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03/12/2011

Le respect du aux anciens

 http://www.mai2012.fr/

 Winter, le 2 Décembre 2011

 «Une simple erreur d’appréciation»

 Le métro est bondé, hier, sur la ligne 5. Sur la plate-forme, le dos appuyé à la porte opposée à la porte de sortie, une vieille femme peine. Elle est chic, poudrée, soignée. Sa tête est discrètement secouée de ces petites convulsions périodiques qui trahissent le grand-âge. Elle jette régulièrement un œil réprobateur à une jeune fille juste à côté d’elle qui , malgré l’affluence, peu profiter d’un strapontin. Un colosse noir arrive, la bouscule sans s’en rendre compte. Elle vacille et se raccroche à la barre centrale tandis que son visage fripé se tord en un rictus silencieux.

 Ne supportant pas moi-même la station debout, je compatis avec cette pauvre femme à laquelle aucune personne alentour ne songerait à proposer son siège. Les gens sont particulièrement peu respectueux des anciens. Aujourd’hui, il n’y a guère que les jeunes musulmans pour laisser un siège aux vieux : Dans leur culture, la préséance due à l’âge est encore une valeur.

 Mon esprit vagabonde sur ce thème durant les vingt minutes de métro qu’il me reste. Je pense à me lever pour laisser ma place, en faisant la leçon aux petits jeunes â côté. Mais c’est vrai que moi aussi, j’ai odieusement mal aux jambes. Le train avance. On arrive à St Lazare.

 La vieille sort de la rame en m’emboitant le pas. Arrivé au pied de l’escalator, qui doit nous faire remonter sans peine sur trois volées d’escalier, on ne peut que constater qu’il est en panne et qu’il va nous falloir remonter à pied.

 Ce sont les aléas de la vie parisienne. Je pense à cette pauvre vieille qui non seulement vient de se faire vingt minutes de voyage sans que personne ai fait cas de son grand âge et qui va devoir maintenant escalader un escalier sans fin.

 Dans la cohue de cette fin de journée, J’empoigne la rampe et commence à monter avec la vitesse d’un cinquantenaire boiteux.

 Derrière moi, au pied de l’escalier, la vieille râle en me passant devant. Devant mes yeux, j’aperçois sous une combinaison de dentelle d’un autre âge une paire de vieux mollets décharnés qui avalent deux par deux les marches de l’escalier, et la font arriver en haut lorsque moi-même n’en suis qu’au tiers...

 Voila. On se fait souvent des films avec rien. ( ce n'est pas la première fois !)

 Comme dit le proverbe : « Regardez les choses du point de vue même des choses, et vous verrez leur véritable nature ; regardez les choses de votre propre point de vue, et vous ne verrez que vos propres sentiments ; car la nature est neutre et évidente, tandis que vos sentiments ne sont que préjugés et obscurités »

 

14/09/2010

A l'ouest, rien de nouveau....

Winter le 14 Sept 2010   www.mai2012.fr

"La presse gratuite fait la part-belle aux ordures..." 

Il advint que... 

Ce soir, sortant de mon travail, je pris le train un peu tard ; A une heure où la fréquentation dans les transports en commun devient moins pesante,  ceci me laissait le temps de rêvasser sur mon chemin du retour tout en m’offrant d’avantage d’espace sur la banquette pour y déballer mon ordinateur portable , accessoire indispensable à la formalisation de mes rêvasseries urbaines.

Lorsque l’on apprécie l’épistolaire, le sujet compte moins que l’exercice, et c’est ainsi que les genoux réchauffés par la batterie de la machine, et l’esprit froid, je cherchais alentours afin de guider l’élan de mes doigts sur le plastique du clavier un sujet d’inspiration.

Sur la banquette en face, traînaient un peu froissés les reliefs du  journal gratuit « Métro » du jour

A rêveur qui cherche à élargir le champs de son horizon onirique, ce type de lecture usuellement est  fécond et c’est ainsi que  je commençais à défroisser les vingt pages de papier abandonnées sur le siège par un lecteur peu soucieux de l’effort que mettraient la nuit venue les noirs en bleu afin d’effacer ses souillures.

Une première lecture rapide m’emmène de  la page une à la vingtième.

Puis une deuxième fois dans l’autre sens.

C’est ainsi que je fis trois relectures.

Rien

Pas le plus petit article prompt à faire jaillir en moi l’étincelle que cherche le faiseur de mots. 

Sur vingt pages de papier, strictement rien d’intéressant, de comique, de notable, de déplorable ou d’enthousiasmant, d’énervant, de  trop politiquement correct ou détestable, rien de tout cela, pas même un placard publicitaire original qui aurait pu faire ressortir quelque chose du néant.

Rien ?

Enfin pas tout à fait :

Dans ce désert total et absolu, je trouvais la lecture des numéros de page particulièrement intéressante : cela me permis de me remémorer que nos ancêtres les gaulois comptaient en base 20, et que ce reste de numération nous a laissé les mots onze, douze etc…, et non pas dix-un, dix-deux etc.., ainsi que la base dix l’eut logiquement appelé.

C’était toujours cela de gagné.

Je me remémorais également les années 80, époque des radio-libres durant laquelle sous couvert de « liberté », la gauche française inventa la radio-poubelle.

Arrivé à destination,  sur le quai de la gare, les poubelles étaient, elles encore, remplies de journaux gratuits.

Ceci, n’en déplaise aux décroissants, montre que rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme et que qu’il ne faut pas être grand clerc pour comprendre qu’en matière de média au moins on peut être certain que l’avenir est avant tout aux ordures.

 

10:45 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : metro, 20 minutes, direct matin, gratuits, presse gratuite, presse | | |  Facebook

 
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