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01/02/2012

«Eric Besson et la myopie en politique»

http://www.mai2012.fr/.
Winter, le  01 Fevrier 2012
«Eric Besson et la myopie en politique»
Un homme politique, ce qui devrait le caractériser, n’est ce pas sa faculté d’analyse, sa vision transversale de la société, sa capacité à s’appuyer sur la passé pour imaginer le futur ?


Cela devrait être ainsi ; Exit Rousseau, exit Voltaire, rabaissé par le porte parole de l’UMP au rang d’une marque de vêtements ; L’homme politique de ce passage entre nos deux siècles est myope, mal comprenant, mal entendant, et rarement futé : Il fume plus qu’il n’éclaire ; Exit le siècle des lumières, voici celui des tourbières.


La cour des comptes a publié hier son rapport sur le coût du nucléaire. Inutile de rentrer dans le détail ; l’addition est musclée ; ce n’est pas vraiment une surprise.  L’intérêt de ce rapport réside dans l’évocation de manière très indirecte, et uniquement au travers l’explosion des coûts des assurances, du réel coût du risque. Et c’est bien évidemment ce coût qui représente une somme masquée proprement colossale.


Imaginons qu’il faille rajouter à la facture du kilowatt heure japonais le coût économique de la perte de l’activité sur une portion significative du territoire national ; Soyons modestes, imaginons simplement qu’il ne faille que « gratter » sur une profondeur de dix centimètre la terre alentours de  Fukushima , dans un rayon de seulement cinquante kilomètres ; c’est alors une montage de déchet plus grosse qu’un building de soixante étages qu’il faudrait déplacer et traiter : L’effort est proprement pharaonique : Nous même, dans le Nord, avons renoncé à nous débarrasser de nos terrils, autrement mois compliqués à éliminer…


Tous ces arguments étaient évoqués il y a quarante ans déjà, lorsqu’Eric Besson n’était encore qu’au lycée.


D’autres arguments étaient déjà évoqués, dont on ne parle pas vraiment, et qui sont pourtant d’actualité : Prise en otage d’un train de déchet nucléaire par des terroristes ; accident d’un train transportant des déchets en pleine gare de St Denis ; transfert de technologie vers des pays rebelles etc…


Les habitués du RER, à Paris savent parfaitement qu’une fois par mois, un bien curieux manège leur pourrit leurs transports en commun : Des convois de déchets nucléaires transitent depuis l’Allemagne vers la Hague. Mais, comme ceux qui ont pensé l’infrastructure ferroviaire sont les mêmes qui ont propulsé le nucléaire en fer de lance de l’industrie, pour transiter de l’Allemagne vers la Hague, ces trains doivent nécessairement passer en pleine proche banlieue : Le trafic est alors totalement bouleversé, tant pour des raisons de sécurité que parceque des activistes tentent d’enrayer leur progression : Et chaque mois, la SNCF nous livre le même manège : plutôt que d’indiquer ce qui se passe, ce qui ne manquerait pas de terroriser le banlieusard qui, s’il sortait son compteur geiger après le passage du convoi, s’apercevrait que ça chauffe dans les atomes de l’air, la SNCF annonce « des perturbations dues à des personnes sur les voies ». Et c’est le bordel toute la journée pour des dizaines de milliers de voyageurs.


Mais je rassure Eric Besson, si toutefois il se posait la question depuis l’arrière de sa voiture de ministre : Les heures de labeur perdues à cause de ces manèges ne sont pas comptabilisées dans le cout de revient du kilowatt heure : elles sont prises en charge par les salariés.  


Tous les risques et les désordres afférents au développement de l’industrie atomique sont  connus et évaluables depuis la naissance de l’industrie du nucléaire.


Mais soyons justes : l’énergie atomique est sans doute ce qu’il y a plus efficace en terme de production d’énergie ; le problème est que cette discipline nous dépasse totalement : nous ne connaissons rien de la matière, ou si peu…Notre représentation de l’atome est passé en cent ans d’une vue granulaire de petites particules évoluant plus ou moins sagement sur des trajectoires ellitiques autour d’un noyau  à des « ondes de probabilité », mais les gens de la génération d’Eric Besson ont a leur fore défendant toujours cette représentation granulaire de la structure de la matière dans la tête : il ne faut pas leur en vouloir, ils sont vieux, non qu’ils soient séniles, mais pensent comme des vieux, sur des vieux modèles, et avec des vieux schémas dans la tête.
Alors, lorsque ces gens arrivent au pouvoir et qu’ils commencent par sabrer systématiquement les crédits allant à la recherche fondamentale, cette vision qu’ils ont de la matière, de l’innovation, de la recherche, n’est pas prête à évoluer ; La conséquence  est que l’on doit, en France, se reposer  sur des coopérations internationales du type LHC pour avancer dans la recherche.
Mais ce qui est encore plus redoutable, c’est que la très courte vue de ces homme politique, sans doute doublée d’intérêts personnels assez mesquins, plombe littéralement le pays pour des décennies.
Car, enfin, c’est bien à cause des décisions prises par des hommes de la trempe d’Eric Besson que nous nous retrouvons dans une situation ubuesque et littéralement diabolique :

Nous ne pouvons pas continuer à utiliser l’énergie atomique car que l’on commencera à compter avec un peu d’application, elle se révèlera trop coûteuse et beaucoup trop risquée, avec cet effet pervers que si l’on veut diminuer le risque il faudra en augmenter le coût, et vice et versa.

Mais nous ne pouvons pas l’arrêter, car ce faisant, nous perdrions définitivement la savoir faire qu’il nous faudra pourtant développer pour pouvoir démanteler les centrales nucléaires et traiter les déchets. Par ailleurs, ce savoir constituant un marché économique colossal sur des durées qui s’expriment en décennies, il sera économiquement stupide de ne pas s’y intéresser.
Les hommes politiques de la trempe d’Eric Besson qui nous ont poussés sur cette voie sont donc totalement soit irresponsables soit incompétents soit les deux : Car ils avaient, il y a quarante ans, tous les éléments pour prendre les bonnes décisions ; ils ne l’ont pas fait pour des intérêts à très courte vue.

En mai 2012, nous devrons voter ; qu’ils soient à gauche ou à droite, sachons nous débarrasser définitivement de cette classe d’individus myopes.

12/01/2012

Vers la fin du nucléaire

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 Winter, le 12 Janvier 2012

«Principe de plaisir et principe de réalité»

On connait tous plus ou moins cette théorie psychanalytique qui dit qu’en passant de l’état d’enfant à l’état d’adulte, on passe du principe du plaisir immédiat à la confrontation à la réalité.

C’est ce qui va bientôt arriver à notre sémillant ministre de l’industrie, l'ex ministre de gauche pro nucléaire Eric Besson : On apprend ce matin que la cour des comptes demande un audit sérieux du vrai coût du nucléaire, incluant les coûts de démantèlement des installations nucléaires ainsi que les vrais coûts de retraitement. La docte institution se lamente des difficultés qu’elle a à  obtenir de la part des opérateurs des chiffres sérieux permettant d’obtenir des certitudes sur le vrai coût des opérations de retraitement et de démantèlement.On le savait depuis longtemps : La cour des compte le découvre.

Dans l’après-Fukushima, il faut être benêt pour penser que le nucléaire est une énergie économique, ou avoir des intérêts à très court terme chez Areva.

La France passe de l’âge d’enfant à l’âge d’adulte : Ce sont les papys de la cour des comptes qui vont nous y aider : c’est tout l’intérêt de la coopération inter-génération.

 

04/01/2012

Une seule raison pour relancer l'industrie nucléaire : C'est l'arrêter...

mai 2012

Winter, le 4 Janvier 2012

«Le coût du nucléaire fait qu’il ne faut pas arrêter le nucléaire…»

Ca y est, c’est dit : Notre sémillant ministre Eric Besson l’admet : Le nucléaire cela va coûter plus cher… mais, rassurons nous, cela ne coûtera pas vraiment beaucoup plus cher : A peine 2% de plus par an sur 10 ans, soit, une dérive de plus de 21 % sur la période. Tout cela, avec un plan d’investissement de dix milliards sur dix ans , pour tenter de rendre un peu plus sures nos installations nucléaires Les gens qui ne pilotent rien les  aiment bien, en général, ces « chiffres-symbole » : dix, c’est rond, cela sonne bien tout en donnant l’impression d’un contrôle absolu de la situation.

Voila

Donc, il faudra augmenter les tarifs de l’électricité de 2% par an, afin de financer ces investissements. De 2% de plus que l’augmentation prévisionnelle, bien sur…


On pourrait se dire que dans la mesure où ces investissements vont assurer la sécurité de l’industrie nucléaire sur un siècle, il serait raisonnable de ventiler cette charge exceptionnelle sur cent ans, mais ce type de raisonnements n’appartient pas à une personne comme Eric Besson… Ou alors, au contraire, il sait pertinemment que dans cinq ans, il faudra remettre le couvert et se frotte déjà les mains au nom de ses amis….


Tous ces industriels et les politiques qui leur servent la soupe voient cette affaire par le petit bout de la lorgnette : ils raisonnent à propos d’installations qui mettent en péril l’équilibre du monde de manière durable, comme ils savent le faire, c'est à dire à l’échelle de ce qu’ils savent comprendre : la longueur de leur mandat politique ou social.

Comme l’Etat est inféodé à Areva, ils raisonnent tous comme Areva.

La seule petite différence, c’est que l’industrie nucléaire doit durer, au-delà de ce qu’une petite cervelle de petit politicien ou d’industriel peut imaginer : Elle doit durer et se projetter  dans un monde où l'on aura abandonné la production nucléaire - peut être pour la raison aussi bete qu'il n'y aura plus d'uranium à bas prix -  comme on a abandonné ou abandonnera d’autres techniques polluantes et destructrices ; tout ceci n’est qu’une question de temps.

Le nucléaire, comme certaines autres techniques comme les OGM ou les plastiques, possède deux caractéristiques bien spécifiques : D’une part, les conséquences induites par la mise en œuvre de ces pratiques industrielles tendent à être « globales », de l’autre elles tendent à s’exprimer sur des périodes de temps qui ne sont pas en rapport avec les cycles économiques ou politiques : 30 ans pour la demi vie du cesium 137, cela veut dire qu’il faut attendre plus de deux siècles pour que les traces de cesium de Fukushima soient à moins de 1% de ce quelles sont aujourd’hui.


Deux siècles, ne n'est pas la durée du mandat d'Eric Besson ! ! ! Mais regardez tout ce qu’il s’est passé depuis deux siècles ! Invention de la machine à vapeur, apparition des plastiques, découverte des antibiotiques et des vaccins, découverte et de l’électricité, de la structure de la matière, du moteur à réaction … Des empires sont nés, se sont écroulés, de nouveaux modèles politiques sont nés, d'autres se sont effondrés...

Le nucléaire nous offre des possibilités de business inégalées, non pas dans la production d’énergie, mais dans la déconstruction. Le problème, c’est que si nous abandonnons le nucléaire sans réfléchir à la déconstruction, nous nous condamnons à transformer une bonne partie de l’Europe en Fukushima-bis car non aurons perdu tout notre savoir faire...


Si les hommes politiques étaient des gens sérieux, ils mettraient en avant cet argument avant tous les autres, pour promouvoir le nucléaire. Nous devons conserver en France le savoir-faire propre au nucléaire, non pas pour construire des centrales mais pour les démolir et les remplacer par autre chose.

Si l’on ne fait rien, il se passera dans cette industrie un tel cataclysme, nous paierons tellement cher le savoir-faire que nous ne pourrons déconstruire sereinement nos installations… Et nous transformerons notre terre en poubelle.


24/12/2011

A Fukushima, rayons contre décrets... qui gagnera ?

 

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 Winter, le 24 Décembre 2011

 «Noël au Japon»

 A Fukushima, la situation est enfin sous contrôle : C’est du moins ce que nous dit ce jeudi dernier le très sérieux journal de déinformation « Métro », un quotidien gratuit dont la qualité du contenu éditorial a pour fonction essentielle de vous rappeler tous les jours pourquoi c’est important de payer la presse…

fukushima.JPG

 Ci dessus ce petit article savoureux. Il faudra 40 ans pour arrêter Fukushima, mais tout va bien  puisque le gouvernement japonais a « décrété » l’arrêt des réacteurs de la centrale.

 Mais à  Minami Soma, en plein cœur de la zone sinistrée, les gens se débrouillent : L’Etat a reculé et les habitants sont contraints à la mendicité internationale… Envoyez des boites de sardine et de la confiture à M. Takao ODOME… Grâce au nucléaire, une des plus grandes puissances mondiales est réduite à faire la manche…

 Décrets contre réaction en chaîne, qui de la politique ou de la physique triomphera ?

 Chirac avait dit « que les promesses n’engagent que ceux qui y croient ». Avec les réactions nucléaires, et n’en déplaise à notre très cher ministre Eric Besson, c’est un tout petit peu différent.

 En un an, AREVA a perdu 16% sur le cours de son action : Elle vaut aujourd’hui la moitié moins de son plus haut cours… On voit que dans tout ce bordel nucléaire, finalement, les seuls qui reviennent à des valeurs sures sont les spéculateurs … Comme quoi, il existe un lien bien réel  entre l’économie virtuelle et l’économie réelle… Dommage que l’Etat ait joué avec notre portefeuille, puisqu’AREVA est essentiellement détenue par lui…

 Mais quel monde laisserons nous donc à nos enfants, avec ces hommes politiques complètement irresponsables ? C'est avant tout de ces gens-là dont il faut se débarrasser...


25/11/2011

Nucléaire : On n'a rien compris...

 «Nucléaire»

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 Winter, le 25 Novembre 2011

 Eric Besson ne comprend pas grand-chose. Ca, on le sait depuis longtemps : C’est un ancien socialiste. Cela explique sans doute que Hollande propose un plan de sortie du nucléaire à 35 ans…

 Soyons pragmatiques.

 Au japon, il y a peu, 46 réacteurs nucléaires produisaient un tiers de la consommation d’energie électrique du japon, 10 réacteurs étaient arretés et 2 en construction.

 Après « l’accident » de Fukushima, pour reprendre le terme de Besson, notre sémillant ministre de l’énergie, partisan inconditionnel du nucléaire,  le Japon, troisième pays producteur d’énergie nucléaire du monde, un peu contraint, a éteint un certain nombre de réacteurs.

 Aujourd’hui, quelques mois après la catastrophe, il ne reste que 11 réacteurs commerciaux qui fonctionnent.  Vous avez bien lu, onze, sur quarante six...

 Question : « Les japonais, troisième puissance nucléaire du monde, sont ils morts ? »

 Réponse : « Cela se saurait » : Les ascenseurs fonctionnent à Tokyo, dans la troisième puissance nucléaire mondiale, les buildings restent (un peu) illuminés, les routes restent (un peu) allumées...

Pendant ce temps,  en France , le PS nous propose un plan de sortie du nucléaire à l’échelle de 2050.

 Ce serait drôle si ce n’était tragique. Pauvre Hollande, comme il est à plaindre, avec ses deux neurones...

 Pourquoi ? Car tous ces gens ne comprennent pas :

 1)   Que le nucléaire est sans doute l’énergie la plus simple et la moins chère qui pourrait exister, pour peu que tous les parasites qui profitent de la non maitrise de cette technologie soient éliminés ;

 2)    Que sans Areva et les brigands qui l’entourent, le nucléaire serait sans doute la solution de l’avenir ;

3)    Mais surtout et avant tout, qu’en abandonnant le nucléaire après moins d’un demi siècle d’usage, nous perdrons toutes les compétences sur un marché qui sera le démantellement des installation existantes et qui est prévu pour durer au moins aussi longtemps qu’il a duré à ce jour, soit cinquante à cent ans... En d'autres termes, l'opportunité économique du nucléaire n'est pas sur la production actuelle, mais sur la manière de se débarrasser de cette technologie monstrueuse ; nous l'avons ; nous la subissons ; autant faire du profit pour s'en débarrasser...

 4)   Car en perdant les compétences sur le nucléaire, nous perdrons de manière irreversible la maitrise d’une technologie qu’on peut à ce jour considérer comme diabolique : En somme, en abandonnant le nucléaire, nous nous en rendrons définitivement et jusqu'à ce que mort s'en suive esclaves...

Car dans vingt ans, il sera aussi difficile de trouver un expert en énergie nucléaire qu’il l’est aujourd’hui de trouver un chaudronnier, à la petite différence qu’un rayonnement nucléaire dure plus longtemps qu’une fuite d’eau et que les conséquences ne sont pas exactement les mêmes…

Et là , dans vingt ans, c'est seulement à ce moment qu’on se rendra compte qu’on n’a rien compris au marché du nucléaire…

Espérons que nous ne nous soyons pas transmutés d'ici là...

 

28/09/2011

Fukushima : à l'est, rien de nouveau...

 

mai 2012

Winter, le 27 Septembre 2011

 «Le nucléaire sous contrôle»

On avait pu admirer en son temps la préscience d’Eric Besson, notre fougueux monsieur nucléaire de l’UMP, transfuge du PS, parlant à propos de Fukushima, le samedi suivant la catastrophe : « un accident grave, mais pas une catastrophe nucléaire. ». Pour sa défense, Eric Besson a fait une école de commerce, et a donc sans doute des notions assez approximatives de physique doublée d'une approche de la notion de risque industriel plus proche du portefeuille que d'autre chose .

Néanmoins ceux qui réfléchissent avec autre chose que leur portefeuille ministériel pouvaient dès le jour-même se faire une idée de l’ampleur de dégâts.

Aujourd’hui, il semble qu’on soit vraiment dans la mouise. En mai, Tepco a admis la fusion totale du cœur du réacteur 1 de la centrale de Fukushima. Depuis, le temps à passé… Le corium, au contact de l’eau, la craque et génère de l’hydrogène en grande quantité. Le mélange hydrogène et oxygène est redoutable . On risque alors de nouvelles explosions, qui pourraient réduire en miette les enceintes des réacteurs. A partir de là, tout devient possible.

Enfin, personne ne sait dire ce qu'il en est des  coriums,   spécialement celui du réacteur n°1, si les cuves des réacteurs n°2 et n°3 sont affectées (plus que vraisemblable) , si les sous-sols sont affectés et à quelle profondeur...

Sur le plan des opérations, il y a 80 000 personnes déplacées.

Tepco gère à la petite semaine son affaire, injecte de l’azote à tout-va, lance des tuyaux un peu dans tous les sens…  Le plan de dépollution consisterait à retirer des millions de mètres cube de terre, sur une épaisseur de 5 centimètres tout autour de la centrale... Une aberration lorsqu'on comprend comment se propage cette pollution….

Pour  mettre cette terre polluée où ? c’est une autre question…

Dans ce flot de mauvaises nouvelles, certains signes sont malgré tout encourageants, on peut admirer l’opiniâtreté et le courage des japonais, qui arrivent, tant bien que mal,  à faire revenir et maintenir en dessous des 100 degrés les réacteurs n°1 , n°2 et n°3, ce qui signifie que laborieusement, ils en reprennent lentement le « contrôle »…

Mais il faut craindre, dans cette très inégale course contre l’œuvre du diable, qu’un autre  tsunami, typhon ou tremblement de terre, vienne bousculer ce frêle édifice et anéantir tous ces efforts tant le cadre de ce processus s’inscrit dans des temps qui dépassent les limites de ce que l’homme sait planifier…

Puisqu’on vous dit que l’énergie nucléaire est une énergie fiable…Pendant ce temps-là, les japonais eteignent leurs enseignes au néon un peu partout dans Tokyo. Sont-ils en train de réapprendre les vrais valeurs de l'énergie ?

21/08/2011

Fukushima : 20 fois plus fort que le feu nucléaire de Hiroshima.

Winter, le 22 Août  2011

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«Sauvez nos enfants ! »

Le professeur Tatsuhiko Kodama, président du centre isotope de l’université de Tokyo, le 27 juillet 2011 dans une allocution de plus d’un quart d’heure au parlement japonais, interpelle vigoureusement les politiques.

Dr-Tatsuhiko-Kodama-342x256[1].pngIl indique que les modèles actuels ne sont pas adaptés à la catastrophe : ils sont conçus pour évaluer les dégâts causés par une forte irradiation localisée alors que dans le cas de Fukushima, le problème vient de la'immense quantité de particules faiblement radioactives en suspension dans l’air et qui se déplacent et tombent au gré des pluies et des vents. Il rappelle qu’on ne peut pas modéliser en faisant des cercles concentriques autour de la centrale, car il suffit d’une gouttière ou d’une flaque quelque part pour concentrer une forte radioactivité qu'on ne retrouvera pas forcément cent mètres plus loin.

Le professeur rappelle ce que tout le monde sait maintenant, savoir, que des feuilles de thé ont été contaminées à 300 kms de la centrale.

Il propose de changer radicalement l’approche de la catastrophe en créant une filière supplémentaire de décontamination locale, avec des interventions très ponctuelles, dans les lieux où jouent les enfants.

Il indique que la quantité d’équivalent uranium libéré dans l’atmosphère est équivalente à vingt bombes d’Hiroshima.

Il s’insurge du fait que les compteurs de mesures ne soient pas distribués un peu partout, de manière à permettre des interventions d’urgence locales et fustige violement les autorités coupables d'inaction :

« Depuis trois mois, le gouvernement n’a rien fait et j’en tremble de colère », conclut-il.

 

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22/06/2011

Nucléaire à Fukushima : arrêtons la psychose !

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Winter, le 21 Juin 2011

«Nucléaire : arrêtons la psychose»

On voit un peu partout fleurir des  images alarmistes. La fin du monde. Les bébés contaminés. L'eau contaminée. L'océan qui se mettrait à charrier des vagues de Césium 137. Tokyo qui serait à moitié en train de mourir. Du thé qui serait contaminé. Des pièces de rechange qui seraient impropres à la consommation...

Arrêtons la psychose !

lauvergeon,ump,accident nucléaire,fukushima,besson,areva,nucléaire,eelv,énergie nucléaire,kwh,le vrai coût du nucléaire,edfTout d'abord, la plupart des gens ignorent tout du nucléaire : Nous baignons dans les rayons ionisants, depuis notre naissance jusqu'à notre mort, voir même après...

Ensuite, il y a une désinformation systématique du lobby anti-nucléaire, qui ne comprend pas grand-chose aux phénomènes physiques, parfaitement gérés par les ingénieurs.

De temps à autre, se lèvent quelques courageux qui disent tout haut ce que tout le monde pense tout bas : Eric Besson est de ceux-là : Lorsque nous maitriserons pleinement le sujet, nous nous apercevrons qu'on nous a fait prendre des vessies pour des lanternes. Car ce qu'il faut retenir, c'est qu'avec un gramme d'uranium on produit autant d'énergie que deux tonnes de pétrole. Le calcul est vite fait.

Vite ? Pas si sur, car le seul hic, c'est qu'avec quelques grammes d'uranium, on peut foutre en l'air pour quelques siècles pas mal d'hectares. Et qu'il vaut mieux sans doute mieux pour la planète que chaque année des milliers de chinois meurent dans les mines de charbon plutôt que quelques hectares soient irradiés.

Cela, Eric Besson, sans doute trop affairé qu'il est par des choses autrement plus sérieuses, tout cela, Eric Besson l'a oublié.

Voila : L'énergie nucléaire, c'est une énergie qui n'est pas chère , et qui sur le papier est un miracle. Mais dès que l'on doit prendre en compte le coût réel, incluant le risque des accidents, le démantellement des centrales, le traitement des déchets, le risque terroriste, le risque naturel, le risque écologique, le risque lié au transport des déchets, le risque lié à la nécessaire stabilité politique qu'implique ces installations complexes dans un monde en ébullition et toutes ces petites bricoles autour, là, on ne joue plus du tout, mais alors pas du tout dans la même cour : un gamin sortant du CM2 comprend qu'on a affaire à une énergie ruineuse. Visiblement Eric Besson  - en bon premier de la classe -  a sauté le CM2.

Le hic, c'est que ces coûts cachés - dissimulés par le lobby pro nucléaire - un jour ou l'autre il faudra les montrer. C'est ce qui est en train de se passer au Japon, où TEPCO, l'opérateur de la centrale de Fukushima, est de facto en faillite tant l'ardoise est salée quand bien même nous n'en sommes qu'aux prémices : On parle quand même d'une entreprise qui doit faire dans les 51 milliards d'Euros de chiffre d'affaire, soit sensiblement autant qu'EDF.

Imaginez que demain on nous dise qu'EDF ne peut plus fonctionner...

Tous ces gens sont fous à lier. Le monde se portera mieux lorsqu'on aura - dans un grand élan de solidarité fraternelle -  envoyé tous ces technocrates opportunistes faire les poussières à Fukushima.

 

15/06/2011

Après Fukushima, après, vraiment ?

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Winter, le 15 Juin 2011

«Nucléaire : En sortir en continuant...»

Ce qui s'est passé à Fukushima n'est ni plus ni moins qu'un condensé de ce qui était intelligible par un enfant de 13 ans dans les années  1970 : on imaginait alors des actes terroristes, un avion tombant sur une centrale, un cataclysme dévastant les installations, des pirates se précipitant sur les installations en ruine pour voler du combustible irradié et faire du chantage aux états...C'était un peu de la science fiction, mais finalement, pas tant que cela...

Ce que l'on avait compris il y a plus de 40 ans, c'est que lorsqu'une réaction en chaine n'est plus contrôlée, c'est dur-dur à arrêter. C'est l'argument-massue en défaveur du nucléaire : une technologie qui doit coexister avec la prise d'un tel risque n'est pas raisonnable.

Aujourd'hui, nous y sommes : de l'eau hautement radioactive s'accumule à Fukushima , à raison de 500 tonnes par jour. Il y a déjà plus de 100 000 tonnes d'eau à décontaminer, et cela n'est pas prêt de s'arrêter, car les réacteurs sont toujours à la limite de l'ébullition : Il faudra donc les refroidir pendant des mois et des mois.

Une zone importante du Japon n'est plus exploitable ; les eaux internationales seront contaminées sur le long terme ; les produits manufacturés en provenance du Japon devront être examinés avec soin, ainsi que les denrées. Car ne croyez pas qu'il ne se passe pas la même chose dans l'eau que dans les airs : les particules radioactives circulent dans les courants d'air comme dans les courants d'eau, et ont commencé le 11 mars 2011 leur ballet autour de la planète.

Les hommes entrent donc dans l'âge de raison, et il n'est donc pas surprenant que l'humanité commence à réagir : quelques pays commencent  à annoncer sinon des plans du moins la volonté de sortir du nucléaire : L'Allemagne, l'Italie, la Suisse, l'Autriche et sans doute d'autres demain...

Tout ce que les écologistes répètent en boucle depuis plus de 30 ans devient d'un seul coup audible.

Parmi ce qui se disait également il y a  bientôt quarante ans, c'est que, une fois que la machine nucléaire serait engagée on y investirait massivement, jusqu'à un point où l'on se rendrait fatalement compte qu'il faut faire marche arrière tant était évident le côté diabolique du risque lié à la non maitrise de cette technologie. On évaluait alors ce point en décennies. Mais le problème déjà évoqué alors, c'était bien la gestion de la déconstruction ainsi que celle des déchets car tant qu'un secteur est en pleine croissance, on attire et on capitalise sur des cerveaux, de la connaissance ; dès lors qu'on abandonne une technologie, les cerveaux partent avec et toute la connaissance est perdue, alors qu'il nous la faudrait précisément encore pendant des siècles.

Quelques industriels fous doublés de politiques immatures - nous en avons encore chez nous, et Eric Besson en est un très bon échantillon - ont donc mis l'humanité dans un piège suicidaire : Avons-nous d'autres choix que de continuer à développer une technologie dont nous ne devrons pas nous servir ?

 

15/04/2011

Fukushima et le coût de l'énergie

 

Winter, le 15/04/2011

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«Fukushima et le prix de l'essence»

On trouve que l'essence, c'est toujours trop cher. En fait, on ne comprend pas bien ce que c'est que l'énergie. Les événements dramatiques du Japon sont là pour nous rappeler que la guerre du feu n'est pas terminée. Ramenons nous donc à un calcul que toutes les femmes qui font un régime comprendront pour approcher la valeur de l'énergie. On la mesure en Kilo Calorie, notée Kcal. De manière simple, 1 Kcal, c'est la quantité d'énergie à apporter pour élever un kilogramme d'eau de 1 degré centigrade.

Mettons qu'il ne me faille qu'un verre d'essence pour aller chercher ma baguette de pain à la boulangerie : Avec 10 cl de carburant, on brûle presque 80 000  Kcalories,  alors qu'un homme qui marche dix minutes  n'en brûlera que 30.

Quand je roule 10 minutes en ville avec ma voiture pour aller chercher une baguette de pain, c'est comme si j'allais sur un char tiré par  2000 à 3000 esclaves...L'opération serait donc rentable d'un point de vue énergétique... si ma voiture consommait 2000 à 3000 fois moins et même si je ne consommais qu'un dé à coudre d'essence (100 fois moins)  pour aller chercher ma baguette, cela resterait totalement déraisonnable...On voit par là que le prix de l'essence n'a strictement rien à voir avec le service rendu...

Maintenant qu'on a compris la puissance qu'il y avait dans un simple verre d'essence, voyons les centrales nucléaires : 1 tout petit gramme de matière nucléaire en fission produit autant d'énergie que 2 litres et demi d'essence... Dans un cœur de réacteur, il y a quelques tonnes de matières fissiles... Des milliards d'esclaves, qui, s'ils ne sont pas bien domptés, peuvent faire une vraie révolution...

La vraie question, ce n'est pas le prix de l'énergie, mais c'est de se servir à bon escient de cette ressource formidable.

 

 
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