âge de 75 ans un algérien célèbre nommé Abd-el-Kader, tandis qu’au début du cinquième siècle de notre ère, un autre algérien célèbre – St Augustin -  mourrait  à l’âge de 76 ans.

Il y a 600 ans, mourrait à l’âge de 78 ans l’alchimiste célèbre, Nicolas Flamel.

Même si ces dates sont sujettes à controverse, on retiendra que tout ce fut sans pénicilline, sans antibiotique, sans défibrillateur & sans vaccin.

Ainsi ces quelques personnages piochés dans l’histoire montrent qu’il y a déjà fort longtemps, il était possible de vivre fort vieux, d’où il ressort que ce que la science a apporté, ce n’est pas - contrairement aux évidences -  un allongement de la durée de vie aussi spectaculaire qu’on l’imagine, mais plus simplement et de manière indiscutable, au moins pour les pays développés, la possibilité pour le plus grand nombre d’utiliser le plus longtemps possible ce qui ressemble fort à un capital relativement immuable, ce qui n’est en rien pareil.

Car si la formulation de ce constat est simplissime, la réflexion qu’elle amène est puissante tant est savamment entretenue par le système l’illusion que la course au progrès repousse toujours plus loin les limites physiques de l’homme, l’ultime d’entre elles étant l’échéance finale.

 

08/04/2008

Mutuelles, labos, tous voyous

Une énorme colère gronde en moi...

Winter le 09 Avril  2008  http://urbanitasmagories.20minutes-blogs.fr/

« L e trou de la sécu : une escroquerie nationale de nos politiques en collusion avec leurs amis banquiers »

J’ai des enfants. Trois. Jeunes. Comme beaucoup, ils sont régulièrement malades. Je m’étais fait la remarque que lorsque j’allais à la pharmacie, j’avais de moins en moins de médicaments remboursés.

Après tout, le déremboursement des médicaments n’est il pas là pour la bonne cause ? Ne s’agit il pas de sauver un système totalement en déséquilibre. C’est finalement une question de solidarité citoyenne.

Et puis la dernière fois que je suis allé à la pharmacie, sur trente euros de médicaments pourtant destinés à soigner un gamin bel et bien malade, de ces médicaments qui sont indispensable dans la pharmacopée familiale, la pharmacienne au moment de payer m’a indiqué en faisant une petite mine désolée que ce n’était pas la peine de produire ma carte vitale : aucune des quatre boites n’était remboursée.

L à, cela m’a fait comme un électrochoc : Il ne s’agissait plus pour moi de payer un euro par boite, quelques euros par consultation ou je ne sais quelle autre aumône sirupeuse prompte à sauver le système de santé français : Il s’agissait simplement de me faire payer de ma poche l’intégralité des soins.

D’un seul coup, j’ai compris comment tous les français se faisaient enfilés sans mot dire  car la mutuelle, que je paie fort cher et pour laquelle je n’ai de toute façon pas le choix, étant entendu qu’elle est prise par mon employeur, cette mutuelle dis-je, n’a jamais baissé de prix : elle augmente, régulièrement, au motif effarant que les dépenses de santé augmentent....

C’est donc elle et elle seule l’unique gagnante du déremboursement des médicaments : Pendant que je paie plein pot et chaque année davantage pour une couverture de soins, j’ai de fait de moins en moins de services. Or, à ce que je sache, les mutuelles de santé ne fonctionnaient pas avant les vagues massives de déremboursement  de manière déficitaire, sinon cela se saurait… C’est donc qu’elle s’en mettent maintenant plein les poches.

Avec mon argent, avec le votre, cochon de contribuable que se fait mettre à tous les niveaux de la grande pompe à pognon que représente l’état.

Enfin, lorsque parlant des mutuelles je dis qu’elles sont les seules et uniques bénéficiaires de ce système de fripouille, cela n’est pas tout à fait exact : il y a également les laboratoires pharmaceutiques car la suppression de la concurrence à de fait permis à certains médicaments de se voir augmentés de 30 à 40 % : Et oui, c’est quand même plus simple de fixer les prix que l’on veut lorsque l’on est tout seul sur le marché….

Pour avoir une idée de combien les mutuelles nous escroquent, avec la bénédiction du système tout entier, il suffit de valoriser le montant des médicaments qui ne sont plus du tout remboursés, et d’y ajouter l’augmentation du chiffre d’affaire des grands laboratoires pharmaceutiques  … et là, on parle en milliards d’euros.

Le trou de la sécu, à côté, c’est une plaisanterie pour les gosses…

Voilà de quelle manière on se fait escroquer par un système qui, au lieu d’être au service des citoyens, est au service du capital.

Pensez y lorsque vous irez acheter vos médicaments.

Il y a toujours des abrutis qui pensent que la notion de lutte des classe est périmée,  « has been » : Ce sont les mêmes qu’on retrouve en train de se plaindre de la baisse constante et effrayante de leur pouvoir d’achat. Je peux même d’avance prédire que ces mêmes abrutis me feront la remarque que mon analyse est simpliste, simplissime.

Ha oui ?

C’est pourtant avec les recettes les plus simples que l’on fait de plus d’affaires. Ceux qui nous enfilent au quotidien l’on bien compris !

 

 
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