UA-29881888-1

Avertir le modérateur

06/08/2015

Haro sur Taubira

Marcel Renard

Le 06/08/2015

« Taubira la débile»

Taubira propose une loi dépénalisant la conduite sans permis. A première lecture, et même à seconde lecture, l’idée parait complètement farfelue, et des hordes de boucliers se lèvent contre cette personne dont on peut dire beaucoup de choses désagréables mais qui a le mérite de réfléchir.

permis taubiraAlors, si, à notre tour, nous essayions aussi de réfléchir ?

Tout d’abord, de quoi s’agit-il

Aujourd’hui, la conduite sans permis est passible d’un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende. Madame Taubira propose que, lorsque les faits «seront constatés pour la première fois » et à l’exception « de certaines circonstances » (alcoolémie, pas de ceinture...), l’automobiliste ne devra plus s’acquitter que d’une amende de 500 euros, et il y a dépénalisation de la chose.

L’argument de Taubira est le suivant : Aujourd’hui, de toutes façons, les tribunaux ne prononcent jamais de prison et prononcent en moyenne 450 euros d’amende. C’est donc une manière simple de désengorger les tribunaux, tout en gagnant au passage un petit billet…

Donc, on peut valablement se demander pourquoi cette loi, que l’on peut taxer rapidement de stupide provoque un tel tollé ?

On pourrait dire à Taubira qu’en renforçant correctement les effectifs de justice, on pourrait appliquer plus sereinement la loi, mais par les temps de restrictions tous azimut, cela risque de rester un vœu pieu. Donc il convient de rester pragmatique.

La vraie réponse au pourquoi de ce tollé général ne se trouverait pas ailleurs que dans la logique, par exemple dans quelque chose que l'on retrouve dans les concours d’entrée aux grandes écoles, les bizutages et autres formes de sélection : L’heureux élu, celui qui a payé 3000 euros pour avoir son permis – une somme totalement déraisonnable au regard du but à atteindre - , ne se dirait il pas inconsciemment que puisque lui a payé le prix fort, il n’y a pas de raison pour que des rigolos puissent rouler avec seulement un risque de 500 euros : Celui qui a été bizuté bizute les autres, c’est bien connu…

Mais pour tous les amoureux de la vraie justice, comme ces parents malheureux d’enfants tués par des chauffards, ou d'autres victimes de la violence routière, dans le fond, ne devraient pas plutôt se réjouir que la justice se décide à consacrer son temps à traiter  réellement leur problème , et non à des tâches administratives ridicules qui après des mois de procédure, consistent à finalement appliquer une amende misérable ?

Et n'est ce pas finalement ce que Taubira propose avec cette loi décriée ?

La vraie justice, en tant que chose partagée par les citoyens,  n’est-elle pas que le temps du justiciable soit employé pour des choses qui en valent la peine ?

Alors, elle est vraiment aussi débile que cela, Taubira, ou ne serait-ce pas plutôt nous qui serions juste un peu limités dans nos analyses, avec cette incapacité de réflexion qui caractérise le jouet de ceux qui aiment à crier au loup ?

19:52 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : taubira, permis, chauffard, justice, police | | |  Facebook

10/07/2015

Savez vous pourquoi le Hall Saint-Martin, à Pontoise, est reservé exclusivement et depuis des décénies aux antillais pour la Saint Sylvestre ? C'est parce qu'ils sont partout !

Marcel Renard

Le 10/07/2015

« Tranche de vie à la Préfecture »

Au bureau de la commission médicale des permis de conduire, c’est jour d’affluence. On a bien reçu commandement de venir, assorti d’une théorie de papiers à fournir, mais il serait utopique de croire que l’heure planifiée reportée sur ledit ordre puisse avoir un quelconque rapport avec l’ordonnancement des choses.

En maitresse de cérémonie attentive, isolée du bon peuple dans sa cage de verre , une quadragénaire probablement antillaise organise ses dossiers dans une sérénité que le contraste avec l’empressement de ses gestes précis sur fond de cohue pare d’une cocasserie certaine.

Le petit bureau de la Commission Médicale dégueule d’assujettis jusque dans le couloir de la Préfecture.

Comme ils pourraient le faire dans n’importe quel temple hindou dédié à l’idolâtrie d’une déesse multi-membres, les processionnaires se présentent à tour de rôle au guignoloir de verre afin de déposer son obole à l’Administration : des liasses de papiers, des photos d’identité, un chèque de trente trois euros, des certificats, des doubles, des bilans médicaux, des attestations. L'Administration accepte tout, en  échange d'un petit sésame : le ticket qui donnera un numéro dans la file d'attente.

Cette activité humaine se dicte dans des jargons à la tournure bureaucratique absconde qui, ajoutés à la diversité lexicale de cette théorie de processionnaires donnent  une actualité évidente au mythe de la Tour de Babel en tant que châtiment divin à la dépravation humaine. On se parle beaucoup mais sans trop se comprendre.

Au guignoloir, on découpe, on feuillette des doubles carbonés, et l’on tamponne. L'on tamponne avec une conviction qui force le respect. Les reliefs de découpes blanches de photos d’identité perlent au sol comme autant de gouttes de cires de cierges imaginaires au pied du guichet-autel, tandis que la longueur de la file des processionnaires, en une sorte d’organisme vivant, s’étire ou se contracte au rythme de la complétude des doléances, lesquelles,  bien que pareilles, restent toutes différentes tant les options résultant de la combinaison des différentes cases à cocher des formulaires offrent de possibilités : Il manque toujours un papier, une photo, un examen et notre shiva s’acquitte dans une danse méthodique d’arbitrages parfois non négociables: Tantôt  le chaland se mettra en double file afin de compléter ses documents, tantôt il devra courir chez lui - s’il le peut - pour quérir les pièces demandées, tantôt il ne lui restera plus qu'à maudire le sort pour avoir à attendre trois mois pour un nouveau rendez-vous.

Alors que les aller-retour s’effectuent de la queue vers des toilettes d’où les processionnaires ressortent en exhibant le produit de leur miction comme s'ils portaient la Sainte Ampoule, c’est toute une population interlope, à la docilité et l’humeur variables, qui patiente derrière la ligne de confidentialité, garante de leur intimité.

Au plafond, accroché, un panneau informatique rappelle le numéro des élus - ceux qui ont passé le stade de l’obole et peuvent accéder au Médecin. Pour pallier un défaut d’affichage des numéros appelés, périodiquement la porte s’entr'ouvre laissant apparaître la tête du Médecin, de la bouche duquel jaillit un nom.

« Monsieur Martins »

Juste devant le Médecin, un homme rose et un peu freluquet se lève. Echange de dossier, salutations rapides et alors que le voici en partance pour le Sanctuaire Médical, au même moment, dans une synchronisation qui exclue le doute, plus loin de la porte, le type à ma gauche se lève. C’est un antillais me semble-t-il ou un africain. Il est noir. Il est costaud et respire l’urbanité.

« Vous aussi, vous vous appelez Monsieur Martins ? »

Il confirme, et cette situation nous fait éclater de rire.

Echanges de quelques mots, et je lui conseille d’aller se faire identifier en argumentant - d’un ton qui  doit sentir l’expérience- que dans ce genre de situation, il convient d’être circonspect. Je suis visiblement convainquant et notre homme va donc voir le Médecin qui est encore à accueillir Monsieur Martins et qui le rembarre, de manière très assurée :

« Pour l’instant, je m’occupe de M. Martins, je vous appellerai le moment venu».

Notre homme fait demi-tour, en me regardant écarte les deux bras en signe d'impuissance polie, puis vient se rassoir.

Je lève les yeux vers l’écran lumineux qui indique désespérément les mêmes numéros d’appel depuis deux heures. Sur le panneau,je repère en sa partie gauche un fac-similé de permis de conduire censé identifier le service dans lequel nous sommes. C’est naturellement un permis de conduire.

J’éclate de rire, et je me tourne vers mon voisin qui m’accompagne aussitôt dans mon humeur  :  

« Noirs ou blancs, décidément, vous autres, vous êtes partout ! »

lui dis-je en pointant du doigt le panneau lumineux au-dessus de nos têtes :

En effet, le permis de conduire qui est reproduit est au nom de … « M. Martin ».

 

22/06/2015

Fête des saint pères

Marcel Renard

Le Dimanche 21 Juin 2015

«Le bruit des roulettes»

Le bruit des roulettes de valise, cela peut évoquer pour certains les aéroports, les vacances, les grandes migrations et les joies du soleil.

Pour moi, c’est tout autre chose, car le dimanche, dès le début de l’après-midi, le goudron des voiries de la gare d’à côté de laquelle nous habitons amplifie ce murmure tranquille en une étrange et inquiétante rumeur.

C’est qu’à quelques dizaines de mètres de notre maison se situe également un établissement scolaire à la  réputation internationale, dont le pensionnat  se trouve être le dernier refuge de la progéniture d’une certaine population, hommes politiques occupés, hommes d’affaire  aux fortunes et activités diverses, toute une petite coterie dont le point commun doit trop souvent être un arbitrage drastique entre les affaires et la vie de famille.

Dès le milieu de l’après-midi du Dimanche, c’est un défilé régulier de jeunes gens en cravate réglementaire qui passe de l’autre côté de nos clôtures, tractant avec plus ou moins d’allant leur semaine dans leur valise, dont le ronronnement des roulettes se meut  en orchestration d’une attitude qui peine à masquer le peu d’entrain à retourner au pensionnat.

Certains n’ont pas la fortune de pouvoir retourner chez eux lors de long week end et nous les voyons, de notre maison, gesticulant à la fenêtre de leur chambre de l’autre côté de la rue, tentant par tous les moyens en leur possession de rentrer en contact avec un monde qui leur échappe.

Je suis avec mon épouse et mes trois enfants sur la terrasse à prendre l’apéritif, régulièrement ponctué de l’autre côté de la haie par ces vagues de bruissements de roulettes sur le bitume, dont le flux et le reflux est calé sur les mouvements des trains. Cela me fait de la peine pour tous ces gosses mis entre parenthèse par leurs parents, et je me dis qu’une éducation comme cela ne pourra jamais faire une société meilleure.

Cela fait mal au cœur.

D’autant plus mal qu’aujourd’hui, c’est la fête des pères.

08:30 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pontoise, saint martin, pensionnat, fête des pères, delsey | | |  Facebook

20/06/2015

Clotures

Winter

Le 19 Juin 2015

«Clôture durable, sente des garennes»

Le hasard fait parfois des choses curieuses. Il y a une vingtaine d’années, nous fêtions les  50 ans d’un ami. Et voici que je le retrouve au détour du marché pontoisien. Il habite avec sa famille pas très loin de chez moi, pas très loin de l’ancien commissariat de la ville. Nous nous retrouvons et nous fréquentons de nouveau comme si cette parenthèse de vingt ans n’avait pas existé.

L'autre soir, en me rendant chez eux, mon œil est attiré par un relief de pancarte d’artisan en clôture, accoché sur la grille à 1,60 du sol. Le petit panneau est là, sous mes yeux. On ne peut pas le louper. J’ai du passer devant des dizaines, des centaines de fois, je ne sais pas. Et pourtant, comme toutes les choses évidentes, je n’y avais jamais prêté gare.

C’est une pancarte qui date des années 60, avec une adresse à Frémécourt. Elle prend accroché au dernier coin qui lui reste. Je la redresse pour les besoins de la  photo.

Un petit geste qui, par ricochet, me fait observer la clôture.

Elle s'étend sur quelques dizaines de mètres. J’y suis passé devant pendant trente ans peut-être. Je n’y avais jamais fait attention. Mais qu’a-t-elle de particulier, cette clôture ?

En vérité, elle n’a absolument rien de particulier. Elle est d’une banalité affligeante. Et c’est précisément cela qui la rend unique.

Nichée en plein centre-ville de Pontoise, c’est une rescapée, un témoignage de toutes les clôtures qui existaient dans les années 1960 sur la commune et alentours.  Il y en avait partout lorsque j’étais gamin des clôtures de cette facture, une facture particulièrement simple : Des poteaux en acacia me semble-t-il - je ne sais plus exactement l’essence - taillés en pointe, et reliés par un simple fil de fer galvanisé mis de travers à trois endroits différents.

Voilà.

Quelque chose de tout simple. Il y en avait autour des pavillons aux cordeliers ; il y en avait au stade des cordeliers ; il y en avait dans la sente des bottées : On retrouvait le même type de clôture dans tous les chemins ; dans la sente saint denis ; vers le moulin rose, entourant les jardins, les potagers, les pavillons etc etc…

MWP_20150619_20_34_19_Pro[1].jpgodernisme oblige, la plupart de ces clôtures furent converties en grillage bon marché, lesquels, tombés en ruine au bout de dix ans furent souvent remplacé par des grilles ou d'autres grillages

Je regarde cette clôture. Elle a peut être plus d'un demi siècle. Quand bien des grillages métalliques plus modernes seraient déjà tombés en décrépitude, cette clôture pourtant visiblement jamais entretenue et bien que rongée par les vers, rime encore avec esthétique. La ligature d’acier est encore en place. C’est un modèle de produit durable.

On passe devant.

On ne la voit pas.

Témoignage discret d'une époque d'économie révolue, elle finit paisiblement sa vie , comme le petit âne de la chanson, toujours en rendant de bons et loyaux offices, dans l’indifférence générale…

14:53 | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook

20/05/2015

Chemin de croix et bras de fer

Marcel Renard

Le 20/05/2015

«Un véritable chemin de croix pour les représentants de ex-RFF, SNCF Réseaux»

Le 18 Mai 2015, au Dôme de Pontoise, à côté de l’Hôtel de Ville, s'est tenu une réunion organisée par SNCF Réseaux. L'objectif était de présenter un projet assez improprement appelé "Serqueux-Gisors", qui consiste, en alternative à l'itinéraire Paris-Rouen-Le Havre, à faire circuler d'Argenteuil au Havre, en passant par nos villes et villages du Vexin, du Pays de Bray, du Parisis de polluants trains de fret à raison de 25 par 24 heures.

Le projet est présenté comme la rançon du Grenelle de l'environnement : Moins de pollution en particules fines, c'est plus de pollutions sonores et environnementales, en somme..

Il s'agissait de la dernière réunion avant l'ouverture de l'enquête publique qui démarrera en Septembre 2015.

La salle, mobilisée par tous les canaux possibles et imaginables, était pleine à craquer, en dehors des conditions de sécurité requises puisqu'on évalue à 600  les participants quand la salle des fêtes prévoie 500 places assises, ce qui, obligeant le maire à laisser les portes d'évacuation grandes ouvertes malgré un temps pluvieux et frisquet, ne découragea pas les participants. En somme, on a mobilisé ce jour-là largement plus que pour une élection, ce qui prouve que lorsque les gens se sentent concernés, tout est possible.fret,nuisances,pontoise,sncf,rff,carf,serqueux,lnpn,gisors,houillon

Que faut il retenir en retenir  ?

La prestation qu'il faut qualifier de courageuse de SNCF Réseaux a quand même été de piètre qualité, ce qui logiquement laisse augurer de dossiers mal ficelés.

Néanmoins, les riverains ont pu s'exprimer et une large part des échanges a été consacrée au Collectif Action Riposte contre le Fret ainsi qu'aux élus

Le Maire de Pontoise à pu prendre la parole longuement, porter le mécontentement de ses administrés et indiquer qu'il constituera un collectif des maires des villes et villages concernés et recourra aux services d'avocats.

Mais, nous avons eu a faire à des technocrates, qui ont développé une stratégie de communication très détaillée sur des chiffres incompréhensibles et des méthodes invérifiables, alors même que les bases du projet semblent bancales.

En face de ces technocrates, nous retriendrons l'interpellation particulièrement révélatrice du maire d'Ableiges, à l'endroit des représentants de RFF : "Mais vous habitez où ? "

Car au delà de l'expression des mécontentements divers et variés, certaines petites phrases prononcées par les organisateurs de la réunion sont inquiétantes et montrent que clairement, les porteurs de ce projet vivent dans la fantaisie administrative et pas dans notre quotidien.

a) affirmation que les travaux n'ont pas commencé : ceux qui empruntent la ligne ont pu déjà pourtant constater des travaux d'élagage

b) il n'y a pas de sillon disponible de jour : cela laisse sous entendre que les 25 trains de jours comme de nuits qui sont promis sont en fait des trains de nuit

c) il n'y a pas eu d'étude de bruit solistiques, mais uniquement aériens

d) SNCF Réseau envisage de protéger des centaines d'habitations : ceci est à la fois inquiétant, totalement irréaliste et incompatible avec les budgets annoncés

e) les études de bruit portent sur des habitats à partir de 25 mètres. Or, en région parisienne et le long de cette voie, beaucoup d'habitats sont à ras des voies. Pire, la SNCF vend massivement des terrains en bordure de voie ferrée pour y construire du logement.

f) les études des vibrations sur les éco systèmes sont parfaitement maitrisées : On peut en douter fortement.

g) il n'y a pas de problèmes de passage à niveau : On peut en douter fortement

h) mais le top du top, c'est de faire arrêter avec un cynisme incroyable le périmètre du projet à Conflans : Ainsi, cette seule ville aurait besoin de millions de tonnes de container annuels ?  Soyons sérieux, cela ne trompe personne : SNCF a tronçonné le projet pour des raisons très précises, et entre autre pour éviter de parler des sous-projets liés à ce "Serqueux Gisors", comme par exemple l'autoroute A104, le Fret à Achère et bien d'autres...fret,nuisances,pontoise,sncf,rff,carf,serqueux,lnpn,gisors,houillon

Par ailleurs, il faut noter

a) que ce projet est dans les cartons depuis au moins 2009

b) que Pontoise est parfaitement au courant de ce projet depuis au moins 2011, date à laquelle le Conseil Général s'est prononcé pour le contournement de la région parisienne

c) que nous n'avons pas entendu notre Conseillère Régionale, sur un dossier où plus que nul autre de l'entregent est attendu au niveau des Régions

En synthèse

Les élections régionales approchent, et nos élus sont attendus sur ce terrain.

Mais au delà des régionales, c'est bien des élections de la chambre en 2017 dont il nous faut parler ;  Philippe Houillon le sait parfaitement : Il lui a fallu deux mandats de maire pour mettre 30 m de la lumière sur la passerelle SNCF ; Il a maintenant deux ans pour faire avancer un dossier avec des enjeux légèrement différents, et où ses marges de manœuvre sont très réduites... avec des administrés, riverains, propriétaires, locataires, qui ne se satisferont pas de belles paroles, de déclarations d'intention et qui seront au taquet pendant les 24 mois à venir.

Avec le bras de fer qui se profile, l'exercice appellerait plutôt des compétence de chaudronnier que d'avocat, car les riverains ne se satisferont pas d'attentisme.

 

 

 

 

 

 

 

 

18:17 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fret, nuisances, pontoise, sncf, rff, carf, serqueux, lnpn, gisors, houillon | | |  Facebook

13/05/2015

Fret à Pontoise et ailleurs : L'inquiétude grandit sur toute la ligne

Marcel Renard

Le 13/05/2015

«Fret d’Argenteuil à Serqueux : Des points rouges sur la ligne»

Le 18 Mai 2015, au Dôme de Pontoise, à côté de l’Hôtel de Ville, se tiendra à 19h30 une réunion d’information organisée par la SNCF concernant la mutation de la ligne Argenteuil-Serqueux en ligne de fret ferroviaire. Toutes les villes et villages de la ligne sont affectés à des proportions variables

A Conflans, les riverains s’exaspèrent et créent un collectif (https://www.facebook.com/conflansriverainslignej)

A Herblay, les riverains craignent l’extention de cette voie ferrée (http://www.gazettevaldoise.fr/2013/06/07/les-riverains-de-la-ligne-j-craignent-aussi-le-fret-ferroviaire/)

Apontoise,carf,transilien,sncf,rff,ligne,paris,normandie,gisors,serqueux,chars,osny,nuisances,riverains Pontoise, un collectif s’est créé (https://sites.google.com/site/alertesripostesfret/). En 2013, des pontoisiens s’inquiétaient déjà de ce que ce sujet était passé sous silence par la municipalité (http://www.pontoisensemble.asso.fr/spip.php?article683)

A Santeuil, les villageois ont manifesté leur colère. (lien : http://www.santeuil.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=133:rff-sncf-contre-les-trains-de-fret-le-combat-s-organise-dans-le-val-d-oise&catid=82:actualites&Itemid=510)

A Osny, la municipalité a affrété un bus pour permettre aux Osnyssois de venir à la réunion à Pontoise (http://www.osnypourvousavecvous.com/pages/le-probleme-du-fret-par-rail.html)

A Gisors, les riverains s’inquiètent également de ce que les trains ne ralentissent pas au passage de l’agglomération, obligeant le ministre des transports à intervenir (http://www.limpartial-andelys.fr/2014/02/02/ligne-serqueux-gisors-alors-que-les-riverains-sinquietent-des-nuisances-sonores-possibles-du-fret-le-ministre-des-transports-repond-au-maire/)

A Forges les Eaux, les riverains s’inquiètent du bruit : Faudra-il contruire un mur anti bruit de Conflans à Forges les Eaux ? (http://www.paris-normandie.fr/detail_communes/articles/29...)

A Ferrière en Bray, les habitants s’insurgent contre la suppression du passage à niveau. (http://www.leclaireur-ladepeche.fr/2015/05/03/cartes-suppression-des-passages-a-niveau%C2%A0-les-alternatives-presentees/)

On pourrait multiplier les exemples : On le voit, tout le long de la ligne, les réactions sont nombreuses. Un projet qui semble important, mal ficelé, sur lequel les élus ne communiquent que finalement très tardivement, alors que le projet est dans les cartons depuis 4 ans. Tout ceci exaspère tout le monde.

La réunion du 18 Mai Prochain à Pontoise risque de faire autant de bruit que les trains qu'elle nous promet. Il va falloir distribuer des boules Quies...

 

11/05/2015

Avis sur la ligne Serqueux-Gisors, le délibéré du 6 mai

Marcel Renard

Le 11/05/2015

«Le rapport de l'Autorité Environnementale sur ce projet de ligne de Fret, qui va pourrir la vie des Pontoisiens, mais pas seulement»

Que dit l'AE, dans son délibéré du 6 mai, concernant la transformation de notre ligne de Chemin de Fer en ligne de Fret ?

Pour lire le rapport complet  cliquez ici

Rendez vous le 18 Mai à 19h30 au Dôme de Pontoise (à côté de l'hôtel de ville).

 

 

21:25 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pontoise, fret, chars, gisors, serqueux, carf, conflans, transilien, sncf, marchandises | | |  Facebook

10/05/2015

L'Autorité Environnementale invite la SNCF a se préocuper de l'environnement

Marcel Renard

Le 10/05/2015

«Quand RFF bricole, ça donne la ligne Pontoise-Gisors-Serqueux»

Article à lire, en prévision de la réunion qui aura lieu le 18 Mai 2015 à Pontoise, salle du Dôme (à côté de la mairie) qui montre que le projet de RFF de transformer la ligne Argenteuil Pontoise-Gisors-Serqueux en ligne de Fret a été bricolé. En effet, le projet à été sévèrement toqué le 7 mai 2015 par l’Autorité Environnementale.

http://www.paris-normandie.fr/detail_article/articles/3121003/breves+normandie/ligne-serqueux-gisors--l-autorite-environnementale-demande-de-revoir-la-copie#.VU-1K_ntmkr

Lire ici  l'avis de l'Autorité Environnementale :  http://www.cgedd.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/CP...

Ce document permet entre autre d'apprendre pour les plus curieux d'entre nous ... que Réseau Ferré de France n'existe plus et a été intégré à la SNCF depuis le 1er Janvier 2015...

...Et que l'autorité environnementale "recommande enfin de mieux préciser la façon dont le maître d’ouvrage prend en compte, dans son analyse socio-économique, les effets environnementaux du projet. " . En d'autres termes, cela signifie que l'étude des impacts environnementaux (bruits & vibrations, suppression des passages à niveaux) a été bâclée. On ne savait... Maintenant, c'est écrit.

Une raison supplémentaire de venir nombreux et nombreuses le 18 Mai à Pontoise à 19h30 au Dôme.

 

06/05/2015

Fret d'Argenteuil à Serqueux, par Gisors et Pontoise. Mais pas que....

Marcel Renard

Le 06/05/2015

«Fret de Gisors à Pontoise. Une grossière erreur»

Dans son article précédent, sur la réunion qui se tiendra le 18 Mai 2015 au Dôme de Pontoise (à côté de la mairie) à 19h30, (lien ici) , Renard a fait une grossière erreur.

fret,transilien,pontoise,gisors,serqueuxMais, à sa grande surprise, cette erreur d’appréciation, Renard pense ne pas être le seul à l’avoir commise. Renard  pense même qu’elle a été commise bon nombre, et peut être même à commencer par RFF....

Effectivement, un lecteur assidu de Marcel Renard lui a fait remarqué qu’il n’avait listé dans les communes impactées par le projet de ligne de Fret d'Argenteuil à Serqueux que celle où il y avait des gares. Renard, Chenapan ! En effet, Renard s’est appuyé pour faire cette liste sur les plans de dessertes des transiliens.

Erreur de Renardeau débutant !

Car bien évidemment, si une ligne de chemin de fer permet d’aller d’une gare à l’autre, entretemps, elle traverse des villages qui n’ont pas forcément de gares ! fret,transilien,pontoise,gisors,serqueuxEt c’est précisément ces villages qui risquent de pâtir encore plus que nous autres de la transformation de la ligne Pontoise Gisors Serqueux en autoroute ferroviaire.

Donc, entre Pontoise et Gisors, les communes impactées sont les suivantes

Pontoise, Osny, Courcelles, Mongeroult, Boissy, Us, Santeuil, Brignancourt, La Villetertre, Liancourt, Chaumont, Triechateau, Gisors.

Et de Gisors à Serqueux

Gisors, Eragny, Sérifontaine, Talmontier, Neuf-Marché, Saint Pierre des Champs, Ferrières en Bray, Cuy Saint Fiacre, Haussez, Le fosse, Forges les eaux, Serqueux.

Oui, effectivement, cela fait pas mal de monde, si Renard n'en a pas oublié au passage du convoi....

Renard remercie son lecteur, corrige et rappelle donc que RFF promet de mettre du bordel dans le poulailler, d'Argenteuil à Serqueux, en passant, mais pas que, par Pontoise et Gisors, sur toute la ligne et pas uniquement sur les perchoirs.

15:43 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pnvf, vexin, fret, transilien, pontoise, gisors, serqueux | | |  Facebook

05/05/2015

Fret, de Pontoise à Gisors, RFF : «Croix de bois, chemin de fer, si j'mens, j'ai en enfer».

Marcel Renard, le 05/05/2015

«Chemins de fer et chèques en bois»

Le 18 Mai 2015, aura lieu à Pontoise, salle du Dôme (à côté de la mairie), à 19h30, une réunion d’information organisée par Réseaux Ferrés de France.

Il s’agit d’informer sur la mise en place de ce qui, sur le papier, est un itinéraire de délestage de Fret pour la ligne de Paris Le-Havre, mais qui, dans la réalité, se transformera en autoroute ferroviaire.

On peut déjà avoir une idée des problématiques en lisant la version de RFF , qui se fait fort d’aborder le projet tronçon par tronçon alors qu’il faut le voir dans sa globalité, du Havre à Argenteuil : http://www.modernisation.ligne-serqueux-gisors.fr/faq

serqueux,fret,pontoise,carf,gisors,ligne,transilien,rff,trains,marchandise,nuisances,réunion,18 mai,le havre,région ile de franceIl est nécessaire de venir nombreux à cette réunion, pour représenter un réel contre-pouvoir. Certaines communes, comme Osny, ont déjà organisé un service de car pour faire venir ceux qui se sentent concernés et il faut encourager les maires et associations des villes et villages sur la ligne à faire de même.

Les communes impactées sont :

D’Argenteuil à Pontoise : Argenteuil, Cormeilles-en-Parisis, Herblay, Conflans, Herblay, St Ouen l’Aumône, Pontoise,

De Pontoise à Gisors : Pontoise ; Osny, Boissy l’aillerie, Mongeroult, Us, Santeuil, Chars, La Villetertre,Liancourt, Chaumont, Trie-Château et Gisorsserqueux,fret,pontoise,carf,gisors,ligne,transilien,rff,trains,marchandise,nuisances,réunion,18 mai,le havre,région ile de france

De Gisors à Serqueux :  Gisors, Eragny sur Epte, Droitecourt, Sérifontaire, Talmontiers, Boucheville, Neufmarché,  Gournay, Ferrières, Forges les eaux.

De Serqueux à Motteville (où l’itinéraire alternatif rejoindra l’itinéraire « classique » Paris-Le Havre), tout un ensemble de villages sont également concernés.

Toutes ces communes verront défiler, de jour comme de nuit des convois de marchandise pouvant faire jusqu’à un kilomètre de long, à raison de 25 par 24 heures, parfois fonçant à tombeau ouvert à travers leurs villages

Pour répondre à ces inquiétudes, un collectif s'est créé : voir ici son site.

En tant que riverains de la ligne, que reproche-t-on à ce projet ?

Déclenché en 2009, un an après les élections municipales, il a été passé sous silence. On le comprend aisément : en période électorale, il vaut mieux éviter les sujets brûlants. Alors, lorsque sont advenues les élections municipales de 2014, ce projet n’a pas été d’avantage évoqué, sinon par quelques riverains avec les moyens dont ils disposaient alors, c'est à dire maigres. Les concertations se sont réduites à des réunions où les représentants de RFF et élus étaient souvent plus nombreux que les riverains, premiers concernés. Alors que nous sommes copieusement abreuvés de communications de toutes sortes, nous n’avons jamais reçu dans nos boites à lettre une seule note d’information sur ce dossier.

…. Que nous avons découvert de projet en décembre 2014, quatre mois avant les élections municipales. Nous avons commencé à consulter des dossiers, à nous informer, et avons découvert l’ampleur du projet et ses conséquences.

Résumé en quelques mots, le port du Havre veut retrouver une place importante en Europe. Il a besoin d’augmenter ses capacités de fret ferroviaire. Des quatre scénarios étudiés, celui retenu traverse nos communes. Etonnamment, c’est le scénario le plus court. Pour que le projet soit acceptable, il aura fallu rendre le moins cher possible ce scénario le plus court et pour cela, en minimiser l’évaluation des impacts en bâclant les études : A titre d’exemple, le nombre de logement pour lesquels RFF devra faire des isolations phoniques semble se réduire à chaque présentation.

Les nuisances

Elles sont simples : Les trains de marchandise font du bruit, pas un peu de bruit, mais beaucoup de bruit, fonctionnent au diesel, et surtout engendrent des vibrations sur leserqueux,fret,pontoise,carf,gisors,ligne,transilien,rff,trains,marchandise,nuisances,réunion,18 mai,le havre,région ile de frances infrastructures jouxtant les voies, jusqu’à une distance de plusieurs centaines de mètres en fonction de la topographie des lieux. Les riverains mais aussi les communes ont donc toutes les raisons de s’inquiéter pour les dégâts qui seront causés au bâti, surtout pour la section de voie ferrée qui longe la vallée de la Viosne, puisque les habitations sont souvent construites sur une épaisse couche de glaise qui, comme le ferait une couverture que l’on secoue, amplifie les vibrations de la voie.

Avoir des trains de cette nature circulant de jour comme de nuit – mais de tout évidence beaucoup plus la nuit que le jour tant la ligne J est saturée – représente le gage certain pour les riverains de voir transformé leur sommeil dans les beaux villages du Vexin français en cauchemar permanent.

Ces trains pourront être amenés à transporter toutes sortes de produits dangereux pour lesquels la raison conseillerait d’éviter les grandes villes.serqueux,fret,pontoise,carf,gisors,ligne,transilien,rff,trains,marchandise,nuisances,réunion,18 mai,le havre,région ile de france

Enfin, des aménagements devront être faits, car il est nécessaire de supprimer un certain nombre de passages à niveau. Rien qu’à Pontoise, c’est deux passages qu’il faudra supprimer, et couper ainsi la ville en deux. A Forges les Eaux, les habitants ont déjà manifesté leur colère.

Que demandons nous, en tant que riverains et contribuables ?

Que les études d’impact soient reprises à zéro, avec une réelle concertation de la population. Que l’on évalue les conséquences des fermetures des passages à niveaux, que les mesures de bruit, de vibration, soient correctement réalisées, sur des périodes réelles, dans des conditions réelles et non comme elles l’ont été à ce jour, que l’impact sur les moins values des bâtis soit calculé, que les mesures compensatoires soient correctement chiffrées, que les seuils de rentabilités pour la circulation du fret soient clairement énoncés, et, au final, que les coûts réels soient évalués et non que la ligne la plus courte soit transformée en ligne la moins chère, puisqu’à l’arrivée ce sera le contribuable qui paiera, car, à ce jour, les promesses de RFF ressemblent quand même à un chèque en bois.

 

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu