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01/02/2017

Le Rouleau Compresseur Macron, pendant que Fillon déprime...

Marcel Renard

Le 01 Fevrier 2017

« Une bouffée d’air»

Hier, je suis allé à une réunion à Cergy : le maire de Lyon, Gérard Collomb, venait porter la bonne parole d’Emmanuel Macron.

Premier étonnement : les 300 places que contient la salle sont toutes prises. Pour qui a déjà fait une campagne, remplir une salle, en pleine semaine, aussi loin d’une élection puisque nous sommes encore à cinq mois des présidentielles relève de l’exploit ;

Deuxième étonnement : le public est particulièrement diverse : peu de têtes blanches ainsi qu’il est usuel de le voir dans ce type de meeting ; j’essaie de compter, mais en fait, il est impossible de faire une cartographie des gens présents : Il y a de tout, des jeunes, des moins jeunes, des vieux, mais si j’en crois mon jugement, peu de gens au-dessus des 65 ans.

Troisième étonnement : le public participe. Les propositions, anecdotes, points forts sont ponctués de salves d’applaudissement et qui de toute évidence ne sont pas lancées par des militants mais spontanées. Il est étonnant également de constater que les propositions les plus applaudies, ou applaudies de manière plus spontanée, sont des propositions que l’on aura placé à gauche : De toutes évidence, Macron récupère tout un ensemble de centre gauche mais aussi de gauche plus ou moins dure ;

Quatrième étonnement : le format de la réunion est parfaitement rôdé, mais avec des imperfections qui traduisent la construction d’une méthode : par exemple, en fin de réunion, il n’y a pas de projection d’une adresse, d’un site, d’un point de repère où s’adresser pour en savoir plus. En principe, c’est toujours la conclusion d’un meeting. Pas là. Seraient ils à ce point sur de leur coup, les militants de « En Marche ! » ? C’est étonnant ;

Cinquième étonnement : A l’issue d’une courte réunion (environ une heure trente), un buffet est proposé. Et là, alors qu’il y a ce même soir un conseil d’agglomération, on retrouve tout un tas de sommités locales, du PS du Modem, de l’UDI, des LR ou de l’UMP, et de bien d’autres mouvements encore, qui, sans rire, lorsqu’on les écoute, viennent voir comment récupérer, qui un siège de député, qui un siège de maire, qui un siège d’adjoint. Tout cela a un côté assez pathétique, mais la politique est ainsi : ceux qui n’ont jamais travaillé de leur vie, et qui vont perdre leurs revenus en mai 2017 ont de sérieuses raisons de s’inquiéter.

Sur le fond du débat : Gérard Collomb porte des idées qui sont simplement des idées progressistes : Rétablir une mixité qui ne se contente pas de dire 30% de logements sociaux, mais qui soit réfléchie dans un vrai brassage social ; Etre intraitable sur le principe de la laïcité ; Revaloriser le travail ; Réaffirmer la place de la France au sein de l’Union Européenne, et celle de l’UE au sein du concert des nations ; Réaffirmer le principe du service de l’état par le respect de la fonction publique ; Et parce que nos enfants sont notre avenir, redonner une position, des ambitions et des moyens à la petite école.

Qui ne serait d’accord avec cela ? C’est la raison pour laquelle ce mouvement remporte un succès dont on peut attendre qu’il va balayer comme un rouleau compresseur les vieux politicards cumulards et rentiers. Et c’est aussi la raison pour laquelle on a pu assister à ce bal des faux culs lors du buffet.

A l’évidence, Emmanuel Macron - qui porte pourtant une part de responsabilité dans le bilan de l’exécutif actuel - va mettre au rang des oubliettes un certain nombre de partis, car c’est une véritable machine de guerre qu’il a mise en route, qui aujourd’hui peut certainement fonctionner sans lui, et qui sans doute le dépasse.

Dans les rangs adverses, les casseroles qui s’empilent sur la famille Fillon vont en toute logique conduire Les Républicains – pour peu qu’ils soient raisonnables - à devoir se trouver un autre héraut de rechange. Ils seront obligés de le faire vite, car si l’on est encore à cinq mois de la présidentielle, chaque semaine perdue dans de telles circonstances est dramatique pour imposer une nouvelle image. On peut même penser qu’à droite, le seul candidat encore capable de damer le pion à Macron est Sarkozy,

Aujourd’hui, voir Macron au deuxième tour ne relève plus de l’hypothèse.

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07/04/2012

Ca va mal finir....

 http://www.mai2012.fr/.

 Winter, le 1er Avril 2012

  « Ca va mal finir…».

 Chacun l’aura compris, les chiffres fournis par les hommes politiques sont souvent farfulus, la plupart ne sachant pas compter. Ainsi, Xavier Bertrand nous apprend ce matin qu’un militant UMP peut être fier du bilan de Nicolas Sarkozy.

 La base de données EUROSTAT, qui reprend tous les indicateurs européens, est en accès libre sur le net.

 Petite analyse rapide sur quelques indicateurs choisis, au sein de l’Europe des 27:

 Chômage de longue durée  de 2007 à 2010 :

  Europe : 3,2% France , 3,4% Roumanie  2,6% 

 La France est dans le milieu du peloton

 Chômage des 15/25 ans sur les dix derniers mois

 Europe : 9,84% France 9,78% . Roumanie 7,42%

 La France est au milieu du peloton

 Chômage total sur les dix derniers mois:

  Europe : 9,84 % France 9,84 % Roumanie  7,42% 

 La France est dans le milieu du peloton

 Un indicateur très intéressant, c’est le taux de risque de pauvreté : sans rentrer dans le détail de son calcul, il nous indique si on risque d’aller mieux ou moins bien…

 Entre 2005 et 2010, ce taux est resté stable dans toute l’Europe.

 Il est en forte diminution en Roumanie

 Depuis 2008, en France il en augmentation significative et constante.

 Quoi qu’en pense Xavier Bertrand, il faut comprendre cet indicateur de la manière suivante : « Depuis 2008, cela va plutôt assez mal en France. »

 Tous ces indicateurs sont en consultation libre : on peut les télécharger sur internet http://epp.eurostat.ec.europa.eu/portal/page/portal/stati...)

  On peut continuer comme cela sur tous les indicateurs majeurs. On peut les mettre simplement sous excel et réfléchir dessus, faire des moyennes, calculer des tendances : Ce n’est pas très compliqué, c’est même à la portée d’un Xavier Bertrand. Et on aurait tort de se gêner. On se dit alors que – qui que ce soit qui soit élu – rien ne risque d’être pire qu’une nouvelle mandature de Sarkozy.

 On se dit aussi qu’il est formidable qu’une institution comme l’Europe permette de mettre à disposition de ses citoyens de réels éléments de décision.

 Sarkozy, lorsqu’il s’ était présenté, avait fait un programme axé sur 15 points, que l’on peut l’apprécier diversement, selon qu’on a voté ou non pour lui, mais qui avait le mérite d’être une feuille de route. Sur aucun de ces points il n’a tenu parole. Il ne tiendra pas d’avantage parole sur toutes les promesses qu’il est en train de faire.

 Toutefois, ceci n’est pas gravissime, car comme nous l’avait justement dit Chirac, les promesses n’engagent que ceux qui y croient.

 Non, ce qui est gravissime, c’est l’entreprise quasiment terroriste de casse du lien social et de sanctuarisation des communautarismes que Nicolas Sarkozy a entretenue, développée et  systématisée depuis le début de son mandat et dont il est en train d’accélérer le mouvement, avec une fougue hystérique. C’est très exactement le contraire de ce que l’on attend d’un capitaine de navire en période de tempête, d’où que vienne le gros temps.

  « Ca va mal finir », avait prédit François Léotard, que l’on ne peut sans doute pas qualifier l’abruti. Le bougre avait sans doute raison…

 

01/04/2012

Abstention massive

 mai 2012

 Winter, le 1er Avril 2012

  « Dernière ligne droite».

 Les sondages se suivent et donnent tous Hollande vainqueur au deuxième tour, ce qui rend tout espoir électoral vain. C’est un peu comme si l’élection était confisquée aux électeurs.

 Les semaines qui arrivent vont devenir insupportables.

 La tension devrait pourtant monter dans les bars, dans les trains et dans les lieux publics.

 Hors, si l’on écoute nos concitoyens, il n’est pas compliqué de comprendre que s’ils s’intéressent en nombre à la politique, l’élection en tant que telle ne les motive pas. Amusez vous à lancer un débat dans un wagon ou au comptoir d’un bar, la mayonnaise prend immédiatement. Puis posez à la cantonade la question de savoir qui va voter, et un grand blanc s’en suit, comme si l’abstention était un choix aussi honteux que peut l’être celui d’un candidat d’extrême droite et qu’il conviendrait, pour sa la pérennité de propre respectabilité, d’en laisser l’expression au secret de l’isoloir…

 C’est ce qu’on entend dans le train du matin. Mais les hommes politiques ne fréquentent pas les gars et ne prennent sans doute pas la mesure de l’état de l’opinion : Lorsque les citoyens sont imprégnés de l’idée qu’ils n’ont pas d’action sur les hommes qui les gouvernent, alors là, effectivement, tout devient possible.

 Le risque est d’avoir un taux d’abstention record, rendant périlleuse l’inscription en légitimité du futur président, d’une part, et imprévisible le résultat du 23 avril de l’autre. 

 Il est donc du devoir de chaque papa, chaque maman, chaque voisin, de se transformer en agent de propagande et d’expliquer à ses enfants, à ses voisins, à ses proches, ses collègues pourquoi il faut voter, et que, pour qui que ce soit que l’on vote, il faut faire l’effort de mettre son petit papier dans l’urne.

 L’intérêt de voter est assez simple : ne laisser personne décider à sa place.

Ne recommençons pas le coup de l’élection de Chirac, avec un président qui fut élu avec un score que même dans démocraties les plus corrompues, on n'aurait jamais osé imaginer.

17/03/2012

UMP & sondages foireux

 

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Winter, le 17 mars 2012

« Les sondages… »

Un sondage pour Paris match nous indique ce matin que Sarkozy passe avant Hollande au premier tour à 28,5% contre 27%

C’est une bonne nouvelle pour l’UMP, le problème, c’est que c’est totalement impossible :

Pourquoi ?

C’est juste une question d’arithmétique : il y a cinq candidats majeurs, et pas un seul qui sorte vraiment du lot : Sarkozy, Hollande, Le Pen, Melenchon et Bayrou. Raisonnablement, ces cinq candidats devraient rassembler sur leur tête 80% des suffrages, donc un "panier" moyen de 20% par personne.

On voit mal comment Marine Le Pen ferait moins bien que son père en 2002. Donc, voilà déjà 16 ou 17% qui partent : A minima 15%

Bayrou avait fait près de 19% en 2007. Pourquoi ferait-il moins ? Mais imaginons qu'il ne fasse que 14% : Le total nous amène à plus de 90 % : C'est impossible car il y a encore une petite dizaine de candidats....

En d'autres termes, il y a forcément quelqu'un qui va manger pour les autres.

Donc nous allons avoir une surprise, une grosse surprise.

 






19/02/2012

Allègre : Anne, ma soeur Anne, ne vois-tu rien vomir ?

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Winter, le  19  Fevrier 2012


«Le temps des faux culs»


J’ai beaucoup de respect - j'avais veux-je dire - pour Claude Allègre, entre autre par rapport à l’audace dont il fait montre pour, en opposition avec le partie de la pensée unique, tenter de démontrer que le réchauffement climatique n’a pas grand-chose à voir avec l’activité humaine. Bon, c'est vrai que lorsqu'il le fait il accumule les erreurs, mais il a au moins l'audace de le faire.


Claude Allègre a annoncé aujourd'hui qu’il rejoignait le camp de Nicolas Sarkozy.


Claude Allègre, qui , pendant tant d’année a porté les espérances du peuple de gauche, a annoncé qu’il rejoignait le camp de celui qui ouvrit son règne par un hommage à la classe fortunée et le termine en leur offrant la TVA dit « sociale ».

Eric Besson avait fait pareil avant lui. Mais à la différence d’Eric Besson, Claude Allègre est une personne de culture, une personnalité scientifique, un personne qui réfléchit, se renseigne et calcule.


Alors, quel calcul a donc fait le triste Allègre ? Un peu de pouvoir, un petit portefeuille de porcelet replet ? Triste homme, triste destinée ; et encore plus de tristesse à l'égard de ceux qui en le prenant comme ministre, n'ont pas su voir la graine de mauvaise herbe, les germes de félonnie.

Le plus ridicule de l’histoire, c’est la déclaration qui assortit son retournement de veste : Si DSK avait été candidat, il aurait opté pour son camps nous apprend-il !

Il devient urgent de se débarrasser de ces « hommes » « politiques ».

Sans aller jusqu'à là, pour Allègre, il ne faudra pas oublier de le raser à la libération.

 

31/01/2012

Les annonces de l'Elysée

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Winter, le  30 Janvier 2012


«Le lion est mort ce soir»


Ce week-end, Notre Bon Suzerain nous offrait un spectacle. J’ai cessé de les mirer depuis au moins un lustre tant le clinquant du discours dissone avec la rudesse des temps. On a quelques difficultés à comprendre comment en augmentant la TVA on va permettre aux français d’acheter plus et d’acheter français. C’est prendre un peu les français pour des abrutis : Le but est simplement de faire un transfert du coût du travail à hauteur de 13 milliards d’euros vers…ceux qui génèrent la valeur ajoutée ! On marche totalement sur la tête et il deviendrait urgent qu’on la leur coupe. Il faut comparer ce chiffre de treize milliards au tout petit milliard d’euro qu’on espère de la taxe sur les transactions financières…

L'argument de Notre Bon Suzerain est tellement stupide qu'on a du mal à penser qu'il peut y croire : La grande distribution ne répercuterait pas la hausse de la TVA, les mutuelles ne répercuteraient pas la hausse de la TVA, les banques ne répercuteraient pas la hausse de la TVA, les commerces ne répercuteraient pas la hausse de la TVA... Peut être les services des impôts ne répercuteront ils pas eut-même la hausse de la TVA, tant qu'on y est ?


Sarkozy enterre les 35 heures. Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, on travaille de moins en moins car on est de plus en plus compétitif ; ceci grâce à la mécanisation. La loi sur les 35 heures n’est que le reflet de cette évolution. Avec sa proposition de loi visant à faire des accord entreprise par entreprise sur la durée du temps de travail, nous revenons deux siècles en arrière, à Zola et au « bonheur des dames ». Mais peut-être cela aura il pour effet de provoquer un électro-choc dans la population laborieuse ?


Sur l’emploi des jeunes, une question de fond n’est pas abordée : Il s’agit du problème des stages : Les entreprises recrutent des stagiaires pour faire des travaux au tiers du prix d’un salarié « normal ». Du coup, les universités sont remplies de faux étudiants qui ne s’inscrivent que pour pouvoir avoir une carte d’étudiant permettant d’avoir un premier emploi, prenant par là la place de vrais étudiants, et faisant dégringoler le niveau des universités... Le cercle est infernal.


Dans ce contexte, le numéro de notre bon suzerain  ressemble un peu au dernier tour de claquettes d’un danseur de music-hall arthrotique.


Au final, cela fait quand même un peu pitié.


On est tous très tristes, car le spectacle n’est plus drôle.

21/01/2012

l'europe plus forte que la France

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Winter, le  20 Janvier 2012
«Sarkozy et le triple A»

La France a emprunté Jeudi à des taux moins élevés qu’en Novembre, ceci malgré la perte du « triple A ». Allez y comprendre quelque chose.

L’explication est pourtant simple : Le système monétaire européen n’est pas exactement aux bottes des agences de notation et a de réelles marges d’action sur les marchés : La Banque Centrale a remis du cash sur la table et assoupli les conditions qu’elle impose aux banques.

Alors pourquoi tout ce cirque autour de la perte du « triple A ».

La aussi, l’explication est simple.

On n'embrigade  bien les autres que par la peur : Le curé brandit l’enfer, le capitaliste la guerre, le marxiste l’individualisme, l’écolo le dérèglement climatique, le noir le blanc, le voisin, son voisin  etc etc…Pour les hommes politiques qui ne savent rien faire d’autre que se vendre eu-mmes, quand bien même on ne veut pas vraiment les acheter (cf Chirac versus Lepen au 2eme tour), l’unique stratégie consiste à faire peur: Tout acte de vente se fait par la peur. 

Et pour faire peur il faut faire deux choses : tout d’abord trouver des motifs - vrais ou fantaisistes -  de peur, et ensuite communiquer sans relâche sur ces motifs….L’équipe de Sarkozy le sait parfaitement et nous bassine toute la journée dans le métro, le train, les gares, avec des annonces de sécurité lobotomisantes, dont, par arrêté préfectoral, (sic) le son doit être plus élevé que celui des annonces normales : « prenez garde aux pick pockets » « des trains sans arrêts circulent dans votre gare » « rouge piéton, rouge piéton »  etc etc…. la vie parisienne est ponctuée de ces annonces omnis présentes et abrutissantes, et à force, on finit par y croire… Ne nous y trompons pas, sur tous ces sujets aussi divers, de la finance à la traversée de la route, on parle toujours bien de la même chose…


La bande au pouvoir – car il faut bien parler de bande – met en place à a peu près tous les niveaux de la société ce mouvement d’instillation d'une  peur diffuse dans les consciences.


Et, chose extraordinaire, qui montre à la fois l’impuissance et la pauvreté intellectuelle de l’élite en place, ils appliquent cette théorie à ce qu’ils connaissent le mieux, et ce qu’ils connaissent, ce n’est que le monde très immatériel de la haute finance : La peur du loup, c'est la peur de LEUR LOUP.


Mais le pire, si l’on écoute les discussions dans le train, c’est que cela finit par marcher ! Le pékin moyen qui ne connait strictement rien aux agences de notation finit par accepter une baisse de salaire à cause de la baisse du « triple A » ! Papa, maman, au secours, revenez ! le monde marche sur la tête !

Alors effectivement, lorsqu’on voit que finalement, ce n’est pas plus grave que cela, on ne peut que se dire que tous ces gens-là se moquent du monde dans des largeurs rarement imaginées..


A ceux qui me lisent régulièrement, ce ne sera pas une surprise de découvrir que mon régime alimentaire me contrait à bouffer du curé.
Et pourtant, la seule vraie parole révolutionnaire du XXeme siècle, il faut assez paradoxalement aller la chercher dans cette incantation prophétique chez Jean-Paul II :

« N’ ayez pas peur ».

Tout est dit, tout est là. Il ne sert à rien d’en rajouter.

05/01/2012

Le sondage qui fait mal

 

 

http://www.mai2012.fr/.

 

Winter, le 5 Janvier 2012

 

«Les sondages, on leur fait dire ce qu'on veut.»

 

Selon un sondage OpinionWay-Fiducial,  le jugement est très sévere sur le pouvoir d'achat et sur la lutte contre le chômage.

 

Le bilan est négatif pour sept français sur dix. Les questions posées portaient sur l'action de Nicolas Sarkozy depuis son élection en 2007. 

 

70% des personnes interrogées jugent ce bilan "très" (33%) ou "plutôt" (37%) négatif. 27% le considérant comme "plutôt" et 3% "très" positif.

 

Pour 73% des personnes interrogées, le président sortant n'a pas été fidèle à ses promesses de campagne. Plus d’un sondé sur deux penser qu'il "n'avait pas l'intention" de tenir ses promesses de campagne, et pour près de la moitié des sondés, la démocratie s'est affaiblie

 

42% des répondants qualifient l'action menée par Nicolas Sarkozy de "dure" et seulement  10%  la qualifie de "juste".

 

L'action du chef de l'Etat est jugée positive surtout à l'international: au G20 (52%), face à la crise européenne (50%), pour la place de la France dans le monde (45%). En revanche le jugement est très sévère sur le pouvoir d'achat et sur la lutte contre le chômage (seulement 13% d'opinions positives) la lutte contre les inégalités (20%), la protection sociale et l'éducation (25%), la lutte contre la dette et les déficits (25%)...

 

Parmi les bonnes mesures prises par Nicolas Sarkozy, 66% des personnes interrogées répondent le durcissement des conditions d'immigration, suivi par la création du RSA (60%), la défiscalisation des heures supplémentaires (53%). Viennent en dernier les déremboursements de certains médicaments (23% d'approbation), la baisse de l'impôt sur la fortune et le bouclier fiscal (27%) et le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite (39%).

(sondage réalisé en ligne du 28 au 30 décembre auprès d'un échantillon de 998 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus selon la méthode des quotas.)


 

04/01/2012

Une seule raison pour relancer l'industrie nucléaire : C'est l'arrêter...

mai 2012

Winter, le 4 Janvier 2012

«Le coût du nucléaire fait qu’il ne faut pas arrêter le nucléaire…»

Ca y est, c’est dit : Notre sémillant ministre Eric Besson l’admet : Le nucléaire cela va coûter plus cher… mais, rassurons nous, cela ne coûtera pas vraiment beaucoup plus cher : A peine 2% de plus par an sur 10 ans, soit, une dérive de plus de 21 % sur la période. Tout cela, avec un plan d’investissement de dix milliards sur dix ans , pour tenter de rendre un peu plus sures nos installations nucléaires Les gens qui ne pilotent rien les  aiment bien, en général, ces « chiffres-symbole » : dix, c’est rond, cela sonne bien tout en donnant l’impression d’un contrôle absolu de la situation.

Voila

Donc, il faudra augmenter les tarifs de l’électricité de 2% par an, afin de financer ces investissements. De 2% de plus que l’augmentation prévisionnelle, bien sur…


On pourrait se dire que dans la mesure où ces investissements vont assurer la sécurité de l’industrie nucléaire sur un siècle, il serait raisonnable de ventiler cette charge exceptionnelle sur cent ans, mais ce type de raisonnements n’appartient pas à une personne comme Eric Besson… Ou alors, au contraire, il sait pertinemment que dans cinq ans, il faudra remettre le couvert et se frotte déjà les mains au nom de ses amis….


Tous ces industriels et les politiques qui leur servent la soupe voient cette affaire par le petit bout de la lorgnette : ils raisonnent à propos d’installations qui mettent en péril l’équilibre du monde de manière durable, comme ils savent le faire, c'est à dire à l’échelle de ce qu’ils savent comprendre : la longueur de leur mandat politique ou social.

Comme l’Etat est inféodé à Areva, ils raisonnent tous comme Areva.

La seule petite différence, c’est que l’industrie nucléaire doit durer, au-delà de ce qu’une petite cervelle de petit politicien ou d’industriel peut imaginer : Elle doit durer et se projetter  dans un monde où l'on aura abandonné la production nucléaire - peut être pour la raison aussi bete qu'il n'y aura plus d'uranium à bas prix -  comme on a abandonné ou abandonnera d’autres techniques polluantes et destructrices ; tout ceci n’est qu’une question de temps.

Le nucléaire, comme certaines autres techniques comme les OGM ou les plastiques, possède deux caractéristiques bien spécifiques : D’une part, les conséquences induites par la mise en œuvre de ces pratiques industrielles tendent à être « globales », de l’autre elles tendent à s’exprimer sur des périodes de temps qui ne sont pas en rapport avec les cycles économiques ou politiques : 30 ans pour la demi vie du cesium 137, cela veut dire qu’il faut attendre plus de deux siècles pour que les traces de cesium de Fukushima soient à moins de 1% de ce quelles sont aujourd’hui.


Deux siècles, ne n'est pas la durée du mandat d'Eric Besson ! ! ! Mais regardez tout ce qu’il s’est passé depuis deux siècles ! Invention de la machine à vapeur, apparition des plastiques, découverte des antibiotiques et des vaccins, découverte et de l’électricité, de la structure de la matière, du moteur à réaction … Des empires sont nés, se sont écroulés, de nouveaux modèles politiques sont nés, d'autres se sont effondrés...

Le nucléaire nous offre des possibilités de business inégalées, non pas dans la production d’énergie, mais dans la déconstruction. Le problème, c’est que si nous abandonnons le nucléaire sans réfléchir à la déconstruction, nous nous condamnons à transformer une bonne partie de l’Europe en Fukushima-bis car non aurons perdu tout notre savoir faire...


Si les hommes politiques étaient des gens sérieux, ils mettraient en avant cet argument avant tous les autres, pour promouvoir le nucléaire. Nous devons conserver en France le savoir-faire propre au nucléaire, non pas pour construire des centrales mais pour les démolir et les remplacer par autre chose.

Si l’on ne fait rien, il se passera dans cette industrie un tel cataclysme, nous paierons tellement cher le savoir-faire que nous ne pourrons déconstruire sereinement nos installations… Et nous transformerons notre terre en poubelle.


31/12/2011

2012 : L'année des méduses

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 Winter, le 31 Décembre 2011

 «Les vœux de Notre Bon Suzerain : 2012 Bonne année !  Vos papiers ! »

 Ce soir, Notre Bon Suzerain présentera ses vœux à la nation. Quel sera son discours ? A deux heures de cette allocution, ouvrons les paris, sur quelques phrases assez probables :

 « Pour beaucoup de nos concitoyens l’année 2011 a été difficile» 

 « L’année 2012 sera placée sous le signe de l’austérité mais également de l’espoir »

 « La crise économique a frappé dur et fort, un peu partout en Europe »

 « L’état doit protéger les plus faibles d’entre nous »

 « Malgré un contexte particulièrement difficile, le gouvernement a tenu bon dans sa politique de modernisation du pays »

 « En 2012, les français devront choisir »

 « Nous devons veiller à ne pas dépenser plus que ce que nous gagnons »

 « La perte du triple A ne remet pas en cause le bienfondé de réformes courageuses »

Voilà, les paris sont ouverts...

Il n’en reste pas moins que le’exercice de ce soir sera intéressant, du point de vue littéraire : Du point de vue de la politique ou de l’économie, le pouvoir a montré ses limites… Ceci pour dire que l’on n’attend plus grand-chose de Notre Bon Suzerain : La liste des promesses non tenues est si longue qu’il est inutile de s’embarrasser à la lire.

Claude Guéant, qui travaille encore bien qu’il soit à la retraite depuis bientôt un an tant il est vrai qu’il faut travailler plus pour gagner plus, nous a dit ce matin qu’il n’avait aucun doute que Nicolas Sarkozy se représentera en 2012. Si l’UMP n’était pas suicidaire, ou à tout le moins composée de gens de responsabilités et non de laquais de Notre Bon Suzerain,  elle trouverait une tête de pont consensuelle pour sauver les meubles ; il en sont quelques uns. Une candidature de Jupé provoquerait certainement un vrai électro-choc...

Au lieu de cela, chacun se défile, attendant que l’orage passe, et se prépare pour 2017.

C’est en cela que l’UMP est proche des français ordinaires : ils font de même avec un stoïcisme qui force le respect, mais avec à la décharge que pour nos concitoyens qui souffrent, ils n'ont plus que quatre mois à tenir...

Cette élection qui se profile sera inédite : Tout devient possible : c’était une promesse de campagne, ce sera sans doute la seule qui aura été tenue :  Un contexte économique qui ne s’améliore pas, un PS qui a du mal à ressusciter de son coma strausskahnien, un front national qui monte en flèche, et une multitude de candidats qui assure une triangulaire et pourquoi pas une quadrangulaire… Tout cela sur font de défiance montante à l’endroit de la classe politique. Tous les ingrédients sont réunis pour créer une sauce fascisante pour 2012 ; l’extrême droite aurait tort de se gêner…

Notre Bon Suzerain le sait, et c’est pour cela que l’année 2012 sera sous le signe d’une tentative désespérée de radicalisation du pouvoir…

2012 : Bonne année ! Vos papiers !

 

 
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