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24/12/2011

A Fukushima, rayons contre décrets... qui gagnera ?

 

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 Winter, le 24 Décembre 2011

 «Noël au Japon»

 A Fukushima, la situation est enfin sous contrôle : C’est du moins ce que nous dit ce jeudi dernier le très sérieux journal de déinformation « Métro », un quotidien gratuit dont la qualité du contenu éditorial a pour fonction essentielle de vous rappeler tous les jours pourquoi c’est important de payer la presse…

fukushima.JPG

 Ci dessus ce petit article savoureux. Il faudra 40 ans pour arrêter Fukushima, mais tout va bien  puisque le gouvernement japonais a « décrété » l’arrêt des réacteurs de la centrale.

 Mais à  Minami Soma, en plein cœur de la zone sinistrée, les gens se débrouillent : L’Etat a reculé et les habitants sont contraints à la mendicité internationale… Envoyez des boites de sardine et de la confiture à M. Takao ODOME… Grâce au nucléaire, une des plus grandes puissances mondiales est réduite à faire la manche…

 Décrets contre réaction en chaîne, qui de la politique ou de la physique triomphera ?

 Chirac avait dit « que les promesses n’engagent que ceux qui y croient ». Avec les réactions nucléaires, et n’en déplaise à notre très cher ministre Eric Besson, c’est un tout petit peu différent.

 En un an, AREVA a perdu 16% sur le cours de son action : Elle vaut aujourd’hui la moitié moins de son plus haut cours… On voit que dans tout ce bordel nucléaire, finalement, les seuls qui reviennent à des valeurs sures sont les spéculateurs … Comme quoi, il existe un lien bien réel  entre l’économie virtuelle et l’économie réelle… Dommage que l’Etat ait joué avec notre portefeuille, puisqu’AREVA est essentiellement détenue par lui…

 Mais quel monde laisserons nous donc à nos enfants, avec ces hommes politiques complètement irresponsables ? C'est avant tout de ces gens-là dont il faut se débarrasser...


A paris, c'est Noel pour les noirs aussi...

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 Winter, le 23 Décembre 2011

«Les noirs foutent le bordel»

Il est rare d’être au cœur précis d’un événement. C’était mon cas ce soir, aux alentours de 19h00, en ce vendredi 23 Décembre, au RER Nation.

La description de l’enchainement des événement est interessante.

Sur la place de la nation, il y avait force CRS. Je faisais mes emplettes de Noel, mais il devait y avoir un mouvement en faveur ou contre – je ne sais pas exactement – Laurent Désiré Kabila.

Je m’enfile dans le RER en même temps qu’une bande de Zairois qui finissaient la manifestation dans une ambiance un peu potache : On ne parle pas de jeunes fous, mais de gens d’une quarantaine d’année, bien mis de leur personne : Ils descendent les escalators en faisant un peu de Ramdam… mais pas vraiment plus et pas vraiment moins qu’après un match de foot. Ils parlent fort, gesticulent, mais encore une fois, rien d'extraordinaire : L'ambiance est plutôt bon-enfants : A Kinshasa, ont dit que ce sont des "ambianceurs"...

Arrivé sur le quai du RER A, direction Cergy , ils montent dans la rame, et commencent à faire un peu de bazar, bloquent un peu les portes  : Ils sont juste devant moi : nous ne sommes par réellement dans la grande délinquance, mais juste dans un mouvement de foule suite à une manifestation où il y a plutôt de l'allégresse africaine que de la violence et de la haine. N'empêche, cela bloque le départ du train.

Un – et un seul – individu commence à faire le couillon, un peu plus fort que les autres.

Le ton monte rapidement, mais nous restons dans le registre congolais : La fête un peu vantarde, mais sans plus.

Le train attend toujours en gare, cela commence à faire long... Les zoulous tapent un peu le long du wagon, tout cela fait un peu bordel, mais les blacks rigolent tout autour en filmant avec leurs smart phones.

Un abruti tire le signal d’alarme .

La situation se met à dégénérer, mais nous restons toujours sur le mode « grosse foire » sans agression réelle.

Le chef de la station perd son sang froid et appelle de manière un peu affolée dans le micro  les forces de polices : Elles sont à à peine une minute au dessus, à l’air libre : Elles mettront plus d’un quart d’heure pour arriver. Mais pendant ce temps, la situation commence à devenir problématique : les gens qui arrivent, voyant les portes ouvertes, continuent à monter dans les wagons.

Un premier lot de CRS arrive : Ils sont visiblement totalement désorganisés.

Quand aux voyageurs, ils seraient blancs et non pas noirs, on pourrait les qualifier également de singes : Ils font les singes dans le wagon, tapant sur les cotés des wagons, faisant du bruit et ricanant .

Le chef de station continue d'appeler les forces de police, ce qui fait rire tout le monde, puisqu'elles sont déjà là...

Depuis une demi heure, la rame est immobilisée à quai. J’attends que cela se passe : Je n’ai jamais assisté à pareille scène et je me dis qu’en 5 minutes, cela aurait du être réglé.

Mais voila.

Lorsqu’un médiateur aurait désamorcé la situation en moins de cinq minutes, l’arrivée d’une deuxième équipe de CRS, pas plus organisée que la première, sème encore plus la pagaille qu'avant sur le quai.

La situation commence à sentir le roussi : Les singes tapent des mains, et les marsupilamis commencent  à taper du bâton pour s’échauffer.

Et là, il faut reconnaitre le manège bien particulier de quelques personnes zairoises, d’environ 45 à 50 ans, bien mises de leur personne, qui se répartissent assez habilement la tache de tantôt exciter tantôt canaliser les manifestants : Dans ce bordel ambiant, assurément les policiers sont manipulés.

Pendant ce temps-là, j’attends que la rame parte pour pouvoir rentrer chez moi.

La sonnerie retentie : Le train part. Les types dans les wagons font des bras d'honneur aux CRS, mais cela reste encore assez bon enfant. Un type jette par la fenetre une canette de bière à moitié vide sur les CRS en rigolant. Le train  s’immobilise une nouvelle fois après 20 mètres  de déplacement de manière à pouvoir coincer entre deux rangées de CRS sur le quai le wagon qui est chargé de branquignolles.

Cela commence à sentir le gaz lacrymogène. A côté de moi, une mama black met tranquillement sur la bouche de ses deux enfants en bas âge un mouchoir en papier, et fait de même pour elle : elle a visiblement l'habitude des manifestations !

Après environ 45 minutes de spectacle, je décide de trouver un autre moyen pour rentrer chez moi car je me dis que là, je vais vraiment perdre mon temps... Je suppose (j'imagine) que la situation est partie en sucette juste après.

Tout cela aurait pu être réglé en 5 minutes avec une équipe de deux ou trois vrais médiateurs, des gendarmes sérieusement formés, pas des animateurs de centre de loisirs, qui font office de médiateur sur le transilien. Mais cette armée-là n'existe pas en France, car l'Etat à tout intérêt à ce qu'une certaine classe de la population apparaisse en permanence comme fauteuse de troubles.

Dans la suite logique de cet incident qui aurait du normalement être ridicule, le trafic a été totalement paralysé toute la soirée sur la ligne A du RER emmerdant quelque milliers de voyageurs qui avaient hâte de rentrer chez eux. Depuis la gare St Lazare, tous les trains en direction de cergy sont supprimés ; Les voyageurs se reportent sur la ligne Paris-Pontoise qui est totalement saturée...

Dans les hauts parleurs, quelques messages laconiques indiquent que le trafic est perturbé à cause de manifestants sur les voies : Il n’y a jamais eu le moindre manifestant sur les voies, au moins jusqu'à ce que les CRS interviennent - et les seules personnes à avoir foutu le bordel étaient une bande de zairois qui ont crus que Paris, c’était Kinshasa. 

Comme disait la chanson "tout ça à cause d'un poisson rouge"

Vraiment, notre société ne tourne vraiment pas rond.

 

22/12/2011

Du bon usage du service public

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Winter, le 22 Décembre 2011


«On ne dira jamais assez de bien du service public»


La crise et l’âge aidant, j’ai remisé par devers moi mon téléviseur : Je ne regarde plus Roger Gicquel pleurer sur ses chaussures ; Il pourrait être feu, je n’en sais rien et n’en ai cure, et c’est aussi bien comme cela.


Comme il me faut malgré tout conserver une fenêtre ouverte sur mes concitoyens, j’accoustique quotidiennement mon appareil de TSF.


Et c’est toujours avec délectation que j’écoute France Culture, qui est une source intarissable de choses intelligentes. Les joies du podcast font qu’il est désormais possible d’écouter lorsqu’on le souhaite les émissions qui passent à des heures où le commun des mortels accuse une universelle et bien humaine tendance à préférer prendre son pied dans les bras de Morphée, aussi c’est plutôt en différé que je m’enculture.


Mais voici que l’autre jour, les hasards d’une visite client à proximité de mon domicile conjuguée à un réveil tardif consécutif à une arrivée de même la veille me firent attraper en temps réel , quasiment au sortir de la salle de bain, un peu avant 8h00, l’antépénultième phrase de ce qu’il convient de qualifier de petit bijou littéraire – j’ai nommé la chronique de Philippe Meyer. Eh oui, si je devais ne savoir écrire qu’une seule chose assurément, ce serait pour être nègre de ce monsieur Meyer, mais je crains qu’il n’ait besoin d’un homme de l’ombre tant il faut bien reconnaitre que ses chroniques sont lumineuses.


Donc, disais-je , je ne pus saisir que la dernière phrase de ce petit plaisir matinal : Il parlait assurément avec une dérision certaine du progrès social, terminant ainsi sa chronique par une phase que je ne puis citer que de mémoire, et qui disait en somme « comme disent dans les bus les chauffeurs : « avancez vers l’arrière » ».


Arriver à ce point, en une seule et particulièrement liminaire phrase,  à plonger l'auditeur qui n'a  put auditer dans le contenu d’une chronique qu'il n’a pas entendue tout en lui donnant l'impression qu'il la suivait pourtant depuis le début, ce n’est plus seulement de la littérature, c’est du génie !


Si je puis me permettre, je vous souhaite le bonjour !

12/12/2011

Avec Chirac, c'était "abracadabrantesque". Maintenant, c'est "Cauchemardesque"

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Winter, le 12 Décembre 2011

«Ou est passé la part du rêve ? »

Quatre ans plus tard, on relit le programme de l’UMP. On le relit car on ne l’avait pas bien lu au début. On ne l’avait pas bien lu car on était dans le rêve, l’irréel. Alors, on le relit, et on se dit : « mais bon sang, c’est pas possible ! »

C’est pourtant oui, c’est possible ; Il nous l’avait bien dit : c’était possible ; tout devenait possible.

Mais déjà dans le programme, alors qu’il n’était pas encore élu, les tournures de phrases étaient pour le moins surprenantes.

Quinze phrases, quinze phrases seulement, et déjà un français approximatif. On n’avait pas bien vu, au début, car finalement, ce qui nous intéressait, c’était de croire à nos rêves.

En fait, tout était déjà annoncé. Il suffisait de lire, mais nous, on ne voulait pas lire. Et puis en relisant, on se dit : « Mais que nous est il donc arrivé, qu’est il arrivé à notre République ?»

Tenez, par exemple : « Mettre fin à l’impuissance publique.» C’était la première proposition. La plus importante pour beaucoup de français qui croient en l’état providence ; la plus importante pour ceux qui croient que l’état est là pour protéger le faible et soutenir l’entrepreneur. Car l’Etat, c’est la puissance, et mettre fin à l’impuissance publique, cela semblait un axe fort d’action, tellement séducteur... Quel républicain serait contre ?

 Mais voila, jamais sous la Vème république l’état n’aura autant reculé que durant ce quinquennat. Et le président lui-même s’interrogeant publiquement dans une tirade complètement incompréhensible qui restera culte et qui fit en son temps les délices du petit journal illustra lui-même l'impuissance de la République. S’il fallait qu'un seul exemple de ce qu'est un aveu d’impuissance, on retiendra sans aucun doute cette tirade sur le pouvoir « de dire oui, heu non, car les deux pouvoirs d’équilibre dans un mouvement (etc…) »

 En numéro deux, on avait « Une démocratie irréprochable ». Les scandales se succèdent et se ressemblent. Les votes des lois clefs se font en catimini pendant les vacances. Là, on ne constate pas de grands changements : Les préfets fantômes sont nommés sur les deniers de l’état aujourd’hui comme hier, et bientôt, on apprendra qu’un flux ininterrompu d’argent liquide en provenant des états africains arrose copieusement notre belle terre de France. Les juges sont faits et défaits du fait du prince, des « raccourcis opérationnels » existent dans a peu près tous les processus de décision.. On se gausse de l’Italie qui se voit imposer un premier ministre sans passer par les urnes. Mais est-on vraiment mieux en France ?

 Il nous avait dit aussi qu’il allait  « vaincre le chômage ». Là, inutile de discuter et passons rapidement à la promesse numéro cinq ; c’était : « Réhabiliter le travail ». Que dire ? Que penser ? Le capital n’a jamais été autant apprécié qu’aujourd’hui ! Les profits de France Télécom sont énormes, pendant que les travailleurs se suicident, les banques étranglent littéralement leurs clients. Pour rationnaliser leurs charges les entreprises comme les communes suppriment tous les emplois non qualifiés, mettant ainsi complètement en panne l’ascenseur social. C’est cela, la réhabilitation du travail où est-ce encore les travaux d'intérêt général ou il n'y a personne pour encadrer les délinquants ?

 Il y avait aussi la volonté  de « répondre à l’urgence du développement durable ». C’était la proposition numéro sept. Celle-là, on ne sait pas trop ce qu’elle veut dire. Tout ce qu’on sait, c’est que Fukushima est passé par là et que cet « incident » n’a pas effrayé Eric Besson…

 La proposition numéro huit : permettre à tous les français d’être propriétaires de leur logement. Oui mais voila, lorsqu’on se ballade dans le nord, dans certaines villes sinistrées, on voit des pancartes « a vendre » un peu partout : Les français qui ont la chance d’avoir un logement sont propriétaires de dettes, et les seuls bénéficiaires sont les crédits hypothécaires. En vérité, nous sommes exactement dans le contexte des subprimes où les banques octroient des prêts sur les valeurs très hypothétiques des biens achetés avant la crise . Et  en 2009, l’accession à la propriété était au plus bas depuis 15 ans. En revanche, la loi Scellier a permis une augmentation de l’investissement locatif...

 Dans la neuvième proposition, l'UMP nous proposait de  « transmettre les repères de l’autorité et du mérite ». ça a tellement bien marché qu’à Lyon et à Lille, les flics se sont transmis les repères de l’autorité et du mérite entre-eux sans doute avec des présents sonnants et trébuchants en guise d’accompagnement. Alors forcément, maintenant, dans les Banlieues, ils veulent faire pareil, puisque c’est ce qu’on leur a promis : Les repères de l’autorité et du mérite : Tu me donnes un gramme, je te donne un gramme…

 La proposition numéro dix, quand on la relit avec le recul d’un quinquenat, elle est assez marrante : «Une école qui garantit la réussite de tous ». Là, d’un seul coup, sans que l’on sache pourquoi, on passait du style énumératif à l’infinitif  à une phrase abortive, non finie, sans verbe, une phrase orpheline de son action, en somme… Sur le coup, on n’avait pas remarqué que ce n’était pas du français, cette énumération. Mais maintenant, en relisant, on se dit que c’est un peu normal : on ne sait jamais ce qu’il convient d’en faire, des étudiants. Du coup, on se dit comme cela : Tiens ! pour garantir la réussite pour tous, on va augmenter sévèrement les droits d’inscription à la faculté ; on va aussi essayer d’augmenter la TVA de la cantine, dès fois que ça passe. Ainsi, ceux qui avaient déjà du mal à manger auront aussi du mal à digérer. Le petit plus, ce sera de dérembourser les médicaments de confort tout en augmentant les mutuelles, ainsi seuls les plus forts vaincront et on donnera raison à Darwin.

 En numéro onze, il s’agissait de « mettre l’enseignement supérieur et la recherche au niveau des meilleurs mondiaux ».

 Et oui, l’idée était excellente, sauf que dans les faits, la recherche a fait un recul tellement spectaculaire en quatre ans qu’il vaut mieux aujourd’hui faire boucher-charcutier que chercheur, la situation a meilleur avenir. Tiens, voila du boudin…

 Il fallait aussi « sortir les quartiers difficiles de l’engrenage de la violence et de la relégation ». Bon, je vous laisse juge, les casses en banlieux passent et se ressemblent...

 Le treize, le chiffre qui porte bonheur – on est superstitieux quand on est de droite, c’était  « Maîtriser l’immigration ». Pour exemple, notre bon suzerain a marié une italienne…Il a eu raison car tout le monde sait que l’immigration est la seule solution qui permettra de régler le problème de la baisse de natalité des baby-boomers : il a donné de sa personne; en plus, grâce au plan Elzheimer, il sera encore en bonne santé pour faire sauter sa future ado sur ses genoux...

 La proposition numéro quatorze, c’était « De grandes politiques de solidarité fraternelles et responsables ». Rien à redire la dessus, puisqu’on n’a rien vu. Les grandes politiques fraternelles ont failli couter leur budget aux restaus du cœur : ils ont encore deux ans de sursis ; on en reparlera en 2014…

 Mais la plus dure, c’était la quinzième : « Fiers d’être français ». C’est sur qu’on est tous fiers d’être français, bien qu’on n’y soit pas souvent  pour grand’chose. On est fier un peu comme le coq, notre emblème, qui chante lorsqu’il a les deux pattes dans les fientes de poule.
On voudrait être fier, dès le réveil, mais on a du mal. On a même de plus en plus de mal.

 Quand on relit tout cela, c’est désolant, et on a vraiment du mal à retrouver sa part de rêve…

 Alors, soyez réalistes, demandez l’impossible…Il vous reste encore 5 mois.



 

06/12/2011

Paroles, Paroles

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Winter le 3 septembre 2009, réédité le 5 décembre 2011

Petit rappel sur les quinzes piliers du programme électoral de Nicolas Sarkozy.

On pourra utilement imprimer ce petit document pour le compléter dans le train.

Les copies seront relevées au terminus.

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PROGRAMME POLITIQUE DE L'UMP POUR 2007

Fait   En cours   A faire Sujet
          1. Mettre fin à l'impuissance publique
           
          2. Une démocratie irréprochable
           
          3. Vaincre le chômage
           
          4. Réhabiliter le travail
           
          5. Augmenter le pouvoir d'achat
           
          6. L'Europe doit protéger dans la mondialisation
           
          7. Répondre à l'urgence du développement durable
           
          8. Permettre à tous les Français d'être propriétaires de leur logement
           
          9. Transmettre les repères de l'autorité, du respect et du mérite
           
          10. Une école qui garantit la réussite de tous les élèves
           
          11. Mettre l'enseignement supérieur et la recherche au niveau des meilleurs mondiaux
           
          12. Sortir les quartiers difficiles de l'engrenage de la violence et de la relégation
           
          13. Maîtriser l'immigration
           
          14. De grandes politiques de solidarité, fraternelles et responsables
           
          15. Fiers d'être français

04/12/2011

Bolloré, de marchand de bois à vendeur de piles

Winter, le 4 décembre  2011

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«La voiture électrique»

On commence à parler sérieusement de la voiture électrique. Les performances de certaines batteries permettent maintenant d’envisager des parcours au delà de 200 kms. Qui s’intéresse à la motorisation ne peut que constater le rendement dérisoire des moteurs à explosion, incomparable avec celui du moteur électrique. Tout e cette énergie qui se perd, on le retrouve en poussière, en résidus de graisses, en bruit etc… dans nos villes. Le moteur électrique est propre, infiniment plus puissant et plus servile…

Reste le problème du stockage de l’énergie électrique, qui sera l’enjeu majeur du siècle à venir. Toujours la même histoire depuis que l'homme est homme : c'est la guerre du feu...

Bolloré l’a bien compris. En vrai industriel, il a construit une stratégie sur ce concept. Pourquoi ?

A la base, c’est un marchand de bois. Avec le bois, on fait du papier.  La maitrise de la technologie du process continu qu’est l’industrie papetière l’a conduit à faire du film plastique.

Mais que peut on faire avec du film à part emballer les bottes de paille dans les champs ?

Et bien, des batteries … car une batterie LMP ( lithium-metal-polymere) de Bolloré n'est ni plus ni moins qu’une sorte de sandwich de cinq films traités spécialement et pliés en accordéon ! Et les batteries, cela représentera dans le futur un budget mensuel par foyer aussi important que l’est aujourd’hui le budget carburant. Il faut donc être présent sur ce marché le premier.. Et pour cela, il faut vendre des batteries…

Mais pour vendre ces batteries, il faut faire des voitures… Et Bolloré a concu la Blue Car…

Le raisonnement industriel est particulièrement intéressant, mais il pourrait être compromis

Les batteries du futur ne fonctionneront sans doute  pas comme aujourd’hui où la batterie LMP est une reproduction améliorée de l’accumulateur classique au plomb : Il est plus vraisemblable qu’au lieu qu’elles soient des produits fabriqués à partir de process continus, elle seront faites de nano-condensateurs, donc des produits issus d’un croissement entre l’électronique et les nano-technologies. Et là, il s’agit d’une toute autre technologie.

 Mais entre temps, Bolloré aura sans doute acquis la maitrise de tout de qu’il y a autour de la batterie…

Etonnant, non ?

03/12/2011

brève de comptoir à l'UMP.

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Winter le 22/11/2007.

Le contexte : Nous sommes en 2007.  Sarkozy vient de passer. Les bobo de droite sont au pouvoir, les dents affutées.  Après le boulot, rue la Boëtie, à deux pas du siège de l'UMP, le curieux peut assister à des scènes dignes du Lutétia de la grande époque...

Entendu dans un bar de la rue de Ponthieu, à quelques encablure du siège, cet échange, le soir après le boulot et quelques verres de blancs, entre deux quadra bien mis de leur personne et une blonde pulpeuse qui essaie de se faire une place dans ce beau monde entre ces deux cocos, et à cette fin la ramène à tous propos, sur tous les sujets.  Le verre à la main, j'écoute comme on tendrait un appareil photo

Réplique du premier au deuxième, en désignant la fille :

  « Celle-là, depuis qu’elle a passé ses vacances dans un club échangiste, elle a une faculté incroyable pour sauter d’un sujet à l’autre. »

 

Le métro à l'heure des SDF

Winter , le 23 Mars 2006 

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"Une simple erreur d'appréciation

Potron-minet, gare Saint L azare, Vendredi matin . Station de métro ligne 13 direction Châtillon .

Pas grand monde à cette heure. Normal. Le Parisien qui n’est pas parti en week-end reste encore au lit si tôt matin. Le parisien est un citadin qui s’apprécie in situ du lundi au jeudi, de préférence aux heures ouvrables. Le reste du temps, le Parisien est soit au lit, soit à Deauville, soit encore à la noce. Pour l’heure, on croise uniquement les noirs, les ouvriers, les travailleurs. L’écrin de béton du métro sorte lascivement  de sa torpeur nocturne. Quelque éclat d’une toux caverneuse suivi d’un bruit de crachat glaireux qui vient finir sa course sur goudron fraîchement balayé  émaille le brouhaha encore timide du quai. Odeur d’urine et de cigarette mal éteinte de la veille. Le jour se lève. C’est l’heure des pauvres.

Accroché au fait d’un poteau dans son coffre laqué noir, le panneau indicateur rappelle de ses lettres lumineuses au chaland encore endormi que pour ce jour encore, il pourra bénéficier de tous les services de la RATP. Pas de mouvement social en vue ; prochaine rame dans une minute quarante.

Un mouvement social est une période qui – très paradoxalement - se caractérise par l’immobilisation de la société. Plus la mobilisation est forte, plus le mouvement est important est plus l’immobilisation est forte.

La technologie mise en œuvre dans ce panneau lumineux qui, tel un oracle antique, peut,  dans les temps aussi troublés que nous vivons,  prédire l’avenir avec une précision si redoutable,  force l’admiration.

Encore une minute vingt à attendre.

Sur le sol, à la naissance de la voûte, comme dans la plupart des stations parisiennes, les ingénieurs ont ménagé de manière fort habile  une petite rigole d’un dizaine  de centimètres de large sur 3 à 4 de profondeur : L à, les armées de l’ombre, ces rois de la propreté,  hommes et femmes le plus souvent noirs, assez régulièrement dans une situation qui souvent ne l’est pas, ces hommes et ces femmes que l’on rencontre dans le tout premier train de banlieue du matin, celui dont le pantographe en hiver fait fondre la première glace de la caténaire . ,  à la main le petit sac de toile contenant l’indispensable et économique casse-croûte, parfois  voyageant pour les plus habiles d’entre eux dans le compartiment vélo en compagnie de leur petite reine , car à cette heure, c’est le système « D » qui prévaut pour rejoindre son lieu de travail, ces hommes et ces femmes équipés d’un balai de plastique au longues et souples palmes vertes  que des équipes entières de marketing ont conçu , velléité dérisoire, avec pour ligne directrice le vœux d’imiter le  traditionnel balai de genet des cantonniers de notre enfance, ces hommes et ces femmes de l’ombre peuvent y chasser d’un geste indispensable, ample et cadencé les résidus que des voyageurs peu précautionneux ont plus ou moins lâchement abandonné au sol  : Tickets usagés, étuis de cigarette vide, peigne de cheveux, élastiques, papier et toute une kyrielle d’objets tous plus improbables les uns que les autres .

Prochaine rame dans une minute dix.

C’est dans ce petit caniveau que  tard dans la soirée, les hordes de sans abri iront soulager leur vessie par trop chargée du mauvais vin des épiciers noctambules, et qu’au petit matin, les derniers fêtards parisiens y viendront épandre  la jardinière acidulée de  leurs estomacs retournés comme des peaux de renards .

Une minute d’attente .

Pour l’heure, cette rigole est encore pratiquement vierge.

Adossé contre le mur  de la station, notre homme, fait du surplace et en profite  pour y coincer régulièrement  le talon de ses brodequins de marche. Il est antillais, ghanéen, capverdien peut-être.

Il a trente cinq ou quarante ans maximum.

Son visage mat, soutenu par une élégante barbiche soigneusement taillée et peignée est calme. Son regard alternant de gauche à droite semble répondre à des impératifs de contrôle d’une situation qui se déroule sans heurt.

Campé très volontairement sur ses deux jambes, dans la lignée des conquérants d’espaces sauvages, il porte un jean légèrement défraîchi, mais propre,  une parka de sport assez ample bleue marine parée de grandes poches plaquées sur le devant et surmontée d’un col qui lui couvre bien le cou. Son manteau légèrement entr’ouvert laisse deviner une chemise de jean boutonnée jusqu’en haut du col. Avec son air tranquille et ses chaussures montantes,  promptes à supporter de longues et harassantes stations debout, il a tout le nécessaire du fonctionnaire de la RATP.

Sur le haut de la manche gauche de sa veste de nylon, la broderie d’une improbable  latitude et d’une non moins improbable  longitude masque difficilement le fait que l’expédition la plus australe que notre homme ai sans doute jamais diligentée s’arrête probablement à la porte d’Orléans.

Encore quarante secondes à attendre.

On entend sourdre des entrailles de la terre, d’abord timidement puis de plus en plus perceptiblement le bruit de la étreinte métallique des boggies sur les rails . L e coup d’œil prompte  et précis, notre homme porte son regard par delà la fin du quai opposé, vers l’endroit ou les rails viennent mourir dans la pénombre du souterrain naissant, juste au dessus d’une pancarte émaillée qui rappelle au profane les limites du domaine de l’usager, en direction des indicateurs lumineux aux significations sans doute limpides pour le professionnel de la profession mais de toute évidence totalement incompréhensible pour le commun des mortels .

Il conserve dans sa main droite un crayon à papier de type 2B soigneusement taillé et prompt à servir tandis que sa main gauche  – tel celle d’un journaliste prêt à prendre des notes – tient précautionneusement un épais carnet dont les nombreuses pages passablement décalées et écornées  à force d’être manipulées sont recouvertes de manière méthodique de rangées scrupuleusement  alignées de petits numéros.

Il fait froid dans cette station qui pour l’heure ne bénéficie pas encore du nombre  pour y faire monter de quelques degrés la température ambiance, aussi, pour se réchauffer, notre homme se balance alternativement d’un pied sur l’autre. Pied gauche, pied droit, pied gauche, pied droit.  C’est qu’entre deux rames, le temps paraît bien long. Et comme il faut bien faire quelque chose, a chaque fois qu’il vient à s’appuyer sur un pied, il tape deux fois très rapidement et très discrètement son talon derrière la marge de la rigole ; Pied gauche tic tic, pied droit tic tic, pied gauche tic tic….

En fonctionnaire zélé,  immobile, il scrute avec minutie l’entrée du tunnel, rythmant de ses pieds engourdis un temps qui a du mal à passer: Pied gauche tic tic, pied droit tic tic, pied gauche tic tic….

A l’apparition de la rame, il stoppe son surplace et note dans sa colonne de chiffres quelques numéros, probablement la référence du train qui apparaît en lettres lumineuses  au frontispice de la motrice. Puis il récapitule méticuleusement en repassant par un pointage du  bout de son crayon si  bien affûté l’ensemble des inscriptions depuis la première rangée de la colonne.

Du travail précis, effectué dans le calme, du travail soigné, du travail bien fait.  Voici qui force le respect, voila ce que le monde entier nous envie dans nos chemins de fer et qui  nous permet de vendre notre TGV aux japonais : l’art de la belle ouvrage.

Les portes s’ouvrent, les quelques voyageurs montent, tandis que d’autres descendent, les portes se ferment , la rame repart. Notre homme ferme son carnet et se remet en mouvement Pied gauche tic tic, pied droit tic tic, pied gauche tic tic….

Les trains doivent être à l’heure : En l’absence de mesure de résultats, comment juger de l’impact d’une action sur une organisation globale ? Et pour qu’un service soit efficace, il convient d’en mesurer et d’en suivre précisément les effets , en terme de résultat : ponctualité, disciple, régularité, amour des choses bien ordonnées. Voici ce qui manque en France. Il faut remettre la France au travail, à l’image de ce fonctionnaire qui effectue consciencieusement un travail qui n’est pas forcément très gratifiant.

-         Pied gauche tic tic, pied droit tic tic, pied gauche tic tic….

-         Une nouvelle rame arrive.

-         Les portes s’ouvrent

-         Les voyageurs montent et descendent

-         Notre homme s’immobilise

-         Ouverture du carnet

-         Ecriture

-         Les portes se ferment

-         Récapitulons en comptant depuis le haut de la colonne.

-         Fermeture du carnet

Un je-ne sais-quoi dans l’attitude de ce fonctionnaire ne colle pas et m’intrigue. Peut être est-ce simplement le fait que j’entr’aperçoive au dos du petit papier sur lequel  il écrit en s’appuyant sur son carnet qu’il s’agit d’une note de fast-food.

Et tandis que notre homme reprend son manège, pied gauche, pied droit, je décide de laisser passer quelques rames en sa compagnie sur le quai devenu maintenant désert.

-         Pied gauche tic tic, pied droit tic tic, pied gauche tic tic….

-         Une nouvelle rame arrive.

-         Les portes s’ouvrent

-         Les voyageurs montent et descendent

-         Notre homme s’immobilise

-         Ouverture du carnet

-         Ecriture

-         Les portes se ferment

-         Récapitulons en comptant depuis le haut de la colonne.

-         Fermeture du carnet

Image d’une société dont les individus sont broyés par des activités sans intérêt, ce processus qui se répète invariablement trahit plus probablement l’absurdité d’une tâche dont un fonctionnaire perdu dans le fond d’un obscur bureau a ordonné l’exécution au seul motif qu’on le lui avait à lui-même demandée.

Au pied de notre homme, des effets personnel : une sacoche dans laquelle le cadre de bureau y met usuellement un ordinateur portable, et qui contient sans doute le matériel nécessaire au contrôle des titres de transport ainsi que les divers horaires indispensables à une bonne synchronisation des opérations ferroviaires, un sac à dos de petit format semblable à ceux que les adolescents portent invariablement en toute circonstance, un attaché case d’un modèle bien ancien, et quelques sacs en plastique jaune dont l’un d’entre eux, sanglé par des sandows élastiques, trahit finalement l’appartenance de notre homme à la cohorte des miséreux, qui, bagages aux bras, hantent au petit matin les quelques rares endroits de la capitale ou l’on peut se sentir pour quelques temps à l’abri de morsure d’un froid qui tard à disparaître dans l’hiver finissant, et ou bientôt la présence de la foule permettra de camoufler sa propre solitude.

-         Pied gauche tic tic, pied droit tic tic, pied gauche tic tic….

-         Une nouvelle rame arrive.

-         Les portes s’ouvrent

-         Les voyageurs montent et descendent

-         Notre homme s’immobilise

-         Ouverture du carnet

-         Ecriture

-         Les portes se ferme

-         Récapitulons en comptant depuis le haut de la colonne.

-         Fermeture du carnet

J’observe.

Que note-t-il sur son carnet ?

Je ne sais pas.

Peut-être tente-t-il pas une incertaine intercession divine de trouver à travers l’ordonnancement des métro la prochaine combinaison gagnant du loto ?

Plus vraisemblablement notre homme est psychotique, et , en l’absence de toute contrainte, il s’est investi d’une improbable mission.

Combien noircira-t-il calmement de pages avant qu’on s’intéresse à lui ? Sans doute cela n’est il même plus son problème. Il s’est construit un univers orthonormé ou lui-seul s’y retrouve.

Loin des débats sur le CPE, vraisemblablement sans travail, sans abri, sans famille, au ban de la société,  il n’existe socialement plus ,  pas même  pour les statistiques. Il  s’est trouvé là une raison de vivre. Au rythme d’une gymnastique précisément cadencée, il attend, évalue, scrute, compte, vérifie et note des chiffres dont lui seul détient l’explication.

Paris - 23 Mars 2006

 

 

Le respect du aux anciens

 http://www.mai2012.fr/

 Winter, le 2 Décembre 2011

 «Une simple erreur d’appréciation»

 Le métro est bondé, hier, sur la ligne 5. Sur la plate-forme, le dos appuyé à la porte opposée à la porte de sortie, une vieille femme peine. Elle est chic, poudrée, soignée. Sa tête est discrètement secouée de ces petites convulsions périodiques qui trahissent le grand-âge. Elle jette régulièrement un œil réprobateur à une jeune fille juste à côté d’elle qui , malgré l’affluence, peu profiter d’un strapontin. Un colosse noir arrive, la bouscule sans s’en rendre compte. Elle vacille et se raccroche à la barre centrale tandis que son visage fripé se tord en un rictus silencieux.

 Ne supportant pas moi-même la station debout, je compatis avec cette pauvre femme à laquelle aucune personne alentour ne songerait à proposer son siège. Les gens sont particulièrement peu respectueux des anciens. Aujourd’hui, il n’y a guère que les jeunes musulmans pour laisser un siège aux vieux : Dans leur culture, la préséance due à l’âge est encore une valeur.

 Mon esprit vagabonde sur ce thème durant les vingt minutes de métro qu’il me reste. Je pense à me lever pour laisser ma place, en faisant la leçon aux petits jeunes â côté. Mais c’est vrai que moi aussi, j’ai odieusement mal aux jambes. Le train avance. On arrive à St Lazare.

 La vieille sort de la rame en m’emboitant le pas. Arrivé au pied de l’escalator, qui doit nous faire remonter sans peine sur trois volées d’escalier, on ne peut que constater qu’il est en panne et qu’il va nous falloir remonter à pied.

 Ce sont les aléas de la vie parisienne. Je pense à cette pauvre vieille qui non seulement vient de se faire vingt minutes de voyage sans que personne ai fait cas de son grand âge et qui va devoir maintenant escalader un escalier sans fin.

 Dans la cohue de cette fin de journée, J’empoigne la rampe et commence à monter avec la vitesse d’un cinquantenaire boiteux.

 Derrière moi, au pied de l’escalier, la vieille râle en me passant devant. Devant mes yeux, j’aperçois sous une combinaison de dentelle d’un autre âge une paire de vieux mollets décharnés qui avalent deux par deux les marches de l’escalier, et la font arriver en haut lorsque moi-même n’en suis qu’au tiers...

 Voila. On se fait souvent des films avec rien. ( ce n'est pas la première fois !)

 Comme dit le proverbe : « Regardez les choses du point de vue même des choses, et vous verrez leur véritable nature ; regardez les choses de votre propre point de vue, et vous ne verrez que vos propres sentiments ; car la nature est neutre et évidente, tandis que vos sentiments ne sont que préjugés et obscurités »

 

02/12/2011

Les bijoux de Sarkozy sont mes bougies

 http://www.mai2012.fr/

 Winter, le 29 Novembre 2011

 « le retour à l’ère de la bougie »

 Sarkozy dans le débat interne au niveau du PS sur l’opportunité de l’abandon de l’énergie nucléaire à court terme avait apporté un élément de réflexion majeur : Que ceux qui veulent retourner au moyen âge et revenir à l’ère de la bougie lui jette la première chandelle.

 C’est qu’au moyen-âge, on s’éclaire à la bougie, enfin, pour les plus riches car les pauvres s’éclairent à la chandelle, qui , elle, est faite non pas de cire d’abeille qui est un matériau trop onéreux mais de suif, c'est-à-dire de graisse animale.

  Et les paysans – qui ne sont pas propriétaires de leurs terres – ont toutes sortes d’impôts dont les principaux sont la taille, destinée a payer la protection du seigneur – car en ce temps, le seigneur protège - ,  le champart et le cens qui sont des taxes, l’une proportionnelle et l’autre fixe, sur les récoltes. Dans cet inventaire à la Prevert, on trouve également le fermage, taxe elle aussi assise sur la récolte, la gabelle, impôt sur le sel au roi et la dime au clergé.

 Les nobles sont exempts de taxe puisqu’ils ont « le don du sang ». Ils partent à la guerre. Quand au clergé, lui, il donne ce qu’il veut.

 Toute une époque ! Aujourd’hui, madame Bettancourt et son coquin de gendre, avec la complicité de la femme de notre ancien prélat de Bercy, Eric Woerth, fraudent le fisc dans des proportions jamais vues. C’est un exemple… ils sont tellement nombreux…

 Et voila qu’avant-hier, les députés adoptent en première lecture un impôt visant à taxer les terres des paysans indépendamment de leurs récoltes, impôt tout à fait inédit dans l’histoire de la fiscalité française depuis le moyen âge.

 Et hier, ils votent un autre impôt consistant à taxer les paysans sur la réutilisation d’une année sur l’autre des semences brevetées, une sorte de droit d’auteur, non pas recouvré directement par ce qu’on pourrait imaginer comme une sorte de « sacem » agricole – c'est-à-dire en fait Monsanto - mais simplement prélevé par le fisc – c’est tellement plus simple – pour le bénéfice des multinationales.

 Pour préciser la pensée de notre bon Suzerain, ce n’est plus à l’ère de la bougie que nous revenons mais bien à celui de la pierre taillée.

 On peut se poser la question assez naïve de savoir ce qui se cache derrière la volonté ainsi affichée d’exacerber de dangereuses tensions au sein d’un monde agricole déjà bien bousculé par crise, mais qui vote assez traditionnellement vers l’extrême droite ; A quelques mois des élections, la réponse n’est pas très compliquée à trouver.

 Alors oui, il faudrait revenir à la bougie, rétablir la gabelle, la taille et le cens. La dime irait au clergé et les nobles – vrais ou faux, soyons magnanimes - seraient dispensés d’impôt. Cela arrangerait certainement,  Les Sarkozy de Nagy Bosca, les Gallouzeau de Villepin et les autres… Mais nous autres, pauvres péans, n’oublierions alors pas de leur réclamer « l’impôt du sang », comme à l’ère de la bougie…

 A force de tirer sur la ficelle, c’est peut-être ce qui risque de leur arriver…Et ce ne serait que justice…

 

 
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