UA-29881888-1

Avertir le modérateur

22/08/2015

Jeannot Lapin naquit à l'âge de 5 ans

Marcel Renard

Le 22/08/2015

« Version familiale, apprentissage des li-ai-sons»

Jeannot Lapin naquît-a l'âge de 5 ans.

Ses parents, ses h'amis, voyant qu'il était doué pour la musiqueuuh'

l'envoyèrent rheu dans les h'Alpes

En chemin, Jeannot  lapin eu faim

il frappa-t-a la porteuh d'une'neuh aubergeuh-et demandat qu'on lui fit-t-a-manger.

"j'ai du pain, j'ai du vin, j'ai des h'oeufs (pononcez dé eu), (...silence lourd de sens... )

Hum, ça est bon, ça, les h'oeufs" (lé eu)

On lui fit-t-une omelette au lard

Mais il s'étrangla avec uneheu arrêtheu.

Et sur sa tombe on inscriva (oui, c'est bien on inscriva)

Ici gît jeannot lapin qui naquit-t-a l'âge de 5 ans

(etc...)

 

16:08 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jeannot lapin naquit à l'age de | | |  Facebook

28/08/2013

Putain d'camion

 Les urbanitasmagories de  Marcel Renard

le  26 Août 2013

 «Mon cœur saigne».

Putain d’camion

Fred remercié, voici que le camion explose.

Jamy continuera, sans son binôme.

Comme si un chandelier pouvait éclairer pareil avec une seule branche.

« C’est pas sorcier » : exit… On en aura tellement appris en vingt ans d’émission. Si mon fils dans quelques jours va être confronté au lycée à son premier cours de physique, ses premières élèves, c’est que le camion y est pour au moins autant que le furent ses meilleurs profs.

Cela, ça n’a pas de prix.

Enfin pour moi… pour toi aussi, petit homme, qui aura peut être un jour mon fiston comme prof… car se sera un bon prof, tu peux me faire confiance ; il saura te faire découvrir la matière, le monde dans ce qu’il a de plus intime, ses lois, ses interactions pour ton plus grand bonheur.

Peut être aussi pour toi, chef d’entreprise, qui devra recruter un ingénieur aguerri pour faire de la veille technologique.c'estpascorcier, pontoise

Ou pour toi, sénateur, député, qui devra t’entourer d’un « sachant » pour décrypter le monde de tes électeurs.

Mais ce prix visiblement est trop élevé pour un monde de la communication dont l’objectif est de promouvoir Nabila sur Einstein : Nous sommes dans un univers de lessiviers qui ne comprennent pas qu’à transformer le monde en liquidité, le concept de tension superficielle va nécessairement migrer de la boule de lessive vers la sphère du politique.

Cela n’est bon pour personne.

Enfin. On aura eu vingt ans de plaisir, de découverte, de surprises, d’ amusement, d’étonnement.

Cela finalement, ça n’a pas de prix. Merci aux camionneurs !

22/04/2012

1er tour : la gueule de bois

http://www.mai2012.fr/.

Winter, le Dimanche 22 Avril 2012 à 18h38

«Le poids des élections».

Tout le monde se demande quel est le poids de cette élection.

Heureusement, votre serviteur a calculé la réponse. C’est entre 214 et 285 milliers de tonnes.

C'est en effet le poids de pâte à papier qu'il faut pour imprimer 2 jeux des 10 petits bulletins que vous avez (ou non) utilisés. Cela fait entre 2 000 et 5 000 hectares de forêt. étonnant, non ? C'est normal que certains aient un peu la gueule de bois. Ce qui est rassurant, c'est qu'au deuxième tour, il ne faudra qu'en 400 et 1000 hectares de foret, vu qu'il n'y aura que deux compétiteurs.

Etonnant, non ?

Détail du calcul

 

  mini maxi  
Grammage (réglementaire) 0,06 0,08 kg/m2
nb de bulletins de vote dans une feuille A4 4,00 4,00 unités
Taille d'une feuille A4 0,21 0,30 metre
surface 0,06 0,06 metre 2
nb de feuilles dans 1 metre carré 16,03 16,03  
poids d'une feuille 0,96 1,28 kg
poids d'une feuille 0,000962001 0,001282668 tonne
nb d'électeurs 44 500 000,00 44 500 000,00 unités
nb de candidats 10,00 10,00 unités
nb de jeux utilisés 2,00 2,00 unités
nb de bulletins de votes utilisés 890 000 000,00 890 000 000,00 unités
nb de feuilles A4 utilisées 222 500 000,00 222 500 000,00 unités
poids total 214 045,21 285 393,62 tonnes
nb d'arbres pour une tonne de papier 15,00 15,00 unités
nb d'arbres à l'hectare 800,00 800,00 unités
nb d'hectares de foret 4 013,35 5 351,13 hectares
nb d'arbres à l'hectare 1 500,00 1 500,00 unités
nb d'hectares de foret 2 140,45 2 853,94 hectares


07/04/2012

Les vrais clients du service public.

http://www.mai2012.fr/.

Winter, le 7 avril  2012

 « La gare St Lazare».

Après 10 ans  de travaux, la gare St Lazare est désormais magnifique.

Merci à la SNCF qui prouve ainsi qu’elle investit pour les usagers, ou, comme elle les appelle, ses « clients ».

1673117_3_a872_la-gare-saint-lazare-a-paris-a-ete-renovee_ab481facb08ff71832afafd1b8328d61.jpgMais qui sont les « clients » de la SNCF ? Sont-ce vraiment les « usagers » ?

Chantier de la gare St Lazare : 250 millions d’euros de travaux. 450 000 usagers par jour. La dernière rénovation date de 1930, soit pas bien loin d’un siècle, ou, dit d’une autre manière: trois générations de voyageurs …

Rapporté à la personne transporté, avec un amortissement industriel dont durée s’exprime en dizaines d’années, l’investissement est totalement nul. Le profit, lui, sera colossal pour la société Klépierre (filiale de BNP Paribas), qui a obtenu pour 40 ans la gestion des 80 boutiques. Et l'on notera au passage qu’alors qu'à la gare, les peintures ne sont pas encore sèches, Klépierre, vient juste, afin de permettre à la BNP de respecter les accords de Bâle III qui concernent la régulation des activités à risque des banques, de céder pas loin d’un tiers de son capital (28,7%) à la tentaculaire SPG : Simon Property Group, une gigantesque société américaine de gestion immobilière. (On comprend que 80 boutiques, en plein centre ville, avec une zone de chalandise qui concerne tous les jours 450 000 clients, ce n'est pas exactement ce qu'on appelle une activité à risque...)

Le Cœur St Lazare se veut la vitrine du développement de la SNCF.  En vérité, le tour de passe-passe de BNP Paribas démontre qu’au lieu de retourner aux usagers de la SNCF, les profits de cette grosse opération immobilière serviront, une fois de plus, mais comme bien souvent dans une France quipontoise,houillon,sncf,guillaume pépy,rénovation de la gare st lazare,sondages,calendrier,ump,mai 2012,services publics,transports,élections présidentielles,victoire de sarkozy,victoire de mélenchon,victoire de hollande,europe ecologie,eva joly réserve la retraite par capitalisation aux seuls fonctionnaires (Prefond retraite...), à alimenter les retraites des américains, qui sont en définitive les seuls et vrais clients de la SNCF. Pour s'en assurer, il suffit d'examiner les cours de l'action du SPG, le Simon Group Property.

Et pendant ce temps, pour l’usager, le prix du passe Navigo grimpe toujours en flèche. Dans ma belle ville de Pontoise, les escalators de la gare sont en panne depuis dix ans. La passerelle qui en enjambe les onze voies est en ruine. Assez logiquement dans un monde où l’usager paie tandis que  le client profite, les seuls espaces soigneusement entretenus en sont les panneaux publicitaires, les caméras de surveillance et les machines qui permettent de valider les coupons de transport. Paradoxe suprême de la société libérale prônée par Notre Bon Suzerain, même les machines servant au voyageur racketté à s'acquitter de sa dîme ne sont pas entretenues avec le soin qu’il conviendrait !

PICT0016.JPGEn 1937, il y avait 42 700 kilomètres de voies ferrées. On en compte plus de 25% de moins 75 ans plus tard !  Ce sont toutes ces voies que vous pouvez voir à l’abandon un peu partout  au cœur de nos villages, dans nos campagnes, mais aussi parfois en plein centre ville, engluées dans le macadam d’une société du pétrole pas cher qui a privilégié le bitume au chemin de fer….

 C’est cela, la réalité du développement de la SNCF, pas la vitrine de la Gare St Lazare.

 

Ca va mal finir....

 http://www.mai2012.fr/.

 Winter, le 1er Avril 2012

  « Ca va mal finir…».

 Chacun l’aura compris, les chiffres fournis par les hommes politiques sont souvent farfulus, la plupart ne sachant pas compter. Ainsi, Xavier Bertrand nous apprend ce matin qu’un militant UMP peut être fier du bilan de Nicolas Sarkozy.

 La base de données EUROSTAT, qui reprend tous les indicateurs européens, est en accès libre sur le net.

 Petite analyse rapide sur quelques indicateurs choisis, au sein de l’Europe des 27:

 Chômage de longue durée  de 2007 à 2010 :

  Europe : 3,2% France , 3,4% Roumanie  2,6% 

 La France est dans le milieu du peloton

 Chômage des 15/25 ans sur les dix derniers mois

 Europe : 9,84% France 9,78% . Roumanie 7,42%

 La France est au milieu du peloton

 Chômage total sur les dix derniers mois:

  Europe : 9,84 % France 9,84 % Roumanie  7,42% 

 La France est dans le milieu du peloton

 Un indicateur très intéressant, c’est le taux de risque de pauvreté : sans rentrer dans le détail de son calcul, il nous indique si on risque d’aller mieux ou moins bien…

 Entre 2005 et 2010, ce taux est resté stable dans toute l’Europe.

 Il est en forte diminution en Roumanie

 Depuis 2008, en France il en augmentation significative et constante.

 Quoi qu’en pense Xavier Bertrand, il faut comprendre cet indicateur de la manière suivante : « Depuis 2008, cela va plutôt assez mal en France. »

 Tous ces indicateurs sont en consultation libre : on peut les télécharger sur internet http://epp.eurostat.ec.europa.eu/portal/page/portal/stati...)

  On peut continuer comme cela sur tous les indicateurs majeurs. On peut les mettre simplement sous excel et réfléchir dessus, faire des moyennes, calculer des tendances : Ce n’est pas très compliqué, c’est même à la portée d’un Xavier Bertrand. Et on aurait tort de se gêner. On se dit alors que – qui que ce soit qui soit élu – rien ne risque d’être pire qu’une nouvelle mandature de Sarkozy.

 On se dit aussi qu’il est formidable qu’une institution comme l’Europe permette de mettre à disposition de ses citoyens de réels éléments de décision.

 Sarkozy, lorsqu’il s’ était présenté, avait fait un programme axé sur 15 points, que l’on peut l’apprécier diversement, selon qu’on a voté ou non pour lui, mais qui avait le mérite d’être une feuille de route. Sur aucun de ces points il n’a tenu parole. Il ne tiendra pas d’avantage parole sur toutes les promesses qu’il est en train de faire.

 Toutefois, ceci n’est pas gravissime, car comme nous l’avait justement dit Chirac, les promesses n’engagent que ceux qui y croient.

 Non, ce qui est gravissime, c’est l’entreprise quasiment terroriste de casse du lien social et de sanctuarisation des communautarismes que Nicolas Sarkozy a entretenue, développée et  systématisée depuis le début de son mandat et dont il est en train d’accélérer le mouvement, avec une fougue hystérique. C’est très exactement le contraire de ce que l’on attend d’un capitaine de navire en période de tempête, d’où que vienne le gros temps.

  « Ca va mal finir », avait prédit François Léotard, que l’on ne peut sans doute pas qualifier l’abruti. Le bougre avait sans doute raison…

 

17/11/2011

Loin des fasts du Fouquet's, petite leçon de vie à usage des riches et bien-portants.

 http://www.mai2012.fr/

 Winter, le 17 Novembre 2011

 De bon matin, place Stalingrad. Je vais au turbin. Sur la place, de loin, un grand black, le pas assuré et le regard hirsute, s’avance vers moi. On les reconnait de loin, les sdf. Je sais qu’il va me démarrer ma journée en me tapant un euro, un ticket restau ou une cigarette… De temps en temps, ça va, mais au quotidien, cela devient fatiguant. J’ai pris l’habitude d’anticiper. Une fois à ma hauteur, avant même d’attendre le début de sa phrase :

 -       « Bonjour, vous z’auriez pas une cigarette ».

 Je sais, ce n’est pas drôle, c’est facile de renverser les situations, surtout pour un nanti,  mais ça défoule. Surtout que je ne fume pas.

 Le zigomar, surpris, mais qui ne se démonte pas - c'est son job, de quêter... :

 -       « Bonjour, je suis à la rue. Mon seul moyen de survie, c’est de faire la manche » (etc etc…) la musique est toujours la même, on finit par connaitre la chanson.  

 Je coupe rapidement court à son monologue :

 -       « Hélas non, j’ai pas une thune. Tous les soirs lorsque je rentre à la maison, les gosses me demandent la même chose, mais j’ai vraiment rien, que des dettes… »

 Le type me regarde, vraiment effrayé. Je dois avoir l’air convainquant malgré les piécettes qui tintinnabullent au fond de ma poche, et qui pourraient lui faire un petit déj copieux :

 -       « Ah bon ? Pour la cigarette, j’ai que celle là, prenez la si vous voulez… »

 (Il me tend son mégot fumant, à peine entamé)

 Un  peu prix au dépourvu, je réponds la première phrase qui me passe par la tête :

 -       « Merci, c’est gentil, mais non, c’est pour ramener à ma femme ».

 On se quitte gentiment, lui hébété, repartant vers un autre chaland,  et moi, très con, m’en allant à mon travail.

 Voila : Même en temps de crise, le type qui n’a rien a quand même quelque chose à donner à celui qui a largement plus que lui.

 Petite leçon de vie pour démarrer la journée…

 

11/11/2011

Le nouveau train de crise de la ligne H

 «Train de crise»

 http://www.mai2012.fr/

 Winter, le 10 Novembre 2011

 voiture.JPGDès potron minet, comme tous les matins, je cours prendre mon train sur la passerelle SNCF en ruine. Il fait matin. On y voit clair grâce à Giscard et à son heure d’hiver, plutôt que grâce à Jean Paul Huchon,  le président du Syndicat Intercommunal des Transports Ferroviaires d’Ile de France. Ce soir en rentrant, je prendrai le point de vue de Gilbert Montagné, car cela fait des années que les réverbères de la passerelle de ma gare sont hors service. Dans la nuit, je prendrai gare à ne pas tenter de me tenir à la rambarde, sous peine d’attraper le tetanos. Je laisse de côté les escalators et leurs savoureuses pancartes «Installation hors service. Merci de votre compréhension» qui doivent avoir maintenant plus de dix ans. J’évite les paquets de « 20 minutes » en train de moisir sur le quai, et j’attrape mon train.

 Ô Surprise, je découvre les nouvelles voitures SNCF de la ligne H. C'est un peu de ma région que j'ai sous les yeux puisqu'une des prérogatives essentielles de cet organisme, c'est l'organisation des transports en ile de France.

 Même surprise pour tous les travailleurs qui - encores endormis - mettent un pied dans cette nouvelle voiture, et hésitent en rentrant, tournant la tête à gauche puis à droite : Ce n’est plus un train, c’est une boite de nuit ou un supermarché, on ne sait pas trop dire.

Conçues d’un seul tronçon, d'un bout à l'autre du train, avec des surfaces vitrées tellement énormes qu’elles n’autoriseront pas la moindre panne de climatiseur en plein été, elles représentent une débauche étonnante d’innovations luxueuses. …. Des écrans permettant de projeter de la pub (toujours elle, ils ne peuvent pas s’en passer). Des plafonds lumineux qui changent de couleur accueillent le voyageur. Les caméras sont en bonne place pour surveiller le chaland. Le nombre de place a été réduit, au profit d’un espace debout plus confortable…  Une bétaillère de luxe, en somme… qui nécessitera des coûts de maintenance sans doute significatifs, car il faudra bien maintenir toutes ces lampes, ces caméras, ces écrans, ces vitres…

Les commentaires des voyageurs sont élogieux. Mais beaucoup sont assez sarcastiques . « On préférerait que les trains soient à l’heure ».  Commentaire de ma voisine de voyage, qui semble assez modeste  : « c’est marrant, on dirait comme un train ». Je ne comprends pas ce qu’elle veut dire, mais elle à l’air de savoir précisément à quoi elle pense.

En pleine période de crise, et même s’il faut tenir compte du fait qu’il s’agit d’un investissement sur plusieurs dizaines d’années, il y a quelque chose de complètement incongru voire démagogique dans cette débauche de luxe, lorsque les efforts les plus essentiels ne sont pas menés pour les entretiens le plus élémentaires des infrastructures.

 

P230208_15.00[01].JPGOn retour, ce soir, je rentrerai dans mon train gris, qui doit avoir une cinquantaine d’années, qui n’a ni climatisation ni lumière, mais quand même des toilettes.

 Je repasserai sur ma passerelle pontoisienne – élément architectural névralgique dans l’organisation de la circulation  verte entre Cergy , une ville de 60 000 habitant et Pontoise, 30 000 âmes, disante de deux kilomètres seulement, qui va voir sa population de l'autre coté de la passerelle en ruine depuis des dizaines d'années s'augmenter de 6500 personnes dans les dix ans à venir,  sans lumière, sans aucun entretien au motif, nous a expliqué notre maire Philippe Houillon, qu’on ne sait pas qui en est le propriétaire. (sic) Plus prosaïquement, les pontoisiens sont sans doute les otages d’une guerre intestine entre le STIF, piloté par Jean Paul Huchon, PS, Réseau Ferrés de France et la municipalité de gauche de cergy pilotée par dominique Lefebvre, PS, et celle de droite de Pontoise pilotée par Philippe Houillon, UMP. C’est ce qu’on appelle la démocratie locale.

 

09/10/2011

Apple, la pomme et le crabe

Winter, le 9 Octobre  2011

www.mai2012.fr

«Steeve Jobs , la pomme et le crabe»

Tout le monde s’émeut de la mort de Steeve Jobs, l’infatigable fondateur d’Apple. Pas moi.

Il laisse une entreprise dont la capitalisation boursière est la deuxième du monde, après Exxon.

Mais à y regarder de près, cette entreprise est loin d’être un modèle. Ou plutôt si, c’est très exactement le modèle de ce qui a précipité notre XXeme siècle dans la désolation : Que l’on comprenne plutôt :

Le modèle de Steeve Jobs est un modèle propriétaire : Scotcher le chaland, voila quelle a été sa technique. Coller le numéro de carte bleue a l’iPhone. Faire en sorte qu’une fois approché, le consommateur reste accroché… Quelqu’un a décrit l’iPhone comme une sorte de minitel qui aurait marché… On ne peut mieux dire.

Apple, c’est 300 Milliards de dollars de capitalisation boursière, une chiffre d’affaire de 22 milliards de dollars pour moins de 50 000 salariés, et des bénéfices qui explosent littéralement. Comment est ce possible avec si peu de monde  ?

C’est qu’Apple n’est pas une entreprise comme les autres. Le fonctionnement relève plutôt de celui d’une secte dont Steeve Jobs aurait été le gourou. Apple ne possède rien, ne fabrique rien, ne possède pas d’usine en propre : Tout est sous-traité en Chine dans des conditions qui ressemblent plus à de l’esclavage qu’à du travail…

Foxconn, le plus important sous-traitant d’Apple, reconnait faire travailler des enfants ;  Pas de sécurité sociale ; 6 travailleurs par chambre, taillables et corvéables à merci. 30% des sous traitant d’Apple ne paient pas leurs employés au minimum du salaire légal, et travaillent largement au-delà des soixante heures hebdomadaires légales…Un petit article ici relate les méthodes de Foxconn.

Apple, C’est tres exactement le modèle économique qui conduit un pays dans le mur. Steeve Jobs restera dans l’histoire comme une sorte de mégalomane  qui a réinventé l’esclavagisme, et exporté son travail en Chine : nous sommes tres loin du génie.

Vu comme cela, on peut remercier le cancer d’avoir emporté Steeve Jobs aussi tôt : Il y a bien une justice divine…

07/10/2011

SNCF : un matin dans l'arrière train.

http://www.mai2012.fr/
Winter, le Vendredi 7 Octobre 2011
«Grève a la SNCF»
Voici 15 jours que je prends tous les jours un train qui m’emmène dès potron-minet de Pontoise à la gare du Nord, et ce matin même, au petit déjeuner, je m’extasiais devant la régularité des trains : sur 15 voyages, pas une minute de retard… Mais voici qu’en gare mes statistiques brutalement s’effondrent et qu’il me faut relativiser : 1er train supprimé ce matin du 7 Octobre, jour du grand pardon, suite à un mouvement de grève consécutif à une agression envers un contrôleur.


Bien sur, les voyageurs ne peuvent être qu’exaspérés : Ils doivent se lever tôt et se coucher tard pour un salaire de misère, avec au dessus de leur tête l’épée de Damoclès du licenciement à la première incartade ? Alors de quel droit des nantis – ainsi que notre bon suzerain nous l’a expliqué lui-même - se permettent ils de mettre ainsi le bazar dans leur vie déjà compliquée ? La violence verbale de notre président critiquant les fonctionnaires nantis en permanence en grève ne les justifie-elle-pas dans leur exaspération ?


Bien sur, les contrôleurs ont raison. N’importe quel travailleur est en droit d’avoir des conditions de travail décentes. Et le fait que la SNCF se préoccupe avant tout plus d’encaisser les abonnements que de gérer les infrastructures et la sécurité de son personnel est un motif parfaitement légitime d’exaspération.


Mais le voyageur qui a agressé, pour quelle raison l’a-t-il fait ? peut être est-il lui aussi exaspéré de devoir payer de plus en plus cher des billets de train alors que le service est de moins en moins étoffé ? Peut-être est il hors de lui car il doit se lever le matin à 6h00 pour aller à son travail, dont la contrepartie salariale ne lui paiera même pas de manger correctement ? Peut-être croit-il tout simplement que dans la mesure où les hommes qui font les lois sont les premiers à les enfreindre, où la police lyonnaise semble se transformer en agence de voyous, pourquoi lui-même se gênerait-il pour organiser son propre bazar ? Mais peut-être cet agresseur est-il tout simplement complètement cinglé. Peut-être devrait-il être en hôpital psychiatrique et peut-être personne ne s’est vraiment occupé de son cas….


Ainsi chacun a ses propres raisons, toutes parfaitement légitimes, d’être exaspéré. La seule vérité, c’est que lorsque le pouvoir politique au lieu de mener la mission pour laquelle il a été élu c'est-à-dire créer l’unité nationale sur la base de valeurs simples, reconnaissables par tous, s’emploie pour d’obscures raisons de portefeuille ou de gros sous à semer la discorde et la confusion en attisant les communautarismes, à exalter les baronnies et les corporatismes, alors là, tout devient possible.


Il nous l’avait promis, on est en train de le voir : Tout devient possible

20:24 | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook

02/10/2009

Assiduité à l'école : Allez hop, tous à créteil.

Primes aux bons gosses

Winter le 2 octobre 2009   http://urbanitasmagories.blog.20minutes.fr/

«En boucherie comme dans l’éducation nationale, on appelle « bœuf » la vache de réforme»

Et si l'Education Nationale interessait les salaires des professeurs sur le résultat de l'ensemble des élèves, ne serait ce pas une idée moins débile  ?

Un abruti, quelque part dans un ministère obscure ou dans un rectorat sans importance a eu cette idée lumineuse : proposer aux élèves une prime en échange de l’assiduité.

L’idée est totalement stupide, mais ce n’est pas seulement cela, car les hommes qui nous gouvernent nous font quotidiennement la démonstration de la limite de leur cervelle.

Non :

L’idée est vicieuse.

Car c'est d'une prime collective dont il s'agit : un seul déconne et le groupe est foutu...

Ce que le peuple attend de son l’Education Nationale, c’est avant tout l’équité : Egalité des chances, possibilité d’ascension sociale – vous savez, le fameux « ascenseur social ».

Une fois que l’éducation a rempli sa fonction, on peut alors partir dans la course du capitalisme.

Mais l’idée tordue qui a jailli dans la tête d’un fonctionnaire sans doute adepte des soirées sado-maso, c’est d’appliquer DANS LE PROCESSUS-MEME QUI PERMET DE GENERER L’EQUITE les règles du bordel ambiant qui règne dans le monde de la libre entreprise : En mettant un bonus sur la tête d’une équipe, ainsi que le fait le plus stupide des directeurs commerciaux, on vise à générer un processus d’auto-censure : les plus mauvais sont exclus d’office par les meilleurs.

Je serais curieux de savoir la nature des additifs que Jean-Michel Blanquer, le recteur de l’académie de Créteil qui – apparemment -  a eu cette idée débile met le matin dans son café au lait.

Au lieu de réfléchir sur le dispositif pédagogique qui fait que ses administrés sont incapables de motiver leurs élèves,  il invente ce dispositif totalement ridicule.

Evidemment, c’est toujours désagréable lorsque l’on est professeur de se dire que si les élèves ne viennent pas, c’est peut être parce que nos cours nuls. Lorsque l’on a misé sa carrière, sa vie, sur un dispositif, il est douloureux de se rendre à l’évidence qu’il est totalement inefficace, car finalement cela veut dire que l’on s’est trompé toute sa vie.

Alors après, on atterrit à la Verrière….

Quand un prof est bon, les élèves vont en cours, c’est aussi simple que cela.

Quand les élèves s’ennuient, ils ne viennent pas.

Cela ne date pas d’aujourd’hui.

Prenez n’importe quel élève abruti, dernier de la classe, le cancre des cancres, la lie de la société, et faites lui simplement écouter les cours du collège de France le matin sur France Culture de 6h00 à 7h00. Certes, il faudra sans doute faire pas mal d’effort pour le réveiller, mais je vous fait le pari que rapidement il mettra son réveil à sonner pour écouter.

Sans avoir besoin d’avoir un prime.

Et oui.

Pourquoi ? Car ces professeurs sont simples, parlent intelligemment, de choses compliquées, avec des mots de tous les jours, en s’affranchissant des connaissances préalables indispensables mais tellement rébarbatives…

Mais pour un professeur brillant, vous avez 200 abrutis. Comme dans la vie normale, du reste.

Alors, posez vous juste cette question : « Dans ma vie, combien ai-je de professeur ou d’instituteur qui m’ont marqué, qui ont véritablement transformé ma vie ? »

Pour ma part, j’en compte deux de  la petite école jusqu’à l’université.

Je pense que je suis dans la moyenne haute.

Et plus je suis monté dans les études, plus j’ai rencontré d’abrutis.

C’est pourtant le rôle du cours de l’enseignant, que de changer le cours des choses.

Non ?

Alors avant de réformer les élèves en voulant leur appliquer des méthodes totalement ridicules, commençons par réformer les enseignants.

Et rien que pour cette idée débile, on devrait mettre à la réforme celui qui en a eu l’initiative.

 

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu