UA-29881888-1

Avertir le modérateur

30/12/2011

Citoyennes, Citoyens, l'heure est grave !

 

http://www.mai2012.fr/

 

Winter, le 29 Décembre 2011

 

«Ca fait mal»

 

Citoyennes, citoyens, l’heure est grave !

 

 

2011 a été difficile et 2012 sera problablement pire. Notre société est en panne

 

Pour tenter de se faire réélire, Notre Bon Suzerain n’aura pas d’alternative : Il devra se radicaliser d’une part et de l’autre, se mettre en retrait de l’UMP. Se radicaliser car Marine Le Pen, dans un silence habile, le talonne ; et s’affranchir au moins en partie  de l’UMP ce qui lui permettra de laisser à cette organisation la lourde charge d’assumer un bilan catastrophique plutôt que l’avoir à l’assumer lui-même.

 

 

Nous y voila : C’est maintenant que tout devient possible !

 

Lorsqu’on a vécu ce qu’on a vécu juste pendant 4 ans et demi, on peut se dire que la chasse aux immigrés, sans papier, petits délinquants divers et variés va être ouverte pour de bon au premier janvier 2012.  Rappelons nous quand même que notre nation vit depuis on ne sait plus combien d’années  sous un régime d’exception, qui autorise des atteintes extrêmement sévères aux libertés individuelles :  le plan vigipirate n’est toujours pas désactivé bien qu’il n’y ait plus d’attentats depuis belle lurette;  le fichage policier et administratif est devenu la règle avec plusieurs percées assez violentes des parlementaires pour tenter de procéder à des recoupages de fichiers; Depuis le 13 décembre des informations biométriques font partie de l'arselal de fichage de 45 millions de citoyens français…

 

Alors, pour tenter de faire une vrai politique de droite, voire d’extrême droite, Notre Bon Suzertain n'aura d'autre choix qu'enchainer les lois liberticides et sécuritaires, l’idéal étant que quelques attentats terroristes ou autres crimes bien crapuleux puissent venir donner raison à cet assez probable changement de cap. 

 


En cette fin d'année, l'heure est grave ! Citoyennes, citoyens de France, il est urgent que les démocrates de tous les bords se liguent afin d'anticiper cette probable dérive liberticide.

 



 

22/10/2011

L'europe de la misère

 «La déconstruction européenne»

 http://www.mai2012.fr/

 Winter, le 22 octobre 2011

 Les nations ne se construisent qu’autour de projets communs : Ce sont soit des guerres, soit des rêves. Rarement des promesses.

 L’Europe n’arrive pas à financer son programme d’aide alimentaire aux plus pauvres à partir des fonds agricoles. A la veille de l’hiver, la conséquence risque d’être dramatique pour les plus démunis d’entre nous.

 Six états membres de l’EU, sur vingt sept,  ont dénoncé ce programme mis en place par Delors suite à l’initiative de Coluche « les restau du cœurs », arguant de manière tout à fait juste qu’à la base il s’agissait d’épurer des excédents agricoles et que ce programme s’était transformé au fil du temps en programme d’aide sociale, donc qui devait être prélevé sur les budgets d’aide sociale et non de la politique agricole commune. En effet, à partir des années 90 les surplus agricole ayant été pratiquement divisés par quatre, l’union européenne a compensé par des subvensions sur le budget de la PAC. Ce programme permet de distribuer une aide à environ 13 millions d’européens.

 Que penser de tout cela ?

 Les six pays en question qui font obstruction à ce programme sont l’Allemagne, la Suède, le Royaume Uni, les Pays-Bas, le Danemark, la République Tchèque.

 Ils avancent que ce n’est pas à l’Europe de financer l’aide sociale, mais aux pays eux-mêmes.

 Cela nous renvoie donc aux fondements-mêmes de l’Union Européenne. Pourquoi voulons nous une Europe ? Est-ce pour mettre en commun nos ressources de charbon et d’acier ? Est-ce pour mettre en commun nos ressources alimentaires ? Ou est ce pour mettre en commun une certaine idée des droits de l’homme ?

 L’Europe d’après guerre a été voulue par  une poignée d’hommes (Adénauer, Schuman, Monnet, Churchill…) sur l’idée qu’il fallait un bloc solide pour assurer la paix et la prospérité. En mutualisant des productions nécessaires à la guerre (énergie et acier)  cela empéchait de facto les frères ennemis qu’étaient la France et l’Allemagne d’entrer en belligérance. Et nous vivons effectivement la plus longue période sans « grande » guerre depuis bien longtemps.

 Elle a été développée sur l’idée qu’il fallait mettre en commun des matières premières, et faire des actions très concrètes. La Politique Agricole Commune est venue par-dessus dans les années 57 et a donné à la production agricole européenne un tour résolument productiviste.

 Elle a été constitutionnalisée par Giscard d’Estaing sur l’idée qu’il fallait avant tout promouvoir la libre concurrence et préserver les intérêts d’un système financier d’un système ultra libéral.

 Nous sommes aujourd’hui bien loin du rêve de la paix d’après les trois guerres (1870 1914 et 1940). Nous vivons une guerre économique impitoyable, sur fond d’injustice sociale mondiale, dans un système de concurrence internationale totalement faussée. Nous achetons à bas prix des produits fabriqués par des ouvriers qui n’ont pas de protection sociale, qui sont parfois des enfants ou des prisonniers, qui sont issus de processus de fabrication totalement dégradant pour notre planète commune, et qui engendrent une paupérisation croissante de notre population, par un processus de rééquilibrage des pouvoirs d’achats en faveur de la Chine et de l’Inde, mais surtout et avant tout en faveur du monde de la finance internationale.

 En somme, l’Europe n’a plus d’idéal car elle n’a plus ni rêve ni combat.

 Cette absence de projet se traduit de manière très concrète par une désillusion des peuples, qui ne comprennent pas réellement que c’est pourtant grâce à l’Europe et l’Euro que les 27 arrivent à ne pas couler dans cette crise mondiale sans précédent.

 Nous sommes donc dans une situation très tendue puisqu’on sait que la réponse des institutions dans ce genre de contexte est dans un premier temps l’exacerbation des populismes et dans un deuxième temps la guerre…

 C’est bien le projet que nous proposent aujourd’hui les six pays qui refusent de déclarer la guerre à la misère. Dont l'Allemagne. C'est bien triste.

 

09/10/2011

Apple, la pomme et le crabe

Winter, le 9 Octobre  2011

www.mai2012.fr

«Steeve Jobs , la pomme et le crabe»

Tout le monde s’émeut de la mort de Steeve Jobs, l’infatigable fondateur d’Apple. Pas moi.

Il laisse une entreprise dont la capitalisation boursière est la deuxième du monde, après Exxon.

Mais à y regarder de près, cette entreprise est loin d’être un modèle. Ou plutôt si, c’est très exactement le modèle de ce qui a précipité notre XXeme siècle dans la désolation : Que l’on comprenne plutôt :

Le modèle de Steeve Jobs est un modèle propriétaire : Scotcher le chaland, voila quelle a été sa technique. Coller le numéro de carte bleue a l’iPhone. Faire en sorte qu’une fois approché, le consommateur reste accroché… Quelqu’un a décrit l’iPhone comme une sorte de minitel qui aurait marché… On ne peut mieux dire.

Apple, c’est 300 Milliards de dollars de capitalisation boursière, une chiffre d’affaire de 22 milliards de dollars pour moins de 50 000 salariés, et des bénéfices qui explosent littéralement. Comment est ce possible avec si peu de monde  ?

C’est qu’Apple n’est pas une entreprise comme les autres. Le fonctionnement relève plutôt de celui d’une secte dont Steeve Jobs aurait été le gourou. Apple ne possède rien, ne fabrique rien, ne possède pas d’usine en propre : Tout est sous-traité en Chine dans des conditions qui ressemblent plus à de l’esclavage qu’à du travail…

Foxconn, le plus important sous-traitant d’Apple, reconnait faire travailler des enfants ;  Pas de sécurité sociale ; 6 travailleurs par chambre, taillables et corvéables à merci. 30% des sous traitant d’Apple ne paient pas leurs employés au minimum du salaire légal, et travaillent largement au-delà des soixante heures hebdomadaires légales…Un petit article ici relate les méthodes de Foxconn.

Apple, C’est tres exactement le modèle économique qui conduit un pays dans le mur. Steeve Jobs restera dans l’histoire comme une sorte de mégalomane  qui a réinventé l’esclavagisme, et exporté son travail en Chine : nous sommes tres loin du génie.

Vu comme cela, on peut remercier le cancer d’avoir emporté Steeve Jobs aussi tôt : Il y a bien une justice divine…

29/08/2011

La rentrée ? Pas pour tous...

 

mai 2012

Winter, le 29 Aout 2011

 «Rentrée politique»

C’est la rentrée politique. Tout le monde s’en est allé en vacances et c’est parti pour un sprint de huit mois jusqu’aux élections de mai 2012. 

vieux-couple.gifTout le monde s’en est allé ? Vraiment ? En 2004, un français sur trois ne partait pas en vacances. En 2009, une personne sur deux n’est pas partie. En 2011, on ne sait pas encore, mais ce  n’est vraisemblablement que le début d’un long et redoutable processus de paupérisation.

Ainsi, le terme de « rentrée » devient insultant pour ceux qui ne « sortent » jamais, et qui sont chaque année plus nombreux…

Mais y a-t-il, dans la classe politique, un seul être qui nous dira que cette année, il n’est pas parti ?

Ce simple mot « rentrée politique », remis dans le contexte du jour, suffit à monter le clivage qui se développe au quotidien entre le peuple et la classe politique.

Mot clefs : Sondage, Mai 2012, Premier tour, UMP, les français et les vacances, congés 2011,  bilan social, PS, EELV, élections 2012, Front national, Europe Ecologie, présidentielles

20/08/2011

DSK, le retour ou l'exil ?

Winter, le 20 Août  2011

www.mai2012.fr

«DSK Quid ? »

Dans quelques heures, on connaitra ce qu’il adviendra du sort de DSK. On sait d’ores et déjà que des tractations ont eu lieu entre les avocats des deux parties afin de trouver une sortie rapide à cette affaire.    

Si le 23 Aout, le procureur, considérant qu’il n’a pas toutes les chances de faire condamner DSK, décidait d’abandonner les poursuites, le prévenu pourrait rentrer rapidement en France. Il ne resterait plus alors que son procès au civil à traiter.

Dans cette hypothèse, croyez vous que DSK ne puisse réellement se remettre en lice pour la course à la présidentielle ?

Les français ne sont pas très rancuniers sur les affaires de sexe, et il y gros a parier, compte tenu de l’état de déliquescence actuel de la classe politique, que cette affaire ne pèserait au final pas très lourd dans la balance.

Ce serait en somme assez drôle.

Mots clefs : élections présidentielles, DSK, strauss-khan, PC, UMP, Sarkozy, ps, hollande, royal, aubry, FN, Marine, Le Pen, Nouveau Centre, Hervé Morin, élection, présidentielle, mai2012, mai 2012, sondage,Strauss Kahn, Sinclair, Premier tour, Deuxième tour, sondages, mai, 2012, mai 2012, Euroe Ecologie, les vertes, EELV, retour de DSK,


 

19/08/2011

Mauvaise nouvelle pour les plus pauvres

Winter, le 19 Août  2011

www.mai2012.fr

«Les petites lois scélérates des vacances»

Publié au journal officiel du 31 Juillet 201, avec application immédiate : tous les achats de ferraille doivent être réglés en chèque, carte ou virement et comptabilisés, quel qu’en soient le montant. Par ailleurs, les vendeurs doivent déclarer annuellement au fisc ces ventes.

photo1-ferrailleur-gratuit-se-deplace-dans-toutes-la-belgique_ferrailleur-lyon-2xdxdx1w852599[1].jpgCela permettra de savoir qui vole les câble en cuivre de la SNCF. Mais ce n’est pas vraiment le but, car le vol de câbles profite avant tout à de grands industriels qu’on laisse en paix : La réalité, c’est de recouper le fichier des ferrailleurs avec celui des bénéficiaires de minima sociaux, afin de pouvoir défalquer desdits minimas les sommes provenant de la biffe, d'une part et de l'autre c'est de tenter de fiscaliser un marché estimé à un milliard d'euro pour lequel l'état pense perdre chaque année 100 million de recette fiscale.

Mais ne pensez pas que cela ne concerne que les manouches : Lorsqu’un kilo de cuivre vaut 4,80 euros, il existe pas mal de veolia, dechetterie, biffin, achat de metaux, ump, mai 2012, élections présidentielles, FN, UMP, PS, PC, PCF, hollande, royale, aubry, sarkozy, juppepetites gens qui font les fonds de leur cave pour allez revendre leur vieux métaux chez le biffin. C’est un peu moins stupide qu’aller les donner  à la déchetterie VEOLIA, non ? (A ce propos, lorsque vous perdez deux heures et un litre d’essence pour aller mettre 50 kilos – et c’est vite fait - de vieux journaux pour lesquels vous avez déjà payé des éco-taxes diverses  à la déchetterie, vous perdez , en plus du prix de l’essence, 3 euros 80. Mais je vous rassure, ils ne sont pas perdus pour tout le monde)

La conséquence de cette loi est évidente ; elle est triple :

1)     Il existe toute une frange assez fragile de la population qui vit de la biffe : les voyageurs, les manouches, les romano, … - appelez les comme vous voulez mais n’oubliez pas que c’est la frange de la population française (la plupart sont plus français que vous et moi…) qui a l’espérance de vie la plus courte – qui va se retrouver encore plus fragilisée par cette loi et sans doute se rabattre vers des commerces « moins honorables »

2)    Cela va alourdir considérablement les charges administratives des marchands de métaux et renchérir le prix des matières premières

3)    Enfin et c’est sans doute le pire, il va se créer un marché parallèle des métaux et de la récupération,  encore moins contrôlable que le marché actuel.

Accessoirement, on peut se demander comment vont réagir les banques qui vont voir se multiplier les chèques de un ou deux euros, car beaucoup de gens se font payer de très petites valeurs...

Et puis, surtout, rappelez vous bien : On ne valorise pas quelque chose qui n’a pas de valeurmedia98264[1].jpg car la multiplication par zéro donne toujours zéro : Lorsque vous portez gracieusement vos produits usagés à la déchetterie, cela n’a rien à voir avec l’écologie : c’est un don  que vous faites aux grandes multi nationales ; Vous verrez que, crise aidant, le biffin repassera bientôt devant chez vous en criant « habit chiffon ferraille à vendre… ». Il vous payera alors en chèque…

17/05/2011

Affaire DSK, une chance pour la gauche ?

Winter le 17 Mai 2011

http://www.mai2012.fr/

«Revenir à des fondamentaux »

L'affaire Strauss-Kahn est « fâcheuse ».

Mais, dans le fond, Strauss-Kahn etant perdu pour le PS, sauf à démontrer - mais dans un calendrier tellement serré que cela reste de la politique-fiction- qu'il s'agisse d'une manipulation, il faut bien faire avec.

Au-delà du caractère tragique de cette histoire, cela peut être une vraie chance pour les gens de gauche qui ne se rassemblent que dans les moments difficiles, et celui-ci en est incontestablement un.

La chance, c'est de montrer, de même que le FMI peut vivre sans son directeur général, que le projet de gauche n'est pas dépendant des individus qui le promeuvent, qu'il est « naturellement » inscrit dans le patrimoine génétique du corps social.

Le hic, c'est qu'il faudrait pouvoir convaincre un certain nombre de formations d'adhérer réellement à un projet de gauche, et de ne pas présenter de candidats en 2012. Et dans la mesure où l'arbre idéologique a un peu perdu ses racines, on ne voit pas très bien de quel bois bâtir cette union.

Le PS devrait donc tourner la page DSK et promouvoir un projet de gauche réellement fédérateur, sur des choses simples et réfléchies. La lutte des classes n'est pas une utopie, c'est la réalité de la vie de tous les jours pour beaucoup d'entre nous : La caissière qui ne peut pas aller pisser quand elle en a envie, le jeune diplômé à qui on propose stages non rémunéré sur stages non rémunérés, le noir qui doit se contenter de nettoyer le métro car tous les autres boulots lui sont interdits, l'ouvrier rompu au travail à l'usine et à qui l'on propose, entre deux périodes de chômages économiques, de travailler plus pour gagner plus, tous ces gens-là savent bien que nous vivons dans un monde de classe exactement comme en Inde, même si cela ne se dit pas, dans lequel les individus évoluent au sein d'une caste : la caste des marchands, celle des professeurs, celle des diplômés, celle des miséreux etc...

Le projet de la gauche, ce ne doit pas d'augmenter le pouvoir d'achat, mais de faire prendre conscience aux petites gens qu'ils valent au moins autant que les grands et qu'ils ont leur entière place dans la lutte pour faire de ce monde un monde meilleur pour nos enfants.

Ce discours, la gauche, qui est composée pour une grande partie de nantis, de professeurs, d'enseignants, de gens pour lesquels l'accès au crédit ou au travail ne se pose pas dans les mêmes termes que pour le petit peuple, ce discours-là, il faut le réhabiliter !

Le communisme, c'est périmé, entend-on souvent. Mettre en commun ses biens, sa force de travail, ce serait périmé ? Comme si personne n'avait jamais remarqué qu'en ramant à deux dans une barque, on va plus vite que tout seul... Le capitalisme, en faisant croire qu'il est le seul système d'organisation humaine qui soit « naturel » et valide, et en rendant « as been » le message collectiviste, a réussi un holdup magistral sur la force de travail de chacun d'entre nous...

Et pourtant, la vérité est toute autre : L'homme en un siècle et demi de capitalisme, a plus abimé son environnement que l'esclavage de l'a fait en mille ans ! Le progrès ne vaut que s'il est partagé par tous, nous disait il y a quelques temps une publicité... Aujourd'hui, on voit ressurgir des marchands de produits d'occasion, des discounters de  produits de mauvaise qualité à bas coût, et de main d'œuvre encore moins chère, toujours moins chère, qui ne pourra jamais partager ce « progrès ».

La catastrophe de Fukushima, mais également assez paradoxalement celle de Tchernobyl, sont les produits d'une société dérégulée, où les intérêts financiers passent avant les intérêts généraux.

Et comme par hasard, dans chaque grande catastrophe - financière, industrielle, économique, humaine - ce sont les états qui sont appelés à la rescousse.

Ainsi, le capitalisme n'est « naturel » que lorsqu'il fonctionne bien. Dès qu'il atteint ses limites, il devient alors plus « naturel » de revenir à un système collectiviste, réglementé...

Si, profitant de la déconfiture de son mentor, la gauche française revenait à un vrai discours politique, elle marquerait à n'en pas douter pas mal de points.

 

12:20 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : affaire, dsk, sofitel, ps, pc, aubry, hollande, qui est orphelia, new york | | |  Facebook

11/05/2011

ne cherchez pas d'idée dans les partis politiques

Winter le 11 Mai 2011

http://www.mai2012.fr/

«Mourir pour des idées, d'accord mais de mort lente»

 

En introduction :

En 1981, Mitterrand à finalement gagné en parti grâce une fameuse affiche représentant une petite église... Aujourd'hui, Internet, ce sont des millions d'affiches disponibles. Allons donc regarder les sites des partis qui veulent accéder à la magistrature suprême...

En préambule :

A la date de rédaction de cet article, sur 20 Sites de partis politiques examinés, 8 n'avaient pas pris la peine de protéger correctement leur nom de domaine , c'est à dire que parmis les extensions suivantes : .FR .COM .NET .ORG .EU, il y en avait au moins (et souvent plus) d'une d'encore disponible à leur nom...On croit rêver, mais c'est la juste vérité...Il s'agit des sites de Dupont Aigan, Lutte Ouvrière, De Villiers, Jean Pierre Chevènement, Hervé Morin, Jean Luc Melenchon, le PArti Ouvrier indépendant et le rassemblement pour la France. Cela est symptomatique d'une certaine incompréhension des enjeux de la communication en 2011...où bien qu'ils n'y croient pas vraiment.

Pour continuer...

En Février 2010, je m'étais livré à une petite étude sur l'offre politique, en partant d'une idée clef. Sur Internet, c'est comme dans la vraie vie : Si l'on veut vraiment vendre quelque chose, on le met en tête de gondole. Partant de l'idée que faire de la politique c'est avant tout promouvoir des idées, j'ai donc recherché sur les différents sites des différents partis politique comment était positionné l'onglet présentant les idées fondatrices;

Il s'agit bien des idées, et non du projet ou des chantiers, car idées et projet sont deux choses différentes : Je ne m'intéresse ici qu'au positionnement des fondamentaux dogmatiques sur la vitrine internet, c'est-à-dire aux valeurs promues par chaque parti, à leur socle intellectuel en quelques sortes et non leurs chantiers, projets ou outils...

Pour comparer, si l'on marque en gros sur les mairies "Liberté, Egalité, Fraternité", ce n'est pas pour rien : Ce sont bien les idées fondatrices de notre société moderne (en principe). La pierre des édifices, c'est devenu internet, et c'est sur les pages d'accueil des partis qu'il convient de chercher les valeurs portées.

Le résultat est ici, c'était en février 2010. (lien vers l'article)

J'ai refait le même exercice, sachant que nous sommes à moins d'un an de l'élection présidentielle.

Ce petit tableau synthétique montre en vert comment chaque parti positionne ses fondamentaux. Le PS a du lire mon article de l'année dernière puisqu'il a remonté l'exposé de ses valeurs en première position : c'est le seul. L'UMP, elle, laisse toujours la place à l'action plus qu'à la réflexion : Elle expose maintenant ses valeurs un peu plus loin qu'il y a un an.

Sur vingt partis, seuls dix sont capables d'exposer de manière plus ou moins claire une socle de valeurs, de références dogmatiques, et ce ne sont pas forcement ceux auxquels on pourrait penser...

 

tempo.jpg

Les partis mis en rouge sont ceux qui ne définissent pas de manière claire leur positionnement en terme de valeur.

Pour ce qui concerne les parties vertes, plus on va vers la droite du tableau, moins on a de chance de promouvoir les valeurs portées...

Je vous laisse frémir....

Pour ce qui concerne la forme des différents sites, à part quelques exceptions sur-réalistes, comme CAP21 qui ressemble à un blog ou désirs d'avenir à une casserole à trucs, ils font preuve d'un conformisme assez incroyable tout en etant très peu vendeurs. Sur 20 sites examinés, 9 ont une page d'accueil qui s'appelle..."Accueil". C'est un peu comme si sur le paillasson de la porte d'entrée de mon appartement, j'écrivais "Paillasson"... l'imagination au pouvoir, quoi...

Certains sites traduisent les véléités individuelles : tout est axé sur le personnage. C'est le cas du site de Dominique de Villepin qui, lui, s'est carrément reservé un onglet pour sa bio (C'est le p'tit côté Galouzeau) mais pas un seul pour exposer ses idées. Le front national, lui, commence par présenter Marine Lepen . Le site de l'UMP est devenu complètement incompréhensible : On a l'impression que c'est un album photo. Il y a un super trombinoscope , mais ne tentez pas de cliquer sur la photo pour en savoir plus, c'est secret... Ne cherchez pas non plus le nom du président de l'UMP, c'est secret : Il n'y a que des vice(s) présidents...

La navigation sur ces sites est en général assez laborieuse et relève plus du bricolage que de la réflexion, à quelques exceptions près : Le site du PC est clair, net et sans bavure avec une vraie réflexion sur la charte graphique et la navigation.

Certains sont marrants : c'est le cas du NPA, le site du facteur de Neuilly : Il est toujours resté en 2009 (www.npa2009.org)

Pour ce qui concerne le côté militant, même remarque qu'en 2010 : Les partis en majorité n'osent pas réclamer de l'argent et relèquent souvent (quand il le font) le dernier onglet de leur menu d'accueil à cet effet. C'est bizarre cela doit être le côté français qui n'ose pas parler argent. Moi, si je voulais faire un parti, le premier onglet se serait pour exposer mes idées et le deuxième pour adhérer...

Le site de Borlo est sympa : la synthèse de ses idées ressemble à une discussion de la fin d'un repas bien arrosé. Et puis, si vous allez dessus au bureau, pensez à eteindre le haut parleur du PC

Pour ce qui concerne le Modem qui se présente comme un rempart devant la déconfiture d'un ensemble de valeurs, il vous faudra lutter pour trouver les siennes, et être armé d'une bonne loupe... et de beaucoup de patience.

Le problème d'un site, c'est qu'il faut le faire vivre. Mention spéciale au site de Philippe de Villiers : Son agenda est encore vide : il ne doit pas penser aux présidentielles en se rasant le matin.Bon, il lui reste un an pour se préparer...

JEan Pierre Chevènement - qui est déjà ressucité une fois, rappelons le - nous présente sur son site un index thématique interessant Sauf que dans les tags, il a oublié "présidentielles 2012". Espérons qu'il ressucitera une deuxième fois...

Le site d'europe ecologie les verts, cette année encore, obtient la palme du site le moins réfléchi. Ils ont du faire un mixte du site de cAP21 et de leur site perso de l'année passée....

Bon, voilà un résumé un peu acide, je vous le concède. Je vous laisse aller faire votre marché politique sur les boutiques en bas de page...

Personnellement, je ne crois pas que ceux qui organisent la communication des partis soient réellement incompétents. Je pense juste que malheureusement, la conception de leur site reflète ce qu'ils pensent... ou ne pensent pas. Toutes les remarques sur cet article ou insultes seront les bienvenues.

Les boutiques visitées :

CAP21Désirs d'avenir / Debout la république / Europe Ecologie les Verts / Front National / Lutte ouvrière / Modem /

Mouvement pour la France (Philippe de Villiers) / MRC (Chevènement) / Nouveau Centre (ex UDF) Hervé Morin / NPA / Parti Chrétien démocrate (Boutin) / PCF / PArti de Gauche (Mélenchon)Parti Ouvrier Indépendant / Parti Radical (Borlo) /  PArti socialiste / RPF / République Solidaire (De Villepin) / UMP /

10/02/2011

Pourquoi SARKOZY sera-t-il réélu en 2012

 

Winter, le 10/02/2011

www.mai2012.fr

« Pourquoi Nicolas Sarkozy sera réélu en 2012»

Mais pourquoi Sakozy serait réélu ?

Est-ce parce qu'il a en face de lui une vieille endive molle où un vieux poireau fripé  qui ne s'accordent pas sur la dose de sel qu'on doit mettre à la soupe ? Est-ce parce devant la crise montante et l'absence de solutions, les tensions s'exacerbent dans tous les sens, exhumant les vieux démons de l'Europe ?

Non, non, non et mille fois non.

Il sera réélu car il est le meilleur.

Il est le meilleur pour être Président.

Mais le niveau de son bilan est sans doute totalement inédit  dans toute l'histoire de notre Vème République ? Alors, en quoi est-il le meilleur ?

Il n'est pas le meilleur pour être NOTRE président. Il est le meilleur pour être Président.

C'est aussi simple que cela.

C'est en écoutant des gens dans le train de banlieue que, contrairement à ce que la plupart des gens pensent, je me suis persuadé que Nicolas Sarkozy sera bien réélu en 2012, car j'ai été surpris d'entendre qu'ils répétaient comme une vérité révélée les messages répétés en boucle dans journaux télédiffusés sur la société des privilégiés, l'injustice du bouclier fiscal, les fainéants qui ne veulent pas travailler etc etc...

Sa stratégie est redoutable, et d'une simplicité à faire pâlir les experts en communication.

Rappelez vous l'image de campagne de François Mitterrand imaginée par Ségala et qui lui a sans doute fait gagner les élections, elle était du même acabit : Le force tranquille, le petit village, la petite église, du ciel bleu : Un image simple, dans laquelle le français des années 80, d'une France rurale en train de devenir urbaine, en train de perdre ses repaires de l'occident chrétien,  pouvait facilement se retrouver, et avec le beau temps en plus.

Si De Gaulle avait compris l'importance de la télévision et de l'image, Mitterrand a lui compris l'importance du mimétisme : Les gens ne s'associent que sur ce qui leur ressemble. Le petit village : voila une image fédératrice. Qui aurait pu penser dans cette France pleine de barres d'immeubles qu'elle ne serait pas consensuelle ? Mitterrand avait mis cette idée de mimétisme au service de son désir d'orchestrer la marche du monde. A cet égard, le seul vrai acte de courage de Mitterrand fut d'abolir la peine de mort, car il avait contre lui toute la France.

Nicolas  Sarkozy a poussé l'intrusion du mimétisme dans la politique à l'extrême, en le mettant au service de son appétit de pouvoir.

Qu'est ce que cela signifie ?

Scrutez attentivement les messages de Notre Bon Suzerain : Il n'avance jamais d'idées directrices, il ne fait que de la reformulation, c'est à dire qu'il répète en boucle ce que tout le monde pense plus ou moins fort, au gré de la conjoncture, sans jamais proposer de solutions structurelles.  Et, comme la cour de Mitterrand le faisait, la sienne le suit à l'unisson...

Les CRS se mettent en grève ? : « Les français ne comprendraient pas qu'ils n'ont pas le  droit à la sécurité »

Les magistrats se mettent en grève ? : « Mettez vous à la place des français qui attendent déjà trop longtemps leur jugement »

Le smicard se plaint qu'il n'a pas assez d'argent pour vivre ? « Parce que vous croyez que la personne avec un petit revenu, elle peut se permettre de payer la baguette de pain un euro cinquante ? »

Mais qui serait contre ?

Qui serait contre un système  pour financer la dépendance ? Qui serait contre l'augmentation du pouvoir d'achat ? Qui serait contre les délocalisations qui privent nos régions d'emploi ? Qui serait contre le rétablissement de valeurs morales ? Qui serait contre un suivi particulier des détenus multi-récidivistes ? Qui serait contre la suppression de l'aide à des régimes corrompus ?

Personne !

On peut mettre ce dialogue à toutes les sauces, c'est toujours pareil. Cela ne mène strictement nulle part car si l'action politique se bornait à faire un programme de campagne, cela se saurait. Néanmoins, cette manière de faire est stratégiquement très efficace, lui permettant au passage de se faire quelques alliés solides dans le monde de l'entreprise privée qui reçoit pour rôle de pallier les carences de l'état.

En proférant ces banalités dont il devrait être en principe comptable devant la nation, il fait trois choses redoutables :

1) Chaque français pris individuellement s'identifie à lui, personnellement, avec comme corollaire à cette identification de  rendre sans intérêt toute velléité de coalition ;

2) Il inverse la charge de l'action, donnant l'illusion que le vrai levier d'action n'est pas sur le pouvoir politique, sur l'exercice de son pouvoir, le pouvoir pour lequel il porte mandat, mais en définitive sur le peuple ;

3) Il est du coup du côté de chaque français.

Alors, dans ces conditions, pourquoi le peuple voterait-il contre lui-même ?

C'est pour cette raison, et uniquement pour celle-là que Sarkozy sera réélu, et non parce que le Parti Socialiste s'englue dans la configure de vieille rose.

La méthode, très loin d'être bête, est une redoutable machine de guerre. Cette technique, qu'on apprend dans n'importe quel ABC de la communication dit en substance qu'en  ressemblant le plus possible à ton client, tu évites qu'il ait prise sur toi et tu fais en sorte qu'il soit convaincu que le choix que tu lui instilles est le sien propre.

Le soucis, c'est que si la ménagère de moins de cinquante ans peut rentrer assez facilement dans le jeu, ce n'est pas le cas des jeunes, surtout s'ils sont privés à ce à quoi ils aspirent : ici un appart, là bas à manger et du travail un peu partout qui corresponde à ce qu'on leur a promis lors de leurs études...

Avec une stratégie telle que celle-ci, on ne peut qu'être très inquiet pour demain : Les réactions des jeunes - ce sont les mêmes partout - en Egypte, en Tunisie, en Algérie, au Maroc, au Yemen sont dans doute de très mauvais signes avant-coureurs

 

30/12/2010

Islande : une révolution soft

 

Winter, le 30/12/2010

www.mai2012.fr

«Quand les islandais chauffent, cela bouillonne plus que dans leurs volcans»

Il faut être bien curieux pour arriver à trouver des informations sur ce qui se passe depuis un mois en Islande.  Et pourtant, cela mériterait-il pas de faire la une de la presse ?  Alors, de quoi s'agit-t-il ?

Rien de moins que d'une véritable révolution, mon bon seigneur, une véritable révolution...

Voyons un peu :

En 2007, crash financier et faillite des trois principales banques islandaises.

Derrière, chute dramatique du niveau de vie des islandais, qui étaient pourtant classés en 2008 comme les premiers en terme d'Indice de Développement Humain (l'IDH de l'ONU est un indicateur destiné à mesurer le développement des pays) et tombent, en 2010, au 17ème rang...

Le gouvernement islandais décide de nationaliser ces trois banques,  la Kaupthing, la Glitnir, et la Landsbanki , et tente en vain de mettre en place des mesures afin d'éviter une inflation qui devient monstrueuse, tel que l'abandon des taux de change fixes.  La couronne islandaise perd 85% de sa valeur. Le FMI, après avoir fait un prêt de 3 milliards de dollars au pays en 2008 lui prévoit pour 2010 une chute du PBI de l'ordre de 10%, avec tous les désastres économiques qui vont avec.

Alors le 20 Février 2010, les islandais se prononcent par référendum à 90% contre le plan de remboursement de la dette d'Icesave, la filiale de Landsbanki qui opère au Royaume Uni, car ils ne veulent endetter une génération entière dans le seul but de payer les erreurs des spéculateurs à la petite semaine. Le gouvernement - sous perfusion du FMI - est bien embarrassé.

C'est le début d'une fronde contre les institutions financières.

La crise de 2008 est vue par les citoyens comme la faillite d'un système qui, dans sa globalité, serait aux bottes des institutions financières. L'Islande, qui n'avait pas de constitution propre, puisqu'elle avait repris celle du Danemark, après quelques modifications basiques, décide, le 27 Novembre 2010, d'élire au suffrage direct parmi 523 citoyens ordinaires tirés au sort et volontaires, la petite trentaine de ceux qui auront pour tâche de proposer avant la mi-2011 dans le cadre d'une Assemblée Constituante, une constitution à la Nation. On n'a pas vraiment entendu parlé de cette élection, et pour cause, il est plus intéressant de parler de l'extradition de Cesare Battisti que des tentatives citoyennes de reprendre le contrôle sur un monde qui devient fou...

Parmi les thèmes que la constitution devra réguler, on trouve

- les bases de la constitution islandaise et ses concepts fondamentaux ;

- l'organisation des branches législatives et exécutives et les limites de leurs pouvoirs ;

- le rôle et la place du Président de la République ;

- l'indépendance de la magistrature et leur surveillance des autres détenteurs de pouvoirs gouvernementaux ;

- les mesures pour les élections et les circonscriptions électorales ;

- la participation des citoyens au processus démocratique, y compris l'organisation de référendum, y compris un référendum sur une loi constitutionnelle ;

- le transfert des pouvoirs souverains aux organisations internationales et conduite des affaires étrangères ;

- les affaires environnementales, y compris la propriété et l'utilisation de ressources naturelles.

En bref, il s'agit bien de redéfinir les règles du jeu...

Affaire à suivre. Les islandais, petit peuple de 320 000 âmes,  pensent que, contrairement à ce qui nous est asséné quotidiennement par "nos" médias, les solutions à la crise ne sont pas économiques mais politiques, et passent par une vraie représentation de la souveraineté et des intérêts du peuple.

Ce que l'on peut également retenir également de cette drôle d'histoire, c'est qu'en prenant des mesures à contre-courant de tous les autres pays, tels que déflation et contrôle stricte des transactions financières, l'Islande - dont la situation était la pire de tous les pays affectés - aujourd'hui s'en tire mieux que tous les autres pays...

Ceci montre une fois de plus que lorsqu'on est en période de crise, les solutions toutes faites sont éculées.


 

 

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu