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13/12/2011

Crise : On y est pour rien !

 http://www.mai2012.fr/

 Winter, le 13 Décembre 2011

 «Fais ça bien qu’on n’ai pas d’emmerdes ! »

 La phrase est connue : C’est la blague classique du contremaitre sur le chantier.

 Le premier Ministre François Fillon s’exprimait en ces termes ce matin sur France Culture au sujet de la probable dégradation de la note française, qui perdrait ainsi son précieux triple « A ».

 Même si ce système de notation prête à rire, nous devons faire avec ; C’est bien dommage.

 « C’est de notre faute », s’exprima Fillon. « Lorsqu’on dépense trop », etc etc…

 Le glissement sémantique n’est pas anodin ; il convient de s’y arrêter quelques instants : « notre » faute ! « notre » faute ? Après avoir tenté de mettre la question de l’augmentation structurelle du chômage sur le dos des immigrés, le problème de la délinquance sur le compte des banlieusards et celui de crise des subprimes à la charge des traders, le déficit de la sécurité sociale sur le compte de l’irresponsabilité  des malades ou des medecins, et celui des caisses de retraite sur celle des vieux, voila que notre premier ministre tente de nous expliquer que la faillite du système monétaire est de notre responsabilité.

 Hélas, non, monsieur le Ministre, elle n’est pas de « notre » responsabilité mais de « votre » responsabilité ;  Ce n’est pas de notre faute, mais de votre faute ; de votre entière responsabilité et de la votre seule.

 Car les gens ne comprendraient pas que l’on commence son règne au champagne au Fouquet’s ou sur le yatch d’un milliardaire pour expliquer ensuite que la fête était trop chère.

 Vous nous aviez promis, il y a quatre ans et demi, de « mettre fin à l’impuissance publique ». C’était votre engagement, votre promesse, votre parole, ce sur quoi ceux qui ont voté pour vous se sont engagés. Et voici qu’aujourd’hui, alors que le constat d’échec est d’une violence rare, vous tenter de vous défausser sur ceux qui ont cru en vous.

 Non seulement la tactique - si l’on peut toutefois encore utiliser ce terme à ce niveau d’indigence stratégique - est d’une lâcheté rarement égalée, mais elle est de surcroit particulièrement insultante pour ceux qui souffrent des indomptables trépidations de la danse folle dans laquelle la perversion de vos amis banquiers  nous entraine au quotidien.

 Le cinéaste Werner Erzog concluait son film prémonitoire « la ballade de bruno » par cette phrase : « On n’arrête pas les poules qui dansent ! ».

Nous les arrêterons, Monsieur le premier Ministre, nous les arrêterons.

02/12/2011

Les bijoux de Sarkozy sont mes bougies

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 Winter, le 29 Novembre 2011

 « le retour à l’ère de la bougie »

 Sarkozy dans le débat interne au niveau du PS sur l’opportunité de l’abandon de l’énergie nucléaire à court terme avait apporté un élément de réflexion majeur : Que ceux qui veulent retourner au moyen âge et revenir à l’ère de la bougie lui jette la première chandelle.

 C’est qu’au moyen-âge, on s’éclaire à la bougie, enfin, pour les plus riches car les pauvres s’éclairent à la chandelle, qui , elle, est faite non pas de cire d’abeille qui est un matériau trop onéreux mais de suif, c'est-à-dire de graisse animale.

  Et les paysans – qui ne sont pas propriétaires de leurs terres – ont toutes sortes d’impôts dont les principaux sont la taille, destinée a payer la protection du seigneur – car en ce temps, le seigneur protège - ,  le champart et le cens qui sont des taxes, l’une proportionnelle et l’autre fixe, sur les récoltes. Dans cet inventaire à la Prevert, on trouve également le fermage, taxe elle aussi assise sur la récolte, la gabelle, impôt sur le sel au roi et la dime au clergé.

 Les nobles sont exempts de taxe puisqu’ils ont « le don du sang ». Ils partent à la guerre. Quand au clergé, lui, il donne ce qu’il veut.

 Toute une époque ! Aujourd’hui, madame Bettancourt et son coquin de gendre, avec la complicité de la femme de notre ancien prélat de Bercy, Eric Woerth, fraudent le fisc dans des proportions jamais vues. C’est un exemple… ils sont tellement nombreux…

 Et voila qu’avant-hier, les députés adoptent en première lecture un impôt visant à taxer les terres des paysans indépendamment de leurs récoltes, impôt tout à fait inédit dans l’histoire de la fiscalité française depuis le moyen âge.

 Et hier, ils votent un autre impôt consistant à taxer les paysans sur la réutilisation d’une année sur l’autre des semences brevetées, une sorte de droit d’auteur, non pas recouvré directement par ce qu’on pourrait imaginer comme une sorte de « sacem » agricole – c'est-à-dire en fait Monsanto - mais simplement prélevé par le fisc – c’est tellement plus simple – pour le bénéfice des multinationales.

 Pour préciser la pensée de notre bon Suzerain, ce n’est plus à l’ère de la bougie que nous revenons mais bien à celui de la pierre taillée.

 On peut se poser la question assez naïve de savoir ce qui se cache derrière la volonté ainsi affichée d’exacerber de dangereuses tensions au sein d’un monde agricole déjà bien bousculé par crise, mais qui vote assez traditionnellement vers l’extrême droite ; A quelques mois des élections, la réponse n’est pas très compliquée à trouver.

 Alors oui, il faudrait revenir à la bougie, rétablir la gabelle, la taille et le cens. La dime irait au clergé et les nobles – vrais ou faux, soyons magnanimes - seraient dispensés d’impôt. Cela arrangerait certainement,  Les Sarkozy de Nagy Bosca, les Gallouzeau de Villepin et les autres… Mais nous autres, pauvres péans, n’oublierions alors pas de leur réclamer « l’impôt du sang », comme à l’ère de la bougie…

 A force de tirer sur la ficelle, c’est peut-être ce qui risque de leur arriver…Et ce ne serait que justice…

 

01/12/2011

Les banquiers sont tellement prévisibles....

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 Winter, le 29 Novembre 2011

 « Trop fort les banques»

 Le communisme vise à récupérer pour la communauté la plus grande partie de la force de travail de l’autre ;

 Le socialisme vise à récupérer pour la société la force de travail de l’autre ;

 Le capitalisme vise à récupérer pour son propre compte la force de travail de l’autre ;

 Le libéralisme vise à récupérer, pour son propre compte la plus grande partie de la force de travail de l’autre.

 C’est aussi simple que cela. Il n’y a pas besoin de lire de grands traités politiques pour le comprendre.

 Pour réaliser le dessein de leurs augures, le libéralisme ou le capitalisme doivent se réapproprier la force de travail. Pour cela, ils instituent l’argent, qui n’est qu’un véhicule permettant de transporter la force de travail. Puis le capitaliste rachète les usines qui permettent de faire tourner ces véhicules, tandis que le libéral effectue les fusions acquisitions entre les usines.

 Pour les garer, le capitaliste créée la banque.

 Lorsqu’il a pris toute la force de travail, il ne lui reste plus qu’à prendre la banque.

 C’est ce qui s’est passé avec une grande constance depuis la fin du XIXeme siècle.

 Lorsque toutes les entreprises se furent  toutes rachetées entre elle, il n’y eu plus rien à racheter d’autre que les états. Pour faire cela, il fallait au préalable, afin de les racheter à moindre frais, que les états ne valent plus rien. Quelques petites manipulations financières y suffirent, une petite pincée de Goldman Sachs en Grèce ou en Italie et hop, le tour fût  joué, comme on dit en Touraine. Il ne restait plus qu’à court-circuiter les démocrates pour imposer ses propres suzerains.

 Lorsque tout le monde fut totalement essoré, le capitaliste se dit qu’il en restait sans doute encore un peu dans les bas de laine.

 Il inventa alors un dispositif qui permettrait d’essorer vraiment bien : C’est ce qu’on a appelé les  bons du trésor. Pour faire croire aux pékins moyens que les bons du trésor avaient de la valeur, on allait prêter de l’argent aux états. On admirera ensuite la fierté des Italiens qui, dans un grand sursaut national, se précipitèrent sur les bons du trésor, qui ne valent strictement rien, car si c’était le cas, les banques ne seraient les premières à les racheter ?

 Cette mécanique monstrueuse aura pour conséquence de surenchérir le marché du logement, qui deviendra la seule valeur refuge un peu sérieuse, puisque tout le monde se mettra à vider ses assurances-vie pour acheter pendant que ce n’est pas encore trop cher maisons ou appartements, avec pour effet colatéral d’appauvrir encore plus la population.

 Mais à la fin de l’histoire, le capitaliste sera vraiment très riche. Il n’aura plus personne autour de lui à qui vendre ses produits, mais il sera très riche.

 Comme Mme Bettancourt, qui est en train de se faire spolier de sa fortune par sa fille qui n’a pas encore Elsheimer, Georges W. Bush ou Reagan,  tous deux à moitié fou ou Bill Gate, qui restera dans l’histoire le plus jeune riche du cimetière.

 Hé oui, comme disait ma grand’mère, on n’a jamais vu un coffre fort suivre un corbillard.

 

  

 

22/10/2011

L'europe de la misère

 «La déconstruction européenne»

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 Winter, le 22 octobre 2011

 Les nations ne se construisent qu’autour de projets communs : Ce sont soit des guerres, soit des rêves. Rarement des promesses.

 L’Europe n’arrive pas à financer son programme d’aide alimentaire aux plus pauvres à partir des fonds agricoles. A la veille de l’hiver, la conséquence risque d’être dramatique pour les plus démunis d’entre nous.

 Six états membres de l’EU, sur vingt sept,  ont dénoncé ce programme mis en place par Delors suite à l’initiative de Coluche « les restau du cœurs », arguant de manière tout à fait juste qu’à la base il s’agissait d’épurer des excédents agricoles et que ce programme s’était transformé au fil du temps en programme d’aide sociale, donc qui devait être prélevé sur les budgets d’aide sociale et non de la politique agricole commune. En effet, à partir des années 90 les surplus agricole ayant été pratiquement divisés par quatre, l’union européenne a compensé par des subvensions sur le budget de la PAC. Ce programme permet de distribuer une aide à environ 13 millions d’européens.

 Que penser de tout cela ?

 Les six pays en question qui font obstruction à ce programme sont l’Allemagne, la Suède, le Royaume Uni, les Pays-Bas, le Danemark, la République Tchèque.

 Ils avancent que ce n’est pas à l’Europe de financer l’aide sociale, mais aux pays eux-mêmes.

 Cela nous renvoie donc aux fondements-mêmes de l’Union Européenne. Pourquoi voulons nous une Europe ? Est-ce pour mettre en commun nos ressources de charbon et d’acier ? Est-ce pour mettre en commun nos ressources alimentaires ? Ou est ce pour mettre en commun une certaine idée des droits de l’homme ?

 L’Europe d’après guerre a été voulue par  une poignée d’hommes (Adénauer, Schuman, Monnet, Churchill…) sur l’idée qu’il fallait un bloc solide pour assurer la paix et la prospérité. En mutualisant des productions nécessaires à la guerre (énergie et acier)  cela empéchait de facto les frères ennemis qu’étaient la France et l’Allemagne d’entrer en belligérance. Et nous vivons effectivement la plus longue période sans « grande » guerre depuis bien longtemps.

 Elle a été développée sur l’idée qu’il fallait mettre en commun des matières premières, et faire des actions très concrètes. La Politique Agricole Commune est venue par-dessus dans les années 57 et a donné à la production agricole européenne un tour résolument productiviste.

 Elle a été constitutionnalisée par Giscard d’Estaing sur l’idée qu’il fallait avant tout promouvoir la libre concurrence et préserver les intérêts d’un système financier d’un système ultra libéral.

 Nous sommes aujourd’hui bien loin du rêve de la paix d’après les trois guerres (1870 1914 et 1940). Nous vivons une guerre économique impitoyable, sur fond d’injustice sociale mondiale, dans un système de concurrence internationale totalement faussée. Nous achetons à bas prix des produits fabriqués par des ouvriers qui n’ont pas de protection sociale, qui sont parfois des enfants ou des prisonniers, qui sont issus de processus de fabrication totalement dégradant pour notre planète commune, et qui engendrent une paupérisation croissante de notre population, par un processus de rééquilibrage des pouvoirs d’achats en faveur de la Chine et de l’Inde, mais surtout et avant tout en faveur du monde de la finance internationale.

 En somme, l’Europe n’a plus d’idéal car elle n’a plus ni rêve ni combat.

 Cette absence de projet se traduit de manière très concrète par une désillusion des peuples, qui ne comprennent pas réellement que c’est pourtant grâce à l’Europe et l’Euro que les 27 arrivent à ne pas couler dans cette crise mondiale sans précédent.

 Nous sommes donc dans une situation très tendue puisqu’on sait que la réponse des institutions dans ce genre de contexte est dans un premier temps l’exacerbation des populismes et dans un deuxième temps la guerre…

 C’est bien le projet que nous proposent aujourd’hui les six pays qui refusent de déclarer la guerre à la misère. Dont l'Allemagne. C'est bien triste.

 

21/09/2011

Les dettes de la Grèce ? Quelles dettes ?

 

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Winter, le 21 Septembre 2011

 «Mai 2012 sans la Grèce ? »

La Grèce est en faillite. DSK propose de rayer d’un trait de plume sa dette. Tout le monde crie : « haro sur le baudet ! » , Fillon en tête - lorsqu’on parle de baudet, derrière ses airs de premier de la classe, le premier ministre n’est jamais très loin.

En vérité, quel est le problème ? La dette des USA est colossale (100% du PBI). La Grèce est à 150% et la France à 85 % (pour mémoire, parmi les critères de convergence du pacte de Maestricht, c’est 60% du PIB…)

Est-ce vraiment dramatique ?

Pas réellement : L’argent-dette est devenu la monnaie d’échange du monde moderne (Confère la crise des sub-primes). Finalement, plus on a de dettes, plus on a de pression sur les pays qui nous entourent… regardez bien la chine : Elle tremble à l’idée de penser que ses colossaux avoirs (exprimés en dollars) ne se dévaluent. Les américains le savent bien, et plus ils s’endettent, plus ils mettent de pression sur le yuan… Jusqu’où iront-ils ?

Ce qui compte, c’est d’effrayer le cochon de payeur (l’européen) avec des termes qu’il ne comprend pas vraiment.

Le vrai enjeu de la dette, c’est la durée de vie du débiteur, pas de celui qui fait crédit.

22/07/2011

DSK : Après la mère, la fille

 

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Winter, le 22 juillet 2011

«L'affaire DSK : Chaque jour un peu plus glauque»

Dans une précédente notule «l'affaire DSK expliquée à mes enfants », j'avais tenté d'écrire en français facile ce que je comprenais de cette histoire, relativement simple dans son déroulé, mais aux conséquences tragiques.

Voici que ce matin, le TIME fait des révélations totalement surréalistes, suite à l'entretien de Anne Moussouret avec Syrius Vance à New-York, dans le cadre de l'affaire DSK/DIALLO  : En 2000, DSK aurait essayé un peu la mère dans un rapport qu'elle décrit comme consensuel mais brutal, avant de se taper la fille en 2003. Vous me direz, c'est déjà arrivé à des gens très bien, ce genre d'aventures - je pense à notre première dame de France qui a essayé le grand-père de sa future progéniture avant de convoler avec son papa.

Il n'en reste pas moins que cette histoire ressemble de plus en plus à un gros sac de nœud glauque, qui risque de faire passer l'affaire d'Outreau pour une partie de rigolade.

Voila.

On se rappelle que dans notre morale judéo-chétienne - dont nous sommes imbibés même à notre fore défendant -  il y a dix commandements et sept péchés capitaux. Même si DSK, comme Mansouret sont aussi bons juifs que moi je suis bon chrétien, les règles de notre morale sont assez simples.Pieter_Bruegel_the_Elder-_The_Seven_Deadly_Sins_or_the_Seven_Vices_-_Lechery[1].JPG

Le dixième commandement nous dit que « Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni aucune chose qui appartienne à ton prochain. ». A la décharge d'Anne Mansouret, le dixème commandement ne parle pas des chimpanzés, mais uniquement de boeuf et d'âne.

Un des sept péchés est la « luxure », c'est-à-dire la quête effrénée du plaisir sexuel. On  dit de ces péchés qu'ils sont « capitaux » car si on les enfreint, on risque d'y perdre la boule et tout ensuite se barre en sucette. C'est ce qui est en train de se passer pour le couple idyllique Sinclair / Strauss-Kahn.

 

06/06/2011

DSK droit Obus

 

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Winter, le 6 Juin 2011

«Pachidermes»

Il n'est pas dit que les traces ADN retrouvées sur le chemisier de Nafisatou Diallo ne soient pas en fait des traces de sperme d'éléphant.

Car le monde est plein de surprise.

Dans cette histoire, où l'on aimerait tellement croire en une improbable machination, on découvre une petite négresse de rien du tout ébranler les bourses du monde entier en faisant tomber le patron du FMI par le truchement d'une sordide histoire de viol.

Tout est réuni pour faire un polar formidable : noire, sexe, Bronx, hôtel de luxe, mère célibataire, haute finance, élections présidentielles, juifs fortunés: On n'a jamais cumulé autant de points chocs dans une seule et même affaire.

Assurément la vie de cette femme, qu'elle soit victime ou coupable,  ne sera plus jamais comme avant, car on a déjà du négocier pour elle les droits d'un film sur sa vie, des droits d'auteurs divers etc... et elle est sans doute déjà potentiellement multi-  millionnaire.

Les circonstance ne plaident pas vraiment en faveur de DSK. Mais on peut aussi imaginer une formidable tentative de chantage de la part de Mme Diallo. Ce serait gonflé, mais marrant. On peut aussi imaginer une manipulation de la part de pays voulant voir le pouvoir du FMI revenir à ce qu'il était avant DSK.

On peut tout imaginer, car on demeure étonné qu'un personnage aussi important que DSK puisse ne pas avoir intégré pour sa propre gouverne quelques règles de sécurité tellement basiques que même le gros noir illetré qui fait la sécurité à la sortie du Auchan les a déjà comprises ...

Cela fait vraiment peur pour l'ordre du monde...

Dans ce cirque médiatique, c'est le juge Obus (cela ne s'invente pas) qui décidera aujourd'hui s'il faut mettre un peu l'éléphant en cage.


02/05/2010

Crise financière grecque : ça sent le roussi

Les urbanitasmagories de Winter le 2 Mai 2010

  http://www.leprincejean.fr/

«Donner aux contribuables l'illusion que nous leurs sommes utiles»

Juncker, Trichet, Rehn, avec des têtes de premier de la classe en veille d’examen, annoncent en direct à la télévision, sous l’œil de souvlaki pas fraiche de Papakonstantinou,  le montant de l’aide de l’Eurogroupe à la Grèce : 110 milliards d’euros sur 3 ans, dont 80 payés par les pays de la zone euro et le reste par le FMI. L’effort est colossal et contraire au traité européeen pour lequel nous avons tous démocratiquement voté : c’est dire son importance. L’heure est si grave qu’il convient même de violer les lois :  de cette audace dépend la stabilité de la monnaie unique !

Nos trois beaux gosses, avec des mines totalement déconfites, façon Roger Gicqel dans ses grans jours , semblent vouloir faire de cet instant un moment historique dans la saga de la construction européenne : Pensez vous ! 110 milliards sur 3 ans pour sauver un des 23 membres de l’ Union, et un premier chèque de 30 milliard qui devrait être versé le avant le 19 mai par les 22 autres pays de l’Europe ! European_union_emu_map_fr[2].png

De quoi parle-t-on ?

A titre de comparaison, nous avons rappellé ci après les aides que chaque pays TOUT SEUL  a distribué directement ou indirectement à ses propres banques pour faire face à la crise financière.

Ces montants qui donnent le vertige sont exprimés en milliards d’euros, et montrent que l’unité de l’ Europe passe largement après l’allégeance de ses états membres à l’internationale de la voyoucratie.

 

 

Grande Bretagne

560 milliards d'euros

Danemark

426

Allemagne

398

Irlande

276

France

251

Belgique

190

Pays Bas

177

Autriche

118

Suède

102

Espagne

93

 

Dont, en résumé, l’Europe va allouer à la Grèce avec 23 contributeurs un peu moins d’un tiers sur trois  ans de ce que la France aura a elle toute seule refourgué  à ses banquiers véreux sur deux ans.

Quelque chose m'échappe, sur la réalité du problème...Tout cela se passe de commentaire, ou je me trompe ?

21:12 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : eurogroupe, strausskahn, crise, grecque, fmi, trichet, juncker, rehn, europe, 110 | | |  Facebook

 
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