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04/01/2012

Une seule raison pour relancer l'industrie nucléaire : C'est l'arrêter...

mai 2012

Winter, le 4 Janvier 2012

«Le coût du nucléaire fait qu’il ne faut pas arrêter le nucléaire…»

Ca y est, c’est dit : Notre sémillant ministre Eric Besson l’admet : Le nucléaire cela va coûter plus cher… mais, rassurons nous, cela ne coûtera pas vraiment beaucoup plus cher : A peine 2% de plus par an sur 10 ans, soit, une dérive de plus de 21 % sur la période. Tout cela, avec un plan d’investissement de dix milliards sur dix ans , pour tenter de rendre un peu plus sures nos installations nucléaires Les gens qui ne pilotent rien les  aiment bien, en général, ces « chiffres-symbole » : dix, c’est rond, cela sonne bien tout en donnant l’impression d’un contrôle absolu de la situation.

Voila

Donc, il faudra augmenter les tarifs de l’électricité de 2% par an, afin de financer ces investissements. De 2% de plus que l’augmentation prévisionnelle, bien sur…


On pourrait se dire que dans la mesure où ces investissements vont assurer la sécurité de l’industrie nucléaire sur un siècle, il serait raisonnable de ventiler cette charge exceptionnelle sur cent ans, mais ce type de raisonnements n’appartient pas à une personne comme Eric Besson… Ou alors, au contraire, il sait pertinemment que dans cinq ans, il faudra remettre le couvert et se frotte déjà les mains au nom de ses amis….


Tous ces industriels et les politiques qui leur servent la soupe voient cette affaire par le petit bout de la lorgnette : ils raisonnent à propos d’installations qui mettent en péril l’équilibre du monde de manière durable, comme ils savent le faire, c'est à dire à l’échelle de ce qu’ils savent comprendre : la longueur de leur mandat politique ou social.

Comme l’Etat est inféodé à Areva, ils raisonnent tous comme Areva.

La seule petite différence, c’est que l’industrie nucléaire doit durer, au-delà de ce qu’une petite cervelle de petit politicien ou d’industriel peut imaginer : Elle doit durer et se projetter  dans un monde où l'on aura abandonné la production nucléaire - peut être pour la raison aussi bete qu'il n'y aura plus d'uranium à bas prix -  comme on a abandonné ou abandonnera d’autres techniques polluantes et destructrices ; tout ceci n’est qu’une question de temps.

Le nucléaire, comme certaines autres techniques comme les OGM ou les plastiques, possède deux caractéristiques bien spécifiques : D’une part, les conséquences induites par la mise en œuvre de ces pratiques industrielles tendent à être « globales », de l’autre elles tendent à s’exprimer sur des périodes de temps qui ne sont pas en rapport avec les cycles économiques ou politiques : 30 ans pour la demi vie du cesium 137, cela veut dire qu’il faut attendre plus de deux siècles pour que les traces de cesium de Fukushima soient à moins de 1% de ce quelles sont aujourd’hui.


Deux siècles, ne n'est pas la durée du mandat d'Eric Besson ! ! ! Mais regardez tout ce qu’il s’est passé depuis deux siècles ! Invention de la machine à vapeur, apparition des plastiques, découverte des antibiotiques et des vaccins, découverte et de l’électricité, de la structure de la matière, du moteur à réaction … Des empires sont nés, se sont écroulés, de nouveaux modèles politiques sont nés, d'autres se sont effondrés...

Le nucléaire nous offre des possibilités de business inégalées, non pas dans la production d’énergie, mais dans la déconstruction. Le problème, c’est que si nous abandonnons le nucléaire sans réfléchir à la déconstruction, nous nous condamnons à transformer une bonne partie de l’Europe en Fukushima-bis car non aurons perdu tout notre savoir faire...


Si les hommes politiques étaient des gens sérieux, ils mettraient en avant cet argument avant tous les autres, pour promouvoir le nucléaire. Nous devons conserver en France le savoir-faire propre au nucléaire, non pas pour construire des centrales mais pour les démolir et les remplacer par autre chose.

Si l’on ne fait rien, il se passera dans cette industrie un tel cataclysme, nous paierons tellement cher le savoir-faire que nous ne pourrons déconstruire sereinement nos installations… Et nous transformerons notre terre en poubelle.


22/06/2011

Nucléaire à Fukushima : arrêtons la psychose !

 http://www.mai2012.fr/

Winter, le 21 Juin 2011

«Nucléaire : arrêtons la psychose»

On voit un peu partout fleurir des  images alarmistes. La fin du monde. Les bébés contaminés. L'eau contaminée. L'océan qui se mettrait à charrier des vagues de Césium 137. Tokyo qui serait à moitié en train de mourir. Du thé qui serait contaminé. Des pièces de rechange qui seraient impropres à la consommation...

Arrêtons la psychose !

lauvergeon,ump,accident nucléaire,fukushima,besson,areva,nucléaire,eelv,énergie nucléaire,kwh,le vrai coût du nucléaire,edfTout d'abord, la plupart des gens ignorent tout du nucléaire : Nous baignons dans les rayons ionisants, depuis notre naissance jusqu'à notre mort, voir même après...

Ensuite, il y a une désinformation systématique du lobby anti-nucléaire, qui ne comprend pas grand-chose aux phénomènes physiques, parfaitement gérés par les ingénieurs.

De temps à autre, se lèvent quelques courageux qui disent tout haut ce que tout le monde pense tout bas : Eric Besson est de ceux-là : Lorsque nous maitriserons pleinement le sujet, nous nous apercevrons qu'on nous a fait prendre des vessies pour des lanternes. Car ce qu'il faut retenir, c'est qu'avec un gramme d'uranium on produit autant d'énergie que deux tonnes de pétrole. Le calcul est vite fait.

Vite ? Pas si sur, car le seul hic, c'est qu'avec quelques grammes d'uranium, on peut foutre en l'air pour quelques siècles pas mal d'hectares. Et qu'il vaut mieux sans doute mieux pour la planète que chaque année des milliers de chinois meurent dans les mines de charbon plutôt que quelques hectares soient irradiés.

Cela, Eric Besson, sans doute trop affairé qu'il est par des choses autrement plus sérieuses, tout cela, Eric Besson l'a oublié.

Voila : L'énergie nucléaire, c'est une énergie qui n'est pas chère , et qui sur le papier est un miracle. Mais dès que l'on doit prendre en compte le coût réel, incluant le risque des accidents, le démantellement des centrales, le traitement des déchets, le risque terroriste, le risque naturel, le risque écologique, le risque lié au transport des déchets, le risque lié à la nécessaire stabilité politique qu'implique ces installations complexes dans un monde en ébullition et toutes ces petites bricoles autour, là, on ne joue plus du tout, mais alors pas du tout dans la même cour : un gamin sortant du CM2 comprend qu'on a affaire à une énergie ruineuse. Visiblement Eric Besson  - en bon premier de la classe -  a sauté le CM2.

Le hic, c'est que ces coûts cachés - dissimulés par le lobby pro nucléaire - un jour ou l'autre il faudra les montrer. C'est ce qui est en train de se passer au Japon, où TEPCO, l'opérateur de la centrale de Fukushima, est de facto en faillite tant l'ardoise est salée quand bien même nous n'en sommes qu'aux prémices : On parle quand même d'une entreprise qui doit faire dans les 51 milliards d'Euros de chiffre d'affaire, soit sensiblement autant qu'EDF.

Imaginez que demain on nous dise qu'EDF ne peut plus fonctionner...

Tous ces gens sont fous à lier. Le monde se portera mieux lorsqu'on aura - dans un grand élan de solidarité fraternelle -  envoyé tous ces technocrates opportunistes faire les poussières à Fukushima.

 

 
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