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13/10/2019

Renard et les poules

 

Les urbanitasmagories de  Marcel Renard

le  21 Août 2013, revu le 13 octobre 2020..

 «Le Poulailler».

Lorsque Sarkozy était passé au pouvoir,  après avoir lu le pamphet prophétique de François Léotard « ça va mal finir », Renard avait décidé de lancer ce petit blog. Léotard était il visionnaire ? En fait, c’est seulement qu’il connait trop bien les compères, le bougre, pour ne pas savoir que nous rentrions en zone de danger.

Pour faire court, ce petit blog a rassemblé sur lui ½ million de lecteurs différents, jusqu'en 2014. Ainsi, pour un investissement de 10 minutes par jour pendant une mandature, à sa modeste mesure, il a participé à la déconfiture de notre bon suzerain. Ce n'est pas grand chose, mais cela montre la force de l'internet.

Seul bémol, Renard pensait que se serait DSK, le prochain  porteur d’eau, pas Hollande, mais bon, comme dit la sagesse des nations, tant va Nafisatou Dialo qu’à la fin elle se casse.

Mais Renard  s’est dit comme cela : « Si ça a marché en 2012, pourquoi ça marcherait pas en 2014 ? » pour Pontoise

Et aujourd'hui, Renard se dit que ça peut aussi marcher en 2020...Toujours pour Pontoise.... C'est de la persévérance. Du coup, Renard ouvre un petit site dédié à la candidature de Pascal Bourdou : http://www.nouspontoisiens.fr

Renard aime bien son terrier où il y a aussi les enfants de Renard, les parents de Renard et les grands parents de Renard. La manière d’arranger le terrier et les petites complaisances dans le poulailler ne plaisent pas à Renard. C’est dans ce contexte que Compère Sanglier est venu trouver Renard et lui a dit comme cela « Renard, mon bon ami, ça te dirait de te lancer dans le réagencement du poulailler ? ». Compère Sanglier était persuasif ; Renard a réfléchi une semaine et il s’est dit comme cela : « si ça a marché en 2012, pourquoi ça ne marcherait pas en 2014 ? ». ça a failli le faire en 2014, pouquoi ça ne le ferait pas en 2020.  (vous avez noté que Renard se répète toujours un peu, c’est pour cela qu’on l’aime…)

C’est comme cela que l’aventure a commencé…

Demarrage de la campagne Municipale de Pontoise en vue des élections municipales de 2020.

Elections municipales et communautaires de 2020 à Pontoise. Soutien à la liste Nous Pontoisiens, menée par Pascal Bourdou.

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01/02/2019

Comment rater une photo, mais réussir un souvenir

Marcel Renard

Le 01/02/2019

«La non prise de vue»

Le meilleur ami de Marcel Renard habite à côté de la gare, en bord de Viosne.

Et voici l’histoire qu’il lui a narrée : Ardea_cinerea_-_Pak_Thale[1].jpg

Hier matin, au moment d’aller prendre le train, il sortait de chez lui pas vraiment au petit matin, pas vraiment tôt, pas vraiment tard. A une heure disons acceptable. Montant sur la passerelle de la gare, qui donne une belle vue sur son jardin, afin de courir prendre son transport public (les fameux transports « en commun »), ne voici pas qu’il mira la chose suivante :

Bien centré tout à la cime, en haut des arbres de son jardin, arbres qu’il ne taille jamais, car le bougre est un peu fainéant, un couple de hérons, bien gros, bien gras, bien gris et bien cendré, en train de se tourner autour et dessus comme le font les tourterelles au mois de mai. Comme des tourterelles, sauf que là, les bestiaux doivent bien faire 1m80 ou 2 mètres d’envergure. Il s’ensuit que le bruissement des ramages fait nécessairement du fouillis dans les rameaux.

Image suffisamment rare pour mériter une belle photo, tant le héron tout seul est un animal craintif, qui s'envolera au premier mouvement, et que l'on ne peut approcher que si l'on est complètement dans son dos. Ca, c'est lorsqu'il est tout seul.... Autant dire qu'un couple.… Hélas, le temps de dégainer, un des deux hérons pris son envol, et, suivant visiblement le cour de la Viosne, s’en fût dans un vol majestueux vers les immeubles de Marcouville – le héron a un vol particulièrement lourd. Tandis que l’autre descendait des arbres pour aller pêcher dans la Viosne. Du coup, cela obligeait pour illustrer le propos à prendre une image quelconque sur Wikipédia...

Voilà.

Ce fût en plein centre de Pontoise une belle non prise de vue et un joli petit souvenir. De toutes façons, il n'aurait sans doute pas développé la photo...

06/07/2018

La Bohème à Pontoise

Marcel Renard

Le 06 Juillet 2018

«Sur la passerelle de la gare, c’est la bohème »

J’habite à côté de la gare SNCF de Pontoise. Elle désert Creil, Paris Nord, Paris Saint Lazare, Gisors, et Orly par le RER C. De plus, a proximité, une grosse gare routière permet de desservir le Vexin et une navette permet de relier la gare de Cergy et d’accéder au RER A. C’est donc quotidiennement un trafic permanent de voyageurs qui viennent d’un peu partout.

Le nombre de voies ferrées que composent cette infrastructure impose le franchissement aérien par une passerelle à la réputation sulfureuse : Bien qu’axe de passage stratégique entre les nouveaux quartiers de Cergy et la ville ancienne de Pontoise, cet axe est laissé à l’abandon depuis un demi-siècle par les municipalités successives, avec l’argument répété en boucle par l’actuelle majorité depuis 16 ans que l’on n’en connait pas les propriétaires.

Le revêtement fatigué de cette infrastructure laisse la place à des ornières de tailles diverses qui rend périlleuse la marche pour les femmes en talon, les personnes tirant des poussettes ou simplement les personnes ayant du mal à marcher et qui, en hiver, lorsque la glace envahit ces périls, se révèle être un piège parfois casse-figure.

Il a fallu batailler pendant un an pour obtenir de la mairie un peu de lumière, élections municipales approchant faisant office de motivation, et un rafistolage fût bricolé en 2014, pour rapidement tomber en panne après les élections et être maintenant hors service. Le seul progrès – mais de taille – que l’on a pu constater en trois mandats municipaux, c’est l’installation de sacs poubelle et l’affectation d’un employé municipal zélé ce qui fait que les lieux ne sont plus parsemés d’ordures, qui ensuite basculaient sur le terrain SNCF et donnait à l’ensemble des lieux un air de Bogota, ce qui doit correspondre à un investissement de l’ordre de cinquante à soixante centimes d’euros par an et par pontoisien.

Outre les milliers de voyageurs - puisque nous sommes dans une gare - le lieu étant fréquenté par diverses populations indélicates ou clochardisantes, les arrières coins servent d’urinoir et pas seulement.

Bref, pour le voyageur qui venant de Paris découvrir notre belle ville d’art et d’histoire, la première vision sent un peu la pisse.

C’est sur cette passerelle qu’un couple de roumain s’est installé il y a maintenant plusieurs mois. Ils dorment le soir dans le recoin de la gare routière, et commencent leur quête vers 7h45 pour la finir vers 21h00. Ainsi, je les croise le matin en partant au travail et les revoit le soir en rentrant. Bien sûr ils font la quête tous les jours, car ils sont comme vous et moi, ils mangent tous les jours.

Ils ont peut-être la cinquantaine, je ne saurais dire exactement. Ils sont en général bien habillés, chaudement. Le matin, elle s’installe sur ses cartons, de manière assez soigneuse, lui la rejoint ensuite et le soir, ils comptent leurs sous : des pièces de 10, de 20 centimes, parfois une lune…En général, le montant que je peux entrevoir dans les repris des jupons de la dame – c’est elle qui tient la culotte - leur donne l’aisance pour la journée. Bien que n’entendant pas grand-chose à leur langue, les discussions qu’ils entretiennent semblent être les mêmes que celles que nous pouvons avoir entre époux. Ils ne boivent pas, ne sont pas exubérants et vivent leur vie à la rue sans que leurs expressions témoignent d’une réelle détresse. Au contraire, une certaine sénérité semblerait en émaner de leurs posture et attitude : Ils sont visiblement très amoureux.

Les diverses tentatives d’échange, en Français, en Anglais, en Allemand ou en Italien se sont toutes soldées par des échecs : Ils ne parlent que le Roumain (lequel est normalement assez proche de l’Italien). En fait, il semble que ça ne les intéresse pas de discuter avec les passants, ce qui peut se comprendre car le temps perdu avec un chaland, ce sont des possibilités de rentrée monétaire qui s’envolent. On a l’impression que la seule chose qui les intéresse, c’est d’être ensemble, et de travailler. Finalement, ils se comportent comme la plupart d’entre nous : nous sommes tous tellement occupés que nous ne nous parlons guère entre voisins.

Ce soir, en passant, j’observais la légèreté de leur paquetage en pensant à cette chanson scoute, « la bohème ».

«Et si mince est son bagage, Faria faria ho!

« Que sans peine déménage, Faria faria ho!

« Dans le ciel quand Dieu voudra

« En chantant s'envolera. Pontoise, SNCF, PASSERELLE, NETIXIS, SDF,

Et puis, mon regard fût attiré par cet objet insolite coincé entre leur couverture soigneusement enroulée et le caddy qui leur sert de baudet, et je m’arrêtais pour prendre un photo.

En fait, ce n’est pas la bohème, c’est juste qu’ils habitent à la rue…Et que voulez-vous, à Pontoise, sur cette passerelle crasseuse, même les derniers de nos compatriotes dans l’échelle sociale savent qu’il faut passer un coup de balai avant de s’installer si l’on veut y vivre de manière acceptable.

15/12/2015

Adam s'élève

Marcel Renard, à Pontoise, le 12 Décembre 2015

Adam est mort, Dimanche 10 Décembre.

Adam était une figure de Pontoise. C’était un clochard incontournable à Pontoise, mais on devrait dire un SDF car notre société policée a pris l’habitude afin de tenter de les édulcorer de coller des acronymes sur toutes les réalités. clochard,sdf,pontoise,adam,cergy

Autrefois, les gens n’avaient pas de nom, juste des prénoms. C’est une habitude qui nous vient du Xeme siècle que d’avoir un nom de famille, et entre le Vème et le Xeme siècle, on avait juste un prénom et parfois un nom de tribu. Le prénom, c’était le nom donné au baptême. C’est ainsi qu’aujourd’hui encore, les reines et rois se font appeler de leur prénom uniquement. Lorsqu'on parle de François 1er, tout de monde sait qui l'on évoque. Mais qui serait capable de donner son nom ?

Et bien Adam, pour les Pontoisiens, il n’avait pas de nom, mais juste un prénom « Adam ». C’était « Adam ». Tu as vu « Adam » dans quel état il était ? J’ai croisé «Adam ».

C’était comme cela. Son royaume à lui, c’était la rue.

Malgré un alcoolisme à un point difficilement quantifiable, il avait une personnalité assez marquée : Son horizon se mesurait en bière, non pas au pluriel mais bien au singulier, car s’il quémandait un peu partout, un peu à toute heure, il ne quémandait que ce qu’il lui fallait pour zigzaguer jusqu’à l’épicerie du coin se chercher la prochaine cannette de bière : Ainsi, son horizon semblait être découpé en tranches de 10 minutes.

Forcément, ça se terminait souvent mal : Coups, gnons, agressions sur sa personne, ecchymoses sur des pans entier du corps, dans le caniveau, sur le trottoir, contre un pan de mur, bref là où la dernière cannette l’avait vu encore debout.

Adam a animé les rues de Pontoise pendant bien des années, arrosé ses murs et plus encore ; il a occupé les pompiers, les services sociaux, les associations, la mairie, les riverains, et les épiciers de Pontoise, de la place de la gare, la place Notre-Dame jusqu’à celle des Cordeliers lui doivent bien une ultime bière.

Une fois, c’était à l’angle des  rues de la Bretonnerie et de l’Hôtel de ville - un endroit où il aimait à se répandre – une « bonne âme » avait dû appeler les pompier car Adam devait avoir la tête dans le caniveau. La tête, lorsque ça tape par terre, ça saigne facilement. Il gisait là contre le réverbère, et autour les pompiers qui essayaient de l’interroger :

- « Adam, on va t’emmener à l’hôpital de tel endroit (où, ne ne sais plus ou) car il n’y a plus de place à Pontoise » .

Adam, à moitié inconscient, la tête dans les étoiles, mais quand même les pieds sur terre, dans un râlement :

- « Non, emmenez moi à l’Ile Adam, c’est mieux »

Qui ne s’est pas fait racolé par lui, parfois invectivé, jeté des cannettes ? C’est-à-dire que sous l’emprise de l’alcool, tout devenait  possible à un homme qui pourtant avait envie de parler avec ses semblables.

Certains commentaires sur sa personne sont indélicats . C’était sans doute juste un gars pour qui la vie n’a pas dû être très féconde. Mais les clochards, pour peu qu’on veuille réfléchir un minimum, ça nous ramène à la fragilité de notre propre existence. Pour certaines personnes, la vie se passe mieux que pour certaines autres. Certains naissent avec une cuillère dorée dans la bouche, d’autre avec de la misère jusqu’au fond des yeux pour nourrir une théorie d'héritiers. Et ce ne sont pas nécessairement les derniers qu’on retrouvera dans le caniveau, pas plus que les premiers sous les ores de la République.

Quelqu'un saura peut-être dire qui il était, comment il s'appelait, qui était sa famille ? Tout ce qui est sûr, c’est que c’était une figure de Pontoise, pour preuve le nombre de commentaires qu’il réunit sur son décès ferait envie à plus d'un notable.

Les jeunes le connaissaient sans doute mieux. Un nous disait qu'il n’était pas pauvre, qu’il n’avait pas réellement besoin d’argent, et que le moment important dans le mois, c’était celui où il recevait son allocation. Mais la qualité de sa bière allait décroissant à mesure que le mois avançait.

Il ne s'agit pas de faire un beau discours pour se donner une belle conscience, mais simplement de dire que tout comme il fût, Adam faisait partie de la communauté, et de rappeler que notre communauté contrairement à bien d'autres villes , et c'est tout à son honneur, même si parfois il faut reconnaitre qu'on se laisserait aller à la faiblesse de  le souhaiter, ne fait pas la chasse aux clochards.

Certaines personnes de bonne éducation disent de ces gens-là qu’ils n’ont qu’à travailler, que ce sont des fainéants et qu’on n’a pas à leur faire l’aumône : Ce sont souvent ces mêmes personnes que l’on retrouve au fast food le dimanche, en train d’amuser leur progéniture en jetant des miettes aux moineaux, les faisant accourir de toute part par volées toutes entières. Les animaux n’ont pas d’âme disent-ils. Mais les clochards ? Leur déviance légitime-t-elle le fait de s'assoir ainsi sur ses convictions, alors qu'il suffit de regarder la taille des moineaux autour des fast food pour comprendre qu’ils ont eux aussi sans doute pas mal de problèmes avec leur foie. Ainsi, si l’on est capable de jeter les reliefs de son repas aux moineaux, ne pourrait-on pas a minima considérer les mendiants comme des sortes d'animaux insignifiants et leur faire l’aumône des piécettes rouges de nos fonds de poche ?

Si chaque personne qui a mis un "j’aime" sur la publication annonçant son ce décès s’arrêtait demain mercredi 15 Décembre devant chez Delahaye, la fleuriste à côté du cimetière, pour mettre simplement quelques euros dans une enveloppe, Adam pourrait recevoir une couronne comme rarement Pontoisien en a reçue. Et pour tout vous dire, n'y aurait-il pas un peu de fierté à se dire que nous habitons une ville dont les citoyens respectent jusqu’à la tombe le plus humble des leurs ?

 

20/09/2015

Pontoise, ville poubelle

 Marcel Renard

 Le 20/09/2015

 «Patrimoine»

Aujourd’hui Dimanche, c’était la journée du patrimoine. J’en ai profité pour arpenter les rues de ma belle ville.

Et je pousse un coup de gueule, un vrai, car je suis vraiment dépité.

En effet, des Cordeliers, aux Louvrais, à l’Hermitage, en passant par le centre, il n’est pas un coin où les poubelles ne rappellent leur présence de façon ostentatoire.  Rue de Gisors, rue Fontaine, rue de l’Hôtel de Ville, un jour où l'on voudrait précisément que notre ville montre son plus beau visage, où que l'on regarde, c'est partout c’est la même musique : les conteneurs dégueulent d’ordures.

Et pourtant, nous sommes dimanche. Il est 17h00. Je doute que les « boueux » passent ce soir. Malgré cela, il n’est pas un coin de pontoise qui échappe à cette invasion. Ce sont des grosses poubelles. Parfois, devant les immeubles, elles occupent des places de parking. Parfois, sur les trottoirs, elles empêchent les poussettes de passer, quand ce n’est pas juste les piétons.

Au pied de ces poubelles trop tôt sorties, on trouve d’autres poubelles, plus petites, des sacs de détritus, des bordilles en vrac. Quant aux encombrants, meuble ikea démontés, vieux matelas, électro-ménager hors d'usage, ils s’installent de manière récurrente, de place en place, dans des lieux à la face récipiendaire autoproclamée.

Il faut noter également, outre qu'elles ne soient pas sorties au bon moment, que les poubelles débordent, que dis-je, elles dégueulent littéralement. Fatiguées, elles baillent, le couvercle souvent  entr’ouvert , donnant aux chats noctambules l’occasion de tout éparpiller alentour dès potron-minet.

Mais que se passe-t-il au juste ?  Voici plus d'un demi siècle que je suis à Pontoise et d'aussi loin que je puisse remonter , je n’ai pas souvenir d’un tel bazar.  Est-ce un manque de civisme, un manque d’éducation des citoyens, un signe des temps, qui voudraient que la chose publique n'intéresse plus le chaland ?

Comme bien souvent, les gens ne sont pas sales par plaisir mais plutôt par contrainte. L’expérience montre que dès lors que l’on met les bons services en face, tout rentre rapidement dans l’ordre. C'est ainsi qu'on a pu voir la passerelle de la gare retrouver un aspect quasiment normal suite à l'installation de quelques poubelles et la mise en place d'un service ad hoc.

Il y a plusieurs raisons objectives, simples et techniques à tout ce bazar qui nous fait honte à nous autres, Pontoisiens.

Premièrement.

A la faveur du changement de marché public, le service rendu par la société qui collecte s’est considérablement dégradé : Il n’est plus régulier dans sa fréquence ; On ne sait dont plus exactement à quel moment sortir sa poubelle. Alors du coup, pour éviter de rater un passage, on sort sa poubelle un peu trop longtemps à l’avance. Il est nécessaire de rappeler le besoin de régularité que requiert cette collecte : ceci devrait être un critère d'attribution du marché public.

Deuxièmement.

Le nombre de collectes hebdomadaires a diminué. Pour faire des économies. Sauf que le brillant cerveau qui a pris cette décision a complètement oublié que lorsqu’une entreprise remporte le marché de la collecte, elle fait une enquête préalable, qui vise à calibrer la fourniture des conteneurs, en  nombre et en taille.

Si entre l’enquête et la mise en place de la collecte vous changez la fréquence, il y a peu de chance que éléments recueillis pendant l'enquête (taille et nombre des bacs) restent en cohérence avec le service. C’est assez simple à comprendre, encore faut-il y penser…

Troisièmement

La brillante personne qui a pris la décision de diminuer le nombre de collectes fixé depuis belle-lurette à Pontoise ne s'est pas souciée du fait que les locaux sanitaires dans l’habitat collectif étaient dimensionnés en conséquence. Il en ressort que pour éviter que les locaux ne débordent, les gardiens essaient de sortir les bacs le plus tôt possible.

Quatrièmement.

Toujours pour faire des économies, un brillant cerveau a pensé qu’en faisant collecter les ordures pendant les heures ouvrables, cela couterait moins cher, puisqu’il n’y a pas de majoration du salaire du travailleur pour heures de nuit. Résultat : Le matin, les embouteillages sont légion derrière les camions poubelle, car la collecte se fait à l’heure où les gens vont bosser. Le corolaire de cela est que le chaland a droit au spectacle des ordures accumulées sur les trottoirs et que dans une ville où la majorité municipale a pour obsession l’élégance des façades, c’est juste en léger décalage.

Le résultat de cette incurie est visible tous les jours. Il n’y a pas besoin de payer un cabinet de consulting pour faire une étude d’impact de ces décisions prises sans réfléchir, il suffit de se promener dans notre ville.

Il faut noter que la situation à Pontoise est vraiment exceptionnelle : dans aucune commune alentour on ne retrouve le même phénomène. Pire, il est des communes plus grandes, où le revenu moyen est presque d'un tiers de moins celui de Pontoise - c'est à dire où l'impôt collecté devrait permettre moins de services (1)  - et où les rues sont pourtant impeccables.

Quelles sont les solutions ?

La première chose est de s’intéresser à la situation.

Il y a des mesures évidentes : que l’entreprise qui collecte fasse une tournée de collage sur chaque conteneur d’un sticker indiquant à quel moment sortir les bacs, ou que la mairie distribue des stickers : cela ne coute rien et permettrait de commencer par limiter la casse.

Il y a urgence à faire une communication claire et cohérente sur le sujet.

Il faut également pouvoir revenir au rythme de collecte antérieur.

Il est nécessaire de régler rapidement le problème des encombrants. Auparavant, il y avait une tournée des monstres : cela fonctionnait très bien. Par ailleurs, cela permettait à tout un tas de gens, chineurs, biffins en tous genres, de bénéficier des ordures en faisant diminuer pour le contribuable le coût global de traitement tout  en établissant une sorte de paix sociale à pas cher.   Un brillant cerveau s’est fait refourgué le concept du « call for services ». C’est complètement foireux. Il faut repasser à la tournée programmée des monstres.

Il faut rappeler que l'on paie pour un service, qu'à Pontoise sans qu'il y ait de raison particulière ce service est facturé plus cher qu'ailleurs et qu'il est du devoir de la communauté de mesurer le taux de service et de faire les réclamations en conséquence. Encore faut-il s'intéresser au sujet...

Tout ceci ne relève que du bon sens et d’une appréciation globale de ce qu’est une économie et une gestion saine des affaires communales.

Sur ce sujet précis, force est de constater que nous en sommes très loin aujourd'hui.

---------

(1) Je précise, suite à la remarque justifiée d'un lecteur, que malheureusement les ressources (les impôts pour l'essentiel) sont en grande partie fonction du niveau moyen de revenu, et que donc - pour exprimer les choses rapidement - plus ce niveau est faible, moins il y a de chance que la commune puisse offrir des services de qualité. 

29/04/2015

Les trains de fret de Gisors à Argenteuil : du bonheur assuré pour les pharmaciens

Marcel Renard

Le 29/04/2015

«RFF ne nous veut que du bien, dormez en paix braves gens. Enfin, essayez...»

On a acheté une maison à côté de la gare. Etre à côté de la gare, c’est super. Bon, quand on apprend qu’on va avoir des trains de marchandise qui vont passer, forcément, on fait un peu la moue. Quand on apprend que ce seront des diesels, là, directement, on pense à Chirac : « Ajoutez le bruit et l’odeur »…

Enfin, pour se consoler des trains, il n’y en aura que 25 par jour, nous dit-t-on. Promis, juré craché.

Là, on respire. Le monsieur de RFF, on peut lui faire confiance, il arbore une mise d’honnête homme.

Et zut !  Enfin, malgré tout, restons objectifs : Cela ne fait que un peu plus de un train par heure. pontoise,fret,sncf,carf,transilien,gisors,serveur,lnpn,argenteuil,paris-normandieUn rapide calcul nous amène à comprendre que l’on pourra dormir par tranche de cinquante minutes.

Finalement, c’est acceptable : Pour dormir ses huit heures, en se levant à 6h30 le matin, il suffira de se coucher à 20h30. C’est juste une question d’organisation. Et puis, surtout, ça nous évite le journal de TF1. Et ça, ça n’a pas de prix… Alors finalement....

Et puis, d’un seul coup, on réfléchit, et on se dit : « Mais, bon sang, mais c'est bien sûr ! La journée, il n’y aura jamais assez de créneaux disponibles pour faire passer des trains de marchandise : Déjà que les trains de Paris à Pontoise sont obligés quasiment systématiquement de faire une halte rallongée à Saint Ouen l’Aumône pour attendre que le pont se libère….Les 25 trains, c’est donc pour la nuit, pas pour le jour….Et on se dit alors que globalement, on est en train de se faire embobiner comme il le faut par RFF»

Et là, il reste deux options possibles:pontoise,fret,sncf,carf,transilien,gisors,serveur,lnpn,argenteuil,paris-normandie

Les plus fervents d’entre nous peuvent implorer Sainte Rita , patronne des causes désespérées, tout en courant sur des lits de braise comme le font les pieux sri lankais, puisque deux dieux valent mieux qu'un.  Car du coup, ce n’est même plus par tranche de 50 minutes que l’on va devoir dormir, et l'on songe à déménager…

Les autres peuvent venir manifester leur flamme inextinguible envers le monsieur de RFF le Lundi 18 Mai à 19h30 à Pontoise salle du Dôme.

 

09/09/2011

le djihad islamique a plus d'une tour dans son sac

 

http://www.mai2012.fr/

Winter, le 10 Septembre 2011

 «11 septembre : le djihad a plus d’une tour dans son sac»

Dimanche, cela fera 10 ans que deux avions détournés par des terroristes s’écrasaient sur les twin towers de New York.

S’en suivait un passage en boucle sur toutes les chaines de télévision du monde entier de ces images inimaginables dans le pire des films-catastrophe : Un avion s’encastrant dans une tour, puis un autre dix huit minutes plus tard, dans la tour d’a côté.

anniversaire du , 11 septembre, reconstruction de groud zero, djihad, ben laden, attentas, UMP mai 2012 Sarkozy, élections, twin towersCet événement a profondément marqué notre imaginaire.

Un signe ne trompe pas : vous ne savez pas ce que vous avez mangé il y a un mois, mais si vous vous posez la question de savoir ce que vous faisiez et où vous étiez le 11 septembre 2001 à l’heure des attentats, vous vous en rappellerez de manière très précise.

Toutefois, cet événement, en terme de couts humains, n’est pas aussi catastrophique qu’il y parait puisqu’il n’y a eu « que » 3141 morts. A titre de comparaison, si l’on peu comparer l’action humaine avec celle de la nature, en Haiti, en 2010, le tremblement de terre a fait plus de 200 000 morts : on n’en parle plus ; le Tsunami asiatique, lui, a fait, en 2004, pas loin de 300 000 morts ou disparus. Ce n’est plus qu’un souvenir lointain ;  Sur le plan économique, le coût de l’attentat est estimé à 24 milliards de dollars. A titre de comparaison, la charge de la dette française est, pour l’année 2011, d’environ 63 milliards de dollars. Ces chiffres permettent de relativiser.

Ce qui est important, c’est que cet événement a été érigé comme symbole du djihad islamique sur le monde chrétien. C’est sans doute très exactement ce que voulaient les auteurs, mais également les victimes.

Car les Etats Unis sont un pays tout neuf. Son histoire commence en novembre 1621 avec la première colonie britannique. En 1776, les colons s’affranchissent de la tutelle britannique et créent les Etats Unis d’Amérique.  Vu de notre  vieux continent, tout ceci est extrêmement récent. Pour beaucoup d’Américains, le simple domicile de beaucoup de nos concitoyens apparait comme un véritable monument historique.

Les peuples ont besoin de racines. Les américains n’échappent pas au genre et se créent des histoires. Ils ont inventé le western, censé rendre compte de la conquête de l’ouest. Ils apprécient faire des reconstitutions historiques, sur la guerre de sécession, ou tout autre événement de leur passé récent, à la façon du « spectacle du puit du fou », où le théâtre l’emporte souvent sur la réalité historique.

Aujourd’hui, la tragédie du 11 septembre 2001 est intégrée à part entière comme une page de leur histoire.

Beaucoup de zones d’ombre subsistent sur ces événements. Sans vouloir développer une improbable théorie du complot, on a du mal à ne pas s’interroger sur l’aspect trouble de certains éléments présentés comme des « faits ». La liste en est si longue que des livres entiers sont consacrés y sont consacrés.

Il reste certaines choses qui sont absolument indiscutables.

1)    Les images très traumatisantes que l’on a vues en boucle sont profondément ancrées dans notre mémoire collective mondiale ;

2)    Cet événement a mis en évidence des disfonctionnements majeurs entre les différents organes de sécurité du pays supposé le plus puissant de la planète ;

3)    Après la guerre froide, cet événement a été le point de départ d’une nouvelle opération de scission du monde (« l’axe du mal ») entre « bons » et les « méchants », concept particulièrement américain s’il en est.

Ce qu’il reste aujourd’hui aux Etats Unis du 11 septembre, c’est une page d’une histoire dont l’encre n’est pas vraiment sèche.

07/09/2011

la règle de plâtre et les enjeux de la dette nationale

 http://www.mai2012.fr/

 

Winter, le 7 Septembre 2011

 «Déficits»

Je ne suis pas économiste, encore moins financier, je ne connais rien en comptabilité publique,  mais je sais faire des additions. Lorsque je lis les programmes des hommes politiques concernant la question de la dette, à par Mélenchon, pas un seul ne dit de choses un peu construites. A commencer par Marine Le Pen qui raconte réellement n'importe quoi ( du style réduire l'immigration ferait économiser 40 milliards par an, ou encore supprimer les fausses cartes vital en circulation pour supprimer le travail au noir) .  Faisons ensemble l’effort de lire ces quelques chiffres, arrondis afin de donner une vision rationnelle de la question de la dette nationale  :

Le Budget 2011, c'est à dire ce qu'on prévoit d'avoir comme revenus et comme dépenses :

            200 milliards de recette, c'est-à-dire ce qu’on donne à l’état

            300 milliards de dépenses, c'est-à-dire ce que l’état nous redistribue

            Sur 2011, il manquera donc 100  milliards : C'est le déficit prévu sur l'année...

Le Produit Intérieur Brut en 2011, c'est-à-dire la richesse qu’on fabrique en France :

            1 800 milliards d’euros

A comparer avec le montant des dettes cumulées en 2011, c'est-à-dire le total des capitaux restant dus à ,ps amis banquiers :

            1 700  milliards d’euros

La charge de la dette en 2011, c'est-à-dire le montant des intérêts qu'on doit payer aux banques , uiniquement pour 2011 : 

            un peu moins de 50 milliards (45,5)

En synthèse, chaque année, environ un quart des recettes de l’état, c'est-à-dire de notre fortune à nous autres, français, sert à payer les banques, et le systéme mis en place fait que cela ne peut que mécaniquement augmenter puique depuis trente ans, tous les budgets sont programmés en déficit

Examinons ces chiffres d’une autre manière

            Le budget de la défense nationale en 2011 est de 31 milliards

            Le budget de l’éducation nationale en 2011 est de 60 Milliards

            A comparer avec les intérêts de la dette pour la seule année 2011 : 45,5 milliards

Précisons que l’éducation nationale fait travailler 3 fois plus de personnes que le secteur bancaire, lequel ne vit pas – loin de là – qu’avec de l’argent public…

La première condition, pour se débarrasser de la dette, est de revenir à un équilibre budgétaire. Cela ne peut se faire que deux manières : soit en augmentant de manière magistrale la croissance, ce qui augmenterait les rentrée fiscales, soit en diminuant de manière magistrale les dépenses.

Aucune de ces solutions n'est réaliste : On peine a faire un ou deux points de croissance, quand il faudrait doubler le PIB ; pour ce qui est des économies, on ne parle pas de dizaines de millions d'euros mais de dizaines de milliards, et ceci  sur plusieurs décénnies...

 

 

Une solution est de faire pour l'europe comme l'europe fait pour les pays du tiers monde : rayer les dettes d'un trait de plume.

Une solution rationnelle  pour se sortir de ce pétrin est de créer une énorme dévaluation, qui rendrait l'euro plus compétitif par rapport aux autres monnaies et permettrait d'augmenter les exportations d'une part et diminuerait d'autant la dette de l'autre. Les etats unis sont dans une situation encore pire que l'Europe, (leur dette est au même niveau que leur PIB)  et chacun des deux blocs attend, tapis dans l'ombre, pour savoir qui dévaluera en premier. C'est un grand jeu de poker menteur. Les chinois sont effrayés car leurs avoir colossaux étant libellés en dollars , une dévaluation américaine les obligerait à un report de leurs avoirs sur l'Europe où a imposer le Yuan comme première devise mondiale, mais il faudrait alors qu'ils réévaluent leur monnaie et donc fassent ainsi dégringoler leurs exportations...

On comprend bien que le problème n’est  pas celui de la dette, mais bien celui du système. C’est à peu près aussi simple que cela. Toutes les mesurettes autourde la question de la dette  ne sont que du colmatage sur un système qui a démontré sa toxicité pour les peuples.  Si les hommes s'organisent en seigneureries, baronnies, comtés, duchés, royaumes, états, confédérations, etc... c'est pour être défendus et non pour être pillés, sinon, la notion-même d'état perd tout son sens : c'est ce que nous risquons de vivre et c'est l'enjeu de la "financiarisation" de notre économie.

27/04/2011

Mai 2012 : Voter ? Pas Voter ?

Winter, ce Dimanche 24 Avril 2011

www.mai2012.fr

 « En mai, voter, pas voter ? Un chiffre à retenir : 364»

Dans la Grèce Antique,  on tirait au sort les gouvernants.  Cette pratique, pourtant très anciennement ancrée dans les sociétés aristocratiques et religieuses,  avait été présentée par Aristote comme concomitante à  la naissance de la démocratie, et c'est désormais cette thèse qui est devenue officielle dans nos sociétés démocratiques.

Peu importe. Ce qui est intéressant dans cette histoire, c'est l'enseignement de Platon qui nous dicte qu'il y a péril à attribuer le pouvoir  à qui le cherche.

Ce dimanche, la Belgique n'avait plus de gouvernement depuis 364 jours. De notre côté, il nous restait exactement 364 jours avant le premier tour des élections présidentielles. Nous allons rentrer dans une absence de gouvernement pendant un an, puisqu'il faudra que nos têtes de liste se consacrent entièrement à la quête du prochain mandat.

Puisqu'on parle de mandat, il convient de rappeler qu'un mandat n'est pas un chèque en  blanc, et que son heureux récipiendaire devient par là-même obligé de qui l'émet. Mais il se trouve que nos gouvernants ont oublié le sens du mot mandat, trop absorbés qu'ils sont par le chaos financier orchestré par leurs amis boursicoteurs...

Donc la Belgique n'a pas de gouvernement... Et nous ? Que va-t-il se passer dans 364 jours ?  A ce jour, nous avons une vingtaine de prétendants à la magistrature suprême; Vingt, cela fait beaucoup : 100 % des voix coupé en 20 paquets, cela fait une part par tête de premier de la classe aux alentours de  5%, ce qui revient à dire qu'il ne faudra pas être très brillant pour être au deuxième tour... Mais, côté positif, cela veut dire également qu'avec un taux d'abstention de 28% comme en 2002, environ un million et demi de personnes va décider du sort de 63 millions de français.

Hors, c'est précisément dans ce cas qu'il faut aller voter car vous avez alors les SUPER POUVOIRS : Car cela revient à dire que lorsque vous glissez un bulletin dans l'urne, vous en glissez en vérité 40 ! Du bourrage d'urnes tout à fait légal ! Ainsi, une famille de 5 français qui vote représente alors 200 personnes ; et dans ma commune de 30 000 personnes, il suffirait de 150 familles de 5 personnes votant pour représenter tout la cité,

ou encore....364 couples !

 

 
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