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01/10/2011

Sénatoriales : Gérard Larcher tombe de son fauteuil

 

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Winter, le 1er Octobre 2011 à 9:15

 «Le Senat passe à gauche »

C’était cette semaine. C’était la première fois depuis plus d’un demi siècle. Cette élection signe une déconfiture historique d'un président de droite, qu'il va sans doute  être un peu compliqué de mettre sur le dos de la crise financière…

 

L’UMP, embarrassée, déjà empêtrée dans l’affaire Karachi et autre, distribue à ses ouailles par la main du gendre idéal ce que l’on appelle des « éléments de langage », En substance, il y a deux thèmes :

Premièrement, on va dire est logique que le Sénat passe à gauche puisque les grands électeurs sont passé à gauche ; c’est mathématique puisque c’est le résultat d’échec locaux.

Deuxièmement, par ailleurs, on va dire que les sénateurs ont un fonctionnement un peu particulier : Ce n’est pas parce que le Sénat passe à gauche que le président sera nécessairement à gauche. Il faut sauver le soldat Larcher.

Il s’agit là de la logique de Jean-François Coppé, et non pas de la réalité des faits.

Tout le monde s’attend à ce que Gérard Larcher, sans surprise, perde son fauteuil. Tout le monde s’attendait depuis des mois à ce que le sénat passe à gauche, compte tenu du mode d’élection des sénateurs, qui reflète réellement la « petite France », et non pas les intellectuels parisiens. Tout le monde, sauf l'UMP. Cette petite France souffre, elle a mal, elle a faim, elle est accablée par la crise financière. Elle ne comprend plus rien à la logique des gens pour lesquels elle a voté en masse avec espoir.

L’aveuglement du gouvernement, qui relève de la méthode Coué, rebaptisée méthode Coppé, montre à quel point les gens qui nous gouvernent sont en décalage avec ce pays.

La claque va donc être ce soir terrible. Ce n’est qu’un avant goût de ce qui se passera en mai 2012.

On attend d’ores et déjà avec impatience les « éléments de langage » de Jean-François Coppé pour le 20h00 de TF1.

 

 

30/09/2011

lorsque la région abandonne les infrastructures

 

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Winter, le 30 Septembre 2011

 «De la bonne gestion des fonds publics»

La gare de ma petite ville de Pontoise  - ville labellisée d'art et d'histoire - voit passer chaque jours des milliers de voyageurs. En effet, elle est reliée à Paris Nord, St Lazare, Creil, et au RER A.

Malgré l’augmentation inexorable du prix du coupon Navigo, elle est depuis des années dans un état de délabrement la faisant rivaliser avec certaines gares de pays du tiers monde ; la promesse affichée des réparations les plus élémentaires, initiée il a plus de dix ans et chaque année reportée à l’année suivante (Vous connaissez la musique : « la SNCF vous prie de bien vouloir l’excuser… Merci de votre compréhension ») tourne désormais au ridicule : Les escalators ne fonctionnent plus, autant pas manque d’entretien préventif que par défaut de réparation curative. Certains immeubles sont en ruine, la passerelle qui enjambe les 13 voies est dans un état de délabrement qui la rend dangereuse. L’immense parking, pour partie abandonné voit à la saison des pluies - chose particulièrement insolite - son dernier étage se transformer…en une immense mare à grenouille, peu connue des pontoisiens car soustraite à leur vue par le hasard de la configuration des lieux.

Les travaux de nettoyage les plus ordinaires ne sont plus assumés régulièrement, et il est plus confortable pour le chaland, par nature fainéant de la cervelle, de s’insurger devant la saleté de ses voisins  (forcément des sales étrangers…) que de réfléchir sur ce qu’il adviendrait  corelativement de ses propres toilettes si lui-même ne les nettoyait pas tous les jours…

Ce matin pourtant à la gare, dès potron-minet, un détail insolite captait mon attention.

Devant un panneau publicitaire, un vigoureux noir d’une société de nettoyage sous-traitante, dans une ferveur toute à son honneur, s’attachait, armé d’un balai savonneux qu’il tenait promptement en main,  à en faire briller le plexiglass.

J’attendais mon train tout en scrutant les gestes rapides et précis de cet homme au travail, mon œil mal réveillé oscillant de haut en bas, égaré par l’aspect surréaliste du contraste entre  un parterre crasseux, perclus de mégots abandonnés,  asphyxié par les herbes folles s’invitant sans vergogne dans ses lézardes goudronnées et l’éclat métallique du cadre d’aluminium maintenant rutilant du panneau de réclame.

C’est qu’il faut que cela brille, la publicité, puisqu’elle permet de participer à l’économie de la gare, tandis que laisser le quai à la proie des ordures n’empêchera pas la SNCF d’encaisser le montant des cartes d’abonnement.

Comme le disait la publicité, « le progrès ne vaut que s’il est partagé par Jean-Claude Decaux. ».

Vous êtes en bonnes mains, ne craignez point demain.

28/09/2011

Fukushima : à l'est, rien de nouveau...

 

mai 2012

Winter, le 27 Septembre 2011

 «Le nucléaire sous contrôle»

On avait pu admirer en son temps la préscience d’Eric Besson, notre fougueux monsieur nucléaire de l’UMP, transfuge du PS, parlant à propos de Fukushima, le samedi suivant la catastrophe : « un accident grave, mais pas une catastrophe nucléaire. ». Pour sa défense, Eric Besson a fait une école de commerce, et a donc sans doute des notions assez approximatives de physique doublée d'une approche de la notion de risque industriel plus proche du portefeuille que d'autre chose .

Néanmoins ceux qui réfléchissent avec autre chose que leur portefeuille ministériel pouvaient dès le jour-même se faire une idée de l’ampleur de dégâts.

Aujourd’hui, il semble qu’on soit vraiment dans la mouise. En mai, Tepco a admis la fusion totale du cœur du réacteur 1 de la centrale de Fukushima. Depuis, le temps à passé… Le corium, au contact de l’eau, la craque et génère de l’hydrogène en grande quantité. Le mélange hydrogène et oxygène est redoutable . On risque alors de nouvelles explosions, qui pourraient réduire en miette les enceintes des réacteurs. A partir de là, tout devient possible.

Enfin, personne ne sait dire ce qu'il en est des  coriums,   spécialement celui du réacteur n°1, si les cuves des réacteurs n°2 et n°3 sont affectées (plus que vraisemblable) , si les sous-sols sont affectés et à quelle profondeur...

Sur le plan des opérations, il y a 80 000 personnes déplacées.

Tepco gère à la petite semaine son affaire, injecte de l’azote à tout-va, lance des tuyaux un peu dans tous les sens…  Le plan de dépollution consisterait à retirer des millions de mètres cube de terre, sur une épaisseur de 5 centimètres tout autour de la centrale... Une aberration lorsqu'on comprend comment se propage cette pollution….

Pour  mettre cette terre polluée où ? c’est une autre question…

Dans ce flot de mauvaises nouvelles, certains signes sont malgré tout encourageants, on peut admirer l’opiniâtreté et le courage des japonais, qui arrivent, tant bien que mal,  à faire revenir et maintenir en dessous des 100 degrés les réacteurs n°1 , n°2 et n°3, ce qui signifie que laborieusement, ils en reprennent lentement le « contrôle »…

Mais il faut craindre, dans cette très inégale course contre l’œuvre du diable, qu’un autre  tsunami, typhon ou tremblement de terre, vienne bousculer ce frêle édifice et anéantir tous ces efforts tant le cadre de ce processus s’inscrit dans des temps qui dépassent les limites de ce que l’homme sait planifier…

Puisqu’on vous dit que l’énergie nucléaire est une énergie fiable…Pendant ce temps-là, les japonais eteignent leurs enseignes au néon un peu partout dans Tokyo. Sont-ils en train de réapprendre les vrais valeurs de l'énergie ?

Sénat : matière à réfléchir

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Winter, le 27 Septembre 2011

«Toute devient possible : même le sénat peut passer à gauche»

A la suite de la sévère défaite aux sénatoriales, Coppé a réagit immédiatement, en distribuant des « éléments de langage », (c’est un aphorisme de novlangue), expliquant qu’en substance la défaite était prévue, puisqu’elle était mécanique, résultant de la perte de bastions locaux lors des élections régionales et cantonales.


En somme, la défaite s’expliquerait par la marche vers la défaite. La logique est implacable, et l’on ne peut qu’admirer l’exercice de style de notre gendre idéal.


Il y a quelque chose de tragique à penser qu’en expliquant par la « rationalité » un fait, on pourrait en oublier d’en examiner les raisons profondes de son émergence.


Il faut rappeler que le sénat est renouvelé tous les six ans par moitié par les « grands électeurs », c'est-à-dire les conseillers généraux, régionaux, les délégués des conseils municipaux, mais également les députés, c'est-à-dire l’autre chambre.
Ces gens sont des gens de terrain, mais, contrairement au citoyen ordinaire, en professionnels de la politique, ils ont pleine conscience de ce que représente un bulletin de vote. Du reste, le vote leur est obligatoire. En se sens, l’élection au suffrage indirect est plus démocratique que l’élection au suffrage direct. Néanmoins, la répartition du nombre de siège ainsi que le mode de scrutin de ces élections sont délibérément faits pour sur-représenter les petites communes, qui, assez traditionnellement, votent plus à droite que les grandes aglomérations.

Par ailleurs, pas tradition, les sénateurs sont plutôt modérés et la véhémencité de leur contre vis à vis des députés est à relativiser.

Que le Senat passe à gauche est donc un réel séisme politique, et, contrairement à ce que l’on peut lire ici ou là, compte tenu des modalités d’élection du Sénat, nous ne sommes pas du tout dans la même configuration que sous Mitterrand, où l’on a connu une assemblée nationale à gauche et une haute chambre à droite. Le fait que le Sénat passe à gauche dans un système de sur-représentation de la droite montre l’étendue du mécontentement national.

25/09/2011

Elections sénatoriales à usage de mes enfants (suite)

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Winter, le 25 Septembre 2011


«Elections sénatoriales à usage de mes enfants (suite) »


Avant les élections : 153 sièges à gauche, et 190 à droite
Après les élections : 177 sièges à gauche et 172 à droite.


Le sénat depuis la première fois depuis plus d’un demi siècle est donc passé à gauche. Du point de vue des grands électeurs de droite, qui vivent de la politique et qui ont perdu leur siège, il y a matière à s’interroger sur la machine à perdre que représente Nicolas Sarkozy….
Il faut bien comprendre que tout est fait dans les règles pour que le sénat ne représente pas le pays réel mais la droite. Cette victoire de la gauche est donc une fessée redoutable.
Première conséquence de ce changement : le 1er octobre, aura lieu l’élection du président du Sénat. Il y a d’assez grandes chances pour que l’actuel président perde son siège.
Deuxième conséquence : Le sénat votant les modifications constitutionnelles, Sarkozy peut dire adieu à sa « règle d’or », dans laquelle notre bon suzerain a investi toute sa crédibilité.
A sept mois des élections présidentielles, cela fait désordre dans la maison UMP.

Jean-François Coppé – le gendre idéal – à indiqué que l’ « L’UMP se considère entièrement mobilisée pour la campagne présidentielle » et a détaillé « les cinq conditions de nos victoires à venir. ».
« Unité »
« Crédibilité »
« Solidité »
« Riposte »
« Valorisation du bilan du quinquennat. » , « une action marquée par le courage ».

Passons sur les quatre premiers points, où l’on peut dire un peu ce que l’on veut. Là ou cela va être assez dur, c’est sur le dernier point : On ne valorise pas quelque chose qui n’a pas de valeur, la multiplication par zéro donne toujours zéro... On souhaite donc bon courage à M. Coppé.

 

L'election sénatoriale expliquée à mes enfants

 

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Winter, le 25 Septembre 2011

 «Elections sénatoriales à usage de mes enfants»

Le Sénat, on ne sait pas vraiment à quoi cela sert. Il n’est connu du grand public qu’à travers l’expression « un train de sénateur », mais qui fait  référence à la majesté des sénateurs romains…

A quoi sert le Sénat ?

Contrairement à une idée reçue, le rôle du Sénat est majeur : il constitue, avec l’assemblée des députés (l’Assemblée Nationale) le Parlement, institution qui détient le pouvoir législatif : Le Gouvernement dépose des projets de loi devant le Parlement, qui modifie, adopte ou rejette ces lois. 

Le Sénat n’est pas élu de la même manière que l’Assemblée Nationale : pour cette dernière, chaque français  vote directement pour son député, durant les élections législatives.

Pour le Sénat, c’est différent : Les sénateurs sont élus indirectement, avec une périodicité différente que celle qui concerne l’Assemblée Nationale, par un collège de « grands électeurs », c'est-à-dire certaines personnes qui ont déjà été élues auparavant par les citoyens. Les « grands électeurs » sont les députés, les conseillers régionaux, les conseillers généraux, les délégués des conseils municipaux, et des représentants des français de l’étranger. Les grands électeurs ont obligation de voter lors des élections sénatoriales.

Notons aussi que le gouvernement peut dissoudre l’Assemblée Nationale, mais pas le Sénat.

Comment les lois sont elles votées ?

1)    Le gouvernement propose des lois, les députés font des propositions de loi

2)    Les lois ou propositions sont déposées au Parlement

3)    Le texte est examiné une première fois par une des deux assemblés. (députés ou sénateurs)  Des amendements sont proposés

4)    Le texte est adopté par la première des deux assemblée qui l’a examiné

5)    Il est ensuite transmis à l’autre assemblée

6)    Le projet est adopté quand les deux assemblées se sont mis d’accord

7)    La loi est publiée au journal officiel.

Dans le cas des propositions de loi, la première assemblée est l’Assemblée Nationale. Pour cette raison, la « navette », c'est-à-dire le fait qu’un texte passe d’une assemblée à l’autre, se fait souvent dans le sens Assemblée Nationale vers Sénat.

Que se passe-t-il si le Sénat passe à gauche ?

Si le Sénat passe à gauche, cela signifie que nous rentrons en période de cohabitation, puisque les deux chambres qui élaborent les lois seront en opposition.

Que faut-il pour que le Sénat passe à gauche ?

Il y a 348 sénateurs. L’élection de ce jour concerne un renouvellement de 170 sénateurs et il y a 71 890 grands électeurs convoqués pour voter.

La gauche dispose de 153 sièges aujourd’hui. L’élection étant assez complexe, les projections sont difficiles : Selon la gauche, il faut qu’ils gagnent 19 sièges pour avoir la majorité. Selon la droite, il ne faut à la gauche qu’entre 6 à 15 sièges. C’est dire que les élections seront serrées.

Mais le système est fait pour sur-représenter les petites communes, c'est-à-dire « la France profonde »,  dont les grands électeurs sont assez souvent bien ancrés à droite. C’est pour cette raison que le passage à gauche du Sénat est peu probable, même si la majorité des grands électeurs est de fait à gauche.  Mais l’incertitude provient du faire que 40% de ces grands électeurs ne sont pas encartés.

Un passage à gauche du Sénat représenterait donc un vote sanction dramatique pour le gouvernement, avec pour conséquence dans cette hypothèse que le Président du Sénat, qui sera élu le 1er Octobre 2011, sera alors en opposition avec le président de l’Assemblée Nationale. 

La dernière fois que c’est arrivé, c’était en 47, juste après la deuxième guerre mondiale…

24/09/2011

Le club du Siècle, ou comment le pouvoir menotte l'information

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Winter, le 10 Aout 2011

 «De la maitrise du pouvoir sur la presse»

Vous avez sans doute remarqué que, quelle que soit la chaine de tv que vous regardez où la chaine de radio que vous évoutez, on vous sert toujours la même soupe, à peu près dans le même ordre, de sorte que si vous zappez d’une chaine à l’autre, vous pouvez reconstituer un journal complet.

Est-ce vraiment à cause de l’AFP que nous avons une telle homogénéïté dans la désinformation ?

Chaque quatrième mercredi du mois, se tient à l’automobile club de France, au 10 place de la concorde, la réunion d’un club un peu particulier : « le club du siècle ». Relativement inconnu du quidam, ce club très élitiste, regroupe 580 personnes parmi les gens qui comptent en France, sans vraiment de considération pour leur couleur politique, puisqu’on y trouve aussi bien l’ensemble des patrons du Cac 40 que Jean-Christophe le Duigou, le BHL de Bernard Thibault, le patron de la CGT , Martine Aubry, Nicole Notat, et bien évidemment sa cohorte de ministres et autres personnes de pouvoir.

Alors, pourquoi n’entend on jamais parler de ce club qui édite quatre journaux particulièrement confidentiels, le  « bulletin quotidien », (4775 euros par an l'abonnement)  « la correspondance économique », « la correspondance de presse » « la correspondance de la publicité », chacun à quelques centaines d’exemplaires sans pour autant avoir fait faillite, et ceci … depuis 1944 ?

Tout simplement parce qu’à ce club, on y trouve Colombani, July, Joffrin, Duhamel, Adler, Assouline,  et d’autres, qui viennent ainsi tous les mois prendre leurs directives du pouvoir.

Et que quiconque s’aviserait de se lancer à un grand déballage se verrait exclu sans autre forme de procès de ces gueuletons mensuels, perdant ainsi l’exclusivité des informations de fond publiées par ces fameux petits bulletins édités par la  Société Générale de Presse, informations qui modèlent ce qui sera diffusé deux mois plus tard…

Manque de pot, internet aidant, la liste très discrète des membres du Club du Siècle a fuité il y a quelques mois, puisqu’a fuité sur twitter en février 2011 la liste de tous les membres invités au diner du 27 Janvier 2010. Email, téléphones portables, fonctions tout y figure.

Décidemment, nos hommes de pouvoir ne comprennent pas vraiment bien que le monde a totalement changé depuis 1981 et l’avènement du Personal Computer, rapidement suivi par l’extension de l’internet : La révolution numérique est en marche. Nul ne sait où elle va s’arrêter.

La physique nous change de la politique. Là au moins, ça bouge...

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Winter, le 23 Septembre 2011

 «Vitesse de la lumière»

Mai 2012 est en route, et par les temps moroses que nous traversons, une nouvelle étonnante nous arrive : Des chercheurs auraient mis en évidence que dans certaines circonstances, certaines particules pourraient aller plus vite que la vitesse de la lumière.

 

Conférence de presse de Dario Autiero, de l’institut de physique nucléaire de Lyon, en direct au cern, ce 23 septembre : Il présente un résultat connexe d’une expérience menée depuis 2006. Il s’agit d’émettre des neutrinos, des toutes petites particules tellement légères qu’on a du mal à les capturer, et de tenter de les attraper après une distance de 732  kilomètres. C'est l'objectif initial de l'expérience. Mais, du coup, on mesure leur vélocité. Et ô surprise, ce n’était pas vraiment ce qu’on cherchait : le nutrino prend 60 nano secondes d’avance sur un parcours de 2,4 milli-secondes à la vitesse de la lumière. C’est énorme. Et théoriquement impossible.  Du coup, on s’attelle à vérifier les paramètres de mesure sur les 15 000 détections de neutrinos. Après plusieurs mois de calculs, les incertitudes diverses et variées sur l’expérience cumulent à 10 nano-secondes. Six fois moins que l’écart mesuré… c’est simplement énormissime.

Ce résultat est tellement improbable que le cadre méthodologique a intérêt à être un peu bétonné : Le problème est « simple » :

Einstein a découvert, il y a pas loin d’un siècle, une formule un peu magique qui révolutionna le monde des hommes et celui des guerriers : e = Mc2. Cette élégante équation nous dit que l’énergie d'une particule élémentaire est liée à sa  masse par une constante « c » qui est la vitesse de la lumière dans le vide.

Cette formule s'inscrit dans le cadre d'une théorie de physique fondamentale, " la relativité restreinte" , qui nous enseigne également que la vitesse et le temps sont les deux propriétés d’un même espace qui devient désormais l’ « espace-temps ». Il faut donc, pour circonscire notre espace, non plus trois mais quatre dimensions, avec pour conséquence, certes plus pour les atomes que pour les hommes, que plus on va vite, plus le temps se « rétrécie », et que  « c » est la vitesse limite d’un corps possédant une masse :

 On ne peut l’atteindre, ni même la dépasser, car autant dire que cela deviendrait le bazar : la logique – immuable depuis que l’homme est homme – est que les choses vont du passé vers le futur, dans un temps « relativement » immuable, et non le contraire : c’est qu’on appelle « la flèche du temps ». On peut imaginer que le temps se rétrécisse. C’est un peu compliqué, mais imaginable ; Que le temps ne s’écoule pas, est assez compliqué à se représenter, puisque notre raisonnement lui-même s'inscrit dans le temps... mais qu'il puisse aller à rebrousse-poil défie l’imagination.

 

Or, la conséquence directe de cette découverte, si elle était confirmée, c'est que soit il faut revoir la théorie, inébranlée depuis bientôt 100 ans, soit, en envoyant des trains de neutrinos , on envoie de l'information vers le passé... Cela est proprement inconcevable.

Si l’expérience n’est pas biaisée, cela signifie que « c » n’est pas la constante de la formule d’Einstein, ou que cette formule n’est pas suffisante, ou n’est pas la bonne, ou alors qu’il se passe quelque chose qui ne colle pas dans le voyage des neutrinos. Une  paille, monseigneur car cette formule n’a jamais été démentie depuis presque un siècle.

 

On peut aussi imaginer que le voyage des neutrinos n'est pas celui prévu, qu'ils ont pris un raccourci spacio-temporel  pendant ces 720 kilomètres... et que cette distance, mesurée à grand renfort de précausion méthodologique à 20 centimètres près n'est pas le chemin emprunté par ces particules. Peut être également les neutrinos émis ne sont pas ceux qui sont mesurés à la réception, qu'il s'est passé quelque chose entre le départ et l'arrivée... Toutes les spéculations même les plus farfelus sont permises...

Conclusion de Datio Autiero , après 4 ans d’expérience avec des précautions méthodologiques hors du commun et 6 mois d’analyse des résultats : « Nous ne comprenons pas nos résultats».

Si l’expérience n’est pas biaisée, une nouvelle page de la physique fondamentale s’est ouverte le 23 septembre 2011. Cela devient une date historique.

 

21/09/2011

Les dettes de la Grèce ? Quelles dettes ?

 

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Winter, le 21 Septembre 2011

 «Mai 2012 sans la Grèce ? »

La Grèce est en faillite. DSK propose de rayer d’un trait de plume sa dette. Tout le monde crie : « haro sur le baudet ! » , Fillon en tête - lorsqu’on parle de baudet, derrière ses airs de premier de la classe, le premier ministre n’est jamais très loin.

En vérité, quel est le problème ? La dette des USA est colossale (100% du PBI). La Grèce est à 150% et la France à 85 % (pour mémoire, parmi les critères de convergence du pacte de Maestricht, c’est 60% du PIB…)

Est-ce vraiment dramatique ?

Pas réellement : L’argent-dette est devenu la monnaie d’échange du monde moderne (Confère la crise des sub-primes). Finalement, plus on a de dettes, plus on a de pression sur les pays qui nous entourent… regardez bien la chine : Elle tremble à l’idée de penser que ses colossaux avoirs (exprimés en dollars) ne se dévaluent. Les américains le savent bien, et plus ils s’endettent, plus ils mettent de pression sur le yuan… Jusqu’où iront-ils ?

Ce qui compte, c’est d’effrayer le cochon de payeur (l’européen) avec des termes qu’il ne comprend pas vraiment.

Le vrai enjeu de la dette, c’est la durée de vie du débiteur, pas de celui qui fait crédit.

19/09/2011

DSK incroyable talent

 

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Winter, le 19 Septembre 2011

 «Mai 2012 : DSK out»

Dimanche 18 septembre 2011. TF1. Journal de 20h00. Dsk se fait offrir 20 minutes pour s’expliquer devant les français. Record d’audience battu : quasiment 14 millions de téléspectateurs. Au prix de la seconde de pub, cela fait une belle avance de la part de la chaine privée...

Je n’ai pas regardé.

Bien que l’envie fût grande, je n’ai pas regardé.

Pourquoi ?

Quelque chose me disait que, pour un homme auquel à tort ou à raison on imputait à son immense pouvoir ses supposés et assez minables méfaits, il y avait trop de provocation à s’arroger les deux tiers d’un journal d’une des plus populaires chaines de France pour expliquer une histoire de fesses qui avait mis par terre bon nombre d’espoir, ceux des gens de gauche, qui croyaient encore que DSK était socialiste, et toute sa cour, dont les noms circulaient déjà dans son shadow-cabinet , et qui devraient désormais se trouver ailleurs un porte-feuille : Martine Aubry, Manuel Walls, Pierre Moscovici et bien d’autres…

Quelque chose me disait qu’il valait mieux se taire…attendre gentiment la fin de l’orage, se faire petit, ou mieux, écrire, modestement, dans une tribune à petit tirage – l’exercice scriptural est toujours plus délicat que l’exercice oral tant il oblige à la pesée de chaque mots qui seront lu et relus – et attendre que les réactions se fassent.

Alors je suis resté chez moi au calme sous ma couette.

C’est seulement le lendemain que j’ai vu dans la presse les âneries débitées par DSK. Cela m’a dépité. « j’ai manqué mon rendez vous avec les français ».

L’homme est à terre. Il est défait, décomposé. Il a entraîné dans sa chute ses amis, ses idolâtres, ses fans. Mais il ne s’arrête pas là… il met définitivement Martine Aubry à terre…

Décidément la gauche française est pitoyable…

Sarkozy doit être plié de rire : sans talent, pouvoir battre sans la combattre et avant la bataille une personne qui en a, mais qui s’autodétruit sans effort, que peut-on demander de plus ?

 
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