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01/10/2011

Sénatoriales : Gérard Larcher tombe de son fauteuil

 

http://www.mai2012.fr/

Winter, le 1er Octobre 2011 à 9:15

 «Le Senat passe à gauche »

C’était cette semaine. C’était la première fois depuis plus d’un demi siècle. Cette élection signe une déconfiture historique d'un président de droite, qu'il va sans doute  être un peu compliqué de mettre sur le dos de la crise financière…

 

L’UMP, embarrassée, déjà empêtrée dans l’affaire Karachi et autre, distribue à ses ouailles par la main du gendre idéal ce que l’on appelle des « éléments de langage », En substance, il y a deux thèmes :

Premièrement, on va dire est logique que le Sénat passe à gauche puisque les grands électeurs sont passé à gauche ; c’est mathématique puisque c’est le résultat d’échec locaux.

Deuxièmement, par ailleurs, on va dire que les sénateurs ont un fonctionnement un peu particulier : Ce n’est pas parce que le Sénat passe à gauche que le président sera nécessairement à gauche. Il faut sauver le soldat Larcher.

Il s’agit là de la logique de Jean-François Coppé, et non pas de la réalité des faits.

Tout le monde s’attend à ce que Gérard Larcher, sans surprise, perde son fauteuil. Tout le monde s’attendait depuis des mois à ce que le sénat passe à gauche, compte tenu du mode d’élection des sénateurs, qui reflète réellement la « petite France », et non pas les intellectuels parisiens. Tout le monde, sauf l'UMP. Cette petite France souffre, elle a mal, elle a faim, elle est accablée par la crise financière. Elle ne comprend plus rien à la logique des gens pour lesquels elle a voté en masse avec espoir.

L’aveuglement du gouvernement, qui relève de la méthode Coué, rebaptisée méthode Coppé, montre à quel point les gens qui nous gouvernent sont en décalage avec ce pays.

La claque va donc être ce soir terrible. Ce n’est qu’un avant goût de ce qui se passera en mai 2012.

On attend d’ores et déjà avec impatience les « éléments de langage » de Jean-François Coppé pour le 20h00 de TF1.

 

 

28/09/2011

Sénat : matière à réfléchir

http://www.mai2012.fr/


Winter, le 27 Septembre 2011

«Toute devient possible : même le sénat peut passer à gauche»

A la suite de la sévère défaite aux sénatoriales, Coppé a réagit immédiatement, en distribuant des « éléments de langage », (c’est un aphorisme de novlangue), expliquant qu’en substance la défaite était prévue, puisqu’elle était mécanique, résultant de la perte de bastions locaux lors des élections régionales et cantonales.


En somme, la défaite s’expliquerait par la marche vers la défaite. La logique est implacable, et l’on ne peut qu’admirer l’exercice de style de notre gendre idéal.


Il y a quelque chose de tragique à penser qu’en expliquant par la « rationalité » un fait, on pourrait en oublier d’en examiner les raisons profondes de son émergence.


Il faut rappeler que le sénat est renouvelé tous les six ans par moitié par les « grands électeurs », c'est-à-dire les conseillers généraux, régionaux, les délégués des conseils municipaux, mais également les députés, c'est-à-dire l’autre chambre.
Ces gens sont des gens de terrain, mais, contrairement au citoyen ordinaire, en professionnels de la politique, ils ont pleine conscience de ce que représente un bulletin de vote. Du reste, le vote leur est obligatoire. En se sens, l’élection au suffrage indirect est plus démocratique que l’élection au suffrage direct. Néanmoins, la répartition du nombre de siège ainsi que le mode de scrutin de ces élections sont délibérément faits pour sur-représenter les petites communes, qui, assez traditionnellement, votent plus à droite que les grandes aglomérations.

Par ailleurs, pas tradition, les sénateurs sont plutôt modérés et la véhémencité de leur contre vis à vis des députés est à relativiser.

Que le Senat passe à gauche est donc un réel séisme politique, et, contrairement à ce que l’on peut lire ici ou là, compte tenu des modalités d’élection du Sénat, nous ne sommes pas du tout dans la même configuration que sous Mitterrand, où l’on a connu une assemblée nationale à gauche et une haute chambre à droite. Le fait que le Sénat passe à gauche dans un système de sur-représentation de la droite montre l’étendue du mécontentement national.

25/09/2011

Elections sénatoriales à usage de mes enfants (suite)

http://www.mai2012.fr/

Winter, le 25 Septembre 2011


«Elections sénatoriales à usage de mes enfants (suite) »


Avant les élections : 153 sièges à gauche, et 190 à droite
Après les élections : 177 sièges à gauche et 172 à droite.


Le sénat depuis la première fois depuis plus d’un demi siècle est donc passé à gauche. Du point de vue des grands électeurs de droite, qui vivent de la politique et qui ont perdu leur siège, il y a matière à s’interroger sur la machine à perdre que représente Nicolas Sarkozy….
Il faut bien comprendre que tout est fait dans les règles pour que le sénat ne représente pas le pays réel mais la droite. Cette victoire de la gauche est donc une fessée redoutable.
Première conséquence de ce changement : le 1er octobre, aura lieu l’élection du président du Sénat. Il y a d’assez grandes chances pour que l’actuel président perde son siège.
Deuxième conséquence : Le sénat votant les modifications constitutionnelles, Sarkozy peut dire adieu à sa « règle d’or », dans laquelle notre bon suzerain a investi toute sa crédibilité.
A sept mois des élections présidentielles, cela fait désordre dans la maison UMP.

Jean-François Coppé – le gendre idéal – à indiqué que l’ « L’UMP se considère entièrement mobilisée pour la campagne présidentielle » et a détaillé « les cinq conditions de nos victoires à venir. ».
« Unité »
« Crédibilité »
« Solidité »
« Riposte »
« Valorisation du bilan du quinquennat. » , « une action marquée par le courage ».

Passons sur les quatre premiers points, où l’on peut dire un peu ce que l’on veut. Là ou cela va être assez dur, c’est sur le dernier point : On ne valorise pas quelque chose qui n’a pas de valeur, la multiplication par zéro donne toujours zéro... On souhaite donc bon courage à M. Coppé.

 

L'election sénatoriale expliquée à mes enfants

 

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Winter, le 25 Septembre 2011

 «Elections sénatoriales à usage de mes enfants»

Le Sénat, on ne sait pas vraiment à quoi cela sert. Il n’est connu du grand public qu’à travers l’expression « un train de sénateur », mais qui fait  référence à la majesté des sénateurs romains…

A quoi sert le Sénat ?

Contrairement à une idée reçue, le rôle du Sénat est majeur : il constitue, avec l’assemblée des députés (l’Assemblée Nationale) le Parlement, institution qui détient le pouvoir législatif : Le Gouvernement dépose des projets de loi devant le Parlement, qui modifie, adopte ou rejette ces lois. 

Le Sénat n’est pas élu de la même manière que l’Assemblée Nationale : pour cette dernière, chaque français  vote directement pour son député, durant les élections législatives.

Pour le Sénat, c’est différent : Les sénateurs sont élus indirectement, avec une périodicité différente que celle qui concerne l’Assemblée Nationale, par un collège de « grands électeurs », c'est-à-dire certaines personnes qui ont déjà été élues auparavant par les citoyens. Les « grands électeurs » sont les députés, les conseillers régionaux, les conseillers généraux, les délégués des conseils municipaux, et des représentants des français de l’étranger. Les grands électeurs ont obligation de voter lors des élections sénatoriales.

Notons aussi que le gouvernement peut dissoudre l’Assemblée Nationale, mais pas le Sénat.

Comment les lois sont elles votées ?

1)    Le gouvernement propose des lois, les députés font des propositions de loi

2)    Les lois ou propositions sont déposées au Parlement

3)    Le texte est examiné une première fois par une des deux assemblés. (députés ou sénateurs)  Des amendements sont proposés

4)    Le texte est adopté par la première des deux assemblée qui l’a examiné

5)    Il est ensuite transmis à l’autre assemblée

6)    Le projet est adopté quand les deux assemblées se sont mis d’accord

7)    La loi est publiée au journal officiel.

Dans le cas des propositions de loi, la première assemblée est l’Assemblée Nationale. Pour cette raison, la « navette », c'est-à-dire le fait qu’un texte passe d’une assemblée à l’autre, se fait souvent dans le sens Assemblée Nationale vers Sénat.

Que se passe-t-il si le Sénat passe à gauche ?

Si le Sénat passe à gauche, cela signifie que nous rentrons en période de cohabitation, puisque les deux chambres qui élaborent les lois seront en opposition.

Que faut-il pour que le Sénat passe à gauche ?

Il y a 348 sénateurs. L’élection de ce jour concerne un renouvellement de 170 sénateurs et il y a 71 890 grands électeurs convoqués pour voter.

La gauche dispose de 153 sièges aujourd’hui. L’élection étant assez complexe, les projections sont difficiles : Selon la gauche, il faut qu’ils gagnent 19 sièges pour avoir la majorité. Selon la droite, il ne faut à la gauche qu’entre 6 à 15 sièges. C’est dire que les élections seront serrées.

Mais le système est fait pour sur-représenter les petites communes, c'est-à-dire « la France profonde »,  dont les grands électeurs sont assez souvent bien ancrés à droite. C’est pour cette raison que le passage à gauche du Sénat est peu probable, même si la majorité des grands électeurs est de fait à gauche.  Mais l’incertitude provient du faire que 40% de ces grands électeurs ne sont pas encartés.

Un passage à gauche du Sénat représenterait donc un vote sanction dramatique pour le gouvernement, avec pour conséquence dans cette hypothèse que le Président du Sénat, qui sera élu le 1er Octobre 2011, sera alors en opposition avec le président de l’Assemblée Nationale. 

La dernière fois que c’est arrivé, c’était en 47, juste après la deuxième guerre mondiale…

 
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