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11/08/2011

La luttes des classes n'est un combat d'arrière garde que pour ceux qui sont intéressés à ce qu'elle le soit, pas pour ceux qui en ont besoin.

Winter, le 11 Août  2011

www.mai2012.fr

«DSK, la confiture de vieilles roses, le commerce des menhirs, les élections présidentielles : quelles perspectives à gauche ? »

Chaque jour qui passe nous révèle d’avantage la face cachée de DSK. Cet homme a un vrai problème. Personne ne saura réellement ce qui s’est passé dans la suite du Sofitel au mois de Mai, mais il est vraisemblable que ce fût suffisamment grave pour blesser Naffisatou Diallo.

Que DSK fût un jour de gauche, seuls les naïfs peuvent encore le croire ; quoi qu’il en soit, il est sur que l’on a perdu la personne qui pouvait réellement nous débarrasser de Sarkozy.

Le gros avantage de cette situation est que,  les cartes étant totalement redistribuées pour les élections présidentielles de 2012 et faut d’avoir un candidat prêt à cuire, la gauche française va devoir un cuisiner un nouveau.

Pour ce type de cuisine, il faut oublier la confiture de vieilles roses : elle ride avec le temps.dsk,élections présidentielles,mai 2012,ps,holla,nde,aubry,royal,eelv,quel candidat pour 2012

Le génie de Mitterrand, c’est d’avoir fait le coup du programme commun. Le génie de Sarkozy, c’est d’avoir copié Mitterrand.

Mais aujourd’hui, à gauche, ne cherchez pas les idées, elles se font rares; ne cherchez pas le programme, il n’est pas au menu ; ne cherchez pas le leader, vous trouverez au mieux un contre-maître.

Depuis que la société des hommes existe, elle repose sur des échanges - pour une grand partie commerciaux - de biens manufacturés ou de services. La société se retrouve ainsi divisée en cinq castes qui se recoupent ou superposent parfois plus ou moins, selon les époques ou les organisations sociales : Il y a ceux qui possèdent les haches pour tailler les dsk,élections présidentielles,mai 2012,ps,holla,nde,aubry,royal,eelv,quel candidat pour 2012menhirs, ceux qui se sont approprié les carrières, ceux qui taillent les menhirs, ceux qui vendent les menhirs et au final ceux qui les achètent  (j'omets  sciemment la caste des bardes ainsi que celle des druides, c'est une autre histoire, qui mériterait un développement complet à elle toute seule)  ; en d’autres termes, on trouve ceux qui possèdent l’outil de production, ceux qui possèdent la matière première, ceux qui transforment la matière première , les fournisseurs et clients. On peut retourner la question dans tous les sens, si on a besoin d’un menhir,  on trouvera au moins ces cinq rôles dans la chaine d’approvisionnement. Et cela marche aussi bien avec des produits comme les menhirs, les osties, les médicaments, les missiles nucléaires, ou des services de toutes nature, depuis l'équipier du Mc Donald  jusqu'au rabbin.

A chaque étape dans le processus de la transformation d’un besoin en service ou  produit de consommation, il y a création de valeur : Celui qui identifie une opportunité commerciale crée de la valeur, celui qui la transforme en un prospect crée de la valeur, celui qui transforme le prospect en client crée de la valeur, celui qui apporte la matière première crée de la valeur, celui qui apporte sa force de travail crée de la valeur, celui qui vend crée de la valeur... et celui qui taxe le tout crée également de la valeur... : Le commerce est donc un beau cercle vertueux.

Dès lors que l'on parle du partage de la valeur ajoutée qui se promène avec le produit ou le service et enfle au fure et à mesure de l'avancement de la chaine de distribution, on constate que chacun des contributeurs tend à se retrouver en conflit avec les quatre autres,  : Le commercial affirme que le mérite de la vente lui revient, le technicien, lui, explique que sans lui, le commercial ne serait rien, les deux ensemble considèrent que leur patron se sucre et n'apporte pas de valeurs, les trois précédents pensent que le client ref use de payer la juste valeur etc etc…

La très grande force de la social-démocratie, c'est-à-dire l’espèce de soupe que l’on nous sert de la gauche à la droite, c’est de nous faire croire que la lutte des classes, qui  n'est en définitive ni plus ni moins que l'expression du conflit sur la définition des règles de partage de la valeur ajoutée, que cette lutte des classes donc, serait un combat dépassé, une sorte de lutte d’arrière garde pour des soixanteshuitards poussiéreux.

C’est au moins aussi fort que de nous faire croire que le coca cola,cela désaltère plus que de l’eau :dsk,élections présidentielles,mai 2012,ps,holla,nde,aubry,royal,eelv,quel candidat pour 2012 c’est stupide,

 

cela heurte le bon sens et les règles de base de la biologie ou de l'économie politique de base, mais tout le monde y adhère.

Pourtant, le syndicalisme – qui est sensé être le catalyseur de la défense des intérêts respectifs de chacune des castes fonctionne encore et parfois même très bien : vous connaissez des ouvriers ou des cadres syndiqués vous ? Très peu ? Mais des patrons qui ne seraient pas syndiqués, en connaissez vous ? Moi pas ! La différence entre les premiers et les deuxièmes, c’est que les deuxièmes ont tout intérêt à expliquer aux premiers que la lutte des classes est périmée ; de même que Coca Cola a tout intérêt à expliquer que le Coca, c’est la boisson qui désaltère le plus. C’est totalement faux, cela n'a strictement aucun sens, mais à force de répéter les mêmes choses, cela finit par marcher. En conséquence, un cadre qui veut se syndiquer passe pour un crétin, un ouvrier aussi, ce qui laisse le champ totalement libre au syndicat de la classe de ceux qui possèdent les outils de production, et qui ne se gênent pas pour l'occuper.

Voila. Ce discours de base est inexistant à gauche. Les leaders de gauche parlent de tout un tas de généralités fumeuses, de détails sur le rsa, de moratoire sur la chasse à la baleine,  des minima sociaux et autres modalités : Ils ne parlent pas d’éducation politique populaire, des fondamentaux de la théorie politique, de la lutte des classes.

Ils ont sans doute une idée en tête...soyons optimistes.

Le problème  c’est que cette notion de lutte des classes, qui aux dires de la plupart est un fantasme, une construction de l’esprit, un combat du passé, il se trouve que les petites gens, la caissière qui ne peut aller aux toilettes lorsqu’elle le souhaite, le petit épargnant qui se fait littéralement escroquer par sa banque ; l’ouvrier en intérim qui bosse chez Manpower et qui doit se faire assister pour comprendre le contenu de sa fiche de paie ; le retraité qui voit sa pension s’effriter comme du beurre au soleil sans bien  comprendre pourquoi ;  le chômeur en fin de droit qui ne peut plus s’acheter de dentifrice pour préserver ce qui lui reste de dents ; le clochard qui se fait quotidiennement jarreter de la terrasse du café car son odeur pestilentielle repousse les autres clients, et bien, tous ces gens là savent bien au fond d’eux même sans forcément y coller de grands mots pompeux que la lutte des classes est une réalité du quotidien, est leur réalité.

Et dans leur inconscient,  ils perçoivent que les hommes politiques qui devraient les défendre font en fait pour eux comme le fait Coca Cola : Ils nient l’évidence. Et comme eux-même sont faibles et mal éduqués, ils finissent par croire que oui, le Coca Cola, cela désaltère pour de vrai, même si au fond d'eux même, ils ne peuvent que constater qu'après chaque verre, ils ont encore plus soif...L'être humain est ainsi  fait

C’est pour cela que le fossé se creuse entre les politiques et les administrés, ce n’est pas forcément parce que les hommes politiques font des lois pour défendre leurs propres intérêts : Les petites gens, qui ne sont pas si bêtes, comprennent bien que ce qu’on leur vend n’est pas ce dont ils ont besoin. Mais ils sont faibles et mal éduqués.

Tant que ce discours ne sera pas clairement posé par des vrais leaders charismatiques, on ne risque pas d’avoir des hommes de gauche au

dsk,élections présidentielles,mai 2012,ps,holla,nde,aubry,royal,eelv,quel candidat pour 2012

 pouvoir.

Et dans tout ceci, l’affaire DSK est un épiphénomène. Si DSK pouvait promouvoir ce discours, il serait l’homme providentiel,quels que soit le nombre de femmes qu’il ait pu assaillir ; il est tellement vrai que dans tous combats, il y a toujours de la perte au feu...

16/06/2011

Belgique : un an sans gouvernement

 http://www.mai2012.fr/

Winter, le 13 Juin 2011

«Histoires belges»

Les belges fêtent leur première année sans réel gouvernement : Aucune décision majeure ne peut être prise. Quel en est le résultat ?

Durant cette année l'état de droit à progressé, puisque la Belgique est rentrée dans le top 10 de l'accès à la justice (9ème sur 66 pays, ) (1)

Elle est 10ème sur 66 pour le degré d'ouverture du gouvernement (La France est 15ème)

La prévision de croissance du PIB (2) pour 2011 pour la Belgique est de 1,6, alors que c'est 1,2 en France, alors que la France à connu une récession en 2010, ce qui n'était pas le cas de la Belgique ; Le PIB par tête est de 26 600 euros . En France, c'est en gros celui de la Belgique d'il y a dix ans (24 700 euros en 2001) (2)

Le taux de chômage est de 8,1 % en 2010 , à comparer avec celui de la France qui est pour la même période de 9,5 % (2). De plus, il est quasiment tout le temps depuis mai 2010 inférieur de 2 points à la moyenne des quinze de l'Europe. (4)

A se demander si cela sert d'avoir un gouvernement...

Sources :

(1) « World Justice Project Rule of Law Index »)

(2) : Eurostat 2011

(3) : Eurostat 2011

(4) : banque nationale de belgique. (ONEM, EUROSTAT)

 

17/05/2011

Affaire DSK, une chance pour la gauche ?

Winter le 17 Mai 2011

http://www.mai2012.fr/

«Revenir à des fondamentaux »

L'affaire Strauss-Kahn est « fâcheuse ».

Mais, dans le fond, Strauss-Kahn etant perdu pour le PS, sauf à démontrer - mais dans un calendrier tellement serré que cela reste de la politique-fiction- qu'il s'agisse d'une manipulation, il faut bien faire avec.

Au-delà du caractère tragique de cette histoire, cela peut être une vraie chance pour les gens de gauche qui ne se rassemblent que dans les moments difficiles, et celui-ci en est incontestablement un.

La chance, c'est de montrer, de même que le FMI peut vivre sans son directeur général, que le projet de gauche n'est pas dépendant des individus qui le promeuvent, qu'il est « naturellement » inscrit dans le patrimoine génétique du corps social.

Le hic, c'est qu'il faudrait pouvoir convaincre un certain nombre de formations d'adhérer réellement à un projet de gauche, et de ne pas présenter de candidats en 2012. Et dans la mesure où l'arbre idéologique a un peu perdu ses racines, on ne voit pas très bien de quel bois bâtir cette union.

Le PS devrait donc tourner la page DSK et promouvoir un projet de gauche réellement fédérateur, sur des choses simples et réfléchies. La lutte des classes n'est pas une utopie, c'est la réalité de la vie de tous les jours pour beaucoup d'entre nous : La caissière qui ne peut pas aller pisser quand elle en a envie, le jeune diplômé à qui on propose stages non rémunéré sur stages non rémunérés, le noir qui doit se contenter de nettoyer le métro car tous les autres boulots lui sont interdits, l'ouvrier rompu au travail à l'usine et à qui l'on propose, entre deux périodes de chômages économiques, de travailler plus pour gagner plus, tous ces gens-là savent bien que nous vivons dans un monde de classe exactement comme en Inde, même si cela ne se dit pas, dans lequel les individus évoluent au sein d'une caste : la caste des marchands, celle des professeurs, celle des diplômés, celle des miséreux etc...

Le projet de la gauche, ce ne doit pas d'augmenter le pouvoir d'achat, mais de faire prendre conscience aux petites gens qu'ils valent au moins autant que les grands et qu'ils ont leur entière place dans la lutte pour faire de ce monde un monde meilleur pour nos enfants.

Ce discours, la gauche, qui est composée pour une grande partie de nantis, de professeurs, d'enseignants, de gens pour lesquels l'accès au crédit ou au travail ne se pose pas dans les mêmes termes que pour le petit peuple, ce discours-là, il faut le réhabiliter !

Le communisme, c'est périmé, entend-on souvent. Mettre en commun ses biens, sa force de travail, ce serait périmé ? Comme si personne n'avait jamais remarqué qu'en ramant à deux dans une barque, on va plus vite que tout seul... Le capitalisme, en faisant croire qu'il est le seul système d'organisation humaine qui soit « naturel » et valide, et en rendant « as been » le message collectiviste, a réussi un holdup magistral sur la force de travail de chacun d'entre nous...

Et pourtant, la vérité est toute autre : L'homme en un siècle et demi de capitalisme, a plus abimé son environnement que l'esclavage de l'a fait en mille ans ! Le progrès ne vaut que s'il est partagé par tous, nous disait il y a quelques temps une publicité... Aujourd'hui, on voit ressurgir des marchands de produits d'occasion, des discounters de  produits de mauvaise qualité à bas coût, et de main d'œuvre encore moins chère, toujours moins chère, qui ne pourra jamais partager ce « progrès ».

La catastrophe de Fukushima, mais également assez paradoxalement celle de Tchernobyl, sont les produits d'une société dérégulée, où les intérêts financiers passent avant les intérêts généraux.

Et comme par hasard, dans chaque grande catastrophe - financière, industrielle, économique, humaine - ce sont les états qui sont appelés à la rescousse.

Ainsi, le capitalisme n'est « naturel » que lorsqu'il fonctionne bien. Dès qu'il atteint ses limites, il devient alors plus « naturel » de revenir à un système collectiviste, réglementé...

Si, profitant de la déconfiture de son mentor, la gauche française revenait à un vrai discours politique, elle marquerait à n'en pas douter pas mal de points.

 

12:20 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : affaire, dsk, sofitel, ps, pc, aubry, hollande, qui est orphelia, new york | | |  Facebook

15/05/2011

DSK inculpé de tentative de viol

Winter le 15 Mai 2011

http://www.mai2012.fr/

«Pour les présidentielles, il faut faire la queue»

Dominique Strauss Kahn a un problème avec les femmes. On le sait depuis un certain temps. Berlusconi aussi... Et bien d'autres plus près de chez nous...

Hier, il se fait inculper de tentative brutale de viol présumé et séquestration d'une femme de chambre dans un hotel sofitel à New York ce samedi, puis aurait quitté précipitamment l'hôtel, oubliant entre autre son téléphone portable. Quatre conséquences majeures :

1) Son contrat de travail prévoit une clause de licenciement du FMI en cas d'atteinte à l'image de l'institution, ce qui est le cas, et  pour la deuxième fois. (2008 à Davos)

2) Il va être contraint de rester sur le sol américain et donc, de manière immédiate, ne pourra pas participer lundi 16 mai  à une réunion importante sur la zone euro.

3) DSK, s'il est coupable, ne peut concourir aux primaires du PS.

4) A moins d'un an des élections présidentielles françaises, cela redistribue les cartes sur la table. On voit assez mal comment il pourrait être présidentiable, ne serait ce que parcequ'il n'aura pas le temps nécessaire pour se consacrer à sa campagne.

Cette histoire est simplement incroyable. Elle arrive juste après la photo prise avec la posche de son conseiller en communication, Ramzy Khiroun cadre de Lagardère.

Les choses deviennent donc assez compliquées pour 2012, et la voie royale est ouverte à Marine Lepen.

Sauf si...

Sauf s'il est montré qu'il s'agit d'une manipulation contre DSK. Auquel cas, il est gagnant haut la main et cela ferait penser à l'affaire de l'observatoire.

On a du mal à comprendre, compte tenu des moyens de DSK, comment, si cette histoire est réelle, il ne pourrait pas acheter sa supposée victime.

Donc, il y a beaucoup de choses étonnantes dans cette histoire. Mais DSK est peut être simplement fou ? Allez savoir ...

Ma maman me disait toujours que l'avenir appartient à celui qui se lève tôt. DSK n'a pas connu ma maman.

 

11/05/2011

ne cherchez pas d'idée dans les partis politiques

Winter le 11 Mai 2011

http://www.mai2012.fr/

«Mourir pour des idées, d'accord mais de mort lente»

 

En introduction :

En 1981, Mitterrand à finalement gagné en parti grâce une fameuse affiche représentant une petite église... Aujourd'hui, Internet, ce sont des millions d'affiches disponibles. Allons donc regarder les sites des partis qui veulent accéder à la magistrature suprême...

En préambule :

A la date de rédaction de cet article, sur 20 Sites de partis politiques examinés, 8 n'avaient pas pris la peine de protéger correctement leur nom de domaine , c'est à dire que parmis les extensions suivantes : .FR .COM .NET .ORG .EU, il y en avait au moins (et souvent plus) d'une d'encore disponible à leur nom...On croit rêver, mais c'est la juste vérité...Il s'agit des sites de Dupont Aigan, Lutte Ouvrière, De Villiers, Jean Pierre Chevènement, Hervé Morin, Jean Luc Melenchon, le PArti Ouvrier indépendant et le rassemblement pour la France. Cela est symptomatique d'une certaine incompréhension des enjeux de la communication en 2011...où bien qu'ils n'y croient pas vraiment.

Pour continuer...

En Février 2010, je m'étais livré à une petite étude sur l'offre politique, en partant d'une idée clef. Sur Internet, c'est comme dans la vraie vie : Si l'on veut vraiment vendre quelque chose, on le met en tête de gondole. Partant de l'idée que faire de la politique c'est avant tout promouvoir des idées, j'ai donc recherché sur les différents sites des différents partis politique comment était positionné l'onglet présentant les idées fondatrices;

Il s'agit bien des idées, et non du projet ou des chantiers, car idées et projet sont deux choses différentes : Je ne m'intéresse ici qu'au positionnement des fondamentaux dogmatiques sur la vitrine internet, c'est-à-dire aux valeurs promues par chaque parti, à leur socle intellectuel en quelques sortes et non leurs chantiers, projets ou outils...

Pour comparer, si l'on marque en gros sur les mairies "Liberté, Egalité, Fraternité", ce n'est pas pour rien : Ce sont bien les idées fondatrices de notre société moderne (en principe). La pierre des édifices, c'est devenu internet, et c'est sur les pages d'accueil des partis qu'il convient de chercher les valeurs portées.

Le résultat est ici, c'était en février 2010. (lien vers l'article)

J'ai refait le même exercice, sachant que nous sommes à moins d'un an de l'élection présidentielle.

Ce petit tableau synthétique montre en vert comment chaque parti positionne ses fondamentaux. Le PS a du lire mon article de l'année dernière puisqu'il a remonté l'exposé de ses valeurs en première position : c'est le seul. L'UMP, elle, laisse toujours la place à l'action plus qu'à la réflexion : Elle expose maintenant ses valeurs un peu plus loin qu'il y a un an.

Sur vingt partis, seuls dix sont capables d'exposer de manière plus ou moins claire une socle de valeurs, de références dogmatiques, et ce ne sont pas forcement ceux auxquels on pourrait penser...

 

tempo.jpg

Les partis mis en rouge sont ceux qui ne définissent pas de manière claire leur positionnement en terme de valeur.

Pour ce qui concerne les parties vertes, plus on va vers la droite du tableau, moins on a de chance de promouvoir les valeurs portées...

Je vous laisse frémir....

Pour ce qui concerne la forme des différents sites, à part quelques exceptions sur-réalistes, comme CAP21 qui ressemble à un blog ou désirs d'avenir à une casserole à trucs, ils font preuve d'un conformisme assez incroyable tout en etant très peu vendeurs. Sur 20 sites examinés, 9 ont une page d'accueil qui s'appelle..."Accueil". C'est un peu comme si sur le paillasson de la porte d'entrée de mon appartement, j'écrivais "Paillasson"... l'imagination au pouvoir, quoi...

Certains sites traduisent les véléités individuelles : tout est axé sur le personnage. C'est le cas du site de Dominique de Villepin qui, lui, s'est carrément reservé un onglet pour sa bio (C'est le p'tit côté Galouzeau) mais pas un seul pour exposer ses idées. Le front national, lui, commence par présenter Marine Lepen . Le site de l'UMP est devenu complètement incompréhensible : On a l'impression que c'est un album photo. Il y a un super trombinoscope , mais ne tentez pas de cliquer sur la photo pour en savoir plus, c'est secret... Ne cherchez pas non plus le nom du président de l'UMP, c'est secret : Il n'y a que des vice(s) présidents...

La navigation sur ces sites est en général assez laborieuse et relève plus du bricolage que de la réflexion, à quelques exceptions près : Le site du PC est clair, net et sans bavure avec une vraie réflexion sur la charte graphique et la navigation.

Certains sont marrants : c'est le cas du NPA, le site du facteur de Neuilly : Il est toujours resté en 2009 (www.npa2009.org)

Pour ce qui concerne le côté militant, même remarque qu'en 2010 : Les partis en majorité n'osent pas réclamer de l'argent et relèquent souvent (quand il le font) le dernier onglet de leur menu d'accueil à cet effet. C'est bizarre cela doit être le côté français qui n'ose pas parler argent. Moi, si je voulais faire un parti, le premier onglet se serait pour exposer mes idées et le deuxième pour adhérer...

Le site de Borlo est sympa : la synthèse de ses idées ressemble à une discussion de la fin d'un repas bien arrosé. Et puis, si vous allez dessus au bureau, pensez à eteindre le haut parleur du PC

Pour ce qui concerne le Modem qui se présente comme un rempart devant la déconfiture d'un ensemble de valeurs, il vous faudra lutter pour trouver les siennes, et être armé d'une bonne loupe... et de beaucoup de patience.

Le problème d'un site, c'est qu'il faut le faire vivre. Mention spéciale au site de Philippe de Villiers : Son agenda est encore vide : il ne doit pas penser aux présidentielles en se rasant le matin.Bon, il lui reste un an pour se préparer...

JEan Pierre Chevènement - qui est déjà ressucité une fois, rappelons le - nous présente sur son site un index thématique interessant Sauf que dans les tags, il a oublié "présidentielles 2012". Espérons qu'il ressucitera une deuxième fois...

Le site d'europe ecologie les verts, cette année encore, obtient la palme du site le moins réfléchi. Ils ont du faire un mixte du site de cAP21 et de leur site perso de l'année passée....

Bon, voilà un résumé un peu acide, je vous le concède. Je vous laisse aller faire votre marché politique sur les boutiques en bas de page...

Personnellement, je ne crois pas que ceux qui organisent la communication des partis soient réellement incompétents. Je pense juste que malheureusement, la conception de leur site reflète ce qu'ils pensent... ou ne pensent pas. Toutes les remarques sur cet article ou insultes seront les bienvenues.

Les boutiques visitées :

CAP21Désirs d'avenir / Debout la république / Europe Ecologie les Verts / Front National / Lutte ouvrière / Modem /

Mouvement pour la France (Philippe de Villiers) / MRC (Chevènement) / Nouveau Centre (ex UDF) Hervé Morin / NPA / Parti Chrétien démocrate (Boutin) / PCF / PArti de Gauche (Mélenchon)Parti Ouvrier Indépendant / Parti Radical (Borlo) /  PArti socialiste / RPF / République Solidaire (De Villepin) / UMP /

10/02/2011

Pourquoi SARKOZY sera-t-il réélu en 2012

 

Winter, le 10/02/2011

www.mai2012.fr

« Pourquoi Nicolas Sarkozy sera réélu en 2012»

Mais pourquoi Sakozy serait réélu ?

Est-ce parce qu'il a en face de lui une vieille endive molle où un vieux poireau fripé  qui ne s'accordent pas sur la dose de sel qu'on doit mettre à la soupe ? Est-ce parce devant la crise montante et l'absence de solutions, les tensions s'exacerbent dans tous les sens, exhumant les vieux démons de l'Europe ?

Non, non, non et mille fois non.

Il sera réélu car il est le meilleur.

Il est le meilleur pour être Président.

Mais le niveau de son bilan est sans doute totalement inédit  dans toute l'histoire de notre Vème République ? Alors, en quoi est-il le meilleur ?

Il n'est pas le meilleur pour être NOTRE président. Il est le meilleur pour être Président.

C'est aussi simple que cela.

C'est en écoutant des gens dans le train de banlieue que, contrairement à ce que la plupart des gens pensent, je me suis persuadé que Nicolas Sarkozy sera bien réélu en 2012, car j'ai été surpris d'entendre qu'ils répétaient comme une vérité révélée les messages répétés en boucle dans journaux télédiffusés sur la société des privilégiés, l'injustice du bouclier fiscal, les fainéants qui ne veulent pas travailler etc etc...

Sa stratégie est redoutable, et d'une simplicité à faire pâlir les experts en communication.

Rappelez vous l'image de campagne de François Mitterrand imaginée par Ségala et qui lui a sans doute fait gagner les élections, elle était du même acabit : Le force tranquille, le petit village, la petite église, du ciel bleu : Un image simple, dans laquelle le français des années 80, d'une France rurale en train de devenir urbaine, en train de perdre ses repaires de l'occident chrétien,  pouvait facilement se retrouver, et avec le beau temps en plus.

Si De Gaulle avait compris l'importance de la télévision et de l'image, Mitterrand a lui compris l'importance du mimétisme : Les gens ne s'associent que sur ce qui leur ressemble. Le petit village : voila une image fédératrice. Qui aurait pu penser dans cette France pleine de barres d'immeubles qu'elle ne serait pas consensuelle ? Mitterrand avait mis cette idée de mimétisme au service de son désir d'orchestrer la marche du monde. A cet égard, le seul vrai acte de courage de Mitterrand fut d'abolir la peine de mort, car il avait contre lui toute la France.

Nicolas  Sarkozy a poussé l'intrusion du mimétisme dans la politique à l'extrême, en le mettant au service de son appétit de pouvoir.

Qu'est ce que cela signifie ?

Scrutez attentivement les messages de Notre Bon Suzerain : Il n'avance jamais d'idées directrices, il ne fait que de la reformulation, c'est à dire qu'il répète en boucle ce que tout le monde pense plus ou moins fort, au gré de la conjoncture, sans jamais proposer de solutions structurelles.  Et, comme la cour de Mitterrand le faisait, la sienne le suit à l'unisson...

Les CRS se mettent en grève ? : « Les français ne comprendraient pas qu'ils n'ont pas le  droit à la sécurité »

Les magistrats se mettent en grève ? : « Mettez vous à la place des français qui attendent déjà trop longtemps leur jugement »

Le smicard se plaint qu'il n'a pas assez d'argent pour vivre ? « Parce que vous croyez que la personne avec un petit revenu, elle peut se permettre de payer la baguette de pain un euro cinquante ? »

Mais qui serait contre ?

Qui serait contre un système  pour financer la dépendance ? Qui serait contre l'augmentation du pouvoir d'achat ? Qui serait contre les délocalisations qui privent nos régions d'emploi ? Qui serait contre le rétablissement de valeurs morales ? Qui serait contre un suivi particulier des détenus multi-récidivistes ? Qui serait contre la suppression de l'aide à des régimes corrompus ?

Personne !

On peut mettre ce dialogue à toutes les sauces, c'est toujours pareil. Cela ne mène strictement nulle part car si l'action politique se bornait à faire un programme de campagne, cela se saurait. Néanmoins, cette manière de faire est stratégiquement très efficace, lui permettant au passage de se faire quelques alliés solides dans le monde de l'entreprise privée qui reçoit pour rôle de pallier les carences de l'état.

En proférant ces banalités dont il devrait être en principe comptable devant la nation, il fait trois choses redoutables :

1) Chaque français pris individuellement s'identifie à lui, personnellement, avec comme corollaire à cette identification de  rendre sans intérêt toute velléité de coalition ;

2) Il inverse la charge de l'action, donnant l'illusion que le vrai levier d'action n'est pas sur le pouvoir politique, sur l'exercice de son pouvoir, le pouvoir pour lequel il porte mandat, mais en définitive sur le peuple ;

3) Il est du coup du côté de chaque français.

Alors, dans ces conditions, pourquoi le peuple voterait-il contre lui-même ?

C'est pour cette raison, et uniquement pour celle-là que Sarkozy sera réélu, et non parce que le Parti Socialiste s'englue dans la configure de vieille rose.

La méthode, très loin d'être bête, est une redoutable machine de guerre. Cette technique, qu'on apprend dans n'importe quel ABC de la communication dit en substance qu'en  ressemblant le plus possible à ton client, tu évites qu'il ait prise sur toi et tu fais en sorte qu'il soit convaincu que le choix que tu lui instilles est le sien propre.

Le soucis, c'est que si la ménagère de moins de cinquante ans peut rentrer assez facilement dans le jeu, ce n'est pas le cas des jeunes, surtout s'ils sont privés à ce à quoi ils aspirent : ici un appart, là bas à manger et du travail un peu partout qui corresponde à ce qu'on leur a promis lors de leurs études...

Avec une stratégie telle que celle-ci, on ne peut qu'être très inquiet pour demain : Les réactions des jeunes - ce sont les mêmes partout - en Egypte, en Tunisie, en Algérie, au Maroc, au Yemen sont dans doute de très mauvais signes avant-coureurs

 

30/12/2010

Islande : une révolution soft

 

Winter, le 30/12/2010

www.mai2012.fr

«Quand les islandais chauffent, cela bouillonne plus que dans leurs volcans»

Il faut être bien curieux pour arriver à trouver des informations sur ce qui se passe depuis un mois en Islande.  Et pourtant, cela mériterait-il pas de faire la une de la presse ?  Alors, de quoi s'agit-t-il ?

Rien de moins que d'une véritable révolution, mon bon seigneur, une véritable révolution...

Voyons un peu :

En 2007, crash financier et faillite des trois principales banques islandaises.

Derrière, chute dramatique du niveau de vie des islandais, qui étaient pourtant classés en 2008 comme les premiers en terme d'Indice de Développement Humain (l'IDH de l'ONU est un indicateur destiné à mesurer le développement des pays) et tombent, en 2010, au 17ème rang...

Le gouvernement islandais décide de nationaliser ces trois banques,  la Kaupthing, la Glitnir, et la Landsbanki , et tente en vain de mettre en place des mesures afin d'éviter une inflation qui devient monstrueuse, tel que l'abandon des taux de change fixes.  La couronne islandaise perd 85% de sa valeur. Le FMI, après avoir fait un prêt de 3 milliards de dollars au pays en 2008 lui prévoit pour 2010 une chute du PBI de l'ordre de 10%, avec tous les désastres économiques qui vont avec.

Alors le 20 Février 2010, les islandais se prononcent par référendum à 90% contre le plan de remboursement de la dette d'Icesave, la filiale de Landsbanki qui opère au Royaume Uni, car ils ne veulent endetter une génération entière dans le seul but de payer les erreurs des spéculateurs à la petite semaine. Le gouvernement - sous perfusion du FMI - est bien embarrassé.

C'est le début d'une fronde contre les institutions financières.

La crise de 2008 est vue par les citoyens comme la faillite d'un système qui, dans sa globalité, serait aux bottes des institutions financières. L'Islande, qui n'avait pas de constitution propre, puisqu'elle avait repris celle du Danemark, après quelques modifications basiques, décide, le 27 Novembre 2010, d'élire au suffrage direct parmi 523 citoyens ordinaires tirés au sort et volontaires, la petite trentaine de ceux qui auront pour tâche de proposer avant la mi-2011 dans le cadre d'une Assemblée Constituante, une constitution à la Nation. On n'a pas vraiment entendu parlé de cette élection, et pour cause, il est plus intéressant de parler de l'extradition de Cesare Battisti que des tentatives citoyennes de reprendre le contrôle sur un monde qui devient fou...

Parmi les thèmes que la constitution devra réguler, on trouve

- les bases de la constitution islandaise et ses concepts fondamentaux ;

- l'organisation des branches législatives et exécutives et les limites de leurs pouvoirs ;

- le rôle et la place du Président de la République ;

- l'indépendance de la magistrature et leur surveillance des autres détenteurs de pouvoirs gouvernementaux ;

- les mesures pour les élections et les circonscriptions électorales ;

- la participation des citoyens au processus démocratique, y compris l'organisation de référendum, y compris un référendum sur une loi constitutionnelle ;

- le transfert des pouvoirs souverains aux organisations internationales et conduite des affaires étrangères ;

- les affaires environnementales, y compris la propriété et l'utilisation de ressources naturelles.

En bref, il s'agit bien de redéfinir les règles du jeu...

Affaire à suivre. Les islandais, petit peuple de 320 000 âmes,  pensent que, contrairement à ce qui nous est asséné quotidiennement par "nos" médias, les solutions à la crise ne sont pas économiques mais politiques, et passent par une vraie représentation de la souveraineté et des intérêts du peuple.

Ce que l'on peut également retenir également de cette drôle d'histoire, c'est qu'en prenant des mesures à contre-courant de tous les autres pays, tels que déflation et contrôle stricte des transactions financières, l'Islande - dont la situation était la pire de tous les pays affectés - aujourd'hui s'en tire mieux que tous les autres pays...

Ceci montre une fois de plus que lorsqu'on est en période de crise, les solutions toutes faites sont éculées.


 

 

15/12/2010

pronostics 2012

 

Les urbanitasmagories de Winter le 15 decembre 2010

www.mai2012.fr

«Les événements  improbables peuvent parfois arriver»

Nous sommes dans une telle dérive que, pour les élections présidentielles de 2012, bien malin qui pourra faire des prédictions. Est-ce si sur ?

Que s'est il passé en 2002 ?elections.jpg

Au premier tour, nombre de voix ont été éparpillées sur des « petits candidats » : résultat, une triangulaire, avec Chirac au deuxième tour et plus de 20 points d'abstention, ces 20 points correspondant globalement aux irréductibles (fn et gauche dures). On remarque qu'au premier tour, l'extrême droite (megret et le pen), totalisaient 19.2 % des voix, contre 19,8 % pour chirac tout seul...

Que peut-on prévoir pour 2012 :

Hypothèse « deux coups les gros ».

On part de l'hypothèse que, devant la montée du front national, la plupart des hommes et femmes politiques commencent à réaliser qu'il y a vraiment un truc qui cloche en France, et - intelligemment - négocient pour retirer leur candidature avant le premier tour, de manière à avoir un premier tour sur peu de candidats...

De cette manière, le deuxième tour se passera en fait au premier, avec, pourquoi pas, un président élu au premier tour.

Ne rigolez pas, ce n'est pas moins impossible que le fût la présence du FN en 2002 au deuxième tour...

C'est même la seule solution pour se débarrasser du FN.

Improbable, mais pas impossible...

Hypothèse « crise institutionnelle ».

Partons de l'hypothèse que la situation économique ne s'améliore pas, que les bavures diverses et variées continuent, exacerbant les extrêmes, que la TVA augmente, mettant un coup de bâton final sur les artisans et commerçants d'un côté et le consommateur de l'autre, que Brice Hortefeux fasse encore quelques tentatives malhabiles en direction de l'extrême droite, et qu'une incrédulité croissante dans les institutions européennes se développe, etc etc...

On peut être sur dans ces conditions qu'on aura un front national au premier tour qui sera dans les 22 % au bas mot, sans doute beaucoup plus pour peu que Marine Le Pen arrive à faire l'union des intégristes de droite. Par ailleurs, il est vraisemblable qu'un quart des voix s'éparpille dans différents autres mouvements en part à peu près égale entre extrême gauche,  écolo et centre.

Si l'on s'appuie sur la sanction donnée en 2002 à Chirac, qui rétrospectivement apparait comme un saint, on peut penser que Sarkozy se prenne alors dans cette hypothèse  une raclée comme rarement président s'aura prise auparavant, avec 15% des voix.

Le PS, s'il ne change pas de stratégie, c'est-à-dire qu'on reste dans la confiture de rose avec Aubry, Royal et Hollande, réussira au 1er tour à récupérer 14 ou 15 % des voix.

Donc au deuxième tour, on se retrouve avec un duel Droite - extreme droite.

Question : Ce coup ci, le coup du front républicain pourra-t-il recommencer ?

Réponse : C'est peu probable, mon capitaine : on ne joue pas deux fois de suite la même martingale...

On risque alors d'avoir alors un taux d'abstention au deuxième tour jamais vu dans l'histoire des élections présidentielles, et une crise institutionnelle majeure, car on risque d'avoir un président élu avec moins d'un quart des électeurs...

En fait, dans ce scénario, si j'étais à la place de Sarkozy, je ne me représenterais pas un 2012, j'attendrais 2017 que le pays retrouve une certains splendeur, et je trouverais un nigaud pour prendre les coups de bâton à ma place, puis je reviendrais en sauveur, peut être dans le cadre d'élections anticipées, pourquoi pas...

Hypothèse « Miracle économique »

Supposons que les choses s'arrangent d'ici les à peine 500 jours par le truchement d'on ne sait quel miracle.

Si rien ne change du côté du PS, on risque dans le meilleur des cas de se retrouver dans le scénario de 2002, avec une triangulaire problématique.

En conclusion,

Cette élection, vue avec un an et demi d'avance, risque d'avoir un résultat totalement inédit, et riche en enseignements...

A tel point qu'il faudrait être téméraire pour se présenter, que cela soit à gauche comme à droite, car celui qui gouvernera en 2012 travaillera pour le suivant...

En fait, la seule solution pour que les choses se passent « normalement », c'est qu'il y ait un leader « normal » qui émerge, non seulement à gauche, mais également à droite. Si ces deux conditions ne sont pas réunies, il deviendra urgent d'aller vivre en Alberta...

 

 

18:44 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ump, ps, fn, élections, 2012, présidentielles, le pen, sarkozy, crise, institutionnelle | | |  Facebook

25/11/2010

le FN en 2012 ? des news ? Montebourg, au secours !

Les urbanitasmagories de Winter le 25 Novembre 2010

www.mai2012.fr

« les beaux jours...»

Je me trouvais hier chez le jeune épicier arabe du coin pour y acheter une salade. Une salade en plein hiver, me direz-vous. J'en suis confus.

Je me sers, je paie.

1 euro 30 plus tard, on commence à parler politique. Le brave épicier, très loin d'être un imbécile,  m'explique qu'il faut voter en 2012 pour le front national.

Pourquoi ? Son explication est simple :

« On a tout essayé et il n'y a rien qui marche. Il faut faire table rase et recommencer. »

J'entreprends, le verbe haut,  une « explication »  « économique », alléguant que si tout le monde pense comme lui, alors sa salade qui est déjà hors de prix et qui ne lui permet guère de vivre, on risque  de la payer le triple sans qu'il y gagne plus  car on fera  fuir de France tous ceux qui sont prompt à créer de la valeur. Et par ailleurs, que compte tenu de la politique de repli sur soi promue par l'extrême droite, il sera de surcroit dans les premiers mis à la porte.

Les quatre clients sortent de l'épicerie la tête basse, sans me regarder.

Si les politiques ne se mettent pas dès maintenant et pour de vrai à faire du porte-à-porte, 2012 risque de très mal se passer.

 

 

10:20 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : arnaud, montebourg, fn, ps, pc, ump, mai 2012, élections, modem | | |  Facebook

29/10/2010

Frêche ne gênera plus

 

Winter, le 29/10/2010

www.mai2012.fr

« tu t'es vue quand tabou»

Il advint que...

Georges Frêche décède le 25 Octobre, paix à son âme.

Dans notre société, il y a toute sorte de codes tels que les règles, l'étiquette et les tabous.

Les règles représentent la loi : c'est ce qu'on cherche en permanence à contourner. On peut vivre hors la loi à condition d'avoir des amis.

L'étiquette, cela correspond à une la loi implicite pour une caste donnée, c'est-à-dire pour son cercle d'amis : Si on y déroge, on s'exclut.

Les tabous, c'est pour tout le monde.

Il y a très peu de tabous dans notre société, mais il y en a quand-même : A titre d'illustration, on peut montrer une femme nue en train de se faire fouetter sur une affiche en 4 x 4 mais on ne peut pas montrer un vieux au RSA retrouvé mort desséché dans son gourbi. Car la mort est un tabou très fort.

La mort, en même temps,  réunit tout le monde. « On s'en sortira pas vivant » avait dit je ne sais quel humoriste parlant de la vie en général.  Et un tabou, c'est quelque chose qui fait consensus lorsque toutes les lois et règles diverses sont épuisées.

Georges Frêche et Martine Aubry n'étaient pas vraiment des amis : La politique est rude pour ceux qui y croient... Mais les amitiés se nouent et se dénouent au fil de l'évolution des règles et des changements d'étiquettes.

Martine Aubry s'est fait représenter aux obsèques de Georges Frêche par Harlem Désir.

Que Martine Aubry rate cette occasion unique de se présenter à ses obsèques et simplement expliquer ce que je viens d'écrire interpelle: Est elle au-dessus des tabous,  simplement mal conseillée, vaniteuse, têtue ou mal élevée ?

Cela reste une erreur stratégique qui lève un peu le voile sur le personnage et son entourage : Le décès d'une personne - surtout d'un adversaire - est dans toutes les tribus - même les plus primitives - l'occasion inespérée de reprendre la main sans se compromettre.

Voici une occasion ratée.

Martine Aubry ne l'a pas compris.

Alors, si elle souhaite accéder au pouvoir, lorsqu'on parlera de choses infiniment plus compliquées et subtiles, comment fera elle ?

 

10:03 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : aubry, frêche, ps, harlem, désir, déontologie, etiquette, languedoc, georges | | |  Facebook

 
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