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12/01/2012

Vers la fin du nucléaire

 http://www.mai2012.fr/.

 Winter, le 12 Janvier 2012

«Principe de plaisir et principe de réalité»

On connait tous plus ou moins cette théorie psychanalytique qui dit qu’en passant de l’état d’enfant à l’état d’adulte, on passe du principe du plaisir immédiat à la confrontation à la réalité.

C’est ce qui va bientôt arriver à notre sémillant ministre de l’industrie, l'ex ministre de gauche pro nucléaire Eric Besson : On apprend ce matin que la cour des comptes demande un audit sérieux du vrai coût du nucléaire, incluant les coûts de démantèlement des installations nucléaires ainsi que les vrais coûts de retraitement. La docte institution se lamente des difficultés qu’elle a à  obtenir de la part des opérateurs des chiffres sérieux permettant d’obtenir des certitudes sur le vrai coût des opérations de retraitement et de démantèlement.On le savait depuis longtemps : La cour des compte le découvre.

Dans l’après-Fukushima, il faut être benêt pour penser que le nucléaire est une énergie économique, ou avoir des intérêts à très court terme chez Areva.

La France passe de l’âge d’enfant à l’âge d’adulte : Ce sont les papys de la cour des comptes qui vont nous y aider : c’est tout l’intérêt de la coopération inter-génération.

 

25/11/2011

Nucléaire : On n'a rien compris...

 «Nucléaire»

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 Winter, le 25 Novembre 2011

 Eric Besson ne comprend pas grand-chose. Ca, on le sait depuis longtemps : C’est un ancien socialiste. Cela explique sans doute que Hollande propose un plan de sortie du nucléaire à 35 ans…

 Soyons pragmatiques.

 Au japon, il y a peu, 46 réacteurs nucléaires produisaient un tiers de la consommation d’energie électrique du japon, 10 réacteurs étaient arretés et 2 en construction.

 Après « l’accident » de Fukushima, pour reprendre le terme de Besson, notre sémillant ministre de l’énergie, partisan inconditionnel du nucléaire,  le Japon, troisième pays producteur d’énergie nucléaire du monde, un peu contraint, a éteint un certain nombre de réacteurs.

 Aujourd’hui, quelques mois après la catastrophe, il ne reste que 11 réacteurs commerciaux qui fonctionnent.  Vous avez bien lu, onze, sur quarante six...

 Question : « Les japonais, troisième puissance nucléaire du monde, sont ils morts ? »

 Réponse : « Cela se saurait » : Les ascenseurs fonctionnent à Tokyo, dans la troisième puissance nucléaire mondiale, les buildings restent (un peu) illuminés, les routes restent (un peu) allumées...

Pendant ce temps,  en France , le PS nous propose un plan de sortie du nucléaire à l’échelle de 2050.

 Ce serait drôle si ce n’était tragique. Pauvre Hollande, comme il est à plaindre, avec ses deux neurones...

 Pourquoi ? Car tous ces gens ne comprennent pas :

 1)   Que le nucléaire est sans doute l’énergie la plus simple et la moins chère qui pourrait exister, pour peu que tous les parasites qui profitent de la non maitrise de cette technologie soient éliminés ;

 2)    Que sans Areva et les brigands qui l’entourent, le nucléaire serait sans doute la solution de l’avenir ;

3)    Mais surtout et avant tout, qu’en abandonnant le nucléaire après moins d’un demi siècle d’usage, nous perdrons toutes les compétences sur un marché qui sera le démantellement des installation existantes et qui est prévu pour durer au moins aussi longtemps qu’il a duré à ce jour, soit cinquante à cent ans... En d'autres termes, l'opportunité économique du nucléaire n'est pas sur la production actuelle, mais sur la manière de se débarrasser de cette technologie monstrueuse ; nous l'avons ; nous la subissons ; autant faire du profit pour s'en débarrasser...

 4)   Car en perdant les compétences sur le nucléaire, nous perdrons de manière irreversible la maitrise d’une technologie qu’on peut à ce jour considérer comme diabolique : En somme, en abandonnant le nucléaire, nous nous en rendrons définitivement et jusqu'à ce que mort s'en suive esclaves...

Car dans vingt ans, il sera aussi difficile de trouver un expert en énergie nucléaire qu’il l’est aujourd’hui de trouver un chaudronnier, à la petite différence qu’un rayonnement nucléaire dure plus longtemps qu’une fuite d’eau et que les conséquences ne sont pas exactement les mêmes…

Et là , dans vingt ans, c'est seulement à ce moment qu’on se rendra compte qu’on n’a rien compris au marché du nucléaire…

Espérons que nous ne nous soyons pas transmutés d'ici là...

 

29/10/2011

La doctrine du réchauffement climatique

 «Doctrine du réchauffement climatique : un credo au service de la religion capitaliste»

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Winter, le 29 octobre 2011

« Quand même, on ne peux pas nier que l’activité humaine est à l’origine du réchauffement climatique ».

La phrase me fait démarrer au quart de tour. Je réponds à un credo par un autre credo, le mien.

Le projet européeen EPICA, démarré en 1995 ey terminé en 2004 consiste en plusieurs forages dans les glaces profondes de l’Antarctique à la recherches des bulles d'air des premières respirations de la Terre.... Ce projet nous dit que sur 800 000 ans, la concentration la plus élevée de gaz carbonique dans l’air, c’est en ce moment. Il nous dit également que la température moyenne est directement corrélée à la concentration de CO2 et de méthane dans l’athmosphère. Il nous dit que tout cela suit des cycles d’environ 100 000 ans. et que nous sommes à la fin d’un cycle de réchauffement.

Il nous enfin également que la Terre a connu des périodes très brutales – à l’échelle d’une vie humaine – de changement violent de climat.

Il est assez vraisemblable que le facteur déterminant pour le changement du climat soit le changement de la taille des zones de marécage, qui dégagent des quantité de méthanes très importantes.

Il est aussi assez vraisemblable que l’activité humaine n’y soit pas vraiment pour grand-chose dans le réchauffement global.

Alors, qu’est ce qui pousse tout la terre entière à penser le contraire ?

J’ai déjà eu l’occasion de développer mes convictions (mon « credo ») a de multiples reprises. Il est en marginal et certainement partagé que par moi.

Tout d’abord, il faudrait être sot pour nier le réchauffement climatique. Il faudrait aussi être sot pour nier que l’activité humaine influence l’environnement. Mais la pensée unique sur le réchauffement climatique veut que, au-delà d’influencer l’environnement, l’être humain moderne, industriel et pollueur, le modèle.

Ma conviction est la suivante : elle n’est pas économique, elle n’est pas écologique, elle n’est pas scientifique, elle n’est pas politique : elle procède plus d’une analyse psychanalytique de l’espèce humaine.

Je vais essayer de la résumer le plus simplement possible.

Premièrement : L’Homme est un être fini.

Deuxièmement : L’Homme, par une bizarrerie de la création ou de l’évolution (c’est un autre débat) possède en lui la conscience de sa finitude.

Troisièmement : Par une autre bizarrerie , l’Homme  supporte assez mal le fait de ne pas être l’égal des « dieux », et de ne pouvoir avoir la maitrise de toute chose : C’est le mythe du péché originel : Par sa volonté d’accéder à la connaissance interdite, mais dont il sait qu’elle existe, l’Homme se voit chassé du paradis terrestre.

Quatrièmement : Par une dernière bizarrerie de l’espèce humaine, le désir de maitrise est associé au réflexe de destruction : C’est l’instinct de puissance. L’homme fait la guerre pour maitriser son territoire, l’agrandir etc…

Cinquièmement : En inventant – ou créant - des catastrophes auxquelles il peut éventuellement répondre, l’Homme s’imagine qu’il maitrise son environnement : Il répond donc de cette manière à la première et unique question qui concerne la prise de conscience de sa finitude. La volonté de destruction de l’Homme n’est qu’une réponse à la prise de conscience qu’il a de son côté minable : C’est très exactement ce que fait le dictateur qui décide d’éliminer les juifs, le magistrat qui met le voleur de pommes en prison, le père qui donne une baffe à son adolescent rebelle, le mari qui bat sa femme ou le chauffard qui fait une queue de poisson au type de la file de droite : il faut savoir détruire pour se persuader que l’on maitrise.

Vous me direz que tout cela semble simpliste et que le taux de CO2 pendant ce temps augmente.

Certes.

Mais il est assez probable que l’Homme ne soit pas assez puissant pour influer de manière notable sur une création qui est largement plus complexe et forte que lui pris de manière isolée.

La Nature est incomparablement plus forte que tout ce que l’on imagine, et c’est bien cela qui nous rend dingue. Lorsque Léonard de Vinci disait « donnez moi un levier et je soulèverai le monde », même s'il s'agissait d'une méthaphore à des purement commerciales, c’était assez réducteur…

Cette conscience de notre misère jumelée à cette soif de tout maitriser se traduit assez bien dans la théorie du réchauffement climatique : Pensez vous réellement que l’on puisse fabriquer avec nos misérables usines suffisamment de CO2 pour empoisonner une couche d’air  qui pèse environ 5,14 x 10 puissance 15 tonnes  (5 140 000 000 000 000 000 tonnes) : Il nous en faudrait bruler, des milliards de tonnes de charbon dans nos usines chinoises…

En revanche, on estime qu’il y a un milliard de milliard de fourmis sur la terre. Supposons qu’une fourmi pèse 1/10eme de gramme et qu’elle consomme toute proportion égale par ailleurs, comme un homme : alors un milliards de milliards de fourmis consomme comme une population de quinze mille milliards d’être humains. Imaginons que, pour une raison quelconque, le métabolisme des fourmis se transforme , et qu’elles se mettent à générer deux fois plus de méthane : alors là oui, il pourrait y avoir peut-être une action sur le climat.

L’Homme -  qui sait calculer - a conscience que son action sur son environnement est moins puissante que celle - potentielle -  d’une fourmi, ce qui est quand même assez frustrant…

Pour asseoir sa puissance, il s’invente des guerres et des combats imaginaires. Il ne serait jamais à lui seul aussi fort que la nature dans son ensemble.

Ce « credo », mon  « credo »,  pour autant qu’il traduise une réalité profonde ne peut devenir un alibi pour polluer, pour le nucléaire, pour assoir la lutte des « puissants» contre les « pauvres » que pour les imbéciles et les opportunistes de toutes natures ; Il se trouve que la classe dirigeante en est remplie. C’est dommage.

C’est ce qui oblige les menteurs de tous bords à ériger le réchauffement climatique en cause nationale. Cela n'a rien à voir avec la Terre, c'est juste pour essayer de nous assurer un environnement immédiat un peu plus confortable à notre échelle, à nous autres, hommes, avec un «h» minuscule, pas à celle de la planète. Si cela permet également de faire des affaires, c'est encore mieux. C'est bien cela qu'on appelle une doctrine.

25/10/2011

7 Milliards sur la planète en 2011 ?????

«La presse gratuite et les conneries quotidiennes»

http://www.mai2012.fr/ Winter, le 25 octobre 2011

La presse gratuite est toujours une source inépuisable d’étonnement.

En général, elle cherche les titres qui font peur : Viol, catastrophes, crimes etc… Quand il n’y a rien d’intéressant en magasin, alors, on parle du réchauffement climatique. C’est toujours parfait, le réchauffement climatique.

L’objectif est simple : Pour vendre quelque chose aux gens, il faut leur faire peur ; Pour les contrôler, il faut leur faire peur, et tout est bon pour cela. Aujourd’hui, Direct Matin a innové : La prochaine catastrophe, c’est nous, puisque selon les experts – mondialement reconnus - de direct Matin, nous serons Sept milliards d’habitants sur la planète fin 2011 (c'est-à-dire dans trois mois ; trembez, gens de France ! ) et la croissance de la population pose le problème du tarissement des ressources. ( c’est dit comme cela, je n’invente pas, lisez vous-mêmes)

Prenons donc d’autres chiffres drôles : Sur 56 réacteurs nucléaires au Japon, 11 seulement rentent en fonction : Je vous laisse calculer ce qu'il manque en électricité nucléaire... Une paille monseigneur… Pourtant, les ascenseurs continuent de fonctionner dans les tours de Tokyo… Donc, que faut il penser des ressources de la planète ?

Projetons nous à l’époque des dinosaures. Si l’on considère qu’un dinosaure mange comme un homme – en proportion – il faut presque un demi millers de gros bonshommes pour consommer comme un dinausore, car que l'on parle d'essence ou d'herbage, on en revient toujours à des consommations de produits qui peuvent devenir en quantité finie, en fonction de la manière dont on consomme le stock... En proportion, 7 Milliards d’hommes feraient une population d’un milliard et demi de dinosaures. Certes, il n’y en a sans doute jamais eu autant, mais 100 fois moins, c’est peut être imaginable…

Et les bougres, ils ont mangé chacun comme 500 hommes, mais pendant une période de 200 à 300 millions d’années, à comparer avec notre aire industrielle sur-consommatrice qui ne dure que depuis deux siècles…

Donc, pour les dinosaures, c’est réglé : la terre a pu les nourrir assez grassement, et pendant assez longtemps…. Mais les dinosaures, ce n’est rien du tout. Prenons la population des fourmis, des chenilles, des insectes : Chacun ne mange pas beaucoup, mais c’est qu’ils sont nombreux, les bougres…. Ce n’est pas pour rien si sur la terre, la plus grande quantité de protéïne est portée par la race des insectes, pas par celle des vaches ! Et pourtant, cela fait quelques millions d’années que toutes ces petites bestioles se nourrissent, parfois assez copieusement, si l’on prend le cas des chenilles qui sont capables de foutre en l’air tout un potager en une seule nuit….

Pour l’énergie, on a vu : En s’arrangeant, on y arrive.

Pour la nourriture, il suffit de faire comme les dinosaures ou les fourmis, deux races qui se caractérisent par un longévité hors norme de leur lignée, si l'on veut faire une projection avec l'espérance de vie de l'espèce humaine…

Donc, cela veut bien dire que non seulement la terre peut nourrir plein d’êtres vivants, mais elle peut aussi donner de l’énergie à beaucoup plus de monde qu’on l’imagine usuellement… Prenons un autre exemple, caricatural : L’eau, qui semble être la ressource la plus rare de notre planète qu'on appelle pourtant "bleue". Le problème des ressources est un faux problème, même si comme dans la fable de la fontaine, c’est "un beau sujet de guerre" : On est capable de faire venir du gaz du fin-fond de la Sibérie, du pétrole de l’autre bout de la terre par des tuyaux de taille assez modeste, mais faire venir de l’eau du nord de la pologne jusqu'en Israel, cela semble totalement impossible… Sans doute l’eau ne coute-elle pas encore assez cher pour cela…Il faudra qu’elle soit hors de prix pour qu’on se décide à construire des golfs en pleine bande de Gazha…

A mon humble avis, la terre est immense.

Elle peut accueillir une collection assez impressionnante d’être animés : Un entomologiste rapportait il y a peu cette anecdote : Si vous tendez en plein centre de Paris un drap d’un mètre sur un mètre, éclairé par un spot la nuit, au petit matin vous récupérerez deux cent espèces d’insectes différents au pied de votre écran… Il y a du monde, sur terre. On peut vivre très nombreux, sans doute infiniment plus nombreux que ce qu’on imagine : Cela dépend de ce que l’on veut manger…

 

 

28/09/2011

Fukushima : à l'est, rien de nouveau...

 

mai 2012

Winter, le 27 Septembre 2011

 «Le nucléaire sous contrôle»

On avait pu admirer en son temps la préscience d’Eric Besson, notre fougueux monsieur nucléaire de l’UMP, transfuge du PS, parlant à propos de Fukushima, le samedi suivant la catastrophe : « un accident grave, mais pas une catastrophe nucléaire. ». Pour sa défense, Eric Besson a fait une école de commerce, et a donc sans doute des notions assez approximatives de physique doublée d'une approche de la notion de risque industriel plus proche du portefeuille que d'autre chose .

Néanmoins ceux qui réfléchissent avec autre chose que leur portefeuille ministériel pouvaient dès le jour-même se faire une idée de l’ampleur de dégâts.

Aujourd’hui, il semble qu’on soit vraiment dans la mouise. En mai, Tepco a admis la fusion totale du cœur du réacteur 1 de la centrale de Fukushima. Depuis, le temps à passé… Le corium, au contact de l’eau, la craque et génère de l’hydrogène en grande quantité. Le mélange hydrogène et oxygène est redoutable . On risque alors de nouvelles explosions, qui pourraient réduire en miette les enceintes des réacteurs. A partir de là, tout devient possible.

Enfin, personne ne sait dire ce qu'il en est des  coriums,   spécialement celui du réacteur n°1, si les cuves des réacteurs n°2 et n°3 sont affectées (plus que vraisemblable) , si les sous-sols sont affectés et à quelle profondeur...

Sur le plan des opérations, il y a 80 000 personnes déplacées.

Tepco gère à la petite semaine son affaire, injecte de l’azote à tout-va, lance des tuyaux un peu dans tous les sens…  Le plan de dépollution consisterait à retirer des millions de mètres cube de terre, sur une épaisseur de 5 centimètres tout autour de la centrale... Une aberration lorsqu'on comprend comment se propage cette pollution….

Pour  mettre cette terre polluée où ? c’est une autre question…

Dans ce flot de mauvaises nouvelles, certains signes sont malgré tout encourageants, on peut admirer l’opiniâtreté et le courage des japonais, qui arrivent, tant bien que mal,  à faire revenir et maintenir en dessous des 100 degrés les réacteurs n°1 , n°2 et n°3, ce qui signifie que laborieusement, ils en reprennent lentement le « contrôle »…

Mais il faut craindre, dans cette très inégale course contre l’œuvre du diable, qu’un autre  tsunami, typhon ou tremblement de terre, vienne bousculer ce frêle édifice et anéantir tous ces efforts tant le cadre de ce processus s’inscrit dans des temps qui dépassent les limites de ce que l’homme sait planifier…

Puisqu’on vous dit que l’énergie nucléaire est une énergie fiable…Pendant ce temps-là, les japonais eteignent leurs enseignes au néon un peu partout dans Tokyo. Sont-ils en train de réapprendre les vrais valeurs de l'énergie ?

15/06/2011

Après Fukushima, après, vraiment ?

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Winter, le 15 Juin 2011

«Nucléaire : En sortir en continuant...»

Ce qui s'est passé à Fukushima n'est ni plus ni moins qu'un condensé de ce qui était intelligible par un enfant de 13 ans dans les années  1970 : on imaginait alors des actes terroristes, un avion tombant sur une centrale, un cataclysme dévastant les installations, des pirates se précipitant sur les installations en ruine pour voler du combustible irradié et faire du chantage aux états...C'était un peu de la science fiction, mais finalement, pas tant que cela...

Ce que l'on avait compris il y a plus de 40 ans, c'est que lorsqu'une réaction en chaine n'est plus contrôlée, c'est dur-dur à arrêter. C'est l'argument-massue en défaveur du nucléaire : une technologie qui doit coexister avec la prise d'un tel risque n'est pas raisonnable.

Aujourd'hui, nous y sommes : de l'eau hautement radioactive s'accumule à Fukushima , à raison de 500 tonnes par jour. Il y a déjà plus de 100 000 tonnes d'eau à décontaminer, et cela n'est pas prêt de s'arrêter, car les réacteurs sont toujours à la limite de l'ébullition : Il faudra donc les refroidir pendant des mois et des mois.

Une zone importante du Japon n'est plus exploitable ; les eaux internationales seront contaminées sur le long terme ; les produits manufacturés en provenance du Japon devront être examinés avec soin, ainsi que les denrées. Car ne croyez pas qu'il ne se passe pas la même chose dans l'eau que dans les airs : les particules radioactives circulent dans les courants d'air comme dans les courants d'eau, et ont commencé le 11 mars 2011 leur ballet autour de la planète.

Les hommes entrent donc dans l'âge de raison, et il n'est donc pas surprenant que l'humanité commence à réagir : quelques pays commencent  à annoncer sinon des plans du moins la volonté de sortir du nucléaire : L'Allemagne, l'Italie, la Suisse, l'Autriche et sans doute d'autres demain...

Tout ce que les écologistes répètent en boucle depuis plus de 30 ans devient d'un seul coup audible.

Parmi ce qui se disait également il y a  bientôt quarante ans, c'est que, une fois que la machine nucléaire serait engagée on y investirait massivement, jusqu'à un point où l'on se rendrait fatalement compte qu'il faut faire marche arrière tant était évident le côté diabolique du risque lié à la non maitrise de cette technologie. On évaluait alors ce point en décennies. Mais le problème déjà évoqué alors, c'était bien la gestion de la déconstruction ainsi que celle des déchets car tant qu'un secteur est en pleine croissance, on attire et on capitalise sur des cerveaux, de la connaissance ; dès lors qu'on abandonne une technologie, les cerveaux partent avec et toute la connaissance est perdue, alors qu'il nous la faudrait précisément encore pendant des siècles.

Quelques industriels fous doublés de politiques immatures - nous en avons encore chez nous, et Eric Besson en est un très bon échantillon - ont donc mis l'humanité dans un piège suicidaire : Avons-nous d'autres choix que de continuer à développer une technologie dont nous ne devrons pas nous servir ?

 

15/04/2011

Fukushima et le coût de l'énergie

 

Winter, le 15/04/2011

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«Fukushima et le prix de l'essence»

On trouve que l'essence, c'est toujours trop cher. En fait, on ne comprend pas bien ce que c'est que l'énergie. Les événements dramatiques du Japon sont là pour nous rappeler que la guerre du feu n'est pas terminée. Ramenons nous donc à un calcul que toutes les femmes qui font un régime comprendront pour approcher la valeur de l'énergie. On la mesure en Kilo Calorie, notée Kcal. De manière simple, 1 Kcal, c'est la quantité d'énergie à apporter pour élever un kilogramme d'eau de 1 degré centigrade.

Mettons qu'il ne me faille qu'un verre d'essence pour aller chercher ma baguette de pain à la boulangerie : Avec 10 cl de carburant, on brûle presque 80 000  Kcalories,  alors qu'un homme qui marche dix minutes  n'en brûlera que 30.

Quand je roule 10 minutes en ville avec ma voiture pour aller chercher une baguette de pain, c'est comme si j'allais sur un char tiré par  2000 à 3000 esclaves...L'opération serait donc rentable d'un point de vue énergétique... si ma voiture consommait 2000 à 3000 fois moins et même si je ne consommais qu'un dé à coudre d'essence (100 fois moins)  pour aller chercher ma baguette, cela resterait totalement déraisonnable...On voit par là que le prix de l'essence n'a strictement rien à voir avec le service rendu...

Maintenant qu'on a compris la puissance qu'il y avait dans un simple verre d'essence, voyons les centrales nucléaires : 1 tout petit gramme de matière nucléaire en fission produit autant d'énergie que 2 litres et demi d'essence... Dans un cœur de réacteur, il y a quelques tonnes de matières fissiles... Des milliards d'esclaves, qui, s'ils ne sont pas bien domptés, peuvent faire une vraie révolution...

La vraie question, ce n'est pas le prix de l'énergie, mais c'est de se servir à bon escient de cette ressource formidable.

 

08/04/2011

TEPCO AREVA même combat !

 

Winter, le 08/04/2011

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« AREVA et les Lapins Crétins»

Lorsque KIA, fond souverain du Koweit est rentré au capital d'AREVA le 10 décembre dernier (4,8%) , sous forme de certificats d'investissement sans droits de vote, la condition aurait été, selon la Tribune, que lesdits certificats soient convertis en actions au plus tard au 30 juin 2011. Si cela ne se faisait pas, l'état purrait être amené à rembourser au Koweit sa mise dans le capital d'AREVA, soit 600 millions d'euros.

THE_LAPINS_CRETINS_SHOW_EURO2008_SPAIN.jpgLa raison de ce choix désastreux du gouvernement (merci Christine Lagarde) est la recherche de moyens de financements des investissements colossaux à réaliser dans un parc nucléaire français vieillissant. Car pour justifier ces choix stupides, il a bien fallu maintenir un prix relativement bas de l'énergie électrique, donc ne pas investir... On est en plein dans Tintin au pays des Soviets... Mais je vous rassure, pour ceux qui croieraient vraiment que ces investissements sont pour garantir une bonne maintenance des installations existentes, qu'ils se détrompent : c'est surtout pour financer l'EPR, le zinzin dont tout le monde parle mais qui n'existe pas, façon avions renifleurs...

Quoi qu'il en soit, la conséquence de ce choix désastreux est que l'action AREVA deviendra fin juin une action comme une autre, qui imposera aux actionnaires des impératifs de rentabilités.

Cela se passe ainsi dans toutes les entreprises cotées en bourse.

La petite différence, ici, c'est que AREVA, c'est juste une entreprise "stratégique", mais, au pays des Lapins Crétins, ce terme semble passé de mode.

On peut alors craindre un scénario identique à celui de Fukushima, ou l'opérateur TEPCO pour garantir l'apparence des chiffres, a falsifié, menti, triché pendant de nombreuses années, allant même jusqu'à ne plus assurer sa centrale a partir de Août 2010.

Le Japon a compris la leçon. Il lui aura fallu trois séismes (Nagasaki - pluie de Mox, Hiroshima et Fukushima). Lui nationalisera TEPCO (un gros zinzin quand même, 40 milliards de dollars). Pendant ce temps, nous récupérons par les airs le Mox de La Hague que nous leur avons envoyé par les mers et, non content de cela, nous privatisons AREVA. Mais faut-il être con ?

Le nucléaire est une énergie peut chère et sure, nous a-t-on asséné pendant des dizaines d'années.

On sait maintenant que le nucléaire est une technologie ruineuse, qui deviendra encore plus ruineuse car il faudra d'avantage de sécurité.

Si elle n'était que ruineuse, cela pourrait aller. Mais le rapport coût / risque est tellement en sa défaveur qu'on ne peut expliquer l'obstination des politiques à persister dans cette voie que par la prévarication à tous les étages de décision.

Certes, le gouvernement actuel paie les choix énergétiques pris dans les années 60. S'il pouvait juste comprendre que des alternatives sont maintenant à trouver, ailleurs, ce serait formidable.

Il faudra violemment l'encourager à comprendre.

 

23/03/2011

Les leçons du Japon

 

Winter, le 23/03/2011

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« Les leçons de Tchernobyl, mais quelles leçons ? »

La catastrophe de Fukushima ne peut que nous rendre définitivement et irrémédiablement adversaires de l'énergie nucléaire.

La raison en est très simple : Nous venons de constater que les dégâts provoqués par une technologie non maitrisée associée à des pratiques d'industriels peu scrupuleux dépassent l'entendement : On avait vécu Tchernobyl, donc on pensait bien à la pollution, mais on n'avait jamais imaginé qu'on pourrait se retrouvé confronté demain à une vague de réfugiés nucléaires, fuyant leur métropole pour peut être bouleverser notre fragile équilibre démographique.

On avait imaginé les légumes pollués, mais on n'avait jamais pensé qu'un pays civilisé tout entier pourrait risquer de se retrouver affamé du jour au lendemain et se mettre à manger des boites de conserve venant d'ailleurs...

On avait imaginé des choses terribles, mais on ne se voyait pas faire nos courses à la quincaillerie ou au marché du coin avec un compteur Geiger en main et c'est pourtant ce qui commence à se passer : Les ventes de la firme Radex qui produit ces petits compteurs de poche explosent.

On avait imaginé un nuage radioactif passant au dessus de notre tête, mais on n'avait jamais imaginé que les eaux internationales pourraient se retrouver polluées. Il est vrai que la concentration de césium, que cela soit dans l'air ou dans l'eau, diminue avec la distance. Mais ils se trouvent que les poissons comme les oiseaux ne connaissent pas la géopolitique et migrent parfois plusieurs fois par an d'un d'un bout à l'autre de la planète.  Et l'on risque fort de se retrouver demain avec des poissons pollués à quelques encablures de nos côtes bretonnes...

Voici donc que d'un seul coup, à la faveur de cette catastrophe, de nouveaux risques bien réels sont venu assombrir un tableau déjà pas réellement idyllique...

Mais le début du pire est arrivé ce matin 23 mars, lorsque la télévision nippone a annoncé que l'eau du robinet de Tokyo de manière officielle dépassait maintenant les seuils de radioactivité admissibles pour les nourrissons. En clair, voici donc une ville de 35 millions de personnes privée d'eau potable, c'est-à-dire qui est sur la voie d'une ville du tiers-monde...

Mais ce n'est pas tout... Qu'en sera-t-il des systèmes d'aduction d'eau ? Qu'en sera-t-il des produits en plastique manufacturés par des entreprises qui utilisent l'eau pour laver leurs moules, rincer leurs outils, mouiller leurs meules...

Nous sommes bien rentrés dans un cycle de fou...

A ce jour, qui a imaginé le fait qu'un nouveau tsunami vienne de nouveau baigner les ruines irradiées de Fukushima...Et pourtant cela est du domaine du probable sur une échelle de seulement quelques années, c'est-à-dire d'une durée largement inférieure au temps qu'il faudra pour colmater les dégâts ce la folie humaine.

Il faudrait être complètement inconscient, inconséquent ou juste opportuniste pour ne pas penser que cette catastrophe doive impérativement sonner le début de la fin de l'aire nucléaire.

C'est notre rôle d'électeur de le rappeler à nos hommes politiques.

Tous les jours.

Quelques pays l'ont soudainement compris : L'autriche, la suisse. La chancellière Merkel vient aujourd'hui d'annoncer le début de la sortie du nucléaire.

Chez nous, cela tombe bien, il y a des élections d'ici un an.

Et puis, à tous les petits beni oui oui du nucléaire, qui comme Besson et bien d'autres nous ont expliqué pendant 40 ans que le nucléaire, c'était pas cher, ces hommes politiques sans conscience, ces patrons de toutes ces grandes firmes qui font leur choux gras d'un pari diabolique avec l'atome, et qui ne comprendraient pas qu'il nous faut maintenant penser autrement, il y a bien une solution pour éviter, s'il en est encore temps qu'ils ne sévissent de nouveau...: Qu'on les envoie tous le plus rapidement possible à Fukushima aider ces sacrifiés du nucléaire qui s'activent comme des damnés pour ce qui leur reste de vie d'être sain à tenter d'expier leur folie dévastatrice !


14/03/2011

besson le niveau

 

Winter, le 14/03/2011

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«Le Pouvoir, en extase devant son miroir, s'auto-satisfait et s'admire. Vivement qu'il réfléchisse..»

Je ne connaissais Eric Besson, notre ministre de l'industrie, qu'à travers quelles caricatures, plus ou moins suspectes, et son amour - cela peut arriver - pour une femme de quelques décennies sa cadette. J'ai vraiment découvert le personnage Dimanche 13 Mars 2011 grâce à une émission sur la chaine i-télé - chaine qu'on ne peut pas vraiment taxer d'opposition - sur un plateau qui regroupait entre autre Eric Besson, Corinne Lepage, un retraité d'AREVA, une représentante d'un mouvement anti-nucléaire, et qui portait sur le choix du tout nucléaire dans le contexte des événements au Japon.

Les bras m'en sont tombés : J'ai découvert une personne malpolie, manipulatrice au sens le plus vicieux du terme, sans stratégie réelle de communication. Mais ce que j'ai retenu, c'est ce qui a l'air de ressembler à un système, qui consiste à attaquer ses contradicteurs en permanence non pas sur leurs propos mais sur leurs personnes, sur des attaques d'une vulgarité impressionnante : Corinne Lepage menaçant de quitter le plateau tant le débat était boueux, Besson indiqua que cela lui fera plus de temps pour discuter avec les autres ; Elle,  développant des arguments plus ou moins solides, Besson répliquant qu'il plaignait ses clients (Lepage est avocate)...

J'ai par-dessus tout retenu la bêtise sans borne du personnage. Qu'on comprenne un peu : Vous avez sur un plateau de télé des anti-nucléaires et des pro-nucléaires. Le monde vit à travers ce qui est en train de se produire au Japon un accident majeur qui peut virer à la catastrophe d'un moment à l'autre. Ce Lundi matin, la bourse japonaise dévisse de 6% et c'en est déjà une, de catastrophe, pour beaucoup d'actionnaires.  Les anti-nucléaires invités sont assez pondérés puisqu'ils tiennent un discours de sortie progressive du nucléaire ; Besson explique qu'à l'heure où il parle, on peut parler d'accident et non de catastrophe, et que donc, dans cette mesure, cela ne peut pas lancer un débat national sur le nucléaire. Dit autrement, cela revient à préconiser qu'il faille que je me tue au volant pour avérer le fait qu'il n'aurait pas fallu rouler trop vite.

L'argument, pour un homme dont le métier est de faire des choix stratégiques, est d'une telle stupidité qu'on a du mal à comprendre comment une personne qui a fait des études peut énoncer pareille bêtise. On connaissait déjà la caricature du type qui, poussé du haut d'un building et passant devant ses collègues disait à chaque étage « jusqu'à là ça va ». Besson renouvelle le genre :  On verra en bas.

Il est ahurissant ce constater qu'un homme de pouvoir dont le rôle est de prendre des décisions engageantes pour des décennies  puisse raisonner (si l'on peut appeler cela raisonner) de manière aussi tordue ; et l'on se dit que si un ministre raisonne comme cela, qu'en est il du reste...

Je n'avais jusqu'à hier  aucune raison de vomir sur quelqu'un dont j'ignorais a peu près tout. J'ai découvert un homme au raisonnement dont l'indigence fait frémir. Il est ministre : Oui, décidemment, tout devient possible.

 

09:22 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : besson, lepage, cap21, japon, fukushima, nucléaire, i-télé, areva, edf, énergie | | |  Facebook

 
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