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24/10/2011

DSK, le Cartlon et les putes

 «Affaire DSK n°3 : Pas grave…»

http://www.mai2012.fr/

Winter, le 24 octobre 2011

Je m’entreprenais ce week-end avec un ami sur l’affaire du Carlton, qui secoue Lille en ce moment, affaire suffisamment sérieuse pour que deux établissements hôteliers de luxe soient fermés, que le responsable de la Sureté du Nord ait été mis en examen et que quelques lampistes soient enchristés.

L’argument évoqué était qu’après tout, que certaines personnalités puissent s’offrir des coquetteries n’était pas en soi condamnable puisqu’en dans notre beau pays de France, on fait un distinguo net entre vie publique et vie privée.

Certes, mais tout est dans le « s’offrir »…

Car le seul petit soucis dans cette histoire est que les notes de frais de ces gâteries ont été payées par une entreprise de BTP, le groupe Eiffage, par l’entremise d’une société gérée par la compagne occasionnelle de la tête de pont de DSK dans le Nord, lequel s’assurait pour l’intermédiation des services d’un commissaire divisionnaire.

Ce qui est aussi ennuyeux, c’est de constater la proximité entre la Division Centrale du Renseignement Intérieur et le groupe hôtelier, lequel a réussi à se faire refiler - dans le cadre d’un package de rachat d’un établissement auparavant géré par le ministère de l’intérieur - par la dite administration à des fonctions de responsable de la sécurité un de ses fonctionnaire.

Le groupe Eiffage n’est pas connu pour faire des cadeaux, surtout pas en période de crise…

Les parties fines de DSK à Washington ou New-York  subventionnées par la société de Virgine Dufour, laquelle refacturait à Eiffage les prestations, ressemblent d’assez près à un recel d’abus de bien social, ce qui fait quand même désordre pour celui qui aurait pu être le futur Président de la République.

Henrion,dsk,affaire du carlton,prostitution,lagarde,davide roquet,virginie dufour,matériaux enrobés du nord,eiffage,rené kojfer,victoire de sarkozy,mai 2012,ump, alderweireldCeux qui ont travaillé dans le domaine des services aux collectivités locales ont une idée assez précise du sens de l’expression « faire avancer le dossier » : Une enveloppe, via des montages financiers souvent assez tordus, est allouée à un chargé d’affaire en charge de l’appel d’offre pour arroser les bonnes personnes, aux bons endroits. On en croque à un peu tous les niveaux, de la toute petite à la très grosse enveloppe. L’argument est imparable : « Nos concurrents font pareil ».  Le jeu des appels d’offre est rarement clair, et il y a une guerre interne entre les compétiteurs pour essayer de savoir qui truande et comment, afin de tenter de faire invalider un appel d’offre perdu.

Dans le cas du Carlton, les intérêts sont multiples et croisés. Il est tellement tentant d’arroser le prochain président…

S'il était démontré que de l’argent public a servi des intérêts aussi…particuliers, cela ferait désordre.

Et s'il était démontré que ces révélations rentrent dans le cadre d'une guerre des polices, cela mettrait vraiment le bordel. Cela tombe bien, puisqu'on parle de putes.

 

 

22/07/2011

DSK : Après la mère, la fille

 

http://www.mai2012.fr/

Winter, le 22 juillet 2011

«L'affaire DSK : Chaque jour un peu plus glauque»

Dans une précédente notule «l'affaire DSK expliquée à mes enfants », j'avais tenté d'écrire en français facile ce que je comprenais de cette histoire, relativement simple dans son déroulé, mais aux conséquences tragiques.

Voici que ce matin, le TIME fait des révélations totalement surréalistes, suite à l'entretien de Anne Moussouret avec Syrius Vance à New-York, dans le cadre de l'affaire DSK/DIALLO  : En 2000, DSK aurait essayé un peu la mère dans un rapport qu'elle décrit comme consensuel mais brutal, avant de se taper la fille en 2003. Vous me direz, c'est déjà arrivé à des gens très bien, ce genre d'aventures - je pense à notre première dame de France qui a essayé le grand-père de sa future progéniture avant de convoler avec son papa.

Il n'en reste pas moins que cette histoire ressemble de plus en plus à un gros sac de nœud glauque, qui risque de faire passer l'affaire d'Outreau pour une partie de rigolade.

Voila.

On se rappelle que dans notre morale judéo-chétienne - dont nous sommes imbibés même à notre fore défendant -  il y a dix commandements et sept péchés capitaux. Même si DSK, comme Mansouret sont aussi bons juifs que moi je suis bon chrétien, les règles de notre morale sont assez simples.Pieter_Bruegel_the_Elder-_The_Seven_Deadly_Sins_or_the_Seven_Vices_-_Lechery[1].JPG

Le dixième commandement nous dit que « Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni aucune chose qui appartienne à ton prochain. ». A la décharge d'Anne Mansouret, le dixème commandement ne parle pas des chimpanzés, mais uniquement de boeuf et d'âne.

Un des sept péchés est la « luxure », c'est-à-dire la quête effrénée du plaisir sexuel. On  dit de ces péchés qu'ils sont « capitaux » car si on les enfreint, on risque d'y perdre la boule et tout ensuite se barre en sucette. C'est ce qui est en train de se passer pour le couple idyllique Sinclair / Strauss-Kahn.

 

27/10/2009

banquiers et pédophiles même combat ?

Banquiers et pedophiles, même combat ?

Winter le 26 Octobre 2009   http://www.leprincejean.fr/

«Quitte à exagérer, autant être perfectionniste»

Vendredi dernier, les députés ont voté un amendement prévoyant une taxation de

10% supplémentaires des profits des banques, vote immédiatement applaudit par la gauche, tant c’était imprévu ; car auparavant, Christine Lagarde – notre grisonnante ministre de l’économie- avait rappelé  à l’ordre  ses collègues sur l’importance du rejet de cet amendement.

Alors bien sur, dès le lendemain de cette étonnante bavure, des communiqués tout aussi surréalistes tombent. Et comme il faut bien trouver des coupables, autant les prendre dans le rang des ministres amateurs et non des professionnels, vous savez, ceux qui viennent de la société civile ; Jean François Lamour, Député UMP et ancien champion de France d’escrime, aurait raté sa touche et appuyé lors de son vote sur le mauvais bouton. Certes, le fleuret n’est pas le flipper électoral, mais cela n’explique pas totalement le vote de 44 voix contre et 40 pour. Passons : ils sont tellement sympatiques, nos députés de l’UMP,  dans leurs tentatives désespérées de justifier l’injustifiable. Bientôt ils vous expliqueront que l’expression qui consiste à dire « pendre un coupable à un croc de boucher » est une métaphore de commerçant dans le ton « Y en a un peu plus, Madame, je vous l’mets quand même ? » 

Pour parler chiffres, le montant de cet impôt additionnel représenterait quelques centaines de millions d’euros (7 environ)  qu’on peut, à titre didactique, mettre en regard des 20 milliards (200 centaines) de déficits de la Sécurité Sociale ou encore des incroyables bonus que vont se partager quelques tradeurs de valeurs… pour la seule BNP, un (petit) milliard (10 centaines), pour leurs fabuleux exploits de l’année 2008 : il s’agit donc d’un symbole plus que d’une mesure réelle.

Mais quitte  à exagérer, autant y aller à fond, et Jean-François Coppé l’a bien compris en déclarant ce lundi matin que ce n’était pas au moment ou l’on commençait à percevoir les signes de reprise qu’il fallait taxer les banques.

Alors, on pense immédiatement à  l’affaire Francis Evrard, pédophile multi-récidiviste suivi (de très loin) par  une administration pénitentiaire qui l'a tout particulièrement gâté.

On se dit qu'avoir supprimé cet amendement qui autorisait la taxation des profits bancaires, c’était  un peu comme donner du viagra à Francis Evrard  ; la différence entre ce dernier et les banquiers, c’est que eux en redemandent quand Evrard lui demande à être castrer.

Car ceux à qui l'on demande aujourd'hui d’apporter des solutions, sont les auteurs même du désastre,  savoir les banques…. On ne peut plus ridicule comme position ;  Christine Lagarde, elle, pense que c’est bien d’encourager l’industrie qui a ruiné le pays.

Cette comparaison peut paraître irrespectueuse pour les familles des enfants victimes de pédophiles, mais vous noterez malgré tout qu'entre PME en faillite, suicidés chez France-Télécom ou ailleurs, surendettements divers, on ne compte plus aujourd'hui les parents victimes des banquiers.

Alors…

Où est la justice, où est la morale ?

Une seule chose est sure, la réponse à cette question ne se trouve pas dans les trousses à pharmacie de l’UMP.

Et la réaction si violente de la piétaille de France à l’ex-probable élection de Prince Jean à la tête de l’établissement public d’aménagement de la défense n'en est elle pas une particulièrement sanglante ?

Alors, pour la deuxième fois depuis son élection, (cf Hadopi)  quand un amendement ne reçoit pas l'accueil prévu par son écrasante majorité, parfois tête en l'air, indisciplinée ou faisant simplement preuve d'absentéïsme de grosse faignasse, Notre Bon Suzerain le représente, après avoir mis ses troupes indisciplinées au pas. Et de 44 voix contre et 40 pour, on est passé à 81 voix pour et 51 contre : Cette démocratie devient tellement lamentable qu'on pourrait commencer à ériger des stèles à la gloire du ridicule.

Le royaume de France de tous temps connu , pour reprendre un vocabulaire cher à notre Dominique de Villepin national,  quelques souverains vraiment "couillus" . Saint Louis rendait la justice sous un chêne. Notre Bon Suzerain la rend sous un étendard sans gland.

01:11 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : banques, evrard, lagarde, amendement, taxation, ump, ps, budget, copé, meaux, pédophiles | | |  Facebook

 
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