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07/09/2011

la règle de plâtre et les enjeux de la dette nationale

 http://www.mai2012.fr/

 

Winter, le 7 Septembre 2011

 «Déficits»

Je ne suis pas économiste, encore moins financier, je ne connais rien en comptabilité publique,  mais je sais faire des additions. Lorsque je lis les programmes des hommes politiques concernant la question de la dette, à par Mélenchon, pas un seul ne dit de choses un peu construites. A commencer par Marine Le Pen qui raconte réellement n'importe quoi ( du style réduire l'immigration ferait économiser 40 milliards par an, ou encore supprimer les fausses cartes vital en circulation pour supprimer le travail au noir) .  Faisons ensemble l’effort de lire ces quelques chiffres, arrondis afin de donner une vision rationnelle de la question de la dette nationale  :

Le Budget 2011, c'est à dire ce qu'on prévoit d'avoir comme revenus et comme dépenses :

            200 milliards de recette, c'est-à-dire ce qu’on donne à l’état

            300 milliards de dépenses, c'est-à-dire ce que l’état nous redistribue

            Sur 2011, il manquera donc 100  milliards : C'est le déficit prévu sur l'année...

Le Produit Intérieur Brut en 2011, c'est-à-dire la richesse qu’on fabrique en France :

            1 800 milliards d’euros

A comparer avec le montant des dettes cumulées en 2011, c'est-à-dire le total des capitaux restant dus à ,ps amis banquiers :

            1 700  milliards d’euros

La charge de la dette en 2011, c'est-à-dire le montant des intérêts qu'on doit payer aux banques , uiniquement pour 2011 : 

            un peu moins de 50 milliards (45,5)

En synthèse, chaque année, environ un quart des recettes de l’état, c'est-à-dire de notre fortune à nous autres, français, sert à payer les banques, et le systéme mis en place fait que cela ne peut que mécaniquement augmenter puique depuis trente ans, tous les budgets sont programmés en déficit

Examinons ces chiffres d’une autre manière

            Le budget de la défense nationale en 2011 est de 31 milliards

            Le budget de l’éducation nationale en 2011 est de 60 Milliards

            A comparer avec les intérêts de la dette pour la seule année 2011 : 45,5 milliards

Précisons que l’éducation nationale fait travailler 3 fois plus de personnes que le secteur bancaire, lequel ne vit pas – loin de là – qu’avec de l’argent public…

La première condition, pour se débarrasser de la dette, est de revenir à un équilibre budgétaire. Cela ne peut se faire que deux manières : soit en augmentant de manière magistrale la croissance, ce qui augmenterait les rentrée fiscales, soit en diminuant de manière magistrale les dépenses.

Aucune de ces solutions n'est réaliste : On peine a faire un ou deux points de croissance, quand il faudrait doubler le PIB ; pour ce qui est des économies, on ne parle pas de dizaines de millions d'euros mais de dizaines de milliards, et ceci  sur plusieurs décénnies...

 

 

Une solution est de faire pour l'europe comme l'europe fait pour les pays du tiers monde : rayer les dettes d'un trait de plume.

Une solution rationnelle  pour se sortir de ce pétrin est de créer une énorme dévaluation, qui rendrait l'euro plus compétitif par rapport aux autres monnaies et permettrait d'augmenter les exportations d'une part et diminuerait d'autant la dette de l'autre. Les etats unis sont dans une situation encore pire que l'Europe, (leur dette est au même niveau que leur PIB)  et chacun des deux blocs attend, tapis dans l'ombre, pour savoir qui dévaluera en premier. C'est un grand jeu de poker menteur. Les chinois sont effrayés car leurs avoir colossaux étant libellés en dollars , une dévaluation américaine les obligerait à un report de leurs avoirs sur l'Europe où a imposer le Yuan comme première devise mondiale, mais il faudrait alors qu'ils réévaluent leur monnaie et donc fassent ainsi dégringoler leurs exportations...

On comprend bien que le problème n’est  pas celui de la dette, mais bien celui du système. C’est à peu près aussi simple que cela. Toutes les mesurettes autourde la question de la dette  ne sont que du colmatage sur un système qui a démontré sa toxicité pour les peuples.  Si les hommes s'organisent en seigneureries, baronnies, comtés, duchés, royaumes, états, confédérations, etc... c'est pour être défendus et non pour être pillés, sinon, la notion-même d'état perd tout son sens : c'est ce que nous risquons de vivre et c'est l'enjeu de la "financiarisation" de notre économie.

05/09/2011

la règle d'or

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http://www.mai2012.fr/

Winter, le 5 Septembre 2011

 «La dernière invention de l’UMP»

A l’heure où la plupart des parlementaires sont en vacance, et toute droit sortie du chapeau d’un magicien, Mesdames et Messieurs, voici la « Règle d’Or ».

De quoi s’agit-il ? Il s’agit d’inscrire dans la constitution de la Vème République un plan de retour à l’équilibre budgétaire. A cette occasion, on découvre que depuis une trentaine d’année, nos gouvernants votent un budget qui n’est jamais respecté. En d’autres termes, la règle, c'est d’être en déficit. Cela est il vraiment embêtant ? A dire vrai, depuis trente ans, cela n’a pas gêné grand monde, et cela a même pas mal profité aux banques…D’ailleurs, corelativement, depuis une trentaine d’années, nous avons glissé d’un régime où l’argent récompensait encore le travail et la prise de risque à un régime où l’argent n’est plus qu’un moyen d’achat de la paix sociale et n'est plus réellement corrélé avec la notion de valeur ajoutée.

 

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Alors, le débat est il réellement budgétaire ? Nos députés travaillent-ils pour l’intérêt commun des générations futures ? La question ne se pose pas vraiment tant le piège est grossier : En effet, pour réviser la constitution les voix de la gauche sont nécessaires, et si celle-ci refuse de voter ce texte, elle sera bien évidemment accablées de tous les mots car pour beaucoup de français, la question de l’équilibre budgétaire revient un peu à savoir si un carré est rond : il apparait absurde qu'on puisse être délibérément en déficit.

Telle qu’elle est présentée par le gouvernement, la « règle d’or » semble absolument fondamentale, tellement fondamentale qu’il faudrait en entériner le principe dans notre constitution. Faisons abstraction du fait que notre constitution un texte fondateur, qui définit des principes, et que l’équilibre budgétaire ne reste finalement qu’une modalité et cherchons dans le programme du candidat Sarkozy, que nous rappelons rapidement ici, dans laquelle des quinze cases il faut mettre cette « règle d’or ». On ne sait pas vraiment. C'est-à-dire que ce qui apparait comme fondamental aujourd’hui ne l’était pas il y a quatre ans, ce qui montre a minima que les fondamentaux de l’UMP sont fluctuants.

Il y a quelque chose de tragi-comique dans ces efforts désespérés pour tenter de se maintenir la tête hors de l’eau : Comme si, en inscrivant constitutionnellement qu’il ne fallait pas faire de déficit, on réglait le problème du déficit. Ainsi, il suffirait qu’on inscrive dans le marbre constitutionnel un vœu pieux pour qu’il devienne réalité ? Pourquoi ne pas y inscrire pas exemple qu’il est inconstitutionnel de financer un parti politique par des emplois fictifs ?

Pour mémoire, à l’heure de l’Europe, à l’heure où les états non seulement s’écrasent gentiment devant la finance internationale, mais collaborent au quotidien avec ces systèmes mafieux de siphonage des richesses planétaires, rappelons la première phrase du préambule de la constitution de notre Vème République, préambule  qui est bafoué tous les jours :

« Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l'homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu'ils ont été définis par la Déclaration de 1789  (…) ».

La souveraineté nationale n’existe plus vraiment. Nul besoin d’être grand clerc pour le constater au quotidien. Sarkozy lui-même, dans une allocution que l’histoire retiendra, rappelait son impuissance.

En nommant cette règle ainsi, nos grands argentiers ont oublié qu’on avait depuis environ une quarantaine d’années abandonné l’ « étalon or », et que le terme d’or ne renvoie aujourd’hui qu’à quelque chose qui brille ou qui fait rêver… de la magie, en somme …

 A ce stade, il convient de faire un petit exercice de calcul du niveau du CM2. Sachant que le montant de la dette française n'est pas très loin de celui du du PIB, qu'elle ne fait que s'accroitre structurellement par l'adoption de budgets en déficits, si nous nous mettons à réver un peu et à penser que nos grands argentiers vont se mettre à faire des économies qui pourraient nous amener à une réduction annuelle de la dette disons de 2%  (ce qui est totalement impossible car cela supposerait qu'on stoppe du jour au lendemain cette politique du déficit budgétaire systématique), alors un rapide calcul nous montre qu'à PIB constant, c'est seulement à partir de 2030 que l'on pourra enfin respecter un des principaux critères de maastricht. (dette inférieure à 60% du PIB). Quand au retour à l'équilibre des comptes, dans cette hypothèse, il est mathématiquement impossible sur plusieurs générations. Et nous n'avons parlé que de la dette, et non du déficit budgétaire, qui est la condition sine qua none pour réduire la dette. Ceci pour démonter qu'il est totalement illusoire de piloter des déficits par des économies, mais qu'il faut agir sur la croissance. Ceci montre également que nous sommes dans un système où l'argent public est littéralement siphonné par les banques et que tant que l'on ne se sera pas débassé de ce système mafieux, toutes les règles d'or relèveront de la prestidigitation.

Reste  à savoir à qui va profiter ce tour de passe-passe : il serait ballot que notre illusionniste national rate de nouveau son tour et coupe pour de bon la femme coupée en morceau…

 
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