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05/12/2007

Le niveau monte dans la police

Winter le 4/12/2007 http://urbanitasmagories.20minutes-blogs.fr/

 

Scène de vie ordinaire ce Lundi matin à Paris à 8h 45 en gare st Lazare, une de ces scènes qui a le don de me mettre en rogne,: toute une brigade de la police nationale en train de fouiller des jeunes gens plutôt bien propres sur eux. La fouille est de routine, rien de plus . Je reste quelques instants à observer avant d’aller prendre mon café matinal avec mes collègues qui de hâtent de presser le pas. Elle commence normalement, par une gentille « demande » de vider ses poches, adressée envers des jeunes gens plutôt coopérants.  Rapidement on passe à l’étape « palpation » , puis finalement devant la bonne volonté des jeunes gens, le policier sans scrupule et qui voit sans doute là un travail facile - passe à l’étape « fouille au corps» sans aucune retenue.

Nul besoin d’être grand clerc pour comprendre qu’il ne sont munis d’aucun mandat, commission rogatoire ou autre qui pourrait légitimer la fouille. Comme tous les matins, la brigade est là uniquement pour assurer une présence de routine au sein de la gare, et finalement, se permet quelques extra histoire de passer le temps et d’avoir quelque chose à raconter le soir.

On ne le répétera jamais assez, ces pratiques qui sont devenues totalement usuelles sont non seulement interdites, mais totalement contre-productives, et montrent la quantité d’eau que les policiers ou les personnes qui leurs donnent ces instructions ont dans le cerveau. En effet, à supposer que ces fonctionnaires trouvent lors de ces fouilles des éléments à charge, ils ne peuvent en faire aucun usage, une fouille ne pouvant pas se faire que dans un cadre juridique bien précis, la condition la plus large étant que les policiers se tentent menacés, ce qui reste somme toute assez peu probable en pleine heure de pointe à la gare st lazare.

Usuellement, lorsque les enfants (les miens, les vôtres) en font la remarque aux policiers, ceux-ci répondent « palpation de sécurité », qui n’autorise en aucune manière le policier à fouiller au corps, ce qui est en général le mode opératoire de cette population.

La seule conséquence de ces agissements – mais n’est ce finalement pas le but recherché - est de remonter contre l’ordre établi toute une population en générale plutôt docile, voire même assez sarkozyste. Effectivement, ces agissement de la police nationale, qui sont , répétons le encore une fois , tout à fait usuels et totalement illégaux, ne s’adressent en règle générale que rarement aux personnes envers lesquels ils pourraient avoir un réel impact : c’est effectivement trop compliqué et souvent problématique pour la police nationale de fouiller des dealers ou autres petites frappes en tous genres. Pour faire leur quota de tape-à-l’œil,  ils s’en prennent de manière systématique aux lycéens, collégiens, dans les gares, les bus, les centres commerciaux, les espaces publics. Les fouilles dans les cités aux endroits chauds et où il y a du vrai trafic, et non des juste des jeunes en train de « rouiller »,  c’est quand même plus compliqué. Et pour cause. Le dernier incident à Villiers le bel montre que si la police a commis un délit de fuite, c’est bien pour éviter que l’accident ne dégénère. Alors allez faire des fouilles dans ces conditions….

Ainsi, à Pontoise, dans ma belle ville d’Art et d’Histoire, il est usuel que la police nationale fouille les gamins (les miens, les vôtres) qui s’amusent dans le jardin municipal ; à la gare de Cergy-Préfecture, il est tout à fait habituel de voir les mêmes fonctionnaires fouiller quelques lycéens ou étudiants qui vont prendre leur bus, mais plus rarement les bandes de crapules qui rackettent les gamins (les miens, les vôtres). Toute cette activité policière qui ne sert strictement à rien si ce n’est à remplir des tableaux excel pour Michèle Alliot Marie est payée directement par nos impôts. Pour l’anecdote, un de mes enfants a déjà été fouillé par la police nationale cinq fois dans la même journée ! Il faut dire que physionomiste, dans la police, c’est une spécialité.

Alors, que font nos policiers apprentis détectives quand il trouvent un morceau de shit sur les gamins : Comme quand j’étais pion au collège durant mes études : ils le « confisquent » sans autre forme de procès, puis font sans doute avec ce que moi-même après avoir vertement tancé le jeune homme je faisais, et l’affaire en reste là. Ces agissements ont en général pour conséquence dans le meilleur des cas de faire rire les gamins (les miens, les vôtres) et au passage de  décrédibiliser totalement l’action de la Police. Une autre fois, c’était un Mars (vous avez bien lu, son quatre heure… ) qu’un policier a pris sur un de mes gamins  et à fait mine de partager avec son collègue sous les yeux défaits du gamin.

Les temps ne sont plus ce qu'ils étaient , s'il est vrai qu'autrefois n'importe qui pouvait rentrer dans la police, ce qui pouvait expliquer des déviations, aujoud'hui le niveau scolaire monte, et il est maintenant usuel d'avoir affaire à des personnels assez fortement diplomés.

Une preuve que le niveau d'étude n'arrête pas de baisser en France.

Mais que fait la police ?

15:55 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : police, insécurité, sncf, grèves, abus, controle | | |  Facebook

 
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