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22/06/2011

Nucléaire à Fukushima : arrêtons la psychose !

 http://www.mai2012.fr/

Winter, le 21 Juin 2011

«Nucléaire : arrêtons la psychose»

On voit un peu partout fleurir des  images alarmistes. La fin du monde. Les bébés contaminés. L'eau contaminée. L'océan qui se mettrait à charrier des vagues de Césium 137. Tokyo qui serait à moitié en train de mourir. Du thé qui serait contaminé. Des pièces de rechange qui seraient impropres à la consommation...

Arrêtons la psychose !

lauvergeon,ump,accident nucléaire,fukushima,besson,areva,nucléaire,eelv,énergie nucléaire,kwh,le vrai coût du nucléaire,edfTout d'abord, la plupart des gens ignorent tout du nucléaire : Nous baignons dans les rayons ionisants, depuis notre naissance jusqu'à notre mort, voir même après...

Ensuite, il y a une désinformation systématique du lobby anti-nucléaire, qui ne comprend pas grand-chose aux phénomènes physiques, parfaitement gérés par les ingénieurs.

De temps à autre, se lèvent quelques courageux qui disent tout haut ce que tout le monde pense tout bas : Eric Besson est de ceux-là : Lorsque nous maitriserons pleinement le sujet, nous nous apercevrons qu'on nous a fait prendre des vessies pour des lanternes. Car ce qu'il faut retenir, c'est qu'avec un gramme d'uranium on produit autant d'énergie que deux tonnes de pétrole. Le calcul est vite fait.

Vite ? Pas si sur, car le seul hic, c'est qu'avec quelques grammes d'uranium, on peut foutre en l'air pour quelques siècles pas mal d'hectares. Et qu'il vaut mieux sans doute mieux pour la planète que chaque année des milliers de chinois meurent dans les mines de charbon plutôt que quelques hectares soient irradiés.

Cela, Eric Besson, sans doute trop affairé qu'il est par des choses autrement plus sérieuses, tout cela, Eric Besson l'a oublié.

Voila : L'énergie nucléaire, c'est une énergie qui n'est pas chère , et qui sur le papier est un miracle. Mais dès que l'on doit prendre en compte le coût réel, incluant le risque des accidents, le démantellement des centrales, le traitement des déchets, le risque terroriste, le risque naturel, le risque écologique, le risque lié au transport des déchets, le risque lié à la nécessaire stabilité politique qu'implique ces installations complexes dans un monde en ébullition et toutes ces petites bricoles autour, là, on ne joue plus du tout, mais alors pas du tout dans la même cour : un gamin sortant du CM2 comprend qu'on a affaire à une énergie ruineuse. Visiblement Eric Besson  - en bon premier de la classe -  a sauté le CM2.

Le hic, c'est que ces coûts cachés - dissimulés par le lobby pro nucléaire - un jour ou l'autre il faudra les montrer. C'est ce qui est en train de se passer au Japon, où TEPCO, l'opérateur de la centrale de Fukushima, est de facto en faillite tant l'ardoise est salée quand bien même nous n'en sommes qu'aux prémices : On parle quand même d'une entreprise qui doit faire dans les 51 milliards d'Euros de chiffre d'affaire, soit sensiblement autant qu'EDF.

Imaginez que demain on nous dise qu'EDF ne peut plus fonctionner...

Tous ces gens sont fous à lier. Le monde se portera mieux lorsqu'on aura - dans un grand élan de solidarité fraternelle -  envoyé tous ces technocrates opportunistes faire les poussières à Fukushima.

 

23/03/2011

Les leçons du Japon

 

Winter, le 23/03/2011

www.mai2012.fr

« Les leçons de Tchernobyl, mais quelles leçons ? »

La catastrophe de Fukushima ne peut que nous rendre définitivement et irrémédiablement adversaires de l'énergie nucléaire.

La raison en est très simple : Nous venons de constater que les dégâts provoqués par une technologie non maitrisée associée à des pratiques d'industriels peu scrupuleux dépassent l'entendement : On avait vécu Tchernobyl, donc on pensait bien à la pollution, mais on n'avait jamais imaginé qu'on pourrait se retrouvé confronté demain à une vague de réfugiés nucléaires, fuyant leur métropole pour peut être bouleverser notre fragile équilibre démographique.

On avait imaginé les légumes pollués, mais on n'avait jamais pensé qu'un pays civilisé tout entier pourrait risquer de se retrouver affamé du jour au lendemain et se mettre à manger des boites de conserve venant d'ailleurs...

On avait imaginé des choses terribles, mais on ne se voyait pas faire nos courses à la quincaillerie ou au marché du coin avec un compteur Geiger en main et c'est pourtant ce qui commence à se passer : Les ventes de la firme Radex qui produit ces petits compteurs de poche explosent.

On avait imaginé un nuage radioactif passant au dessus de notre tête, mais on n'avait jamais imaginé que les eaux internationales pourraient se retrouver polluées. Il est vrai que la concentration de césium, que cela soit dans l'air ou dans l'eau, diminue avec la distance. Mais ils se trouvent que les poissons comme les oiseaux ne connaissent pas la géopolitique et migrent parfois plusieurs fois par an d'un d'un bout à l'autre de la planète.  Et l'on risque fort de se retrouver demain avec des poissons pollués à quelques encablures de nos côtes bretonnes...

Voici donc que d'un seul coup, à la faveur de cette catastrophe, de nouveaux risques bien réels sont venu assombrir un tableau déjà pas réellement idyllique...

Mais le début du pire est arrivé ce matin 23 mars, lorsque la télévision nippone a annoncé que l'eau du robinet de Tokyo de manière officielle dépassait maintenant les seuils de radioactivité admissibles pour les nourrissons. En clair, voici donc une ville de 35 millions de personnes privée d'eau potable, c'est-à-dire qui est sur la voie d'une ville du tiers-monde...

Mais ce n'est pas tout... Qu'en sera-t-il des systèmes d'aduction d'eau ? Qu'en sera-t-il des produits en plastique manufacturés par des entreprises qui utilisent l'eau pour laver leurs moules, rincer leurs outils, mouiller leurs meules...

Nous sommes bien rentrés dans un cycle de fou...

A ce jour, qui a imaginé le fait qu'un nouveau tsunami vienne de nouveau baigner les ruines irradiées de Fukushima...Et pourtant cela est du domaine du probable sur une échelle de seulement quelques années, c'est-à-dire d'une durée largement inférieure au temps qu'il faudra pour colmater les dégâts ce la folie humaine.

Il faudrait être complètement inconscient, inconséquent ou juste opportuniste pour ne pas penser que cette catastrophe doive impérativement sonner le début de la fin de l'aire nucléaire.

C'est notre rôle d'électeur de le rappeler à nos hommes politiques.

Tous les jours.

Quelques pays l'ont soudainement compris : L'autriche, la suisse. La chancellière Merkel vient aujourd'hui d'annoncer le début de la sortie du nucléaire.

Chez nous, cela tombe bien, il y a des élections d'ici un an.

Et puis, à tous les petits beni oui oui du nucléaire, qui comme Besson et bien d'autres nous ont expliqué pendant 40 ans que le nucléaire, c'était pas cher, ces hommes politiques sans conscience, ces patrons de toutes ces grandes firmes qui font leur choux gras d'un pari diabolique avec l'atome, et qui ne comprendraient pas qu'il nous faut maintenant penser autrement, il y a bien une solution pour éviter, s'il en est encore temps qu'ils ne sévissent de nouveau...: Qu'on les envoie tous le plus rapidement possible à Fukushima aider ces sacrifiés du nucléaire qui s'activent comme des damnés pour ce qui leur reste de vie d'être sain à tenter d'expier leur folie dévastatrice !


16/03/2011

Fukushima, une chance ?

 

Winter, le 16/03/2011

www.mai2012.fr

« Le début de la fin du nucléaire»

Pourquoi la catastrophe japonaise est une chance ?

L'empereur du Japon a pris la parole, fait rarissime : Au pays de la très haute technologie & face au drame de Fukushima, l'ultime solution qu'il propose est de prier : L'empereur a compris ce que nos brillants technocrates n'ont pas encore compris : Lorsqu'on joue avec le Diable, si celui-ci se rebelle, seul nous reste le recours à Dieu...

Les enfants ne comprennent la puissance de  l'âtre que lorsqu'ils s'approchent par trop près des braises. Lorsqu'ils deviennent plus grands, cela ne change pas vraiment. C'est pour cela que la démocratie à accouché des sages : Les vieux, ceux dont la proximité de la mort leur a fait relativisé l'intérêt de  pactiser avec le diable, sont là pour rappeler aux jeunes ambitieux que le risque zéro n'existe pas.

La catastrophe japonaise est donc une chance car elle va permettre à ceux qui sont au bord de mourir de s'exprimer en toute sérénité, influant par là le discours des jeunes ambitieux.

A cet égard, il est plutôt positif de constater que la langue de bois de notre ministre de l'industrie pro-nucléaire est en train d'évoluer en langue de sciure  (il s'est quant même encore félicité du fait que la centrale de Fukushima a résisté au tremblement de terre, mais pas au tsunami) . Il est aussi positif de constater que - sous le feu de l'évidence - le discours de Kosusko Moriset est également en train d'évoluer.

Les politiques sont en train d'évoluer. Certains comprennent vite, mais de travers : Bayrou, qui compare Fukushima au 11 septembre 2001, comme si l'on pouvait comparer deux milles morts aux milliers de malades japonais qui ne manqueront pas d'arriver, deux builing explosés à un pays qui est en cours de dévastation physique et économique ; Claude Allègre qui explique le 16 mars que l'accident de Fukushima n'est pas un accident nucléaire, un peu comme si une marée noire n'était pas un accident pétrolier...

La catastrophe japonaise est une chance car elle il va y avoir un avant et après Fukushima.  Aujourd'hui, on peut téléphoner, se connecter à internet, d'un peu partout vers un peu partout ; ceci  malgré une technologie qui pourtant nécessite de réunir au sein d'un même dialogue des gens qui tout autour de la terre, passent usuellement leur temps à s'entretue... et pourtant ces technologies sont devenues quasiment transparentes pour tous. A partir de Fukushima, on va sans doute s'acheminer vers une gouvernance nucléaire transnationale, puis mondiale  : définition des normes, surveillance, dispositif de contrainte, tout deviendra sans doute international et non plus local, car sans cela, il n'y aura plus de nucléaire.

Cela c'est une bonne nouvelle pour la France et en particulier pour Areva, car passé la crise, la France deviendra leader de la définition des normes et des processus de contrôle.

La catastrophe japonaise est une chance car à partir de Fukushima, les gens vont comprendre que l'énergie a un coût (pas un prix) , parfois diaboliquement élevé, comme c'est finalement le cas avec le nucléaire, et qu'il est indispensable de revisiter notre modèle de société, et de réfléchir avant d'acheter ou de jeter pour rien.

Personnellement, je vais ressortir mon vieux compteur Jaeger car j'acquiers beaucoup de produits par internet en Asie, et je vais souvent manger Japonais. Et quand je loue une voiture chez Avis, j'y passerai un coup de compteur avant pour savoir si ma Suzuki n'a pas des pièces irradiées. Quand j'irai au supermarché je ferai attention à ce que j'achèterai.

Pendant que les politiques font la course à s'envoyer à la figure le terme « indécent », moi je m'inquiète. Quand je travaillais pour Framatome, tous les soirs je remettais mon badge-témoin au guichet de sortie, en me demandant si je n'avais pas pris trop de becquerels. Maintenant, la donne est changé...

En attendant, ceux qui vont mourir vous saluent...

 

22:10 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fukushima, edf, framatome, areva, nuclé, éolaire, cap21, besson, energie durable | | |  Facebook

15/03/2011

Le Japon nous montrera l'exemple

 

Winter, le 15/03/2011

www.mai2012.fr

« Le début de la fin du nucléaire»

Le nucléaire est une technologie formidable, car elle permet d'obtenir une quantité incroyable d'énergie à un coup ridicule. Bon, pour ce qui est du coût, le consommateur final ne le voit pas trop, mais c'est un autre débat. C'est sans doute une technologie du futur, mais pas de l'avenir, tant qu'on n'aura pas, en plus de la technologie, des cerveaux d'homme du futur.

Aujourd'hui, c'est simplement une technologie de malade mental : Ce qui se passe au Japon le prouve, et le fait que ce mardi 15 mars 2011 au matin la bourse de Tokyo ait dévissé de 14% est un indicateur majeur : Dès qu'on touche au portefeuille, le bon sens revient, n'en déplaise à notre bon ministre de l'industrie.

Le vrai débat n'est pas de savoir si l'on peut se passer du nucléaire ou non : il faudra bien le faire un jour ou l'autre. Non, le vrai débat est de savoir comment l'on peut concilier progrès et réduction de la consommation d'énergie, et ci cela est possible.

Donc, ce qui etait prévisible est en train d'arriver au Japon. Le fait qu'à la télévision il y a deux jours Eric Besson parlait d'accident et non pas de catastrophe montre que ce personnage n'a pas encore le cerveau de l'homme du futur : La France a portant confié notre destin à des personnes comme cela ; Il faut se raviser rapidement et mettre au pouvoir des gens qui réfléchissent, pas qui brillent.



 

07:36 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : japon, fukushima, nucleaire, cogema, meteo, radiations, besson, cap21, ecologie | | |  Facebook

14/03/2011

besson le niveau

 

Winter, le 14/03/2011

www.mai2012.fr

«Le Pouvoir, en extase devant son miroir, s'auto-satisfait et s'admire. Vivement qu'il réfléchisse..»

Je ne connaissais Eric Besson, notre ministre de l'industrie, qu'à travers quelles caricatures, plus ou moins suspectes, et son amour - cela peut arriver - pour une femme de quelques décennies sa cadette. J'ai vraiment découvert le personnage Dimanche 13 Mars 2011 grâce à une émission sur la chaine i-télé - chaine qu'on ne peut pas vraiment taxer d'opposition - sur un plateau qui regroupait entre autre Eric Besson, Corinne Lepage, un retraité d'AREVA, une représentante d'un mouvement anti-nucléaire, et qui portait sur le choix du tout nucléaire dans le contexte des événements au Japon.

Les bras m'en sont tombés : J'ai découvert une personne malpolie, manipulatrice au sens le plus vicieux du terme, sans stratégie réelle de communication. Mais ce que j'ai retenu, c'est ce qui a l'air de ressembler à un système, qui consiste à attaquer ses contradicteurs en permanence non pas sur leurs propos mais sur leurs personnes, sur des attaques d'une vulgarité impressionnante : Corinne Lepage menaçant de quitter le plateau tant le débat était boueux, Besson indiqua que cela lui fera plus de temps pour discuter avec les autres ; Elle,  développant des arguments plus ou moins solides, Besson répliquant qu'il plaignait ses clients (Lepage est avocate)...

J'ai par-dessus tout retenu la bêtise sans borne du personnage. Qu'on comprenne un peu : Vous avez sur un plateau de télé des anti-nucléaires et des pro-nucléaires. Le monde vit à travers ce qui est en train de se produire au Japon un accident majeur qui peut virer à la catastrophe d'un moment à l'autre. Ce Lundi matin, la bourse japonaise dévisse de 6% et c'en est déjà une, de catastrophe, pour beaucoup d'actionnaires.  Les anti-nucléaires invités sont assez pondérés puisqu'ils tiennent un discours de sortie progressive du nucléaire ; Besson explique qu'à l'heure où il parle, on peut parler d'accident et non de catastrophe, et que donc, dans cette mesure, cela ne peut pas lancer un débat national sur le nucléaire. Dit autrement, cela revient à préconiser qu'il faille que je me tue au volant pour avérer le fait qu'il n'aurait pas fallu rouler trop vite.

L'argument, pour un homme dont le métier est de faire des choix stratégiques, est d'une telle stupidité qu'on a du mal à comprendre comment une personne qui a fait des études peut énoncer pareille bêtise. On connaissait déjà la caricature du type qui, poussé du haut d'un building et passant devant ses collègues disait à chaque étage « jusqu'à là ça va ». Besson renouvelle le genre :  On verra en bas.

Il est ahurissant ce constater qu'un homme de pouvoir dont le rôle est de prendre des décisions engageantes pour des décennies  puisse raisonner (si l'on peut appeler cela raisonner) de manière aussi tordue ; et l'on se dit que si un ministre raisonne comme cela, qu'en est il du reste...

Je n'avais jusqu'à hier  aucune raison de vomir sur quelqu'un dont j'ignorais a peu près tout. J'ai découvert un homme au raisonnement dont l'indigence fait frémir. Il est ministre : Oui, décidemment, tout devient possible.

 

09:22 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : besson, lepage, cap21, japon, fukushima, nucléaire, i-télé, areva, edf, énergie | | |  Facebook

27/09/2010

Besson et le nouveau modèle social

 

Les urbanitasmagories de Winter le 2 Mars 2010

  http://www.mai2012.fr

«Le ministre du rapprochement des générations»

Eric Besson, notre sémillant ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du Développement solidaire est tombé amoureux d’une jeune tunisienne. Cela arrive, en démocratie, que voulez vous, l’amour n’a pas de frontières. C’est aussi cela la mixité de la république.

A 51 ans, il se trouve une jeune fille de 22 ans. Même si cela fait très seventies, avec le petit côté « Martine à la plage», c'est parfaitement légal et non répréhensible : En effet, le site d’Interpol précise qu’en Tunisie, l’âge légal de « consentement pour l’activité sexuelle »  est fixé à 20 ans. Notre ministre avait donc deux ans de marge. On n'a en conséquence rien à lui reprocher, et cela, c’est formidable, on ne le répétera jamais assez.

Avec une femme aussi jeune, cette union pourrait, Si Dieu le veut comme disait ma grand'mère, donner naissance pour le plus grand bonheur de la France à  une descendance nombreuse. Quelle chance que d’avoir un papa de 70 ans lorsqu’on en a 18.  C’est cela aussi, la mixité républicaine, et cela, c’est formidable, on ne le répétera jamais assez.

 

 
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