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09/09/2011

le djihad islamique a plus d'une tour dans son sac

 

http://www.mai2012.fr/

Winter, le 10 Septembre 2011

 «11 septembre : le djihad a plus d’une tour dans son sac»

Dimanche, cela fera 10 ans que deux avions détournés par des terroristes s’écrasaient sur les twin towers de New York.

S’en suivait un passage en boucle sur toutes les chaines de télévision du monde entier de ces images inimaginables dans le pire des films-catastrophe : Un avion s’encastrant dans une tour, puis un autre dix huit minutes plus tard, dans la tour d’a côté.

anniversaire du , 11 septembre, reconstruction de groud zero, djihad, ben laden, attentas, UMP mai 2012 Sarkozy, élections, twin towersCet événement a profondément marqué notre imaginaire.

Un signe ne trompe pas : vous ne savez pas ce que vous avez mangé il y a un mois, mais si vous vous posez la question de savoir ce que vous faisiez et où vous étiez le 11 septembre 2001 à l’heure des attentats, vous vous en rappellerez de manière très précise.

Toutefois, cet événement, en terme de couts humains, n’est pas aussi catastrophique qu’il y parait puisqu’il n’y a eu « que » 3141 morts. A titre de comparaison, si l’on peu comparer l’action humaine avec celle de la nature, en Haiti, en 2010, le tremblement de terre a fait plus de 200 000 morts : on n’en parle plus ; le Tsunami asiatique, lui, a fait, en 2004, pas loin de 300 000 morts ou disparus. Ce n’est plus qu’un souvenir lointain ;  Sur le plan économique, le coût de l’attentat est estimé à 24 milliards de dollars. A titre de comparaison, la charge de la dette française est, pour l’année 2011, d’environ 63 milliards de dollars. Ces chiffres permettent de relativiser.

Ce qui est important, c’est que cet événement a été érigé comme symbole du djihad islamique sur le monde chrétien. C’est sans doute très exactement ce que voulaient les auteurs, mais également les victimes.

Car les Etats Unis sont un pays tout neuf. Son histoire commence en novembre 1621 avec la première colonie britannique. En 1776, les colons s’affranchissent de la tutelle britannique et créent les Etats Unis d’Amérique.  Vu de notre  vieux continent, tout ceci est extrêmement récent. Pour beaucoup d’Américains, le simple domicile de beaucoup de nos concitoyens apparait comme un véritable monument historique.

Les peuples ont besoin de racines. Les américains n’échappent pas au genre et se créent des histoires. Ils ont inventé le western, censé rendre compte de la conquête de l’ouest. Ils apprécient faire des reconstitutions historiques, sur la guerre de sécession, ou tout autre événement de leur passé récent, à la façon du « spectacle du puit du fou », où le théâtre l’emporte souvent sur la réalité historique.

Aujourd’hui, la tragédie du 11 septembre 2001 est intégrée à part entière comme une page de leur histoire.

Beaucoup de zones d’ombre subsistent sur ces événements. Sans vouloir développer une improbable théorie du complot, on a du mal à ne pas s’interroger sur l’aspect trouble de certains éléments présentés comme des « faits ». La liste en est si longue que des livres entiers sont consacrés y sont consacrés.

Il reste certaines choses qui sont absolument indiscutables.

1)    Les images très traumatisantes que l’on a vues en boucle sont profondément ancrées dans notre mémoire collective mondiale ;

2)    Cet événement a mis en évidence des disfonctionnements majeurs entre les différents organes de sécurité du pays supposé le plus puissant de la planète ;

3)    Après la guerre froide, cet événement a été le point de départ d’une nouvelle opération de scission du monde (« l’axe du mal ») entre « bons » et les « méchants », concept particulièrement américain s’il en est.

Ce qu’il reste aujourd’hui aux Etats Unis du 11 septembre, c’est une page d’une histoire dont l’encre n’est pas vraiment sèche.

07/09/2011

la règle de plâtre et les enjeux de la dette nationale

 http://www.mai2012.fr/

 

Winter, le 7 Septembre 2011

 «Déficits»

Je ne suis pas économiste, encore moins financier, je ne connais rien en comptabilité publique,  mais je sais faire des additions. Lorsque je lis les programmes des hommes politiques concernant la question de la dette, à par Mélenchon, pas un seul ne dit de choses un peu construites. A commencer par Marine Le Pen qui raconte réellement n'importe quoi ( du style réduire l'immigration ferait économiser 40 milliards par an, ou encore supprimer les fausses cartes vital en circulation pour supprimer le travail au noir) .  Faisons ensemble l’effort de lire ces quelques chiffres, arrondis afin de donner une vision rationnelle de la question de la dette nationale  :

Le Budget 2011, c'est à dire ce qu'on prévoit d'avoir comme revenus et comme dépenses :

            200 milliards de recette, c'est-à-dire ce qu’on donne à l’état

            300 milliards de dépenses, c'est-à-dire ce que l’état nous redistribue

            Sur 2011, il manquera donc 100  milliards : C'est le déficit prévu sur l'année...

Le Produit Intérieur Brut en 2011, c'est-à-dire la richesse qu’on fabrique en France :

            1 800 milliards d’euros

A comparer avec le montant des dettes cumulées en 2011, c'est-à-dire le total des capitaux restant dus à ,ps amis banquiers :

            1 700  milliards d’euros

La charge de la dette en 2011, c'est-à-dire le montant des intérêts qu'on doit payer aux banques , uiniquement pour 2011 : 

            un peu moins de 50 milliards (45,5)

En synthèse, chaque année, environ un quart des recettes de l’état, c'est-à-dire de notre fortune à nous autres, français, sert à payer les banques, et le systéme mis en place fait que cela ne peut que mécaniquement augmenter puique depuis trente ans, tous les budgets sont programmés en déficit

Examinons ces chiffres d’une autre manière

            Le budget de la défense nationale en 2011 est de 31 milliards

            Le budget de l’éducation nationale en 2011 est de 60 Milliards

            A comparer avec les intérêts de la dette pour la seule année 2011 : 45,5 milliards

Précisons que l’éducation nationale fait travailler 3 fois plus de personnes que le secteur bancaire, lequel ne vit pas – loin de là – qu’avec de l’argent public…

La première condition, pour se débarrasser de la dette, est de revenir à un équilibre budgétaire. Cela ne peut se faire que deux manières : soit en augmentant de manière magistrale la croissance, ce qui augmenterait les rentrée fiscales, soit en diminuant de manière magistrale les dépenses.

Aucune de ces solutions n'est réaliste : On peine a faire un ou deux points de croissance, quand il faudrait doubler le PIB ; pour ce qui est des économies, on ne parle pas de dizaines de millions d'euros mais de dizaines de milliards, et ceci  sur plusieurs décénnies...

 

 

Une solution est de faire pour l'europe comme l'europe fait pour les pays du tiers monde : rayer les dettes d'un trait de plume.

Une solution rationnelle  pour se sortir de ce pétrin est de créer une énorme dévaluation, qui rendrait l'euro plus compétitif par rapport aux autres monnaies et permettrait d'augmenter les exportations d'une part et diminuerait d'autant la dette de l'autre. Les etats unis sont dans une situation encore pire que l'Europe, (leur dette est au même niveau que leur PIB)  et chacun des deux blocs attend, tapis dans l'ombre, pour savoir qui dévaluera en premier. C'est un grand jeu de poker menteur. Les chinois sont effrayés car leurs avoir colossaux étant libellés en dollars , une dévaluation américaine les obligerait à un report de leurs avoirs sur l'Europe où a imposer le Yuan comme première devise mondiale, mais il faudrait alors qu'ils réévaluent leur monnaie et donc fassent ainsi dégringoler leurs exportations...

On comprend bien que le problème n’est  pas celui de la dette, mais bien celui du système. C’est à peu près aussi simple que cela. Toutes les mesurettes autourde la question de la dette  ne sont que du colmatage sur un système qui a démontré sa toxicité pour les peuples.  Si les hommes s'organisent en seigneureries, baronnies, comtés, duchés, royaumes, états, confédérations, etc... c'est pour être défendus et non pour être pillés, sinon, la notion-même d'état perd tout son sens : c'est ce que nous risquons de vivre et c'est l'enjeu de la "financiarisation" de notre économie.

27/04/2011

Mai 2012 : Voter ? Pas Voter ?

Winter, ce Dimanche 24 Avril 2011

www.mai2012.fr

 « En mai, voter, pas voter ? Un chiffre à retenir : 364»

Dans la Grèce Antique,  on tirait au sort les gouvernants.  Cette pratique, pourtant très anciennement ancrée dans les sociétés aristocratiques et religieuses,  avait été présentée par Aristote comme concomitante à  la naissance de la démocratie, et c'est désormais cette thèse qui est devenue officielle dans nos sociétés démocratiques.

Peu importe. Ce qui est intéressant dans cette histoire, c'est l'enseignement de Platon qui nous dicte qu'il y a péril à attribuer le pouvoir  à qui le cherche.

Ce dimanche, la Belgique n'avait plus de gouvernement depuis 364 jours. De notre côté, il nous restait exactement 364 jours avant le premier tour des élections présidentielles. Nous allons rentrer dans une absence de gouvernement pendant un an, puisqu'il faudra que nos têtes de liste se consacrent entièrement à la quête du prochain mandat.

Puisqu'on parle de mandat, il convient de rappeler qu'un mandat n'est pas un chèque en  blanc, et que son heureux récipiendaire devient par là-même obligé de qui l'émet. Mais il se trouve que nos gouvernants ont oublié le sens du mot mandat, trop absorbés qu'ils sont par le chaos financier orchestré par leurs amis boursicoteurs...

Donc la Belgique n'a pas de gouvernement... Et nous ? Que va-t-il se passer dans 364 jours ?  A ce jour, nous avons une vingtaine de prétendants à la magistrature suprême; Vingt, cela fait beaucoup : 100 % des voix coupé en 20 paquets, cela fait une part par tête de premier de la classe aux alentours de  5%, ce qui revient à dire qu'il ne faudra pas être très brillant pour être au deuxième tour... Mais, côté positif, cela veut dire également qu'avec un taux d'abstention de 28% comme en 2002, environ un million et demi de personnes va décider du sort de 63 millions de français.

Hors, c'est précisément dans ce cas qu'il faut aller voter car vous avez alors les SUPER POUVOIRS : Car cela revient à dire que lorsque vous glissez un bulletin dans l'urne, vous en glissez en vérité 40 ! Du bourrage d'urnes tout à fait légal ! Ainsi, une famille de 5 français qui vote représente alors 200 personnes ; et dans ma commune de 30 000 personnes, il suffirait de 150 familles de 5 personnes votant pour représenter tout la cité,

ou encore....364 couples !

 

31/03/2011

Fukushima : A quelque chose malheur est bon

Winter, le 31/03/2011

www.mai2012.fr

« Après Fukushima»

Lors de la catastrophe de Tchernobyl, en 1996, plus de 150 000 km2 de terre furent contaminés à des degrés divers. Le montant des dégâts, pour aussi difficile qu'il soit à évaluer, hors pertes humaines et perte de production des invalides, dépasse sur 30 ans les 500 milliards de dollars. Le montant des pensions liées à cette catastrophe représente aujourd'hui la charge la plus lourde car sept millions de personnes en reçoivent aujourd'hui une.

japon.jpgLe Japon fait 370 000 km2, la seule ile de Honshu (l'ile principale) fait 227 000 km2 seulement, et a 107 millions d'habitants. 150 000 km2 correspond à un cercle d'un rayon de 200 kms autour de la centrale, Tokyo étant à 250 kms de Fukushima.

On peut toujours relativiser en expliquant que l'archipel est très étendu (3 300 km), et que donc la situation géographique n'est pas comparable : que dans le cas de Tchernobyl, il s'agit d'une explosion et que la pollution dans le cas de Fukushima sera  portée par les vents et les courants...

N'empêche.

Le rapprochement de ces chiffres fait un peu froid dans le dos, surtout lorsqu'on revoit Gorbatchev expliquer dans le film « la bataille de Tchernobyl » que le coût exorbitant de la catastrophe de Tchernobyl a ruiné tous les espoirs de la pérestroïka.

Chaque jour apporte son nouveau lot de mesures : traces d'iode retrouvées ce matin dans du lait de l'état de Washington (Côte est des USA), trace d'iode sur un peu tout le territoire chinois. Certes, à dose minime. Mais si la centrale continue de polluer pendant des semaines voire des mois ou des années, ces traces s'accumuleront : car le principe de la radioactivité c'est qu'elle se divise par deux au bout d'une certaine période : elle ne disparait pas totalement. Ainsi, si l'iode a une demi-vie très courte, il en reste toujours : Si la source ne tarit pas, l'accumulation de doses perdure dans les organismes vivants et les enseignements de Tchernobyl nous diront sans doute que c'est l'accumulation de petites doses qui est plus dangereux pour le vivant.

Mais à quelque chose malheur est bon :

N'avez-vous pas remarqué  que lorsqu'on parle des révolutions dans les pays arabes, de la côte d'ivoire où un président a parait-il été élu mais ne peut gouverner, et de tous ces autres événements où l'on n'y comprend pas grand-chose, on évoque toujours le soutien ou l'absence de soutien de la « communauté internationale ».

Mais qu'est ce que c'est donc que cette « communauté internationale » : L'Union Pour la Méditerranée, Les USA, le Mercosur, l'Otan, l'Organisation de la Conférence Islamique, l'Union Européenne, l'Union du Maghreb Arabe, que sais-je encore ? Il n'y a pas d'organisation internationale qui s'appelle « communauté internationale », ce concept n'existe pas ; cette expression est un mot valise pour habiller un mollusque en crustacé.

La catastrophe de Fukushima risque de toucher une bonne partie de la planète, et l'on peut espérer que de ces événement dramatique naitra une conscience planétaire des enjeux du nucléaire ; on peut espérer qu'une gouvernance mondiale de l'énergie verra le jour, et que de cette catastrophe, une véritable « communauté internationale » émergera, car - ce que n'arrivent pas à comprendre nos hommes politiques actuels - les grandes alliances ne se font que dans la prise de conscience d'une cause commune, dut-elle être forgée de toute pièce.

Pour nous autres, ici loin de Tokyo, nous devrions commencer en 2012 par repeindre en vert les hommes en bleu qui nous expliquent en boucle que tout est sous contrôle.

 

23/03/2011

Les leçons du Japon

 

Winter, le 23/03/2011

www.mai2012.fr

« Les leçons de Tchernobyl, mais quelles leçons ? »

La catastrophe de Fukushima ne peut que nous rendre définitivement et irrémédiablement adversaires de l'énergie nucléaire.

La raison en est très simple : Nous venons de constater que les dégâts provoqués par une technologie non maitrisée associée à des pratiques d'industriels peu scrupuleux dépassent l'entendement : On avait vécu Tchernobyl, donc on pensait bien à la pollution, mais on n'avait jamais imaginé qu'on pourrait se retrouvé confronté demain à une vague de réfugiés nucléaires, fuyant leur métropole pour peut être bouleverser notre fragile équilibre démographique.

On avait imaginé les légumes pollués, mais on n'avait jamais pensé qu'un pays civilisé tout entier pourrait risquer de se retrouver affamé du jour au lendemain et se mettre à manger des boites de conserve venant d'ailleurs...

On avait imaginé des choses terribles, mais on ne se voyait pas faire nos courses à la quincaillerie ou au marché du coin avec un compteur Geiger en main et c'est pourtant ce qui commence à se passer : Les ventes de la firme Radex qui produit ces petits compteurs de poche explosent.

On avait imaginé un nuage radioactif passant au dessus de notre tête, mais on n'avait jamais imaginé que les eaux internationales pourraient se retrouver polluées. Il est vrai que la concentration de césium, que cela soit dans l'air ou dans l'eau, diminue avec la distance. Mais ils se trouvent que les poissons comme les oiseaux ne connaissent pas la géopolitique et migrent parfois plusieurs fois par an d'un d'un bout à l'autre de la planète.  Et l'on risque fort de se retrouver demain avec des poissons pollués à quelques encablures de nos côtes bretonnes...

Voici donc que d'un seul coup, à la faveur de cette catastrophe, de nouveaux risques bien réels sont venu assombrir un tableau déjà pas réellement idyllique...

Mais le début du pire est arrivé ce matin 23 mars, lorsque la télévision nippone a annoncé que l'eau du robinet de Tokyo de manière officielle dépassait maintenant les seuils de radioactivité admissibles pour les nourrissons. En clair, voici donc une ville de 35 millions de personnes privée d'eau potable, c'est-à-dire qui est sur la voie d'une ville du tiers-monde...

Mais ce n'est pas tout... Qu'en sera-t-il des systèmes d'aduction d'eau ? Qu'en sera-t-il des produits en plastique manufacturés par des entreprises qui utilisent l'eau pour laver leurs moules, rincer leurs outils, mouiller leurs meules...

Nous sommes bien rentrés dans un cycle de fou...

A ce jour, qui a imaginé le fait qu'un nouveau tsunami vienne de nouveau baigner les ruines irradiées de Fukushima...Et pourtant cela est du domaine du probable sur une échelle de seulement quelques années, c'est-à-dire d'une durée largement inférieure au temps qu'il faudra pour colmater les dégâts ce la folie humaine.

Il faudrait être complètement inconscient, inconséquent ou juste opportuniste pour ne pas penser que cette catastrophe doive impérativement sonner le début de la fin de l'aire nucléaire.

C'est notre rôle d'électeur de le rappeler à nos hommes politiques.

Tous les jours.

Quelques pays l'ont soudainement compris : L'autriche, la suisse. La chancellière Merkel vient aujourd'hui d'annoncer le début de la sortie du nucléaire.

Chez nous, cela tombe bien, il y a des élections d'ici un an.

Et puis, à tous les petits beni oui oui du nucléaire, qui comme Besson et bien d'autres nous ont expliqué pendant 40 ans que le nucléaire, c'était pas cher, ces hommes politiques sans conscience, ces patrons de toutes ces grandes firmes qui font leur choux gras d'un pari diabolique avec l'atome, et qui ne comprendraient pas qu'il nous faut maintenant penser autrement, il y a bien une solution pour éviter, s'il en est encore temps qu'ils ne sévissent de nouveau...: Qu'on les envoie tous le plus rapidement possible à Fukushima aider ces sacrifiés du nucléaire qui s'activent comme des damnés pour ce qui leur reste de vie d'être sain à tenter d'expier leur folie dévastatrice !


10/02/2011

Pourquoi SARKOZY sera-t-il réélu en 2012

 

Winter, le 10/02/2011

www.mai2012.fr

« Pourquoi Nicolas Sarkozy sera réélu en 2012»

Mais pourquoi Sakozy serait réélu ?

Est-ce parce qu'il a en face de lui une vieille endive molle où un vieux poireau fripé  qui ne s'accordent pas sur la dose de sel qu'on doit mettre à la soupe ? Est-ce parce devant la crise montante et l'absence de solutions, les tensions s'exacerbent dans tous les sens, exhumant les vieux démons de l'Europe ?

Non, non, non et mille fois non.

Il sera réélu car il est le meilleur.

Il est le meilleur pour être Président.

Mais le niveau de son bilan est sans doute totalement inédit  dans toute l'histoire de notre Vème République ? Alors, en quoi est-il le meilleur ?

Il n'est pas le meilleur pour être NOTRE président. Il est le meilleur pour être Président.

C'est aussi simple que cela.

C'est en écoutant des gens dans le train de banlieue que, contrairement à ce que la plupart des gens pensent, je me suis persuadé que Nicolas Sarkozy sera bien réélu en 2012, car j'ai été surpris d'entendre qu'ils répétaient comme une vérité révélée les messages répétés en boucle dans journaux télédiffusés sur la société des privilégiés, l'injustice du bouclier fiscal, les fainéants qui ne veulent pas travailler etc etc...

Sa stratégie est redoutable, et d'une simplicité à faire pâlir les experts en communication.

Rappelez vous l'image de campagne de François Mitterrand imaginée par Ségala et qui lui a sans doute fait gagner les élections, elle était du même acabit : Le force tranquille, le petit village, la petite église, du ciel bleu : Un image simple, dans laquelle le français des années 80, d'une France rurale en train de devenir urbaine, en train de perdre ses repaires de l'occident chrétien,  pouvait facilement se retrouver, et avec le beau temps en plus.

Si De Gaulle avait compris l'importance de la télévision et de l'image, Mitterrand a lui compris l'importance du mimétisme : Les gens ne s'associent que sur ce qui leur ressemble. Le petit village : voila une image fédératrice. Qui aurait pu penser dans cette France pleine de barres d'immeubles qu'elle ne serait pas consensuelle ? Mitterrand avait mis cette idée de mimétisme au service de son désir d'orchestrer la marche du monde. A cet égard, le seul vrai acte de courage de Mitterrand fut d'abolir la peine de mort, car il avait contre lui toute la France.

Nicolas  Sarkozy a poussé l'intrusion du mimétisme dans la politique à l'extrême, en le mettant au service de son appétit de pouvoir.

Qu'est ce que cela signifie ?

Scrutez attentivement les messages de Notre Bon Suzerain : Il n'avance jamais d'idées directrices, il ne fait que de la reformulation, c'est à dire qu'il répète en boucle ce que tout le monde pense plus ou moins fort, au gré de la conjoncture, sans jamais proposer de solutions structurelles.  Et, comme la cour de Mitterrand le faisait, la sienne le suit à l'unisson...

Les CRS se mettent en grève ? : « Les français ne comprendraient pas qu'ils n'ont pas le  droit à la sécurité »

Les magistrats se mettent en grève ? : « Mettez vous à la place des français qui attendent déjà trop longtemps leur jugement »

Le smicard se plaint qu'il n'a pas assez d'argent pour vivre ? « Parce que vous croyez que la personne avec un petit revenu, elle peut se permettre de payer la baguette de pain un euro cinquante ? »

Mais qui serait contre ?

Qui serait contre un système  pour financer la dépendance ? Qui serait contre l'augmentation du pouvoir d'achat ? Qui serait contre les délocalisations qui privent nos régions d'emploi ? Qui serait contre le rétablissement de valeurs morales ? Qui serait contre un suivi particulier des détenus multi-récidivistes ? Qui serait contre la suppression de l'aide à des régimes corrompus ?

Personne !

On peut mettre ce dialogue à toutes les sauces, c'est toujours pareil. Cela ne mène strictement nulle part car si l'action politique se bornait à faire un programme de campagne, cela se saurait. Néanmoins, cette manière de faire est stratégiquement très efficace, lui permettant au passage de se faire quelques alliés solides dans le monde de l'entreprise privée qui reçoit pour rôle de pallier les carences de l'état.

En proférant ces banalités dont il devrait être en principe comptable devant la nation, il fait trois choses redoutables :

1) Chaque français pris individuellement s'identifie à lui, personnellement, avec comme corollaire à cette identification de  rendre sans intérêt toute velléité de coalition ;

2) Il inverse la charge de l'action, donnant l'illusion que le vrai levier d'action n'est pas sur le pouvoir politique, sur l'exercice de son pouvoir, le pouvoir pour lequel il porte mandat, mais en définitive sur le peuple ;

3) Il est du coup du côté de chaque français.

Alors, dans ces conditions, pourquoi le peuple voterait-il contre lui-même ?

C'est pour cette raison, et uniquement pour celle-là que Sarkozy sera réélu, et non parce que le Parti Socialiste s'englue dans la configure de vieille rose.

La méthode, très loin d'être bête, est une redoutable machine de guerre. Cette technique, qu'on apprend dans n'importe quel ABC de la communication dit en substance qu'en  ressemblant le plus possible à ton client, tu évites qu'il ait prise sur toi et tu fais en sorte qu'il soit convaincu que le choix que tu lui instilles est le sien propre.

Le soucis, c'est que si la ménagère de moins de cinquante ans peut rentrer assez facilement dans le jeu, ce n'est pas le cas des jeunes, surtout s'ils sont privés à ce à quoi ils aspirent : ici un appart, là bas à manger et du travail un peu partout qui corresponde à ce qu'on leur a promis lors de leurs études...

Avec une stratégie telle que celle-ci, on ne peut qu'être très inquiet pour demain : Les réactions des jeunes - ce sont les mêmes partout - en Egypte, en Tunisie, en Algérie, au Maroc, au Yemen sont dans doute de très mauvais signes avant-coureurs

 

15/12/2010

pronostics 2012

 

Les urbanitasmagories de Winter le 15 decembre 2010

www.mai2012.fr

«Les événements  improbables peuvent parfois arriver»

Nous sommes dans une telle dérive que, pour les élections présidentielles de 2012, bien malin qui pourra faire des prédictions. Est-ce si sur ?

Que s'est il passé en 2002 ?elections.jpg

Au premier tour, nombre de voix ont été éparpillées sur des « petits candidats » : résultat, une triangulaire, avec Chirac au deuxième tour et plus de 20 points d'abstention, ces 20 points correspondant globalement aux irréductibles (fn et gauche dures). On remarque qu'au premier tour, l'extrême droite (megret et le pen), totalisaient 19.2 % des voix, contre 19,8 % pour chirac tout seul...

Que peut-on prévoir pour 2012 :

Hypothèse « deux coups les gros ».

On part de l'hypothèse que, devant la montée du front national, la plupart des hommes et femmes politiques commencent à réaliser qu'il y a vraiment un truc qui cloche en France, et - intelligemment - négocient pour retirer leur candidature avant le premier tour, de manière à avoir un premier tour sur peu de candidats...

De cette manière, le deuxième tour se passera en fait au premier, avec, pourquoi pas, un président élu au premier tour.

Ne rigolez pas, ce n'est pas moins impossible que le fût la présence du FN en 2002 au deuxième tour...

C'est même la seule solution pour se débarrasser du FN.

Improbable, mais pas impossible...

Hypothèse « crise institutionnelle ».

Partons de l'hypothèse que la situation économique ne s'améliore pas, que les bavures diverses et variées continuent, exacerbant les extrêmes, que la TVA augmente, mettant un coup de bâton final sur les artisans et commerçants d'un côté et le consommateur de l'autre, que Brice Hortefeux fasse encore quelques tentatives malhabiles en direction de l'extrême droite, et qu'une incrédulité croissante dans les institutions européennes se développe, etc etc...

On peut être sur dans ces conditions qu'on aura un front national au premier tour qui sera dans les 22 % au bas mot, sans doute beaucoup plus pour peu que Marine Le Pen arrive à faire l'union des intégristes de droite. Par ailleurs, il est vraisemblable qu'un quart des voix s'éparpille dans différents autres mouvements en part à peu près égale entre extrême gauche,  écolo et centre.

Si l'on s'appuie sur la sanction donnée en 2002 à Chirac, qui rétrospectivement apparait comme un saint, on peut penser que Sarkozy se prenne alors dans cette hypothèse  une raclée comme rarement président s'aura prise auparavant, avec 15% des voix.

Le PS, s'il ne change pas de stratégie, c'est-à-dire qu'on reste dans la confiture de rose avec Aubry, Royal et Hollande, réussira au 1er tour à récupérer 14 ou 15 % des voix.

Donc au deuxième tour, on se retrouve avec un duel Droite - extreme droite.

Question : Ce coup ci, le coup du front républicain pourra-t-il recommencer ?

Réponse : C'est peu probable, mon capitaine : on ne joue pas deux fois de suite la même martingale...

On risque alors d'avoir alors un taux d'abstention au deuxième tour jamais vu dans l'histoire des élections présidentielles, et une crise institutionnelle majeure, car on risque d'avoir un président élu avec moins d'un quart des électeurs...

En fait, dans ce scénario, si j'étais à la place de Sarkozy, je ne me représenterais pas un 2012, j'attendrais 2017 que le pays retrouve une certains splendeur, et je trouverais un nigaud pour prendre les coups de bâton à ma place, puis je reviendrais en sauveur, peut être dans le cadre d'élections anticipées, pourquoi pas...

Hypothèse « Miracle économique »

Supposons que les choses s'arrangent d'ici les à peine 500 jours par le truchement d'on ne sait quel miracle.

Si rien ne change du côté du PS, on risque dans le meilleur des cas de se retrouver dans le scénario de 2002, avec une triangulaire problématique.

En conclusion,

Cette élection, vue avec un an et demi d'avance, risque d'avoir un résultat totalement inédit, et riche en enseignements...

A tel point qu'il faudrait être téméraire pour se présenter, que cela soit à gauche comme à droite, car celui qui gouvernera en 2012 travaillera pour le suivant...

En fait, la seule solution pour que les choses se passent « normalement », c'est qu'il y ait un leader « normal » qui émerge, non seulement à gauche, mais également à droite. Si ces deux conditions ne sont pas réunies, il deviendra urgent d'aller vivre en Alberta...

 

 

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25/11/2010

le FN en 2012 ? des news ? Montebourg, au secours !

Les urbanitasmagories de Winter le 25 Novembre 2010

www.mai2012.fr

« les beaux jours...»

Je me trouvais hier chez le jeune épicier arabe du coin pour y acheter une salade. Une salade en plein hiver, me direz-vous. J'en suis confus.

Je me sers, je paie.

1 euro 30 plus tard, on commence à parler politique. Le brave épicier, très loin d'être un imbécile,  m'explique qu'il faut voter en 2012 pour le front national.

Pourquoi ? Son explication est simple :

« On a tout essayé et il n'y a rien qui marche. Il faut faire table rase et recommencer. »

J'entreprends, le verbe haut,  une « explication »  « économique », alléguant que si tout le monde pense comme lui, alors sa salade qui est déjà hors de prix et qui ne lui permet guère de vivre, on risque  de la payer le triple sans qu'il y gagne plus  car on fera  fuir de France tous ceux qui sont prompt à créer de la valeur. Et par ailleurs, que compte tenu de la politique de repli sur soi promue par l'extrême droite, il sera de surcroit dans les premiers mis à la porte.

Les quatre clients sortent de l'épicerie la tête basse, sans me regarder.

Si les politiques ne se mettent pas dès maintenant et pour de vrai à faire du porte-à-porte, 2012 risque de très mal se passer.

 

 

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