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17/11/2011

Loin des fasts du Fouquet's, petite leçon de vie à usage des riches et bien-portants.

 http://www.mai2012.fr/

 Winter, le 17 Novembre 2011

 De bon matin, place Stalingrad. Je vais au turbin. Sur la place, de loin, un grand black, le pas assuré et le regard hirsute, s’avance vers moi. On les reconnait de loin, les sdf. Je sais qu’il va me démarrer ma journée en me tapant un euro, un ticket restau ou une cigarette… De temps en temps, ça va, mais au quotidien, cela devient fatiguant. J’ai pris l’habitude d’anticiper. Une fois à ma hauteur, avant même d’attendre le début de sa phrase :

 -       « Bonjour, vous z’auriez pas une cigarette ».

 Je sais, ce n’est pas drôle, c’est facile de renverser les situations, surtout pour un nanti,  mais ça défoule. Surtout que je ne fume pas.

 Le zigomar, surpris, mais qui ne se démonte pas - c'est son job, de quêter... :

 -       « Bonjour, je suis à la rue. Mon seul moyen de survie, c’est de faire la manche » (etc etc…) la musique est toujours la même, on finit par connaitre la chanson.  

 Je coupe rapidement court à son monologue :

 -       « Hélas non, j’ai pas une thune. Tous les soirs lorsque je rentre à la maison, les gosses me demandent la même chose, mais j’ai vraiment rien, que des dettes… »

 Le type me regarde, vraiment effrayé. Je dois avoir l’air convainquant malgré les piécettes qui tintinnabullent au fond de ma poche, et qui pourraient lui faire un petit déj copieux :

 -       « Ah bon ? Pour la cigarette, j’ai que celle là, prenez la si vous voulez… »

 (Il me tend son mégot fumant, à peine entamé)

 Un  peu prix au dépourvu, je réponds la première phrase qui me passe par la tête :

 -       « Merci, c’est gentil, mais non, c’est pour ramener à ma femme ».

 On se quitte gentiment, lui hébété, repartant vers un autre chaland,  et moi, très con, m’en allant à mon travail.

 Voila : Même en temps de crise, le type qui n’a rien a quand même quelque chose à donner à celui qui a largement plus que lui.

 Petite leçon de vie pour démarrer la journée…

 

24/10/2011

DSK, le Cartlon et les putes

 «Affaire DSK n°3 : Pas grave…»

http://www.mai2012.fr/

Winter, le 24 octobre 2011

Je m’entreprenais ce week-end avec un ami sur l’affaire du Carlton, qui secoue Lille en ce moment, affaire suffisamment sérieuse pour que deux établissements hôteliers de luxe soient fermés, que le responsable de la Sureté du Nord ait été mis en examen et que quelques lampistes soient enchristés.

L’argument évoqué était qu’après tout, que certaines personnalités puissent s’offrir des coquetteries n’était pas en soi condamnable puisqu’en dans notre beau pays de France, on fait un distinguo net entre vie publique et vie privée.

Certes, mais tout est dans le « s’offrir »…

Car le seul petit soucis dans cette histoire est que les notes de frais de ces gâteries ont été payées par une entreprise de BTP, le groupe Eiffage, par l’entremise d’une société gérée par la compagne occasionnelle de la tête de pont de DSK dans le Nord, lequel s’assurait pour l’intermédiation des services d’un commissaire divisionnaire.

Ce qui est aussi ennuyeux, c’est de constater la proximité entre la Division Centrale du Renseignement Intérieur et le groupe hôtelier, lequel a réussi à se faire refiler - dans le cadre d’un package de rachat d’un établissement auparavant géré par le ministère de l’intérieur - par la dite administration à des fonctions de responsable de la sécurité un de ses fonctionnaire.

Le groupe Eiffage n’est pas connu pour faire des cadeaux, surtout pas en période de crise…

Les parties fines de DSK à Washington ou New-York  subventionnées par la société de Virgine Dufour, laquelle refacturait à Eiffage les prestations, ressemblent d’assez près à un recel d’abus de bien social, ce qui fait quand même désordre pour celui qui aurait pu être le futur Président de la République.

Henrion,dsk,affaire du carlton,prostitution,lagarde,davide roquet,virginie dufour,matériaux enrobés du nord,eiffage,rené kojfer,victoire de sarkozy,mai 2012,ump, alderweireldCeux qui ont travaillé dans le domaine des services aux collectivités locales ont une idée assez précise du sens de l’expression « faire avancer le dossier » : Une enveloppe, via des montages financiers souvent assez tordus, est allouée à un chargé d’affaire en charge de l’appel d’offre pour arroser les bonnes personnes, aux bons endroits. On en croque à un peu tous les niveaux, de la toute petite à la très grosse enveloppe. L’argument est imparable : « Nos concurrents font pareil ».  Le jeu des appels d’offre est rarement clair, et il y a une guerre interne entre les compétiteurs pour essayer de savoir qui truande et comment, afin de tenter de faire invalider un appel d’offre perdu.

Dans le cas du Carlton, les intérêts sont multiples et croisés. Il est tellement tentant d’arroser le prochain président…

S'il était démontré que de l’argent public a servi des intérêts aussi…particuliers, cela ferait désordre.

Et s'il était démontré que ces révélations rentrent dans le cadre d'une guerre des polices, cela mettrait vraiment le bordel. Cela tombe bien, puisqu'on parle de putes.

 

 

 
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