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25/10/2011

7 Milliards sur la planète en 2011 ?????

«La presse gratuite et les conneries quotidiennes»

http://www.mai2012.fr/ Winter, le 25 octobre 2011

La presse gratuite est toujours une source inépuisable d’étonnement.

En général, elle cherche les titres qui font peur : Viol, catastrophes, crimes etc… Quand il n’y a rien d’intéressant en magasin, alors, on parle du réchauffement climatique. C’est toujours parfait, le réchauffement climatique.

L’objectif est simple : Pour vendre quelque chose aux gens, il faut leur faire peur ; Pour les contrôler, il faut leur faire peur, et tout est bon pour cela. Aujourd’hui, Direct Matin a innové : La prochaine catastrophe, c’est nous, puisque selon les experts – mondialement reconnus - de direct Matin, nous serons Sept milliards d’habitants sur la planète fin 2011 (c'est-à-dire dans trois mois ; trembez, gens de France ! ) et la croissance de la population pose le problème du tarissement des ressources. ( c’est dit comme cela, je n’invente pas, lisez vous-mêmes)

Prenons donc d’autres chiffres drôles : Sur 56 réacteurs nucléaires au Japon, 11 seulement rentent en fonction : Je vous laisse calculer ce qu'il manque en électricité nucléaire... Une paille monseigneur… Pourtant, les ascenseurs continuent de fonctionner dans les tours de Tokyo… Donc, que faut il penser des ressources de la planète ?

Projetons nous à l’époque des dinosaures. Si l’on considère qu’un dinosaure mange comme un homme – en proportion – il faut presque un demi millers de gros bonshommes pour consommer comme un dinausore, car que l'on parle d'essence ou d'herbage, on en revient toujours à des consommations de produits qui peuvent devenir en quantité finie, en fonction de la manière dont on consomme le stock... En proportion, 7 Milliards d’hommes feraient une population d’un milliard et demi de dinosaures. Certes, il n’y en a sans doute jamais eu autant, mais 100 fois moins, c’est peut être imaginable…

Et les bougres, ils ont mangé chacun comme 500 hommes, mais pendant une période de 200 à 300 millions d’années, à comparer avec notre aire industrielle sur-consommatrice qui ne dure que depuis deux siècles…

Donc, pour les dinosaures, c’est réglé : la terre a pu les nourrir assez grassement, et pendant assez longtemps…. Mais les dinosaures, ce n’est rien du tout. Prenons la population des fourmis, des chenilles, des insectes : Chacun ne mange pas beaucoup, mais c’est qu’ils sont nombreux, les bougres…. Ce n’est pas pour rien si sur la terre, la plus grande quantité de protéïne est portée par la race des insectes, pas par celle des vaches ! Et pourtant, cela fait quelques millions d’années que toutes ces petites bestioles se nourrissent, parfois assez copieusement, si l’on prend le cas des chenilles qui sont capables de foutre en l’air tout un potager en une seule nuit….

Pour l’énergie, on a vu : En s’arrangeant, on y arrive.

Pour la nourriture, il suffit de faire comme les dinosaures ou les fourmis, deux races qui se caractérisent par un longévité hors norme de leur lignée, si l'on veut faire une projection avec l'espérance de vie de l'espèce humaine…

Donc, cela veut bien dire que non seulement la terre peut nourrir plein d’êtres vivants, mais elle peut aussi donner de l’énergie à beaucoup plus de monde qu’on l’imagine usuellement… Prenons un autre exemple, caricatural : L’eau, qui semble être la ressource la plus rare de notre planète qu'on appelle pourtant "bleue". Le problème des ressources est un faux problème, même si comme dans la fable de la fontaine, c’est "un beau sujet de guerre" : On est capable de faire venir du gaz du fin-fond de la Sibérie, du pétrole de l’autre bout de la terre par des tuyaux de taille assez modeste, mais faire venir de l’eau du nord de la pologne jusqu'en Israel, cela semble totalement impossible… Sans doute l’eau ne coute-elle pas encore assez cher pour cela…Il faudra qu’elle soit hors de prix pour qu’on se décide à construire des golfs en pleine bande de Gazha…

A mon humble avis, la terre est immense.

Elle peut accueillir une collection assez impressionnante d’être animés : Un entomologiste rapportait il y a peu cette anecdote : Si vous tendez en plein centre de Paris un drap d’un mètre sur un mètre, éclairé par un spot la nuit, au petit matin vous récupérerez deux cent espèces d’insectes différents au pied de votre écran… Il y a du monde, sur terre. On peut vivre très nombreux, sans doute infiniment plus nombreux que ce qu’on imagine : Cela dépend de ce que l’on veut manger…

 

 

19/08/2011

Mauvaise nouvelle pour les plus pauvres

Winter, le 19 Août  2011

www.mai2012.fr

«Les petites lois scélérates des vacances»

Publié au journal officiel du 31 Juillet 201, avec application immédiate : tous les achats de ferraille doivent être réglés en chèque, carte ou virement et comptabilisés, quel qu’en soient le montant. Par ailleurs, les vendeurs doivent déclarer annuellement au fisc ces ventes.

photo1-ferrailleur-gratuit-se-deplace-dans-toutes-la-belgique_ferrailleur-lyon-2xdxdx1w852599[1].jpgCela permettra de savoir qui vole les câble en cuivre de la SNCF. Mais ce n’est pas vraiment le but, car le vol de câbles profite avant tout à de grands industriels qu’on laisse en paix : La réalité, c’est de recouper le fichier des ferrailleurs avec celui des bénéficiaires de minima sociaux, afin de pouvoir défalquer desdits minimas les sommes provenant de la biffe, d'une part et de l'autre c'est de tenter de fiscaliser un marché estimé à un milliard d'euro pour lequel l'état pense perdre chaque année 100 million de recette fiscale.

Mais ne pensez pas que cela ne concerne que les manouches : Lorsqu’un kilo de cuivre vaut 4,80 euros, il existe pas mal de veolia, dechetterie, biffin, achat de metaux, ump, mai 2012, élections présidentielles, FN, UMP, PS, PC, PCF, hollande, royale, aubry, sarkozy, juppepetites gens qui font les fonds de leur cave pour allez revendre leur vieux métaux chez le biffin. C’est un peu moins stupide qu’aller les donner  à la déchetterie VEOLIA, non ? (A ce propos, lorsque vous perdez deux heures et un litre d’essence pour aller mettre 50 kilos – et c’est vite fait - de vieux journaux pour lesquels vous avez déjà payé des éco-taxes diverses  à la déchetterie, vous perdez , en plus du prix de l’essence, 3 euros 80. Mais je vous rassure, ils ne sont pas perdus pour tout le monde)

La conséquence de cette loi est évidente ; elle est triple :

1)     Il existe toute une frange assez fragile de la population qui vit de la biffe : les voyageurs, les manouches, les romano, … - appelez les comme vous voulez mais n’oubliez pas que c’est la frange de la population française (la plupart sont plus français que vous et moi…) qui a l’espérance de vie la plus courte – qui va se retrouver encore plus fragilisée par cette loi et sans doute se rabattre vers des commerces « moins honorables »

2)    Cela va alourdir considérablement les charges administratives des marchands de métaux et renchérir le prix des matières premières

3)    Enfin et c’est sans doute le pire, il va se créer un marché parallèle des métaux et de la récupération,  encore moins contrôlable que le marché actuel.

Accessoirement, on peut se demander comment vont réagir les banques qui vont voir se multiplier les chèques de un ou deux euros, car beaucoup de gens se font payer de très petites valeurs...

Et puis, surtout, rappelez vous bien : On ne valorise pas quelque chose qui n’a pas de valeurmedia98264[1].jpg car la multiplication par zéro donne toujours zéro : Lorsque vous portez gracieusement vos produits usagés à la déchetterie, cela n’a rien à voir avec l’écologie : c’est un don  que vous faites aux grandes multi nationales ; Vous verrez que, crise aidant, le biffin repassera bientôt devant chez vous en criant « habit chiffon ferraille à vendre… ». Il vous payera alors en chèque…

10/11/2010

le gendarme de Chateaubernard

 

Winter, le 10/11/2010

www.mai2012.fr

« habits, chiffons, ferraille à vendre...»

Il advint que...

Quand j'étais gosse, on aurait entendu au loin sa voie métallique et nasillarde annonçant l'arrivée de son camion hors d'âge bardé de ridelles en caillebottis branlants. maxi_18711[1].jpgMa mère aurait préparé divers pièces de chiffons et un peu de ferraille qui aurait trainé de ci delà. Hé oui, elle avait connu la guerre et ne voyait pas de raison de gaspiller ce qui avait de la valeur. Le chiffonnier aurait pesé sur le trottoir et donné quelques pièces qui auraient été l'occasion de maugréer sur l'imprécision de ses instruments de mesure.

Quand j'étais gosse....

Dans la déchetterie de Chateaubernard, gérée par la structure Calitom, Lundi dernier, un gendarme à la retraite a abattu trois personnes avant de retourner l'arme contre lui. Il venait « se servir » régulièrement à la déchetterie, d'aucuns diront « voler » , sans doute pour arrondir ses fins de mois, et avait prévenu que si on l'en empêchait, cela tournerait mal. On l'a empêché, il a tenu promesse.

Aujourd'hui...

Les ordures sont devenues la propriété d'entreprises privées qui les valorisent. Mais la valorisation semble couter cher. Alors le contribuable paie pour cela, la ville paie pour cela, la région paie pour cela, la nation paie pour cela et l'Europe paie pour cela. Par-dessus cela, le consommateur paie une éco-taxe.

Bref, on se fait voler d'un peu partout.

Car qui dit valorisation dit valeur avant, valeur ajoutée et valeur après. Hé oui, car on ne valorise pas quelque chose qui ne vaut rien !

Notre gendarme assassin l'avait sans doute bien compris et entendait à sa manière récupérer une part du butin.

C'est qu'il s'agit bel et bien d'un beau butin : Cela est tellement vrai qu'à la déchetterie de St Ouen l'Aumône, qui alimente les poches des actionnaires de Veolia, la société a mis en place des caméras... afin de surveiller les bacs à ordure. Car les manouches, qui ne sont pas plus bêtes que vous et moi, ont bien compris que Véolia, Suez et les autres volaient les particuliers à tour de bras, et qu'en somme il n'y avait pas de raison de ne pas aller à son tour se servir. Peut être même nos voyageurs pensent-ils qu'en raccourcissant le cycle de valorisation, ils participent à leur manière à un monde plus écologique ?

logo-recyclage[2].gifCar non seulement, on doit payer un peu dans tous les sens pour qu'ils récupèrent des produits qui ont déjà été payé de multiples fois par le jeu des taxes  - songez juste que la boite de coca a déjà été payée peut être plus de cinquante fois, que la même ramette de papier peut être recyclée jusqu'à sept fois, qu'une bouteille de soda se transforme ensuite en palette plastique, laine polaire ou tuyaux divers....- , mais en plus il faudrait dépenser de l'essence pour aller à la déchetterie...

J'étais intéressé de savoir comment cela marchait, alors je suis allé visité la déchetterie.  Je croyais y trouver un centre de tri : En vérité, on n'y trie pas grand-chose, on ne fait que se montrer aux visiteurs les chaines de tri qui justifient les coûts monstrueux de cette usine, et on valorise au maximum ce qui a été trié par les contribuables ! Ainsi, les plastiques sont mis en balles de 5000 bouteilles, les cartonnettes sont empackettées afin d'être rapidement revendues, les branchages sont empilés et font du composte dans lequel on retrouve des bouts de sacs plastiques et diverses saloperies,  les cannettes alu son mises en balle et revendues aux ferrailleurs, et tout le reste, c'est à dire l'immence majorité de ces ordures,  est brûlé pour faire de la vapeur qui sera revendue aux particuliers.

Pendant ce temps, en Belgique, en Suède ou ailleurs, les cannettes sont consignées : Cela permet aux clochards de vivoter en faisant un vrai travail...

Petite question amusante  : Les chaudières du centre de tri s'accomodent mal du tri : En effet, ce n'est pas facile de de bruler des épluchures de légume - car finalement c'est ce qui reste une fois que l'on a tout trié, non ? -  car c'est plein d'eau : Il faut du carburant avec le comburant et quel est le meilleur carburant que le pétrole ? Et ou trouve-t-on du pétrole ? Dans les plastiques ! ! ! Alors, quand ça ne brule pas bien, pourquoi ne pas recharger un peu les chaudières en plastiques déjà triés ?

Alors, dans ma petite tête, j'ai pensé comme cela : qu'est ce qui se passerait dans ma ville si je proposais à mes concitoyens de racheter toutes les semaines leurs bouteilles plastique et leur cannette de coca au poids ?

Car ça vaut de l'argent, tout cela, non ?

Alors pourquoi leur voler ?

Serait-ce possible que ce fût tout cela que notre gendarme assassin avait dans le crâne ?

 

19/03/2010

Le progrès, les ordures et tout le bazar

Les urbanitasmagories de Winter le 19 Mars 2010

  http://www.leprincejean.fr/

« Recyclage à la vasseline »

 

Quand j’étais gamin, il y avait des petites bonbons qui coutaient un centime (de franc (nouveau)) . Mes parents me donnaient 20 centimes tous les jeudis.

Cela ne faisait pas beaucoup

Pour arrondir les fins de semaines difficiles  on récupérait les bouteilles de vin ou de lait consignées qu'on ramenait à l’épicier  du coin, qui ouvrait son tiroir caisse – « gling » - et donnait en échange quelques centimes toujours bons à prendre, centimes qu'on recyclait rapidement en bonbons ou autres sucreries.

Aujourd’hui, sur chaque bouteille en verre achetée, je paie un taxe  pour financer le recyclage ; je paie une taxe d’ordure ménagères qui est devenue prohibitive ;  je paie dans mes impôts le fonctionnement de la déchetterie, en général gérée par Suez ou Veolia ; je dépense de l’essence pour emmener mes bouteilles au recyclage ; et pour ceux qui comme moi ont la chance d’avoir un jardin ; j’en  réserve deux mètres carrés pour y mettre les différents bacs d’ordure (verre ; papier & carton ; plastiques ; déchets végétaux ; autres ordures). Quand vous connaissez le prix du mètre carré de jardin en région parisienne, le calcul est vite fait, si on multiplie par le nombre d'habitants …  Ma ville investit dans des containers plastiques facturés à prix d’or par CITEC ou PLASTIC OMNIUM, conteneurs que je repaie dans mes impôts.

Comme je suis curieux, je suis allé visiter la déchetterie de St Ouen l’Aumône. Il s’agit d’une énorme usine, proprement gigantesque, gérée par Veolia, qui traite les ordures des douzes communes de l'agglomération urbaine. J’étais persuadé qu’on faisait du tri à cet endroit, afin d’y recycler les déchets.  Quelle erreur grossière :  En fait, on n’y valorise rien du tout : on ne fait essentiellement que récupérer la valeur déjà produite par le particulier dans son laborieux travail de tri, c'est-à-dire, pour faire simple, les centimes d’autrefois qui sortaient du tiroir caisse de l’épicier pour aller dans ma poche.

Les déchets verts (branchages, tontes d’herbe etc…),  triés par les particuliers, mis dans des sacs payés par les particuliers, ramassés par la commune, sont « transformés » en compost qui sera revendu aux professionnels .  Mais en vérité, la plus grosse partie du travail a déjà été faite avant d’arriver à la déchetterie, car l’opération de « transformation » consiste juste à remuer les branchage de temps en temps…

Les plastiques sont mis en balle qui seront expédiées en chine ou ailleurs, mais en vérité, la plus grosse partie du travail, c’et à dire le tri, a déjà été fait par le particulier. Quand on connait le prix du plastique et la pénurie en ce secteur, on comprend vite l'intérêt du tri en amont.

Pour le verre, s’en est risible tellement c’est stupide : tout le travail de tri est effectué par le particulier, qui s’emmerde à retirer les bouchons métalliques, couvercles etc… Certaines bonnes âmes vont même jusqu’à laver les bouteilles avant de les jeter (bonjour le bilan écologique), et à se poser des problèmes métaphysiques pour les bouteilles d’huile.

Pour les déchets électroménagers (ordinateurs, refrigérateurs etc…), ne vous attendez pas à voir une armée de petite main en train de les démonter :  le particulier fait le tri en apport volontaire ; les palettes sont ensuite refourguées à des entreprises de désossage.

Les cannettes en acier, qui sont faciles à recycler et valent de l’argent (en Suède, on est payé lorsqu’on ramène ses cannettes…) sont mises en balle et retournent directement au laminoir.

La valorisation des journaux consiste à faire des balles avec les piles de journaux sagement entreposées par les particuliers ; de même pour les cartonnettes.

Et tout le reste) est brulé et fait de la vapeur qui est revendue à la ville pour chauffer l’agglomération. Dans ce cas, il y  a une réelle valorisation, sauf que la valeur ne retourne pas au citoyen qui avait déjà payé pour le fonctionnement de la déchetterie et qui va en plus payer pour eau chaude et son chauffage, mais à Veolia.

Chaque habitant de la région cergy-pontaine devrait aller faire un tour dans cette déchetterie , visitable sans grande difficulté,  pour comprendre l’étendue de l’escroquerie de ce qu’on appelle la valorisation des déchets.

Ne croyez pas que les bonbons retournent dans les poches des salariés de Veolia, qui sont payés à coup de trique.

A tous ceux qui penseraient que les ordures coutent plus qu'elles ne rapportent, et pour appuyer mon propos, sachez que Veolia a mis en place, au niveau des immenses fosses de dépôt, des caméras de surveillance, afin d’éviter que les gens viennent y piquer des trucs… Voilà : les ordures valent vraiment de l’argent, donc  on devrait payer moins cher le recyclage, et non pas plus cher.

Comme autrefois, les ordures génèrent toujours des bonbons, mais ce ne sont pas les mêmes qui se sucrent : c’est ce qu’on appelle « le progrès ».

Et surtout, n’y voyez la dedans rien d’écologique : Si l’on additionne la somme effective de toutes les énergies mises en œuvre pour transformer une tonne d’ordure en stock option, cela doit être considérable : imaginez juste une minute que sur une agglomération de 300 000 âmes, chaque foyer utilise un verre d’essence par semaine pour aller jeter ses bouteilles de verre…

 
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