UA-29881888-1

Avertir le modérateur

01/02/2012

«Eric Besson et la myopie en politique»

http://www.mai2012.fr/.
Winter, le  01 Fevrier 2012
«Eric Besson et la myopie en politique»
Un homme politique, ce qui devrait le caractériser, n’est ce pas sa faculté d’analyse, sa vision transversale de la société, sa capacité à s’appuyer sur la passé pour imaginer le futur ?


Cela devrait être ainsi ; Exit Rousseau, exit Voltaire, rabaissé par le porte parole de l’UMP au rang d’une marque de vêtements ; L’homme politique de ce passage entre nos deux siècles est myope, mal comprenant, mal entendant, et rarement futé : Il fume plus qu’il n’éclaire ; Exit le siècle des lumières, voici celui des tourbières.


La cour des comptes a publié hier son rapport sur le coût du nucléaire. Inutile de rentrer dans le détail ; l’addition est musclée ; ce n’est pas vraiment une surprise.  L’intérêt de ce rapport réside dans l’évocation de manière très indirecte, et uniquement au travers l’explosion des coûts des assurances, du réel coût du risque. Et c’est bien évidemment ce coût qui représente une somme masquée proprement colossale.


Imaginons qu’il faille rajouter à la facture du kilowatt heure japonais le coût économique de la perte de l’activité sur une portion significative du territoire national ; Soyons modestes, imaginons simplement qu’il ne faille que « gratter » sur une profondeur de dix centimètre la terre alentours de  Fukushima , dans un rayon de seulement cinquante kilomètres ; c’est alors une montage de déchet plus grosse qu’un building de soixante étages qu’il faudrait déplacer et traiter : L’effort est proprement pharaonique : Nous même, dans le Nord, avons renoncé à nous débarrasser de nos terrils, autrement mois compliqués à éliminer…


Tous ces arguments étaient évoqués il y a quarante ans déjà, lorsqu’Eric Besson n’était encore qu’au lycée.


D’autres arguments étaient déjà évoqués, dont on ne parle pas vraiment, et qui sont pourtant d’actualité : Prise en otage d’un train de déchet nucléaire par des terroristes ; accident d’un train transportant des déchets en pleine gare de St Denis ; transfert de technologie vers des pays rebelles etc…


Les habitués du RER, à Paris savent parfaitement qu’une fois par mois, un bien curieux manège leur pourrit leurs transports en commun : Des convois de déchets nucléaires transitent depuis l’Allemagne vers la Hague. Mais, comme ceux qui ont pensé l’infrastructure ferroviaire sont les mêmes qui ont propulsé le nucléaire en fer de lance de l’industrie, pour transiter de l’Allemagne vers la Hague, ces trains doivent nécessairement passer en pleine proche banlieue : Le trafic est alors totalement bouleversé, tant pour des raisons de sécurité que parceque des activistes tentent d’enrayer leur progression : Et chaque mois, la SNCF nous livre le même manège : plutôt que d’indiquer ce qui se passe, ce qui ne manquerait pas de terroriser le banlieusard qui, s’il sortait son compteur geiger après le passage du convoi, s’apercevrait que ça chauffe dans les atomes de l’air, la SNCF annonce « des perturbations dues à des personnes sur les voies ». Et c’est le bordel toute la journée pour des dizaines de milliers de voyageurs.


Mais je rassure Eric Besson, si toutefois il se posait la question depuis l’arrière de sa voiture de ministre : Les heures de labeur perdues à cause de ces manèges ne sont pas comptabilisées dans le cout de revient du kilowatt heure : elles sont prises en charge par les salariés.  


Tous les risques et les désordres afférents au développement de l’industrie atomique sont  connus et évaluables depuis la naissance de l’industrie du nucléaire.


Mais soyons justes : l’énergie atomique est sans doute ce qu’il y a plus efficace en terme de production d’énergie ; le problème est que cette discipline nous dépasse totalement : nous ne connaissons rien de la matière, ou si peu…Notre représentation de l’atome est passé en cent ans d’une vue granulaire de petites particules évoluant plus ou moins sagement sur des trajectoires ellitiques autour d’un noyau  à des « ondes de probabilité », mais les gens de la génération d’Eric Besson ont a leur fore défendant toujours cette représentation granulaire de la structure de la matière dans la tête : il ne faut pas leur en vouloir, ils sont vieux, non qu’ils soient séniles, mais pensent comme des vieux, sur des vieux modèles, et avec des vieux schémas dans la tête.
Alors, lorsque ces gens arrivent au pouvoir et qu’ils commencent par sabrer systématiquement les crédits allant à la recherche fondamentale, cette vision qu’ils ont de la matière, de l’innovation, de la recherche, n’est pas prête à évoluer ; La conséquence  est que l’on doit, en France, se reposer  sur des coopérations internationales du type LHC pour avancer dans la recherche.
Mais ce qui est encore plus redoutable, c’est que la très courte vue de ces homme politique, sans doute doublée d’intérêts personnels assez mesquins, plombe littéralement le pays pour des décennies.
Car, enfin, c’est bien à cause des décisions prises par des hommes de la trempe d’Eric Besson que nous nous retrouvons dans une situation ubuesque et littéralement diabolique :

Nous ne pouvons pas continuer à utiliser l’énergie atomique car que l’on commencera à compter avec un peu d’application, elle se révèlera trop coûteuse et beaucoup trop risquée, avec cet effet pervers que si l’on veut diminuer le risque il faudra en augmenter le coût, et vice et versa.

Mais nous ne pouvons pas l’arrêter, car ce faisant, nous perdrions définitivement la savoir faire qu’il nous faudra pourtant développer pour pouvoir démanteler les centrales nucléaires et traiter les déchets. Par ailleurs, ce savoir constituant un marché économique colossal sur des durées qui s’expriment en décennies, il sera économiquement stupide de ne pas s’y intéresser.
Les hommes politiques de la trempe d’Eric Besson qui nous ont poussés sur cette voie sont donc totalement soit irresponsables soit incompétents soit les deux : Car ils avaient, il y a quarante ans, tous les éléments pour prendre les bonnes décisions ; ils ne l’ont pas fait pour des intérêts à très courte vue.

En mai 2012, nous devrons voter ; qu’ils soient à gauche ou à droite, sachons nous débarrasser définitivement de cette classe d’individus myopes.

12/01/2012

Vers la fin du nucléaire

 http://www.mai2012.fr/.

 Winter, le 12 Janvier 2012

«Principe de plaisir et principe de réalité»

On connait tous plus ou moins cette théorie psychanalytique qui dit qu’en passant de l’état d’enfant à l’état d’adulte, on passe du principe du plaisir immédiat à la confrontation à la réalité.

C’est ce qui va bientôt arriver à notre sémillant ministre de l’industrie, l'ex ministre de gauche pro nucléaire Eric Besson : On apprend ce matin que la cour des comptes demande un audit sérieux du vrai coût du nucléaire, incluant les coûts de démantèlement des installations nucléaires ainsi que les vrais coûts de retraitement. La docte institution se lamente des difficultés qu’elle a à  obtenir de la part des opérateurs des chiffres sérieux permettant d’obtenir des certitudes sur le vrai coût des opérations de retraitement et de démantèlement.On le savait depuis longtemps : La cour des compte le découvre.

Dans l’après-Fukushima, il faut être benêt pour penser que le nucléaire est une énergie économique, ou avoir des intérêts à très court terme chez Areva.

La France passe de l’âge d’enfant à l’âge d’adulte : Ce sont les papys de la cour des comptes qui vont nous y aider : c’est tout l’intérêt de la coopération inter-génération.

 

04/01/2012

Une seule raison pour relancer l'industrie nucléaire : C'est l'arrêter...

mai 2012

Winter, le 4 Janvier 2012

«Le coût du nucléaire fait qu’il ne faut pas arrêter le nucléaire…»

Ca y est, c’est dit : Notre sémillant ministre Eric Besson l’admet : Le nucléaire cela va coûter plus cher… mais, rassurons nous, cela ne coûtera pas vraiment beaucoup plus cher : A peine 2% de plus par an sur 10 ans, soit, une dérive de plus de 21 % sur la période. Tout cela, avec un plan d’investissement de dix milliards sur dix ans , pour tenter de rendre un peu plus sures nos installations nucléaires Les gens qui ne pilotent rien les  aiment bien, en général, ces « chiffres-symbole » : dix, c’est rond, cela sonne bien tout en donnant l’impression d’un contrôle absolu de la situation.

Voila

Donc, il faudra augmenter les tarifs de l’électricité de 2% par an, afin de financer ces investissements. De 2% de plus que l’augmentation prévisionnelle, bien sur…


On pourrait se dire que dans la mesure où ces investissements vont assurer la sécurité de l’industrie nucléaire sur un siècle, il serait raisonnable de ventiler cette charge exceptionnelle sur cent ans, mais ce type de raisonnements n’appartient pas à une personne comme Eric Besson… Ou alors, au contraire, il sait pertinemment que dans cinq ans, il faudra remettre le couvert et se frotte déjà les mains au nom de ses amis….


Tous ces industriels et les politiques qui leur servent la soupe voient cette affaire par le petit bout de la lorgnette : ils raisonnent à propos d’installations qui mettent en péril l’équilibre du monde de manière durable, comme ils savent le faire, c'est à dire à l’échelle de ce qu’ils savent comprendre : la longueur de leur mandat politique ou social.

Comme l’Etat est inféodé à Areva, ils raisonnent tous comme Areva.

La seule petite différence, c’est que l’industrie nucléaire doit durer, au-delà de ce qu’une petite cervelle de petit politicien ou d’industriel peut imaginer : Elle doit durer et se projetter  dans un monde où l'on aura abandonné la production nucléaire - peut être pour la raison aussi bete qu'il n'y aura plus d'uranium à bas prix -  comme on a abandonné ou abandonnera d’autres techniques polluantes et destructrices ; tout ceci n’est qu’une question de temps.

Le nucléaire, comme certaines autres techniques comme les OGM ou les plastiques, possède deux caractéristiques bien spécifiques : D’une part, les conséquences induites par la mise en œuvre de ces pratiques industrielles tendent à être « globales », de l’autre elles tendent à s’exprimer sur des périodes de temps qui ne sont pas en rapport avec les cycles économiques ou politiques : 30 ans pour la demi vie du cesium 137, cela veut dire qu’il faut attendre plus de deux siècles pour que les traces de cesium de Fukushima soient à moins de 1% de ce quelles sont aujourd’hui.


Deux siècles, ne n'est pas la durée du mandat d'Eric Besson ! ! ! Mais regardez tout ce qu’il s’est passé depuis deux siècles ! Invention de la machine à vapeur, apparition des plastiques, découverte des antibiotiques et des vaccins, découverte et de l’électricité, de la structure de la matière, du moteur à réaction … Des empires sont nés, se sont écroulés, de nouveaux modèles politiques sont nés, d'autres se sont effondrés...

Le nucléaire nous offre des possibilités de business inégalées, non pas dans la production d’énergie, mais dans la déconstruction. Le problème, c’est que si nous abandonnons le nucléaire sans réfléchir à la déconstruction, nous nous condamnons à transformer une bonne partie de l’Europe en Fukushima-bis car non aurons perdu tout notre savoir faire...


Si les hommes politiques étaient des gens sérieux, ils mettraient en avant cet argument avant tous les autres, pour promouvoir le nucléaire. Nous devons conserver en France le savoir-faire propre au nucléaire, non pas pour construire des centrales mais pour les démolir et les remplacer par autre chose.

Si l’on ne fait rien, il se passera dans cette industrie un tel cataclysme, nous paierons tellement cher le savoir-faire que nous ne pourrons déconstruire sereinement nos installations… Et nous transformerons notre terre en poubelle.


24/12/2011

A Fukushima, rayons contre décrets... qui gagnera ?

 

http://www.mai2012.fr/

 Winter, le 24 Décembre 2011

 «Noël au Japon»

 A Fukushima, la situation est enfin sous contrôle : C’est du moins ce que nous dit ce jeudi dernier le très sérieux journal de déinformation « Métro », un quotidien gratuit dont la qualité du contenu éditorial a pour fonction essentielle de vous rappeler tous les jours pourquoi c’est important de payer la presse…

fukushima.JPG

 Ci dessus ce petit article savoureux. Il faudra 40 ans pour arrêter Fukushima, mais tout va bien  puisque le gouvernement japonais a « décrété » l’arrêt des réacteurs de la centrale.

 Mais à  Minami Soma, en plein cœur de la zone sinistrée, les gens se débrouillent : L’Etat a reculé et les habitants sont contraints à la mendicité internationale… Envoyez des boites de sardine et de la confiture à M. Takao ODOME… Grâce au nucléaire, une des plus grandes puissances mondiales est réduite à faire la manche…

 Décrets contre réaction en chaîne, qui de la politique ou de la physique triomphera ?

 Chirac avait dit « que les promesses n’engagent que ceux qui y croient ». Avec les réactions nucléaires, et n’en déplaise à notre très cher ministre Eric Besson, c’est un tout petit peu différent.

 En un an, AREVA a perdu 16% sur le cours de son action : Elle vaut aujourd’hui la moitié moins de son plus haut cours… On voit que dans tout ce bordel nucléaire, finalement, les seuls qui reviennent à des valeurs sures sont les spéculateurs … Comme quoi, il existe un lien bien réel  entre l’économie virtuelle et l’économie réelle… Dommage que l’Etat ait joué avec notre portefeuille, puisqu’AREVA est essentiellement détenue par lui…

 Mais quel monde laisserons nous donc à nos enfants, avec ces hommes politiques complètement irresponsables ? C'est avant tout de ces gens-là dont il faut se débarrasser...


12/10/2011

Nucléaire en centre ville : les silences de la SNCF

 http://www.mai2012.fr/

Winter, le Vendredi 12  Octobre 2011

 «des rayons dans l’arrière train »

Voici 20 jours que je prends tous les jours un train qui m’emmène dès potron-minet de Pontoise à la gare du Nord, et ce matin même, au petit déjeuner, je m’extasiais devant la régularité des trains : sur 20 voyages, un seul retard… Mais voici qu’au retour pour mon domicile,  mes statistiques brutalement s’effondrent et qu’il me faut relativiser : Plus de train sur la ligne H, plus de train sur la ligne J plus de train sur le RER B plus de train sur le RER D. Le bazar le plus complet règne en gare du Nord, assorti d'une cohu indescriptible dans les souterrains d'accès adjacents, heureusement ponctuée des habituelles annonces incipides de la SNCF («merci de votre compréhension»)

Puis un petit texto d’un ami : « rentres pas St Lazare, je suis bloqué depuis deux heures en gare d’ermont… », que je reçois alors que j’étais déjà en gare du Nord.

Je comprends vite que le système D doit prévaloir… Je prends le RER E et file directement en gare St Lazare.. Des messages informent qu’une panne informatique perturbe la circulation des trains…Nos ingénieurs seraient aussi mauvais que cela ?

A St Lazare… point de train pour Pontoise dans des conditions acceptables, c'est à dire dans un délai raisonnable, et dans lequel on puisse monter sans risquer d'y laisser sa vie...

Je me rabats sur Cergy (j'ai la chance d'avoir de multiples possibilités pour, une fois ma vie gagnée, regagner mon foyer...)

Sur une banquette,  un vieux journal de « métro » délaissé et frippé ne demande qu’à se faire prendre ; j’en saisis l’occasion, découvrant ainsi qu’un convoi de déchets hautement radioactifs devait emprunter en début de soirée, une portion du RER (hé oui, en plein centre ville…), donc précisément à l’heure et à l’endroit où « les problèmes informatiques » ont généré des « perturbations »…( «Merci de votre etc...»)

Il ne fait pas être grand clair pour comprendre que ceci est directement lié à cette pagaille monstre...

1)    Soit  la SNCF dont on connait depuis la deuxième guerre mondiale le côté "Collabo" a bloqué le trafic pour laisser passer ces convois

2)    Soit Sud rail a exercé son droit de retrait

3)    Soit des activistes ont réalisé des sabotages ou des actions d'entrave, de l’intérieur de la SNCF, comme par exemple sur le système informatique, ou de l’extérieur 

Voilà. Je ne pense pas qu'une autre explication puisse être raisonnable. Ce qui est irritant, c'est que tout ceci se passe dans l'ombre, sans transparence, et surtout en se foutant ouvertement  des "usagers" qu'on appelle "clients"  que lorsqu'ils paient leur abonnement de transport...  Il faut dire que ce n'est pas tres rassurant de savoir  qu'en pleine seine saint denis, un train rempli de déchets hautement dangereux et radioactifs a stationné plusieurs heures au milieu des gens...Le train est passé, mais si cela vous amuse, vous pouvez reconstituer son parcours avec un simple compteur geger, vendu sur intervet pour quelques dizaines de dollars...

 

 

 

S'il ne fallait qu'une raison pour montrer l'hérésie de la filière nucléaire, celle ci en serait une excellente.

plus d'info dans ce petit article  de Mediapart

28/09/2011

Fukushima : à l'est, rien de nouveau...

 

mai 2012

Winter, le 27 Septembre 2011

 «Le nucléaire sous contrôle»

On avait pu admirer en son temps la préscience d’Eric Besson, notre fougueux monsieur nucléaire de l’UMP, transfuge du PS, parlant à propos de Fukushima, le samedi suivant la catastrophe : « un accident grave, mais pas une catastrophe nucléaire. ». Pour sa défense, Eric Besson a fait une école de commerce, et a donc sans doute des notions assez approximatives de physique doublée d'une approche de la notion de risque industriel plus proche du portefeuille que d'autre chose .

Néanmoins ceux qui réfléchissent avec autre chose que leur portefeuille ministériel pouvaient dès le jour-même se faire une idée de l’ampleur de dégâts.

Aujourd’hui, il semble qu’on soit vraiment dans la mouise. En mai, Tepco a admis la fusion totale du cœur du réacteur 1 de la centrale de Fukushima. Depuis, le temps à passé… Le corium, au contact de l’eau, la craque et génère de l’hydrogène en grande quantité. Le mélange hydrogène et oxygène est redoutable . On risque alors de nouvelles explosions, qui pourraient réduire en miette les enceintes des réacteurs. A partir de là, tout devient possible.

Enfin, personne ne sait dire ce qu'il en est des  coriums,   spécialement celui du réacteur n°1, si les cuves des réacteurs n°2 et n°3 sont affectées (plus que vraisemblable) , si les sous-sols sont affectés et à quelle profondeur...

Sur le plan des opérations, il y a 80 000 personnes déplacées.

Tepco gère à la petite semaine son affaire, injecte de l’azote à tout-va, lance des tuyaux un peu dans tous les sens…  Le plan de dépollution consisterait à retirer des millions de mètres cube de terre, sur une épaisseur de 5 centimètres tout autour de la centrale... Une aberration lorsqu'on comprend comment se propage cette pollution….

Pour  mettre cette terre polluée où ? c’est une autre question…

Dans ce flot de mauvaises nouvelles, certains signes sont malgré tout encourageants, on peut admirer l’opiniâtreté et le courage des japonais, qui arrivent, tant bien que mal,  à faire revenir et maintenir en dessous des 100 degrés les réacteurs n°1 , n°2 et n°3, ce qui signifie que laborieusement, ils en reprennent lentement le « contrôle »…

Mais il faut craindre, dans cette très inégale course contre l’œuvre du diable, qu’un autre  tsunami, typhon ou tremblement de terre, vienne bousculer ce frêle édifice et anéantir tous ces efforts tant le cadre de ce processus s’inscrit dans des temps qui dépassent les limites de ce que l’homme sait planifier…

Puisqu’on vous dit que l’énergie nucléaire est une énergie fiable…Pendant ce temps-là, les japonais eteignent leurs enseignes au néon un peu partout dans Tokyo. Sont-ils en train de réapprendre les vrais valeurs de l'énergie ?

21/08/2011

Fukushima : 20 fois plus fort que le feu nucléaire de Hiroshima.

Winter, le 22 Août  2011

www.mai2012.fr

«Sauvez nos enfants ! »

Le professeur Tatsuhiko Kodama, président du centre isotope de l’université de Tokyo, le 27 juillet 2011 dans une allocution de plus d’un quart d’heure au parlement japonais, interpelle vigoureusement les politiques.

Dr-Tatsuhiko-Kodama-342x256[1].pngIl indique que les modèles actuels ne sont pas adaptés à la catastrophe : ils sont conçus pour évaluer les dégâts causés par une forte irradiation localisée alors que dans le cas de Fukushima, le problème vient de la'immense quantité de particules faiblement radioactives en suspension dans l’air et qui se déplacent et tombent au gré des pluies et des vents. Il rappelle qu’on ne peut pas modéliser en faisant des cercles concentriques autour de la centrale, car il suffit d’une gouttière ou d’une flaque quelque part pour concentrer une forte radioactivité qu'on ne retrouvera pas forcément cent mètres plus loin.

Le professeur rappelle ce que tout le monde sait maintenant, savoir, que des feuilles de thé ont été contaminées à 300 kms de la centrale.

Il propose de changer radicalement l’approche de la catastrophe en créant une filière supplémentaire de décontamination locale, avec des interventions très ponctuelles, dans les lieux où jouent les enfants.

Il indique que la quantité d’équivalent uranium libéré dans l’atmosphère est équivalente à vingt bombes d’Hiroshima.

Il s’insurge du fait que les compteurs de mesures ne soient pas distribués un peu partout, de manière à permettre des interventions d’urgence locales et fustige violement les autorités coupables d'inaction :

« Depuis trois mois, le gouvernement n’a rien fait et j’en tremble de colère », conclut-il.

 

Mo1ts clefs : Fukushima, catastrophe nucléaire, japon, sortir du nucléaire,élections présidentielles, DSK, strauss-khan, PC, UMP, Sarkozy, ps, hollande, royal, aubry, FN, Marine, Le Pen, Nouveau Centre, Hervé Morin, élection, présidentielle, mai2012, mai 2012, sondage,Strauss Kahn, Sinclair, Premier tour, Deuxième tour, sondages, mai, 2012, mai 2012, Euroe Ecologie, les vertes, EELV, retour de DSK, 

15/04/2011

Fukushima et le coût de l'énergie

 

Winter, le 15/04/2011

www.mai2012.fr

«Fukushima et le prix de l'essence»

On trouve que l'essence, c'est toujours trop cher. En fait, on ne comprend pas bien ce que c'est que l'énergie. Les événements dramatiques du Japon sont là pour nous rappeler que la guerre du feu n'est pas terminée. Ramenons nous donc à un calcul que toutes les femmes qui font un régime comprendront pour approcher la valeur de l'énergie. On la mesure en Kilo Calorie, notée Kcal. De manière simple, 1 Kcal, c'est la quantité d'énergie à apporter pour élever un kilogramme d'eau de 1 degré centigrade.

Mettons qu'il ne me faille qu'un verre d'essence pour aller chercher ma baguette de pain à la boulangerie : Avec 10 cl de carburant, on brûle presque 80 000  Kcalories,  alors qu'un homme qui marche dix minutes  n'en brûlera que 30.

Quand je roule 10 minutes en ville avec ma voiture pour aller chercher une baguette de pain, c'est comme si j'allais sur un char tiré par  2000 à 3000 esclaves...L'opération serait donc rentable d'un point de vue énergétique... si ma voiture consommait 2000 à 3000 fois moins et même si je ne consommais qu'un dé à coudre d'essence (100 fois moins)  pour aller chercher ma baguette, cela resterait totalement déraisonnable...On voit par là que le prix de l'essence n'a strictement rien à voir avec le service rendu...

Maintenant qu'on a compris la puissance qu'il y avait dans un simple verre d'essence, voyons les centrales nucléaires : 1 tout petit gramme de matière nucléaire en fission produit autant d'énergie que 2 litres et demi d'essence... Dans un cœur de réacteur, il y a quelques tonnes de matières fissiles... Des milliards d'esclaves, qui, s'ils ne sont pas bien domptés, peuvent faire une vraie révolution...

La vraie question, ce n'est pas le prix de l'énergie, mais c'est de se servir à bon escient de cette ressource formidable.

 

08/04/2011

TEPCO AREVA même combat !

 

Winter, le 08/04/2011

www.mai2012.fr

« AREVA et les Lapins Crétins»

Lorsque KIA, fond souverain du Koweit est rentré au capital d'AREVA le 10 décembre dernier (4,8%) , sous forme de certificats d'investissement sans droits de vote, la condition aurait été, selon la Tribune, que lesdits certificats soient convertis en actions au plus tard au 30 juin 2011. Si cela ne se faisait pas, l'état purrait être amené à rembourser au Koweit sa mise dans le capital d'AREVA, soit 600 millions d'euros.

THE_LAPINS_CRETINS_SHOW_EURO2008_SPAIN.jpgLa raison de ce choix désastreux du gouvernement (merci Christine Lagarde) est la recherche de moyens de financements des investissements colossaux à réaliser dans un parc nucléaire français vieillissant. Car pour justifier ces choix stupides, il a bien fallu maintenir un prix relativement bas de l'énergie électrique, donc ne pas investir... On est en plein dans Tintin au pays des Soviets... Mais je vous rassure, pour ceux qui croieraient vraiment que ces investissements sont pour garantir une bonne maintenance des installations existentes, qu'ils se détrompent : c'est surtout pour financer l'EPR, le zinzin dont tout le monde parle mais qui n'existe pas, façon avions renifleurs...

Quoi qu'il en soit, la conséquence de ce choix désastreux est que l'action AREVA deviendra fin juin une action comme une autre, qui imposera aux actionnaires des impératifs de rentabilités.

Cela se passe ainsi dans toutes les entreprises cotées en bourse.

La petite différence, ici, c'est que AREVA, c'est juste une entreprise "stratégique", mais, au pays des Lapins Crétins, ce terme semble passé de mode.

On peut alors craindre un scénario identique à celui de Fukushima, ou l'opérateur TEPCO pour garantir l'apparence des chiffres, a falsifié, menti, triché pendant de nombreuses années, allant même jusqu'à ne plus assurer sa centrale a partir de Août 2010.

Le Japon a compris la leçon. Il lui aura fallu trois séismes (Nagasaki - pluie de Mox, Hiroshima et Fukushima). Lui nationalisera TEPCO (un gros zinzin quand même, 40 milliards de dollars). Pendant ce temps, nous récupérons par les airs le Mox de La Hague que nous leur avons envoyé par les mers et, non content de cela, nous privatisons AREVA. Mais faut-il être con ?

Le nucléaire est une énergie peut chère et sure, nous a-t-on asséné pendant des dizaines d'années.

On sait maintenant que le nucléaire est une technologie ruineuse, qui deviendra encore plus ruineuse car il faudra d'avantage de sécurité.

Si elle n'était que ruineuse, cela pourrait aller. Mais le rapport coût / risque est tellement en sa défaveur qu'on ne peut expliquer l'obstination des politiques à persister dans cette voie que par la prévarication à tous les étages de décision.

Certes, le gouvernement actuel paie les choix énergétiques pris dans les années 60. S'il pouvait juste comprendre que des alternatives sont maintenant à trouver, ailleurs, ce serait formidable.

Il faudra violemment l'encourager à comprendre.

 

31/03/2011

Fukushima : A quelque chose malheur est bon

Winter, le 31/03/2011

www.mai2012.fr

« Après Fukushima»

Lors de la catastrophe de Tchernobyl, en 1996, plus de 150 000 km2 de terre furent contaminés à des degrés divers. Le montant des dégâts, pour aussi difficile qu'il soit à évaluer, hors pertes humaines et perte de production des invalides, dépasse sur 30 ans les 500 milliards de dollars. Le montant des pensions liées à cette catastrophe représente aujourd'hui la charge la plus lourde car sept millions de personnes en reçoivent aujourd'hui une.

japon.jpgLe Japon fait 370 000 km2, la seule ile de Honshu (l'ile principale) fait 227 000 km2 seulement, et a 107 millions d'habitants. 150 000 km2 correspond à un cercle d'un rayon de 200 kms autour de la centrale, Tokyo étant à 250 kms de Fukushima.

On peut toujours relativiser en expliquant que l'archipel est très étendu (3 300 km), et que donc la situation géographique n'est pas comparable : que dans le cas de Tchernobyl, il s'agit d'une explosion et que la pollution dans le cas de Fukushima sera  portée par les vents et les courants...

N'empêche.

Le rapprochement de ces chiffres fait un peu froid dans le dos, surtout lorsqu'on revoit Gorbatchev expliquer dans le film « la bataille de Tchernobyl » que le coût exorbitant de la catastrophe de Tchernobyl a ruiné tous les espoirs de la pérestroïka.

Chaque jour apporte son nouveau lot de mesures : traces d'iode retrouvées ce matin dans du lait de l'état de Washington (Côte est des USA), trace d'iode sur un peu tout le territoire chinois. Certes, à dose minime. Mais si la centrale continue de polluer pendant des semaines voire des mois ou des années, ces traces s'accumuleront : car le principe de la radioactivité c'est qu'elle se divise par deux au bout d'une certaine période : elle ne disparait pas totalement. Ainsi, si l'iode a une demi-vie très courte, il en reste toujours : Si la source ne tarit pas, l'accumulation de doses perdure dans les organismes vivants et les enseignements de Tchernobyl nous diront sans doute que c'est l'accumulation de petites doses qui est plus dangereux pour le vivant.

Mais à quelque chose malheur est bon :

N'avez-vous pas remarqué  que lorsqu'on parle des révolutions dans les pays arabes, de la côte d'ivoire où un président a parait-il été élu mais ne peut gouverner, et de tous ces autres événements où l'on n'y comprend pas grand-chose, on évoque toujours le soutien ou l'absence de soutien de la « communauté internationale ».

Mais qu'est ce que c'est donc que cette « communauté internationale » : L'Union Pour la Méditerranée, Les USA, le Mercosur, l'Otan, l'Organisation de la Conférence Islamique, l'Union Européenne, l'Union du Maghreb Arabe, que sais-je encore ? Il n'y a pas d'organisation internationale qui s'appelle « communauté internationale », ce concept n'existe pas ; cette expression est un mot valise pour habiller un mollusque en crustacé.

La catastrophe de Fukushima risque de toucher une bonne partie de la planète, et l'on peut espérer que de ces événement dramatique naitra une conscience planétaire des enjeux du nucléaire ; on peut espérer qu'une gouvernance mondiale de l'énergie verra le jour, et que de cette catastrophe, une véritable « communauté internationale » émergera, car - ce que n'arrivent pas à comprendre nos hommes politiques actuels - les grandes alliances ne se font que dans la prise de conscience d'une cause commune, dut-elle être forgée de toute pièce.

Pour nous autres, ici loin de Tokyo, nous devrions commencer en 2012 par repeindre en vert les hommes en bleu qui nous expliquent en boucle que tout est sous contrôle.

 

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu