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03/12/2011

Le métro à l'heure des SDF

Winter , le 23 Mars 2006 

www.mai2012.fr

"Une simple erreur d'appréciation

Potron-minet, gare Saint L azare, Vendredi matin . Station de métro ligne 13 direction Châtillon .

Pas grand monde à cette heure. Normal. Le Parisien qui n’est pas parti en week-end reste encore au lit si tôt matin. Le parisien est un citadin qui s’apprécie in situ du lundi au jeudi, de préférence aux heures ouvrables. Le reste du temps, le Parisien est soit au lit, soit à Deauville, soit encore à la noce. Pour l’heure, on croise uniquement les noirs, les ouvriers, les travailleurs. L’écrin de béton du métro sorte lascivement  de sa torpeur nocturne. Quelque éclat d’une toux caverneuse suivi d’un bruit de crachat glaireux qui vient finir sa course sur goudron fraîchement balayé  émaille le brouhaha encore timide du quai. Odeur d’urine et de cigarette mal éteinte de la veille. Le jour se lève. C’est l’heure des pauvres.

Accroché au fait d’un poteau dans son coffre laqué noir, le panneau indicateur rappelle de ses lettres lumineuses au chaland encore endormi que pour ce jour encore, il pourra bénéficier de tous les services de la RATP. Pas de mouvement social en vue ; prochaine rame dans une minute quarante.

Un mouvement social est une période qui – très paradoxalement - se caractérise par l’immobilisation de la société. Plus la mobilisation est forte, plus le mouvement est important est plus l’immobilisation est forte.

La technologie mise en œuvre dans ce panneau lumineux qui, tel un oracle antique, peut,  dans les temps aussi troublés que nous vivons,  prédire l’avenir avec une précision si redoutable,  force l’admiration.

Encore une minute vingt à attendre.

Sur le sol, à la naissance de la voûte, comme dans la plupart des stations parisiennes, les ingénieurs ont ménagé de manière fort habile  une petite rigole d’un dizaine  de centimètres de large sur 3 à 4 de profondeur : L à, les armées de l’ombre, ces rois de la propreté,  hommes et femmes le plus souvent noirs, assez régulièrement dans une situation qui souvent ne l’est pas, ces hommes et ces femmes que l’on rencontre dans le tout premier train de banlieue du matin, celui dont le pantographe en hiver fait fondre la première glace de la caténaire . ,  à la main le petit sac de toile contenant l’indispensable et économique casse-croûte, parfois  voyageant pour les plus habiles d’entre eux dans le compartiment vélo en compagnie de leur petite reine , car à cette heure, c’est le système « D » qui prévaut pour rejoindre son lieu de travail, ces hommes et ces femmes équipés d’un balai de plastique au longues et souples palmes vertes  que des équipes entières de marketing ont conçu , velléité dérisoire, avec pour ligne directrice le vœux d’imiter le  traditionnel balai de genet des cantonniers de notre enfance, ces hommes et ces femmes de l’ombre peuvent y chasser d’un geste indispensable, ample et cadencé les résidus que des voyageurs peu précautionneux ont plus ou moins lâchement abandonné au sol  : Tickets usagés, étuis de cigarette vide, peigne de cheveux, élastiques, papier et toute une kyrielle d’objets tous plus improbables les uns que les autres .

Prochaine rame dans une minute dix.

C’est dans ce petit caniveau que  tard dans la soirée, les hordes de sans abri iront soulager leur vessie par trop chargée du mauvais vin des épiciers noctambules, et qu’au petit matin, les derniers fêtards parisiens y viendront épandre  la jardinière acidulée de  leurs estomacs retournés comme des peaux de renards .

Une minute d’attente .

Pour l’heure, cette rigole est encore pratiquement vierge.

Adossé contre le mur  de la station, notre homme, fait du surplace et en profite  pour y coincer régulièrement  le talon de ses brodequins de marche. Il est antillais, ghanéen, capverdien peut-être.

Il a trente cinq ou quarante ans maximum.

Son visage mat, soutenu par une élégante barbiche soigneusement taillée et peignée est calme. Son regard alternant de gauche à droite semble répondre à des impératifs de contrôle d’une situation qui se déroule sans heurt.

Campé très volontairement sur ses deux jambes, dans la lignée des conquérants d’espaces sauvages, il porte un jean légèrement défraîchi, mais propre,  une parka de sport assez ample bleue marine parée de grandes poches plaquées sur le devant et surmontée d’un col qui lui couvre bien le cou. Son manteau légèrement entr’ouvert laisse deviner une chemise de jean boutonnée jusqu’en haut du col. Avec son air tranquille et ses chaussures montantes,  promptes à supporter de longues et harassantes stations debout, il a tout le nécessaire du fonctionnaire de la RATP.

Sur le haut de la manche gauche de sa veste de nylon, la broderie d’une improbable  latitude et d’une non moins improbable  longitude masque difficilement le fait que l’expédition la plus australe que notre homme ai sans doute jamais diligentée s’arrête probablement à la porte d’Orléans.

Encore quarante secondes à attendre.

On entend sourdre des entrailles de la terre, d’abord timidement puis de plus en plus perceptiblement le bruit de la étreinte métallique des boggies sur les rails . L e coup d’œil prompte  et précis, notre homme porte son regard par delà la fin du quai opposé, vers l’endroit ou les rails viennent mourir dans la pénombre du souterrain naissant, juste au dessus d’une pancarte émaillée qui rappelle au profane les limites du domaine de l’usager, en direction des indicateurs lumineux aux significations sans doute limpides pour le professionnel de la profession mais de toute évidence totalement incompréhensible pour le commun des mortels .

Il conserve dans sa main droite un crayon à papier de type 2B soigneusement taillé et prompt à servir tandis que sa main gauche  – tel celle d’un journaliste prêt à prendre des notes – tient précautionneusement un épais carnet dont les nombreuses pages passablement décalées et écornées  à force d’être manipulées sont recouvertes de manière méthodique de rangées scrupuleusement  alignées de petits numéros.

Il fait froid dans cette station qui pour l’heure ne bénéficie pas encore du nombre  pour y faire monter de quelques degrés la température ambiance, aussi, pour se réchauffer, notre homme se balance alternativement d’un pied sur l’autre. Pied gauche, pied droit, pied gauche, pied droit.  C’est qu’entre deux rames, le temps paraît bien long. Et comme il faut bien faire quelque chose, a chaque fois qu’il vient à s’appuyer sur un pied, il tape deux fois très rapidement et très discrètement son talon derrière la marge de la rigole ; Pied gauche tic tic, pied droit tic tic, pied gauche tic tic….

En fonctionnaire zélé,  immobile, il scrute avec minutie l’entrée du tunnel, rythmant de ses pieds engourdis un temps qui a du mal à passer: Pied gauche tic tic, pied droit tic tic, pied gauche tic tic….

A l’apparition de la rame, il stoppe son surplace et note dans sa colonne de chiffres quelques numéros, probablement la référence du train qui apparaît en lettres lumineuses  au frontispice de la motrice. Puis il récapitule méticuleusement en repassant par un pointage du  bout de son crayon si  bien affûté l’ensemble des inscriptions depuis la première rangée de la colonne.

Du travail précis, effectué dans le calme, du travail soigné, du travail bien fait.  Voici qui force le respect, voila ce que le monde entier nous envie dans nos chemins de fer et qui  nous permet de vendre notre TGV aux japonais : l’art de la belle ouvrage.

Les portes s’ouvrent, les quelques voyageurs montent, tandis que d’autres descendent, les portes se ferment , la rame repart. Notre homme ferme son carnet et se remet en mouvement Pied gauche tic tic, pied droit tic tic, pied gauche tic tic….

Les trains doivent être à l’heure : En l’absence de mesure de résultats, comment juger de l’impact d’une action sur une organisation globale ? Et pour qu’un service soit efficace, il convient d’en mesurer et d’en suivre précisément les effets , en terme de résultat : ponctualité, disciple, régularité, amour des choses bien ordonnées. Voici ce qui manque en France. Il faut remettre la France au travail, à l’image de ce fonctionnaire qui effectue consciencieusement un travail qui n’est pas forcément très gratifiant.

-         Pied gauche tic tic, pied droit tic tic, pied gauche tic tic….

-         Une nouvelle rame arrive.

-         Les portes s’ouvrent

-         Les voyageurs montent et descendent

-         Notre homme s’immobilise

-         Ouverture du carnet

-         Ecriture

-         Les portes se ferment

-         Récapitulons en comptant depuis le haut de la colonne.

-         Fermeture du carnet

Un je-ne sais-quoi dans l’attitude de ce fonctionnaire ne colle pas et m’intrigue. Peut être est-ce simplement le fait que j’entr’aperçoive au dos du petit papier sur lequel  il écrit en s’appuyant sur son carnet qu’il s’agit d’une note de fast-food.

Et tandis que notre homme reprend son manège, pied gauche, pied droit, je décide de laisser passer quelques rames en sa compagnie sur le quai devenu maintenant désert.

-         Pied gauche tic tic, pied droit tic tic, pied gauche tic tic….

-         Une nouvelle rame arrive.

-         Les portes s’ouvrent

-         Les voyageurs montent et descendent

-         Notre homme s’immobilise

-         Ouverture du carnet

-         Ecriture

-         Les portes se ferment

-         Récapitulons en comptant depuis le haut de la colonne.

-         Fermeture du carnet

Image d’une société dont les individus sont broyés par des activités sans intérêt, ce processus qui se répète invariablement trahit plus probablement l’absurdité d’une tâche dont un fonctionnaire perdu dans le fond d’un obscur bureau a ordonné l’exécution au seul motif qu’on le lui avait à lui-même demandée.

Au pied de notre homme, des effets personnel : une sacoche dans laquelle le cadre de bureau y met usuellement un ordinateur portable, et qui contient sans doute le matériel nécessaire au contrôle des titres de transport ainsi que les divers horaires indispensables à une bonne synchronisation des opérations ferroviaires, un sac à dos de petit format semblable à ceux que les adolescents portent invariablement en toute circonstance, un attaché case d’un modèle bien ancien, et quelques sacs en plastique jaune dont l’un d’entre eux, sanglé par des sandows élastiques, trahit finalement l’appartenance de notre homme à la cohorte des miséreux, qui, bagages aux bras, hantent au petit matin les quelques rares endroits de la capitale ou l’on peut se sentir pour quelques temps à l’abri de morsure d’un froid qui tard à disparaître dans l’hiver finissant, et ou bientôt la présence de la foule permettra de camoufler sa propre solitude.

-         Pied gauche tic tic, pied droit tic tic, pied gauche tic tic….

-         Une nouvelle rame arrive.

-         Les portes s’ouvrent

-         Les voyageurs montent et descendent

-         Notre homme s’immobilise

-         Ouverture du carnet

-         Ecriture

-         Les portes se ferme

-         Récapitulons en comptant depuis le haut de la colonne.

-         Fermeture du carnet

J’observe.

Que note-t-il sur son carnet ?

Je ne sais pas.

Peut-être tente-t-il pas une incertaine intercession divine de trouver à travers l’ordonnancement des métro la prochaine combinaison gagnant du loto ?

Plus vraisemblablement notre homme est psychotique, et , en l’absence de toute contrainte, il s’est investi d’une improbable mission.

Combien noircira-t-il calmement de pages avant qu’on s’intéresse à lui ? Sans doute cela n’est il même plus son problème. Il s’est construit un univers orthonormé ou lui-seul s’y retrouve.

Loin des débats sur le CPE, vraisemblablement sans travail, sans abri, sans famille, au ban de la société,  il n’existe socialement plus ,  pas même  pour les statistiques. Il  s’est trouvé là une raison de vivre. Au rythme d’une gymnastique précisément cadencée, il attend, évalue, scrute, compte, vérifie et note des chiffres dont lui seul détient l’explication.

Paris - 23 Mars 2006

 

 

12/07/2011

L'affaire DSK expliquée à mes enfants

http://www.mai2012.fr/

Winter, le 12 juillet 2011

«L'affaire DSK, expliquée à mes enfants»

L'affaire DSK est complexe. Elle est importante. Ce n'est pas un simple fait divers, ce n'est pas un simple fait de société, c'est bien plus que cela. La lecture de la presse ne permet pas de se faire une opinion. Abandonnons la presse, abandonnons le petit écran et utilisons notre cerveau pour tenter de revenir aux faits, juste aux faits et rien qu'aux faits.

Pourquoi cette affaire est-elle majeure ?

L'idée répandue est que nous vivons dans un monde où la morale a cédé la place au règne de l'argent et que la règle qui prévaut est celle de la banque et de la finance. A tort ou à raison, on attribue au libéralisme l'exacerbation de ces valeurs, lequel libéralisme est la pierre angulaire du système politique en place en France.

Assez paradoxalement, une frange importante de l'opposition à ce système ultra libéral fait de son héraut une personnalité politique qui de par ses fonctions-mêmes - président du fond monétaire international - pilote ce milieu.

Quels sont les faits ?

Dominique Strauss-Kahn se voit accusé par une femme de chambre d'un hôtel newyorkais  où il passait une nuit de tentative de viol.

Que se passe-il ensuite ?

Il est emprisonné sous procédure de « home arrest », c'est-à-dire dans une résidence qu'il paie. Ultérieurement, parce que le témoignage de l'accusatrice se révèlera fragilisé par différents mensonges sur son passé, Strauss-Kahn sera rapidement libéré sans pour autant retrouver sa liberté de circuler.

Les intérêts politiques en jeu sur ce dossier outre atlantique font qu'il est assez probable que le procureur américain en charge du dossier, Cyrus Vance,  doive se résoudre à trouver une porte de sortie honorable pour les trois parties (l'accusatrice, l'accusé, lui-même)

Quelles sont les conséquences au plan international ?

Le fond monétaire international se voit contraint de changer un président dont tout le monde s'accorde à dire qu'il avait redonné un rôle de premier plan à l'institution. Le discrédit de la France n'est pour autant pas engagé puisque c'est une française qui prendra sa succession.

Quelles sont les conséquences en France ?

Dans un contexte politique où l'actuel président est sévèrement chahuté par l'opposition et où des fissures dans son parti majoritaire se font de plus en plus nombreuses, Dominique Strauss-Kahn apparaissait pour beaucoup comme le candidat pouvant rallier les forces sociales démocrates avec les forces de gauche.

Le parti socialiste pour la première fois de son existence, est en train d'organiser des primaires internes afin de désigner le candidat qui portera ses couleurs aux élections présidentielles de 2012.  Le calendrier de cette procédure interdit de fait à Dominique Strauss-Kahn, confiné aux Etats-Unis, de concourir.

En conséquence, la donne de l'élection présidentielle française de 2012 est totalement redistribuée.

Alors que le ciel s'éclaircit pourtant aux Etats-Unis pour Dominique Strauss-Kahn, une écrivain française, Marie-Caroline Banon,  dite Tristane Banon, accuse à son tour Dominique Strauss-Kahn de tentative de viol, ceci alors qu'elle avait 24 ans. Elle s'était entretenue assez librement de cet événement dans une émission populaire avec Thierry Ardisson, en 2007, où elle cite devant un certain nombre de personnes le nom de Strauss-Kahn qui est dépeint alors par l'animateur-même de l'émission comme un véritable obsédé sexuel.  En 2011, alors qu'elle a maintenant 32 ans, elle décide de porter plainte contre Dominique Strauss-Kahn, sur ces faits qui dateraient de 2003. En bonne journaliste qu'elle était alors malgré son jeune âge, elle s'était constitué un véritable dossier à l'appui de ses allégations, dossier qu'elle dévoile aujourd'hui par bribes.

La manière dont Strauss-Kahn reviendra sous les projecteurs de la politique française sera sans doute fonction de l'appréciation par la justice française de la crédibilité du témoignage de la jeune fille, dont au notera au passage que, contrairement à la jeune femme de chambre américaine, elle évolue dans une sphère proche de celle de la personne qu'elle accuse.

Quelles sont les conséquences pour les militants socialistes ?

A l'occasion de cette affaire, apparait au grand jour le train de vie extraordinaire d'un couple jusqu'à présent relativement discret - Anne Sinclair et Dominique Strauss Kahn.  Le masque tombe sur les liens entre le pouvoir et l'argent, de manière à peu près aussi fracassante que lors de l'intronisation de Nicolas Sarkozy au Fouquets

Les rumeurs devenant de plus en plus présentes sur les supposées mœurs dissolues de Dominique Strauss-Kahn, on ne comprend pas ce qui pousse les cadres du parti à une omerta aussi consensuelle, les valeurs semblant être portées par Strauss-Kahn apparaissant très éloignées de celle que porte le peuple de gauche.

C'est donc la crédibilité de tout un système d'opposition gouvernementale qui menace de s'effondrer.

Quelles réflexions tirer de tout cela ?

Dans l'absolu, s'il était admis que Strauss-Kahn trouve son plaisir dans la simulation de tentatives de viol, et que ces jeux-là soient consensuels, il n'est pas vraiment sur qu'il y ait matière à faire autant d'histoire.

De-même qu'on admet qu'un chanteur comme Bertrand Cantat - que l'avocat de Tristane Banon rêvait de défendre - puisse être à  la fois un meurtrier et un très grand artiste, de même l'on admet que Charles Trenet put être pédophile et grand artiste, Richelieu toxicomane et homme politique de premier plan, ne peut-on pas admettre que l'ancien directeur du FMI puisse être, à l'instar de Sylvio Berlusconi, obsédé par le sexe et néanmoins un excellent homme politique, ceci quand bien même l'épreuve des faits pourrait montrer que, dans les affaires qui le concernent, Strauss-Kahn à glissé, peut être à son corps défendant, de ce qui pouvait être un jeu à ce qui est pourrait être un crime.

Ce qui reste incompréhensible c'est le combat des socialistes : Sachant ce que peuvent représenter pour les militants de base la mise au grand jour du train de vie de leur héraut ainsi que ses arrangements à répétition avec la morale, comment ont-ils pu laisser espérer que cela ne revienne pas tel un boomerang à la face de leur parti, sauf à être incapable d'imaginer que la voix des petites gens puisse se faire entendre.

C'est le seul et unique problème.

Il est de taille.

Mitterrand, en homme politique de talent l'avait compris.

Ils l'ont oublié.

 

22/12/2007

Pas blonde, mais le mériterait....

Winter le 21 Décembre 2007 http://urbanitasmagories.20minutes-blogs.fr/

Petite anecdote relevée hier en gare Montparnasse, et qui montre que la capacité d'analyse de la gent féminine n'est pas nécessairement liée à la couleur des cheveux....  Donc, voilà :

Jour de départ en vacances de Noël a la gare Montparnasse . L e train du matin qui file vers la bretagne a du mal à démarrer : L es voyageurs sont en stand by sous le panneau indicateur central attendant avec une impatience non feinte l’affichage du quai de départ du train .   Dès l’annonce de cette indispensable information, la masse compacte des candidats au voyage se presse en direction du-dit quai afin atteindre chacun son siège .

Une charmante personne, haut placée sur ses talons, me précède dans cette petite marée humaine .  Pas blonde, mais qui le mériterait amplement :  La parfaite tenue de bimbo, et deux valises mauves pas réellement discrètes, du type de celles que l’on repère à 150  mètres sur les tapis roulants des espaces de livraison de bagages des aéroports .

Je suis devant la voiture numéro 11, première classe .

J’attends derrière cette personne pour m’engager dans la voiture . C’est une voiture duplex , qui offres deux niveaux, l’un inférieur et l’autre supérieur . Ma compagne de quai pénètre dans la voiture, ouvre sur la droite la porte des toilettes , équipées pour handicapés,  dont le mécanisme s’actionne avec un bouton, et constatant certainement au vu de sa mimique  qu’il s’agit des toilettes, se tourne alors sur la droite, et actionne la poignée commandant l’ouverture de la porte de communication de la section voyageur inférieure . Elle réitère une petite mimique puis laisse la porte se refermer sans pénétrer dans la voiture avant de  jeter alentour un regard sur 360 degrés et se dirige finalement et avec une moue un peu énervée et  ses deux lourds et voyants bagages vers l’escalier pour accéder à la section supérieure de la voiture .

Elle cherchait l’ascenseur…

10:35 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bimbo, blonde, shopping, news, fumer, brune, grève | | |  Facebook

 
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