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02/12/2011

Les bijoux de Sarkozy sont mes bougies

 http://www.mai2012.fr/

 Winter, le 29 Novembre 2011

 « le retour à l’ère de la bougie »

 Sarkozy dans le débat interne au niveau du PS sur l’opportunité de l’abandon de l’énergie nucléaire à court terme avait apporté un élément de réflexion majeur : Que ceux qui veulent retourner au moyen âge et revenir à l’ère de la bougie lui jette la première chandelle.

 C’est qu’au moyen-âge, on s’éclaire à la bougie, enfin, pour les plus riches car les pauvres s’éclairent à la chandelle, qui , elle, est faite non pas de cire d’abeille qui est un matériau trop onéreux mais de suif, c'est-à-dire de graisse animale.

  Et les paysans – qui ne sont pas propriétaires de leurs terres – ont toutes sortes d’impôts dont les principaux sont la taille, destinée a payer la protection du seigneur – car en ce temps, le seigneur protège - ,  le champart et le cens qui sont des taxes, l’une proportionnelle et l’autre fixe, sur les récoltes. Dans cet inventaire à la Prevert, on trouve également le fermage, taxe elle aussi assise sur la récolte, la gabelle, impôt sur le sel au roi et la dime au clergé.

 Les nobles sont exempts de taxe puisqu’ils ont « le don du sang ». Ils partent à la guerre. Quand au clergé, lui, il donne ce qu’il veut.

 Toute une époque ! Aujourd’hui, madame Bettancourt et son coquin de gendre, avec la complicité de la femme de notre ancien prélat de Bercy, Eric Woerth, fraudent le fisc dans des proportions jamais vues. C’est un exemple… ils sont tellement nombreux…

 Et voila qu’avant-hier, les députés adoptent en première lecture un impôt visant à taxer les terres des paysans indépendamment de leurs récoltes, impôt tout à fait inédit dans l’histoire de la fiscalité française depuis le moyen âge.

 Et hier, ils votent un autre impôt consistant à taxer les paysans sur la réutilisation d’une année sur l’autre des semences brevetées, une sorte de droit d’auteur, non pas recouvré directement par ce qu’on pourrait imaginer comme une sorte de « sacem » agricole – c'est-à-dire en fait Monsanto - mais simplement prélevé par le fisc – c’est tellement plus simple – pour le bénéfice des multinationales.

 Pour préciser la pensée de notre bon Suzerain, ce n’est plus à l’ère de la bougie que nous revenons mais bien à celui de la pierre taillée.

 On peut se poser la question assez naïve de savoir ce qui se cache derrière la volonté ainsi affichée d’exacerber de dangereuses tensions au sein d’un monde agricole déjà bien bousculé par crise, mais qui vote assez traditionnellement vers l’extrême droite ; A quelques mois des élections, la réponse n’est pas très compliquée à trouver.

 Alors oui, il faudrait revenir à la bougie, rétablir la gabelle, la taille et le cens. La dime irait au clergé et les nobles – vrais ou faux, soyons magnanimes - seraient dispensés d’impôt. Cela arrangerait certainement,  Les Sarkozy de Nagy Bosca, les Gallouzeau de Villepin et les autres… Mais nous autres, pauvres péans, n’oublierions alors pas de leur réclamer « l’impôt du sang », comme à l’ère de la bougie…

 A force de tirer sur la ficelle, c’est peut-être ce qui risque de leur arriver…Et ce ne serait que justice…

 

01/12/2011

Les banquiers sont tellement prévisibles....

  http://www.mai2012.fr/

 Winter, le 29 Novembre 2011

 « Trop fort les banques»

 Le communisme vise à récupérer pour la communauté la plus grande partie de la force de travail de l’autre ;

 Le socialisme vise à récupérer pour la société la force de travail de l’autre ;

 Le capitalisme vise à récupérer pour son propre compte la force de travail de l’autre ;

 Le libéralisme vise à récupérer, pour son propre compte la plus grande partie de la force de travail de l’autre.

 C’est aussi simple que cela. Il n’y a pas besoin de lire de grands traités politiques pour le comprendre.

 Pour réaliser le dessein de leurs augures, le libéralisme ou le capitalisme doivent se réapproprier la force de travail. Pour cela, ils instituent l’argent, qui n’est qu’un véhicule permettant de transporter la force de travail. Puis le capitaliste rachète les usines qui permettent de faire tourner ces véhicules, tandis que le libéral effectue les fusions acquisitions entre les usines.

 Pour les garer, le capitaliste créée la banque.

 Lorsqu’il a pris toute la force de travail, il ne lui reste plus qu’à prendre la banque.

 C’est ce qui s’est passé avec une grande constance depuis la fin du XIXeme siècle.

 Lorsque toutes les entreprises se furent  toutes rachetées entre elle, il n’y eu plus rien à racheter d’autre que les états. Pour faire cela, il fallait au préalable, afin de les racheter à moindre frais, que les états ne valent plus rien. Quelques petites manipulations financières y suffirent, une petite pincée de Goldman Sachs en Grèce ou en Italie et hop, le tour fût  joué, comme on dit en Touraine. Il ne restait plus qu’à court-circuiter les démocrates pour imposer ses propres suzerains.

 Lorsque tout le monde fut totalement essoré, le capitaliste se dit qu’il en restait sans doute encore un peu dans les bas de laine.

 Il inventa alors un dispositif qui permettrait d’essorer vraiment bien : C’est ce qu’on a appelé les  bons du trésor. Pour faire croire aux pékins moyens que les bons du trésor avaient de la valeur, on allait prêter de l’argent aux états. On admirera ensuite la fierté des Italiens qui, dans un grand sursaut national, se précipitèrent sur les bons du trésor, qui ne valent strictement rien, car si c’était le cas, les banques ne seraient les premières à les racheter ?

 Cette mécanique monstrueuse aura pour conséquence de surenchérir le marché du logement, qui deviendra la seule valeur refuge un peu sérieuse, puisque tout le monde se mettra à vider ses assurances-vie pour acheter pendant que ce n’est pas encore trop cher maisons ou appartements, avec pour effet colatéral d’appauvrir encore plus la population.

 Mais à la fin de l’histoire, le capitaliste sera vraiment très riche. Il n’aura plus personne autour de lui à qui vendre ses produits, mais il sera très riche.

 Comme Mme Bettancourt, qui est en train de se faire spolier de sa fortune par sa fille qui n’a pas encore Elsheimer, Georges W. Bush ou Reagan,  tous deux à moitié fou ou Bill Gate, qui restera dans l’histoire le plus jeune riche du cimetière.

 Hé oui, comme disait ma grand’mère, on n’a jamais vu un coffre fort suivre un corbillard.

 

  

 

30/12/2010

Islande : une révolution soft

 

Winter, le 30/12/2010

www.mai2012.fr

«Quand les islandais chauffent, cela bouillonne plus que dans leurs volcans»

Il faut être bien curieux pour arriver à trouver des informations sur ce qui se passe depuis un mois en Islande.  Et pourtant, cela mériterait-il pas de faire la une de la presse ?  Alors, de quoi s'agit-t-il ?

Rien de moins que d'une véritable révolution, mon bon seigneur, une véritable révolution...

Voyons un peu :

En 2007, crash financier et faillite des trois principales banques islandaises.

Derrière, chute dramatique du niveau de vie des islandais, qui étaient pourtant classés en 2008 comme les premiers en terme d'Indice de Développement Humain (l'IDH de l'ONU est un indicateur destiné à mesurer le développement des pays) et tombent, en 2010, au 17ème rang...

Le gouvernement islandais décide de nationaliser ces trois banques,  la Kaupthing, la Glitnir, et la Landsbanki , et tente en vain de mettre en place des mesures afin d'éviter une inflation qui devient monstrueuse, tel que l'abandon des taux de change fixes.  La couronne islandaise perd 85% de sa valeur. Le FMI, après avoir fait un prêt de 3 milliards de dollars au pays en 2008 lui prévoit pour 2010 une chute du PBI de l'ordre de 10%, avec tous les désastres économiques qui vont avec.

Alors le 20 Février 2010, les islandais se prononcent par référendum à 90% contre le plan de remboursement de la dette d'Icesave, la filiale de Landsbanki qui opère au Royaume Uni, car ils ne veulent endetter une génération entière dans le seul but de payer les erreurs des spéculateurs à la petite semaine. Le gouvernement - sous perfusion du FMI - est bien embarrassé.

C'est le début d'une fronde contre les institutions financières.

La crise de 2008 est vue par les citoyens comme la faillite d'un système qui, dans sa globalité, serait aux bottes des institutions financières. L'Islande, qui n'avait pas de constitution propre, puisqu'elle avait repris celle du Danemark, après quelques modifications basiques, décide, le 27 Novembre 2010, d'élire au suffrage direct parmi 523 citoyens ordinaires tirés au sort et volontaires, la petite trentaine de ceux qui auront pour tâche de proposer avant la mi-2011 dans le cadre d'une Assemblée Constituante, une constitution à la Nation. On n'a pas vraiment entendu parlé de cette élection, et pour cause, il est plus intéressant de parler de l'extradition de Cesare Battisti que des tentatives citoyennes de reprendre le contrôle sur un monde qui devient fou...

Parmi les thèmes que la constitution devra réguler, on trouve

- les bases de la constitution islandaise et ses concepts fondamentaux ;

- l'organisation des branches législatives et exécutives et les limites de leurs pouvoirs ;

- le rôle et la place du Président de la République ;

- l'indépendance de la magistrature et leur surveillance des autres détenteurs de pouvoirs gouvernementaux ;

- les mesures pour les élections et les circonscriptions électorales ;

- la participation des citoyens au processus démocratique, y compris l'organisation de référendum, y compris un référendum sur une loi constitutionnelle ;

- le transfert des pouvoirs souverains aux organisations internationales et conduite des affaires étrangères ;

- les affaires environnementales, y compris la propriété et l'utilisation de ressources naturelles.

En bref, il s'agit bien de redéfinir les règles du jeu...

Affaire à suivre. Les islandais, petit peuple de 320 000 âmes,  pensent que, contrairement à ce qui nous est asséné quotidiennement par "nos" médias, les solutions à la crise ne sont pas économiques mais politiques, et passent par une vraie représentation de la souveraineté et des intérêts du peuple.

Ce que l'on peut également retenir également de cette drôle d'histoire, c'est qu'en prenant des mesures à contre-courant de tous les autres pays, tels que déflation et contrôle stricte des transactions financières, l'Islande - dont la situation était la pire de tous les pays affectés - aujourd'hui s'en tire mieux que tous les autres pays...

Ceci montre une fois de plus que lorsqu'on est en période de crise, les solutions toutes faites sont éculées.


 

 

04/12/2010

Cantona et le Bank Run

Winter, le 04/12/2010

www.mai2012.fr

« Bank run...»

Afin de protester contre les exagérations en tout genre dont elles profitent,  Eric Cantona appelle les clients à retirer massivement leur argent des banques le 7 décembre prochain.

eric-cantona.jpgSelon tout un tas d'experts - les mêmes que ceux qui disaient fin juillet 2008 qu'il n'y avait pas de problème avec les sub primes , jusqu'au crack de début Aout  - cela ne peut avoir d'effet significatif sur le système bancaire.

Madame Lagarde, qui est expert en économie, à demandé à M. Cantona de ne pas se mêler d'économie et de se cantonner au football.

1) Compte tenue des performances mirifiques en matière d'économie dont elle ne peut que s'enorgueillir, Christine Lagarde devrait s'intéresser également au football ;

2) Dans une démocratie, et jusqu'à preuve du contraire chacun peut dire ce qu'il pense, y compris des stupidités : pour en avoir la preuve, il suffit d'allumer le poste de télévision au journal de 20h00 ;

3) Cantona  - en homme respectueux des lois - n'a pas appelé au boycott des banques - puisque maintenant le boycott est interdit - mais propose exactement le contraire, c'est-à-dire les faire travailler à fond durant une journée, le 7 décembre.

L'initiative de Cantona devrait faire réfléchir ceux qui ont une cervelle, car pour aussi utopique et discutable qu'elle puisse paraitre, elle traduit ce que pensent les gens : Les banquiers sont de mèche avec les politiques pour ruiner le petit peuple. Et le problème c'est que Cantona est populaire...

Le peuple dispose maintenant d'un moyen d'organisation extraordinaire qui est Internet. Les hommes politiques français ont du mal à le comprendre, car ils portent le passé et non l'avenir : une preuve simple : le fait de pouvoir déposer pour 15 euros un nom de domaine comme celui sur lequel vous êtes en train de surfer ce moment sans que personne ne le réclame...

Donc, Cantona a compris que la prochaine jaquerie ne se fera pas à coup de fourches, mais à coup de souris.

Pour un footballeur, il n'est pas bête...


 

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27/10/2009

banquiers et pédophiles même combat ?

Banquiers et pedophiles, même combat ?

Winter le 26 Octobre 2009   http://www.leprincejean.fr/

«Quitte à exagérer, autant être perfectionniste»

Vendredi dernier, les députés ont voté un amendement prévoyant une taxation de

10% supplémentaires des profits des banques, vote immédiatement applaudit par la gauche, tant c’était imprévu ; car auparavant, Christine Lagarde – notre grisonnante ministre de l’économie- avait rappelé  à l’ordre  ses collègues sur l’importance du rejet de cet amendement.

Alors bien sur, dès le lendemain de cette étonnante bavure, des communiqués tout aussi surréalistes tombent. Et comme il faut bien trouver des coupables, autant les prendre dans le rang des ministres amateurs et non des professionnels, vous savez, ceux qui viennent de la société civile ; Jean François Lamour, Député UMP et ancien champion de France d’escrime, aurait raté sa touche et appuyé lors de son vote sur le mauvais bouton. Certes, le fleuret n’est pas le flipper électoral, mais cela n’explique pas totalement le vote de 44 voix contre et 40 pour. Passons : ils sont tellement sympatiques, nos députés de l’UMP,  dans leurs tentatives désespérées de justifier l’injustifiable. Bientôt ils vous expliqueront que l’expression qui consiste à dire « pendre un coupable à un croc de boucher » est une métaphore de commerçant dans le ton « Y en a un peu plus, Madame, je vous l’mets quand même ? » 

Pour parler chiffres, le montant de cet impôt additionnel représenterait quelques centaines de millions d’euros (7 environ)  qu’on peut, à titre didactique, mettre en regard des 20 milliards (200 centaines) de déficits de la Sécurité Sociale ou encore des incroyables bonus que vont se partager quelques tradeurs de valeurs… pour la seule BNP, un (petit) milliard (10 centaines), pour leurs fabuleux exploits de l’année 2008 : il s’agit donc d’un symbole plus que d’une mesure réelle.

Mais quitte  à exagérer, autant y aller à fond, et Jean-François Coppé l’a bien compris en déclarant ce lundi matin que ce n’était pas au moment ou l’on commençait à percevoir les signes de reprise qu’il fallait taxer les banques.

Alors, on pense immédiatement à  l’affaire Francis Evrard, pédophile multi-récidiviste suivi (de très loin) par  une administration pénitentiaire qui l'a tout particulièrement gâté.

On se dit qu'avoir supprimé cet amendement qui autorisait la taxation des profits bancaires, c’était  un peu comme donner du viagra à Francis Evrard  ; la différence entre ce dernier et les banquiers, c’est que eux en redemandent quand Evrard lui demande à être castrer.

Car ceux à qui l'on demande aujourd'hui d’apporter des solutions, sont les auteurs même du désastre,  savoir les banques…. On ne peut plus ridicule comme position ;  Christine Lagarde, elle, pense que c’est bien d’encourager l’industrie qui a ruiné le pays.

Cette comparaison peut paraître irrespectueuse pour les familles des enfants victimes de pédophiles, mais vous noterez malgré tout qu'entre PME en faillite, suicidés chez France-Télécom ou ailleurs, surendettements divers, on ne compte plus aujourd'hui les parents victimes des banquiers.

Alors…

Où est la justice, où est la morale ?

Une seule chose est sure, la réponse à cette question ne se trouve pas dans les trousses à pharmacie de l’UMP.

Et la réaction si violente de la piétaille de France à l’ex-probable élection de Prince Jean à la tête de l’établissement public d’aménagement de la défense n'en est elle pas une particulièrement sanglante ?

Alors, pour la deuxième fois depuis son élection, (cf Hadopi)  quand un amendement ne reçoit pas l'accueil prévu par son écrasante majorité, parfois tête en l'air, indisciplinée ou faisant simplement preuve d'absentéïsme de grosse faignasse, Notre Bon Suzerain le représente, après avoir mis ses troupes indisciplinées au pas. Et de 44 voix contre et 40 pour, on est passé à 81 voix pour et 51 contre : Cette démocratie devient tellement lamentable qu'on pourrait commencer à ériger des stèles à la gloire du ridicule.

Le royaume de France de tous temps connu , pour reprendre un vocabulaire cher à notre Dominique de Villepin national,  quelques souverains vraiment "couillus" . Saint Louis rendait la justice sous un chêne. Notre Bon Suzerain la rend sous un étendard sans gland.

01:11 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : banques, evrard, lagarde, amendement, taxation, ump, ps, budget, copé, meaux, pédophiles | | |  Facebook

 
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