UA-29881888-1

Avertir le modérateur

25/11/2011

Nucléaire : On n'a rien compris...

 «Nucléaire»

 http://www.mai2012.fr/

 Winter, le 25 Novembre 2011

 Eric Besson ne comprend pas grand-chose. Ca, on le sait depuis longtemps : C’est un ancien socialiste. Cela explique sans doute que Hollande propose un plan de sortie du nucléaire à 35 ans…

 Soyons pragmatiques.

 Au japon, il y a peu, 46 réacteurs nucléaires produisaient un tiers de la consommation d’energie électrique du japon, 10 réacteurs étaient arretés et 2 en construction.

 Après « l’accident » de Fukushima, pour reprendre le terme de Besson, notre sémillant ministre de l’énergie, partisan inconditionnel du nucléaire,  le Japon, troisième pays producteur d’énergie nucléaire du monde, un peu contraint, a éteint un certain nombre de réacteurs.

 Aujourd’hui, quelques mois après la catastrophe, il ne reste que 11 réacteurs commerciaux qui fonctionnent.  Vous avez bien lu, onze, sur quarante six...

 Question : « Les japonais, troisième puissance nucléaire du monde, sont ils morts ? »

 Réponse : « Cela se saurait » : Les ascenseurs fonctionnent à Tokyo, dans la troisième puissance nucléaire mondiale, les buildings restent (un peu) illuminés, les routes restent (un peu) allumées...

Pendant ce temps,  en France , le PS nous propose un plan de sortie du nucléaire à l’échelle de 2050.

 Ce serait drôle si ce n’était tragique. Pauvre Hollande, comme il est à plaindre, avec ses deux neurones...

 Pourquoi ? Car tous ces gens ne comprennent pas :

 1)   Que le nucléaire est sans doute l’énergie la plus simple et la moins chère qui pourrait exister, pour peu que tous les parasites qui profitent de la non maitrise de cette technologie soient éliminés ;

 2)    Que sans Areva et les brigands qui l’entourent, le nucléaire serait sans doute la solution de l’avenir ;

3)    Mais surtout et avant tout, qu’en abandonnant le nucléaire après moins d’un demi siècle d’usage, nous perdrons toutes les compétences sur un marché qui sera le démantellement des installation existantes et qui est prévu pour durer au moins aussi longtemps qu’il a duré à ce jour, soit cinquante à cent ans... En d'autres termes, l'opportunité économique du nucléaire n'est pas sur la production actuelle, mais sur la manière de se débarrasser de cette technologie monstrueuse ; nous l'avons ; nous la subissons ; autant faire du profit pour s'en débarrasser...

 4)   Car en perdant les compétences sur le nucléaire, nous perdrons de manière irreversible la maitrise d’une technologie qu’on peut à ce jour considérer comme diabolique : En somme, en abandonnant le nucléaire, nous nous en rendrons définitivement et jusqu'à ce que mort s'en suive esclaves...

Car dans vingt ans, il sera aussi difficile de trouver un expert en énergie nucléaire qu’il l’est aujourd’hui de trouver un chaudronnier, à la petite différence qu’un rayonnement nucléaire dure plus longtemps qu’une fuite d’eau et que les conséquences ne sont pas exactement les mêmes…

Et là , dans vingt ans, c'est seulement à ce moment qu’on se rendra compte qu’on n’a rien compris au marché du nucléaire…

Espérons que nous ne nous soyons pas transmutés d'ici là...

 

22/06/2011

Nucléaire à Fukushima : arrêtons la psychose !

 http://www.mai2012.fr/

Winter, le 21 Juin 2011

«Nucléaire : arrêtons la psychose»

On voit un peu partout fleurir des  images alarmistes. La fin du monde. Les bébés contaminés. L'eau contaminée. L'océan qui se mettrait à charrier des vagues de Césium 137. Tokyo qui serait à moitié en train de mourir. Du thé qui serait contaminé. Des pièces de rechange qui seraient impropres à la consommation...

Arrêtons la psychose !

lauvergeon,ump,accident nucléaire,fukushima,besson,areva,nucléaire,eelv,énergie nucléaire,kwh,le vrai coût du nucléaire,edfTout d'abord, la plupart des gens ignorent tout du nucléaire : Nous baignons dans les rayons ionisants, depuis notre naissance jusqu'à notre mort, voir même après...

Ensuite, il y a une désinformation systématique du lobby anti-nucléaire, qui ne comprend pas grand-chose aux phénomènes physiques, parfaitement gérés par les ingénieurs.

De temps à autre, se lèvent quelques courageux qui disent tout haut ce que tout le monde pense tout bas : Eric Besson est de ceux-là : Lorsque nous maitriserons pleinement le sujet, nous nous apercevrons qu'on nous a fait prendre des vessies pour des lanternes. Car ce qu'il faut retenir, c'est qu'avec un gramme d'uranium on produit autant d'énergie que deux tonnes de pétrole. Le calcul est vite fait.

Vite ? Pas si sur, car le seul hic, c'est qu'avec quelques grammes d'uranium, on peut foutre en l'air pour quelques siècles pas mal d'hectares. Et qu'il vaut mieux sans doute mieux pour la planète que chaque année des milliers de chinois meurent dans les mines de charbon plutôt que quelques hectares soient irradiés.

Cela, Eric Besson, sans doute trop affairé qu'il est par des choses autrement plus sérieuses, tout cela, Eric Besson l'a oublié.

Voila : L'énergie nucléaire, c'est une énergie qui n'est pas chère , et qui sur le papier est un miracle. Mais dès que l'on doit prendre en compte le coût réel, incluant le risque des accidents, le démantellement des centrales, le traitement des déchets, le risque terroriste, le risque naturel, le risque écologique, le risque lié au transport des déchets, le risque lié à la nécessaire stabilité politique qu'implique ces installations complexes dans un monde en ébullition et toutes ces petites bricoles autour, là, on ne joue plus du tout, mais alors pas du tout dans la même cour : un gamin sortant du CM2 comprend qu'on a affaire à une énergie ruineuse. Visiblement Eric Besson  - en bon premier de la classe -  a sauté le CM2.

Le hic, c'est que ces coûts cachés - dissimulés par le lobby pro nucléaire - un jour ou l'autre il faudra les montrer. C'est ce qui est en train de se passer au Japon, où TEPCO, l'opérateur de la centrale de Fukushima, est de facto en faillite tant l'ardoise est salée quand bien même nous n'en sommes qu'aux prémices : On parle quand même d'une entreprise qui doit faire dans les 51 milliards d'Euros de chiffre d'affaire, soit sensiblement autant qu'EDF.

Imaginez que demain on nous dise qu'EDF ne peut plus fonctionner...

Tous ces gens sont fous à lier. Le monde se portera mieux lorsqu'on aura - dans un grand élan de solidarité fraternelle -  envoyé tous ces technocrates opportunistes faire les poussières à Fukushima.

 

15/06/2011

Après Fukushima, après, vraiment ?

 http://www.mai2012.fr/

Winter, le 15 Juin 2011

«Nucléaire : En sortir en continuant...»

Ce qui s'est passé à Fukushima n'est ni plus ni moins qu'un condensé de ce qui était intelligible par un enfant de 13 ans dans les années  1970 : on imaginait alors des actes terroristes, un avion tombant sur une centrale, un cataclysme dévastant les installations, des pirates se précipitant sur les installations en ruine pour voler du combustible irradié et faire du chantage aux états...C'était un peu de la science fiction, mais finalement, pas tant que cela...

Ce que l'on avait compris il y a plus de 40 ans, c'est que lorsqu'une réaction en chaine n'est plus contrôlée, c'est dur-dur à arrêter. C'est l'argument-massue en défaveur du nucléaire : une technologie qui doit coexister avec la prise d'un tel risque n'est pas raisonnable.

Aujourd'hui, nous y sommes : de l'eau hautement radioactive s'accumule à Fukushima , à raison de 500 tonnes par jour. Il y a déjà plus de 100 000 tonnes d'eau à décontaminer, et cela n'est pas prêt de s'arrêter, car les réacteurs sont toujours à la limite de l'ébullition : Il faudra donc les refroidir pendant des mois et des mois.

Une zone importante du Japon n'est plus exploitable ; les eaux internationales seront contaminées sur le long terme ; les produits manufacturés en provenance du Japon devront être examinés avec soin, ainsi que les denrées. Car ne croyez pas qu'il ne se passe pas la même chose dans l'eau que dans les airs : les particules radioactives circulent dans les courants d'air comme dans les courants d'eau, et ont commencé le 11 mars 2011 leur ballet autour de la planète.

Les hommes entrent donc dans l'âge de raison, et il n'est donc pas surprenant que l'humanité commence à réagir : quelques pays commencent  à annoncer sinon des plans du moins la volonté de sortir du nucléaire : L'Allemagne, l'Italie, la Suisse, l'Autriche et sans doute d'autres demain...

Tout ce que les écologistes répètent en boucle depuis plus de 30 ans devient d'un seul coup audible.

Parmi ce qui se disait également il y a  bientôt quarante ans, c'est que, une fois que la machine nucléaire serait engagée on y investirait massivement, jusqu'à un point où l'on se rendrait fatalement compte qu'il faut faire marche arrière tant était évident le côté diabolique du risque lié à la non maitrise de cette technologie. On évaluait alors ce point en décennies. Mais le problème déjà évoqué alors, c'était bien la gestion de la déconstruction ainsi que celle des déchets car tant qu'un secteur est en pleine croissance, on attire et on capitalise sur des cerveaux, de la connaissance ; dès lors qu'on abandonne une technologie, les cerveaux partent avec et toute la connaissance est perdue, alors qu'il nous la faudrait précisément encore pendant des siècles.

Quelques industriels fous doublés de politiques immatures - nous en avons encore chez nous, et Eric Besson en est un très bon échantillon - ont donc mis l'humanité dans un piège suicidaire : Avons-nous d'autres choix que de continuer à développer une technologie dont nous ne devrons pas nous servir ?

 

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu