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29/10/2015

Exercice de style : aujourd'hui, les migrants et les normands

 Marcel Renard, le 26/10/2015

«Raisonnement de Normand»

A l’emménagement dans le gite normand qui allait nous servir à mon épouse et moi-même de havre de paix pour un week end bien mérité,  le babillage préliminaire avec la locandière sur le côté exorbitant du  montant des loyers dont nos progéniture respectives auraient à s’acquitter dès lors qu’il s’agirait pour elles de quitter le giron familial, dans des circonstances où leur espérance de toucher des prestations sociales s’amenuisait en proportion inverse de l’augmentation de l’épaisseur de la pile de leurs diplômes universitaires, laquelle de manière assez désespérante en vient à être corrélée à leur sentiment de précarité,  le propos arriva assez rapidement sur le délicat terrain de l’ « Immigré », suspecté de manière assez irrationnelle de prélever pour son compte des revenus dont le sens commun nous dicte à penser qu’ils devraient revenir à nos chères petites têtes blondes,  on glissa subrepticement  par une transition homophonique toute trouvée du sujet de l’immigré à celui du migrant,  et compte tenu de l’actualité récente, de celui des migrants à celui des syriens,  sujet sur lequel notre hôte tentant de conclure, magistrale, avec dans le ton l’aplomb que l’expérience d’ouvrière en usine contrainte - pour ménager un avenir qu’elle veut plus radieux pour son fils de quinze ans – à investir dans une location saisonnière pourrait sembler légitimer :

« il n’y en a que pour eux »,

réplique que ma femme pourtant peu habituée à la joute orale cloua par la phrase au combien simple, mais au terriblement efficace et finalement tellement évidente :

« j’aime quand même mieux être à ma place qu’à la leur »,

qui amena  notre locataire, après seulement quelques secondes d'une réflexion ponctuée de hochements de tête témoins bien involontaires de l'effort déployé, dans une force toute normande  et faisant montre d'une vigueur intellectuelle au moins à la hauteur de celle qu’elle avait mise en œuvre pour justifier sa précédente position à l’égard des susdits migrants, à répliquer avec la même conviction :  

« ça, c’est sûr ! ».

19:18 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie, migrants, pontoise, cergy, immigration | | |  Facebook

03/03/2012

Guéant, fidèle serviteur de la République

http://www.mai2012.fr/.
Winter, le 2 mars 2012


«Messire Gueant pourfeng l’estranger»


« Chacun comprend que si on reçoit moins d'immigrés, les choses se passeront mieux », a indiqué Claude Guéant, dans le cadre d’un propos sur vote des étrangers.


Ainsi Claude Guéant ouvre tout grand le débat, prédisant même que bientôt, à cause de tous ces français étrangers , il n’y aura plus que de la viande hallal dans les cantines.


Claude Guéant, en bon serviteur de la République Française, collectionne les propos dont l’objectif est de dresser une partie de la population contre l’autre. Pourquoi ? Cela est-il nuisible au débat politique ? Non ! Car la République, la vraie, une et indivisible, ne peut se construire que la douleur, les larmes & le sang ; et Claude Guéant, en fin stratège de Notre Bon Suzerain, l’a compris avant tout le monde.

Si Claude Guéant pouvait également nous aider à chasser les Bretons hors du Montparnasse, cela nous permettrait de rendre l’ile de France aux vrais français, ceux qui étaient là avant que Le Pen ne vienne courtiser la veuve Lambert, je pense aux Véliocasses, aux Aulerque, aux Eburovices et autres Lexoviens


Alors, crions tous avec Guéant : "Que Bécassine retourne à la Trinité sur Mer !"


Pourchassons, l’étranger de partout, puisque, comme nous l’explique notre fidèle serviteur de la République, Chevalier de la Légion d’Honneur & Commandeur de l’Ordre National du Mérite, les choses se passeront mieux. Chacun peut le comprendre : ce n’est pas très compliqué. Exit les Rachida Data, les Rama Yade et autres estrangères qui viennent manger le porte-feuille ministériel de nos français !


Mais il y a un souci : avec les mélanges de générations, et sans ces petits signes distinctifs tellement pratiques dont nos ancêtres teutons avaient le secret, on a de plus en plus de difficulté à repérer un vrai français d’un immigré. C’est tellement vrai que parfois, l’on va même jusqu’à élire un fils d’émigré Président… Alors, on peut se poser la question : Claude Guéant, avec sa tête couperosée de près et ses idées de dernier de sa race , est-il vraiment aussi français qu'on le pense ?


Pour le savoir, le plus simple serait de l’ouvrir….

 

01/05/2008

Place de l'étoile : Sans papier ? Circulez !

Winter le 1er Mai  2008  

http://urbanitasmagories.blog.20minutes.fr/

« Sans papier ? Circulez ! »

Il advint que…

La France s’est toujours voulu terre d’asile, et à ce titre a toujours attiré beaucoup de monde, de villes lointaines, de régions lointaines, de pays lointains puis de continents lointains. Tous ces gens, dont on retrouve la trace dans notre patrimoine national par exemple à travers la diversité des noms de famille, ont contribué à forger notre identité.

Nous sommes entre amis pour un repas convivial :  Procédons à une petit exercice et comptons autour de cette table qui nous rassemble combien d’entre nous ont leurs  4 grands parents d’origine française et le bilan est vite fait : la France s’est construite et continuera à se construire ce modèle, car c’est l’essence même de notre pays.

Ce qui  change fondamentalement depuis quelques dizaines d’années, c’est qu’une bureaucratie s’est installée un peu partout dans le système, pas seulement en France mais dans le monde moderne en général.

Et là ou nos aieux pouvaient sans carte d’identité, sauf-conduits ou passeports divers et variés vivre et travailler, le monde moderne impose de montrer patte blanche, exercice difficile quand on est noir et sans papiers.

Travaillant à Paris sur les Champs Elysées, je passe chaque matin devant l’arc de triomphe. Fierté de la France, gloire de Paris, ce monument à l’esthétique extrêmement discutable fut érigé sur ordre de Napoléon Bonaparte afin de célébrer les victoires des armées françaises ainsi que l’expression du pouvoir régalien, et voit se figer à son chevet chaque matin des hordes de japonais qui le prennent en ligne de mire. Il est aussi particulièrement connu de toutes les écoles d’architectures comme étant le prototype de ce qu’il ne faut pas faire en matière d’ouvrage en terrasse, car les siennes, depuis plus de 200 ans et malgré toutes les prouesses de l’architecture moderne, demeurent indéfectiblement non étanches, mais c’est une autre affaire.

Sous ce monumental ouvrage, une flamme dite « du soldat inconnu » est ranimée tous les soirs depuis 1923. Erigée sur la sépulture d’un poilu mort au combat dont la dépouille fut soustraite au hasard des champs d’horreur et dont on ne connut jamais l’identité, elle commémore le souvenir de tous ces militaires qui ont donné leur vie lors de la grande boucherie de 1914-1918, indépendamment de ce qu’ils furent.

Le symbole est particulièrement fort, car lorsqu’il fallait monter sur le chemin des dames, peu importait que vous fûtes nègre ou polonais : tout était bon pour la chair à canon.

Et ce symbole est si fort que le jour de la fête nationale, jour le plus important de notre démocratie s’il en est, le moment le plus intense est sans doute celui où le président de la république française en personne ranime cette flamme.

Mais s’est il une fois seulement posé la posé la question de savoir si la mémoire de celui qu’il honore à ce moment précis et au nom de la nation toute entière, ainsi que celles portées par ce symbole, disposaient toutes de papiers d’identité ? C’est peu probable, et c’est sans doute pour cela que ce soldat est demeuré inconnu. En ravivant la flamme, ce que la France reconnaît, c’est que sa nation s’est forgée sur des gens qui ont conquis leur nationalité par ce qu’ils ont fait : Ce soldat inconnu, cette nationalité dont on parle tellement aujourd’hui, ne l’a-t-il pas acquise pour lui et ses semblable par les honneurs qu’on lui rend le jour de notre fête nationale ?

La guerre économique a remplacé dans nos pays développés la guerre militaire mais la finalité reste toujours la même : Il s’agit pour la piétaille de sustenter la soif d’or inextinguible des capitalistes.  

Chaque matin, lorsque sortant de la crasse et l’obscurité du métro je découvre avec la même joie les rayons de soleil souligner d’or les bas reliefs de  façade est de l’arc de triomphe, je rêve du jour où nous aurons, dans notre belle capitale française devant la bourse du travail, un mémorial dédié au travailleur inconnu.

En attendant ce jour et notre fête du 14 juillet où Sarkozy une nouvelle fois célébrera au nom de la France la mémoire d’un inconnu, notre bon souverain a régularisé cette semaine trois travailleurs sans papier.

 

23/02/2008

Ramdam a Mayotte

Winter le 23 Février  2008 http://urbanitasmagories.20minutes-blogs.fr/

"Quand on a franchi les bornes, il n'y a plus de limite."

On apprend hier dans les médias que le gouvernement Sarkozy a en projet de remettre en cause le droit du sol à Mayotte .

Cela n’a a priori l’air de rien .

Tout le monde se fout de Mayotte, qui est plus un centre de coût qu’ un centre de profit pour l’entreprise France.

Sur la démarche, on retrouve la marque de fabrique du gouvernement Sarkozy

1) erreur de diagnostic

2) erreur dans la concertation 

3) erreur dans l'action

4) erreur dans la communication

5) marche arrière probable, (comme cela l’avait déjà été avec Dominique de Villepin)

Sur le fond, ceci est particulièrement grave, et Christian Estrosi, à travers  cette proposition de loi, fait rentrer le gouvernement Sarkozy le club fermé des assassins de la démocratie française puisqu’il propose de remettre en cause un des principes fondateurs de notre démocratie ; le fait que cela se passe à Mayotte ne change rien .

Il est un ensemble de choses sur lesquelles il n’y a pas lieu de discuter . C’est ce qu’on appelle un « principe » . L e droit du sol en est un . Du point de vue de la théorie, un principe s’applique pour un système dans son ensemble, et donc sur l’ensemble du territoire de la République . Mais M. Estrosi n'est pas un théoricien : il a le bon gros sens paysan qu'on aime bien,  et grâce à ce bon gros sens, il a des bonne grosses idées.

S’accrocher aux principes, c’est en « principe » l’apanage d’une pensée de droite versus la pensée supposée anti conformiste de la gauche . Ce qui est extraordinaire, c’est  que ce soit justement un gouvernement de droite qui soit, dans un peu tous les domaines, en train de saper tout un ensemble de principes, que ce soit le respect de l’innocence des enfants en voulant coller à chaque gosse de CM2 le spectre des cendres d’un enfant juif ; le respect de l’image de marque de la sérénité du politique en laissant Rama  Yade livrer ses propres impressions de gamine sur Kadafi ou en laissant Sarkozy se livrer à un spectacle ridicule lors du G8; le respect des valeurs de la famille et de la retenue dont devrait faire preuve le père de la nation, en laissant ce même Sarkozy étaler ses histoires de cul devant la terre entière ; le respect de l’esprit d’équipe, en laissant la mairie de Neuilly en proie à la cohorte des prédateurs de l’UMP ; Il ne se passe pas une journée en ce moment sans que l'électeur de l'UMP et à fortiori que le citoyen lambda qui prend le train le matin pour aller bosser n’ait l’occasion de se dire « pour quels fols esprits ai-je donc voté, et par qui sont portées les valeurs qui me les ont fait choisir ? »

Si au lieu de traiter le symptôme, le gouvernement Sarkozy traitait le mal, et ce sur à peu près tous les problèmes abordés, la France irait mieux . A Mayotte, l’absence de la métropole fait que l’état civil est inefficace,  l’absence de forces de l’ordre fait que l’immigration clandestine est le lot quotidien de l’ile . C’est d’abord cela le problème de Mayotte . Nul ne conteste qu’il doit difficile de faire à Mayotte ou dans ces contrées reculées exactement comme en métropole : Il nous reste bien deux vrais royaumes au sein du territoire de la république (Wallis et Futuna)

Nous ne devons toutefois pas accepter que ces erreurs de diagnostic, dues à l’inexpérience professionnelle, aux approximations de nos gouvernants et de leurs conseillers, ouvrent ces brèches énormes dans les murs de fondation de notre démocratie .

Ce que l’on constate de manière quotidienne, c’est qu’on nom de la volonté de réforme , notre gouvernement porte de manière systématique des attaques plus ou moins sournoises et plus ou moins organisées à un ensemble de « principes », qui sont de facto des principes fondateurs de notre ordre démocratique .

Cette proposition de loi de Christian Estrosi est simplement une proposition scélérate que nous ne devons pas accepter .

A ceux qui penseraient qu’il ne faut pas exagérer , je dis qu'ils sont dans l’erreur la plus totale : Dans la cohésion d’un groupe, la notion de principe est fondamentale, même au sens littéral du terme : Elle permet de borner l'action du gouvernement. Dès lors qu’on a franchi les bornes, il n’y a plus de limite .

 

10:35 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : estosi, Mayotte, droit du sol, Sarkozy, UMP, immigration | | |  Facebook

 
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