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11/11/2011

Mai 2012 : La politique du vide

 «Record de la connerie»

 http://www.mai2012.fr/

 Winter, le 11 Novembre 2011

 Le record de la connerie vient d’être franchi par ce publicitaire, le groupe Extrême, qui a commis cette pub qu’on peut voir en ce moment en 4 x 4 un peu partout dans le métro, pour la bière AMSTERDAM.

 Amsterdam, pontoise, umpNotez plutôt l’argument publicitaire choc :

Cette  bière contient beaucoup d’ingrédients. Hé oui. Ce produit est riche en ingrédients. Voila une information importante. Vous achetez un produit qui contient des ingrédients. Ce qui sous entend que chez les autres, il y en a moins, voir pas du tout.

En général, le publicitaire est inculte, donc,  en contrepartie, très imaginatif. Ici, chez Extrême, c’est le contraire : pas d’imagination, pas de culture. L’être inculte qui a commis cette pub et toute l’équipe qui l’on validée ont sans doute confondu « ingrédient » avec « condiment ». Ou alors, ils l’ont fait exprès, ce qui est pire : c’est vraiment prendre le consommateur pour un abruti, ce qui est acceptable, et surtout le dire bien fort, ce qui est très bête….

Alors, je me suis dit comme ça : Si l’avantage de cette bière, c’est qu’elle est riche en ingrédients, a contrario, une bière qui n’en contiendrait pas beaucoup serait donc de moindre valeur...J’ai donc cherché l’antonyme (le contraire) du mot « ingrédient ». En vain.  C’est assez dur à trouver…J’ai cherché ensuite le définition d’un ingrédient.

Littré nous répond : Un ingrédient, c’est le « Nom des choses qui entrent dans la composition d'un médicament, d'une boisson, d'un mets ou de quelque autre mélange.»

Donc, l’avantage concurrentiel de la bière Amsterdam, tal qu'il nous est exposé par ses propriétaires, c’est qu’elle contient un tas de trucs. Bon, on n'en sait pas vraiment beaucoup sur ce qu’elle contient, mais une chose est sure, il y en a beaucoup : La firme s’y engage. Elle a mis tout son honneur et celui de sa marque au service de cette communication :   Et ça, c’est bien. On ne sait pas de quoi cette bière est riche, mais on peut penser qu’il y a plein de conservateurs de toutes sortes, pleins de stabilisateurs, plein d’exhausteurs de goût, pleins d’éthanols, enfin, tout plein de trucs incroyables.

Car qu’est ce que pourrait être une bière sans ingrédient ? une bouteille d’eau ? une bouteille vide ? … et encore : Dans la mayonnaise, l’air est un des ingrédients essentiels…

C'est ensuite que ma réflexion a divergé : Bon sang, mais c'est bien sur ! C’était exactement comme cela, la recette électorale de l’UMP pour 2007 : un programme avec quinze ingrédients. Tout le monde y voyait ce qu'il voulait. Et voila qui nous donne une soupe infâme 5 ans plus tard…. On ne sait plus vraiment ce que c’était, ces ingrédients, mais il y en avait beaucoup, pour tous les goûts... Et le pire, c’est que le  PS a emboité le pas avec avec une recette de 20 ou 30 ingrédients pour 2012….

amsterdam-navigator.gifMais en vérité, le message que nous enseigne le groupe Extrême, fauteur sans aucune honte de cette publicité détestable, n'est pas du tout anodin : Chacun doit pouvoir voir dans le produit ce qu'il y cherche, sans qu'on précise exactement quoi ; ainsi, on touche tout le monde sans aucun engagement de l'industriel : C'est une leçon de démagogie à usage de l'élite, et les hommes politiques ont bien compris la leçon des publicitaires.

De notre côté, ainsi que l’eau et les céréales sont à la bière les seuls ingrédients vraiment nécessaires, nous devons imposer à nos représentant de revenir à l’essentiel dans la politique pour laquelle nous les mandatons :  Liberté, égalité et fraternité sont déjà trois ingrédients bien complexes à cuisiner sans qu’il soit nécessaire d’ajouter des conservateurs ou des exhausteurs de goûts diverses, et s'il apparait à Hollande indispensable de perdre vingt kilos, espérons que ce soit pour courir plus loin, pas juste pour faire plus beau...

Le nouveau train de crise de la ligne H

 «Train de crise»

 http://www.mai2012.fr/

 Winter, le 10 Novembre 2011

 voiture.JPGDès potron minet, comme tous les matins, je cours prendre mon train sur la passerelle SNCF en ruine. Il fait matin. On y voit clair grâce à Giscard et à son heure d’hiver, plutôt que grâce à Jean Paul Huchon,  le président du Syndicat Intercommunal des Transports Ferroviaires d’Ile de France. Ce soir en rentrant, je prendrai le point de vue de Gilbert Montagné, car cela fait des années que les réverbères de la passerelle de ma gare sont hors service. Dans la nuit, je prendrai gare à ne pas tenter de me tenir à la rambarde, sous peine d’attraper le tetanos. Je laisse de côté les escalators et leurs savoureuses pancartes «Installation hors service. Merci de votre compréhension» qui doivent avoir maintenant plus de dix ans. J’évite les paquets de « 20 minutes » en train de moisir sur le quai, et j’attrape mon train.

 Ô Surprise, je découvre les nouvelles voitures SNCF de la ligne H. C'est un peu de ma région que j'ai sous les yeux puisqu'une des prérogatives essentielles de cet organisme, c'est l'organisation des transports en ile de France.

 Même surprise pour tous les travailleurs qui - encores endormis - mettent un pied dans cette nouvelle voiture, et hésitent en rentrant, tournant la tête à gauche puis à droite : Ce n’est plus un train, c’est une boite de nuit ou un supermarché, on ne sait pas trop dire.

Conçues d’un seul tronçon, d'un bout à l'autre du train, avec des surfaces vitrées tellement énormes qu’elles n’autoriseront pas la moindre panne de climatiseur en plein été, elles représentent une débauche étonnante d’innovations luxueuses. …. Des écrans permettant de projeter de la pub (toujours elle, ils ne peuvent pas s’en passer). Des plafonds lumineux qui changent de couleur accueillent le voyageur. Les caméras sont en bonne place pour surveiller le chaland. Le nombre de place a été réduit, au profit d’un espace debout plus confortable…  Une bétaillère de luxe, en somme… qui nécessitera des coûts de maintenance sans doute significatifs, car il faudra bien maintenir toutes ces lampes, ces caméras, ces écrans, ces vitres…

Les commentaires des voyageurs sont élogieux. Mais beaucoup sont assez sarcastiques . « On préférerait que les trains soient à l’heure ».  Commentaire de ma voisine de voyage, qui semble assez modeste  : « c’est marrant, on dirait comme un train ». Je ne comprends pas ce qu’elle veut dire, mais elle à l’air de savoir précisément à quoi elle pense.

En pleine période de crise, et même s’il faut tenir compte du fait qu’il s’agit d’un investissement sur plusieurs dizaines d’années, il y a quelque chose de complètement incongru voire démagogique dans cette débauche de luxe, lorsque les efforts les plus essentiels ne sont pas menés pour les entretiens le plus élémentaires des infrastructures.

 

P230208_15.00[01].JPGOn retour, ce soir, je rentrerai dans mon train gris, qui doit avoir une cinquantaine d’années, qui n’a ni climatisation ni lumière, mais quand même des toilettes.

 Je repasserai sur ma passerelle pontoisienne – élément architectural névralgique dans l’organisation de la circulation  verte entre Cergy , une ville de 60 000 habitant et Pontoise, 30 000 âmes, disante de deux kilomètres seulement, qui va voir sa population de l'autre coté de la passerelle en ruine depuis des dizaines d'années s'augmenter de 6500 personnes dans les dix ans à venir,  sans lumière, sans aucun entretien au motif, nous a expliqué notre maire Philippe Houillon, qu’on ne sait pas qui en est le propriétaire. (sic) Plus prosaïquement, les pontoisiens sont sans doute les otages d’une guerre intestine entre le STIF, piloté par Jean Paul Huchon, PS, Réseau Ferrés de France et la municipalité de gauche de cergy pilotée par dominique Lefebvre, PS, et celle de droite de Pontoise pilotée par Philippe Houillon, UMP. C’est ce qu’on appelle la démocratie locale.

 

25/10/2011

7 Milliards sur la planète en 2011 ?????

«La presse gratuite et les conneries quotidiennes»

http://www.mai2012.fr/ Winter, le 25 octobre 2011

La presse gratuite est toujours une source inépuisable d’étonnement.

En général, elle cherche les titres qui font peur : Viol, catastrophes, crimes etc… Quand il n’y a rien d’intéressant en magasin, alors, on parle du réchauffement climatique. C’est toujours parfait, le réchauffement climatique.

L’objectif est simple : Pour vendre quelque chose aux gens, il faut leur faire peur ; Pour les contrôler, il faut leur faire peur, et tout est bon pour cela. Aujourd’hui, Direct Matin a innové : La prochaine catastrophe, c’est nous, puisque selon les experts – mondialement reconnus - de direct Matin, nous serons Sept milliards d’habitants sur la planète fin 2011 (c'est-à-dire dans trois mois ; trembez, gens de France ! ) et la croissance de la population pose le problème du tarissement des ressources. ( c’est dit comme cela, je n’invente pas, lisez vous-mêmes)

Prenons donc d’autres chiffres drôles : Sur 56 réacteurs nucléaires au Japon, 11 seulement rentent en fonction : Je vous laisse calculer ce qu'il manque en électricité nucléaire... Une paille monseigneur… Pourtant, les ascenseurs continuent de fonctionner dans les tours de Tokyo… Donc, que faut il penser des ressources de la planète ?

Projetons nous à l’époque des dinosaures. Si l’on considère qu’un dinosaure mange comme un homme – en proportion – il faut presque un demi millers de gros bonshommes pour consommer comme un dinausore, car que l'on parle d'essence ou d'herbage, on en revient toujours à des consommations de produits qui peuvent devenir en quantité finie, en fonction de la manière dont on consomme le stock... En proportion, 7 Milliards d’hommes feraient une population d’un milliard et demi de dinosaures. Certes, il n’y en a sans doute jamais eu autant, mais 100 fois moins, c’est peut être imaginable…

Et les bougres, ils ont mangé chacun comme 500 hommes, mais pendant une période de 200 à 300 millions d’années, à comparer avec notre aire industrielle sur-consommatrice qui ne dure que depuis deux siècles…

Donc, pour les dinosaures, c’est réglé : la terre a pu les nourrir assez grassement, et pendant assez longtemps…. Mais les dinosaures, ce n’est rien du tout. Prenons la population des fourmis, des chenilles, des insectes : Chacun ne mange pas beaucoup, mais c’est qu’ils sont nombreux, les bougres…. Ce n’est pas pour rien si sur la terre, la plus grande quantité de protéïne est portée par la race des insectes, pas par celle des vaches ! Et pourtant, cela fait quelques millions d’années que toutes ces petites bestioles se nourrissent, parfois assez copieusement, si l’on prend le cas des chenilles qui sont capables de foutre en l’air tout un potager en une seule nuit….

Pour l’énergie, on a vu : En s’arrangeant, on y arrive.

Pour la nourriture, il suffit de faire comme les dinosaures ou les fourmis, deux races qui se caractérisent par un longévité hors norme de leur lignée, si l'on veut faire une projection avec l'espérance de vie de l'espèce humaine…

Donc, cela veut bien dire que non seulement la terre peut nourrir plein d’êtres vivants, mais elle peut aussi donner de l’énergie à beaucoup plus de monde qu’on l’imagine usuellement… Prenons un autre exemple, caricatural : L’eau, qui semble être la ressource la plus rare de notre planète qu'on appelle pourtant "bleue". Le problème des ressources est un faux problème, même si comme dans la fable de la fontaine, c’est "un beau sujet de guerre" : On est capable de faire venir du gaz du fin-fond de la Sibérie, du pétrole de l’autre bout de la terre par des tuyaux de taille assez modeste, mais faire venir de l’eau du nord de la pologne jusqu'en Israel, cela semble totalement impossible… Sans doute l’eau ne coute-elle pas encore assez cher pour cela…Il faudra qu’elle soit hors de prix pour qu’on se décide à construire des golfs en pleine bande de Gazha…

A mon humble avis, la terre est immense.

Elle peut accueillir une collection assez impressionnante d’être animés : Un entomologiste rapportait il y a peu cette anecdote : Si vous tendez en plein centre de Paris un drap d’un mètre sur un mètre, éclairé par un spot la nuit, au petit matin vous récupérerez deux cent espèces d’insectes différents au pied de votre écran… Il y a du monde, sur terre. On peut vivre très nombreux, sans doute infiniment plus nombreux que ce qu’on imagine : Cela dépend de ce que l’on veut manger…

 

 

22/10/2011

L'europe de la misère

 «La déconstruction européenne»

 http://www.mai2012.fr/

 Winter, le 22 octobre 2011

 Les nations ne se construisent qu’autour de projets communs : Ce sont soit des guerres, soit des rêves. Rarement des promesses.

 L’Europe n’arrive pas à financer son programme d’aide alimentaire aux plus pauvres à partir des fonds agricoles. A la veille de l’hiver, la conséquence risque d’être dramatique pour les plus démunis d’entre nous.

 Six états membres de l’EU, sur vingt sept,  ont dénoncé ce programme mis en place par Delors suite à l’initiative de Coluche « les restau du cœurs », arguant de manière tout à fait juste qu’à la base il s’agissait d’épurer des excédents agricoles et que ce programme s’était transformé au fil du temps en programme d’aide sociale, donc qui devait être prélevé sur les budgets d’aide sociale et non de la politique agricole commune. En effet, à partir des années 90 les surplus agricole ayant été pratiquement divisés par quatre, l’union européenne a compensé par des subvensions sur le budget de la PAC. Ce programme permet de distribuer une aide à environ 13 millions d’européens.

 Que penser de tout cela ?

 Les six pays en question qui font obstruction à ce programme sont l’Allemagne, la Suède, le Royaume Uni, les Pays-Bas, le Danemark, la République Tchèque.

 Ils avancent que ce n’est pas à l’Europe de financer l’aide sociale, mais aux pays eux-mêmes.

 Cela nous renvoie donc aux fondements-mêmes de l’Union Européenne. Pourquoi voulons nous une Europe ? Est-ce pour mettre en commun nos ressources de charbon et d’acier ? Est-ce pour mettre en commun nos ressources alimentaires ? Ou est ce pour mettre en commun une certaine idée des droits de l’homme ?

 L’Europe d’après guerre a été voulue par  une poignée d’hommes (Adénauer, Schuman, Monnet, Churchill…) sur l’idée qu’il fallait un bloc solide pour assurer la paix et la prospérité. En mutualisant des productions nécessaires à la guerre (énergie et acier)  cela empéchait de facto les frères ennemis qu’étaient la France et l’Allemagne d’entrer en belligérance. Et nous vivons effectivement la plus longue période sans « grande » guerre depuis bien longtemps.

 Elle a été développée sur l’idée qu’il fallait mettre en commun des matières premières, et faire des actions très concrètes. La Politique Agricole Commune est venue par-dessus dans les années 57 et a donné à la production agricole européenne un tour résolument productiviste.

 Elle a été constitutionnalisée par Giscard d’Estaing sur l’idée qu’il fallait avant tout promouvoir la libre concurrence et préserver les intérêts d’un système financier d’un système ultra libéral.

 Nous sommes aujourd’hui bien loin du rêve de la paix d’après les trois guerres (1870 1914 et 1940). Nous vivons une guerre économique impitoyable, sur fond d’injustice sociale mondiale, dans un système de concurrence internationale totalement faussée. Nous achetons à bas prix des produits fabriqués par des ouvriers qui n’ont pas de protection sociale, qui sont parfois des enfants ou des prisonniers, qui sont issus de processus de fabrication totalement dégradant pour notre planète commune, et qui engendrent une paupérisation croissante de notre population, par un processus de rééquilibrage des pouvoirs d’achats en faveur de la Chine et de l’Inde, mais surtout et avant tout en faveur du monde de la finance internationale.

 En somme, l’Europe n’a plus d’idéal car elle n’a plus ni rêve ni combat.

 Cette absence de projet se traduit de manière très concrète par une désillusion des peuples, qui ne comprennent pas réellement que c’est pourtant grâce à l’Europe et l’Euro que les 27 arrivent à ne pas couler dans cette crise mondiale sans précédent.

 Nous sommes donc dans une situation très tendue puisqu’on sait que la réponse des institutions dans ce genre de contexte est dans un premier temps l’exacerbation des populismes et dans un deuxième temps la guerre…

 C’est bien le projet que nous proposent aujourd’hui les six pays qui refusent de déclarer la guerre à la misère. Dont l'Allemagne. C'est bien triste.

 

20/10/2011

Misèreu, Mis sè reu

«Les banques charcutent la France»
http://www.mai2012.fr/
Winter, le 20 octobre 2011
« quand je rentre, je me couche. Trop fatigué. Avec toi ? »


Eric Besson, notre grand charcutier de l’écologie, ne gaule pas grand choses aux nouvelles technologies et à "le ordinateur". Depuis Fukushima, on le sait. Il a publié par mégarde ce message avec le ordinateur sur twitter. Visiblement pas destiné à être public. On est tous morts de rire. En vérité ce n’est pas très drôle. C’est même assez dramatique : très bon exemple d’inadaptation de la classe politique au monde moderne.


Donc, à propos de charcuterie, Moodys parle de déclasser la France. On perdrait notre AAA. Là on est réellement dans la mouise…Les amateurs d’andouillette vont pleurer. Déjà, à Vire (Calvados), on commence à frémir. Pour les ceusses qui croiraient que c’est dramatique, il ne s’agit que d’une manœuvre qui consiste, en augmentant le loyer de l’argent, à mettre la pression sur les salaires ici, par un simple effet de levier sur la crise économique, le but ultime étant de remonter le niveau de vie des pays qui seraient susceptibles de consommer un peu plus, savoir, la Chine et l’Inde. Le système des vases communicants, en somme. Rien à voir avec une quelconque crise, c’est uniquement de la stratégie qu'un enfant de huit ans comprendrait. Tout cela ira mieux lorsqu’on comprendra qu’acheter une chemise à 7 euros, ce n’est pas très raisonnable, une voiture à 8000 euros, c’est simplement suicidaire etc etc… faut choisir : consommer bien pas souvent, ou acheter tous les jours n’importe quoi… Le français est un peu con, il ne comprend rien… Changer de voiture tous les huits ans pollue plus que n'importe quoi...L'avenir, c'est d'acheter une rolls (20 000 euros) d'occasion et de la garder trente ans...Même à 15 litres aux cents, c'est la solution la plus écologique, vue que le moment ou la voiture pollue le plus, c'est à la fabrication....


Sinon, toujours dans le domaine de la viande, on a une nouveauté au rayon « agneau de lait » : Aurélien Einthoven va enfin avoir une demi sœur ; Le château exulte.


Un tour du côté de la Police : Tout va bien, a priori, pas de bavure à l’horizon. On a bien quelques problèmes sur Lyon, Grenoble, Marseille et Nice, mais rien de très grave.... Le préfet de police de Paris s’est quand même fait piquer son smartphone ce matin… Quand on vous dit que la délinquance est partout : Visiblement la vidéo surveillance, ce n'est pas encore ça...


Hollande, lui, est content : Il sera président en 2012. Même son ex-femme le soutient. Si ce n’est pas de l’amour, ça, dites moi ce que c’est . Il est en rut, le bougre. Pas trop, (Il n’a pas la vigueur de Besson), mais un peu quand même. Après la gauche molle, c’est la gaulle moche…. Bon, Sarkozy, lui, pense que ce n’est pas gagné. Marine la ferme comme cela, elle ne dit pas de conneries, la poissonnière.


Tristane Banon n’a pas été violée. Tristane Banon n’a pas été violée par DSK. La justice est formelle. Non, Tristane n’a pas été violée. Puisqu’on vous le dit. Au Carlton DSK n’a jamais fait de partouze. Ni au Carlon, ni à New York, ni ailleurs. D’ailleurs, la chèvre de Monsieur Seguin a demandée à être entendue par la justice. C’est dire.

Tout va bien notre belle France. L’hiver arrive, avec le prix du gaz qui flambe, les subventions européennes qui vont être supprimées pour les restau du cœur, et la taxe soda qui est étendue aux boissons à l'aspartame.

Ne me dites pas qu’il y a quelque chose de pourri en notre beau jardin de France, je ne vous croirai pas… Une seule consolation : Encore sept petits mois à se trainer Sarkozy. Sept petits mois, ce n'est même pas le temps d'une grossesse....


 

 

15/10/2011

Aminci, Hollande porte beau aux côtés de Jack Lang et de son nouveau dentier

«Mais où sont les neiges d’Antan ?»

http://www.mai2012.fr/

Winter, le 15 octobre 2011

Exceptionnellement, une note un peu longue, mais je ne peux pas m'en empêcher de me laisser aller à tout un tas de réflexions en vrac en voyant le débat entre les différents candidats aux primaires. Alors voila :

Petit, dans les années 70 , ma mère nous disait que s’il n’y avait pas la télé au domicile primaires,montebourg,mélenchon,mai 2012,victoire de sarkozy,calendrier,ump,ps,élections présidentielles,démondialisation,décroissance,europe écologie,le vertsfamilial , c’est parce que la télé, c’est un instrument dangereux, diabolique, dont les rayonnements peuvent  endommager gravement le cerveau. La preuve : lorsque  mobylette d’un jeune délinquant passait à proximité d’un récepteur de télévision en marche, il y a de la neige sur l’écran. C’est dire.

Si malgré cela, on voulait la regarder, alors, il  fallait respecter un certain protocole : ne jamais se mettre en face mais plutôt sur le côté du récepteur, là où les ondes sont le moins nocives, car les ondes ne sont pas finaudes, elles ne connaissent pas la subtilité du détour…Si l’on veut se projeter à notre époque, elle assimilait grosso modo la télé à une sorte de four à micro-ondes, qui, en plus d’être nocif, nous aurait empêché de lire… Donc, pas de télé : Le soir, c’était repas à 19h30 ; à 20h30 au lit et extinction des feux à 21 heures, rarement après.

On avait néanmoins le droit le jeudi après midi d’aller voir la petite lucarne chez une vieille et gentille voisine qui, peut être pour combler la solitude d’un veuvage un peu précoce, accueillait dans son petit appartement autour d’un gâteau aux pommes et d’un téléviseur toute une poignée de gosses du quartier. Mais les lundis matins, lorsque dans la cour de récré les copains parlaient des films du week-end, j’étais un peu à l’écart, marginalisé.

Dès que mes frères et sœur eurent quitté la maison, les parents ayant vieillis achetèrent un récepteur de télévision : A l’approche de la mort, le diable fait moins peur.

Ils  avaient raison : Comme beaucoup d’inventions extraordinaires, l’usage qui a été fait par la société de la télévision est proprement diabolique : Le vice de la télévision, c’est qu’elle autorise une sorte d’ubiquité totalement inhumaine : On peut, avec une simple télécommande,  être partout à la fois mais en même temps nulle part. Et, dans cette course folle, l’instantanéité a pris le pas sur la réflexion. Si la télévision était restée dans le domaineprimaires,montebourg,mélenchon,mai 2012,victoire de sarkozy,calendrier,ump,ps,élections présidentielles,démondialisation,décroissance,europe écologie,le verts de l’art, de la découverte, de l’esthétique, elle serait devenue un outil formidable. Dès que l’on commença à l’utiliser pour la manipulation des masses par le truchement de l’information, la politique et la publicité, elle acquit  ses lettres de noblesse auprès du Diable.

L’image n’a jamais permis de donner une information rigoureuse. L’image, c’est l’ouverture sur l’onirique qui est par définition la tromperie du jugement par l’excitation des sens. Si la religion musulmane interdit des représentations du prophète, ce n’est pas juste pour embêter les gens, cela participe d’une véritable réflexion sur ce qu’est le réel : Une photo vous trompe, une peinture, un film également : C’est là tout le charme de la représentation.  Regardez les magnifiques photos envoyées par le satellite Hubble : Qu’apportent-elles à notre connaissance de l’univers : Strictement rien. Et non seulement ces images ne nous apportent rien, mais elles nous induisent même en erreur sur la structure de l’univers.

En ce sens, ma mère avait raison, la télé est diabolique.

Penchons nous sur le récent débat concernant les primaires socialistes. Que nous apporte de voir un débat entre Hollande et Aubry. Hollande a perdu sa brioche. Il porte beau, en photo, à côté de Jack Lang et son nouveau dentier. Martine Aubry est pas mal non plus, avec sa robe de la Redoute. Une belle plante, aurait dit mon grand-père.primaires,montebourg,mélenchon,mai 2012,victoire de sarkozy,calendrier,ump,ps,élections présidentielles,démondialisation,décroissance,europe écologie,le verts

Mais ce débat en direct, à la télévision, qu’est ce que cela apporte au vrai débat de société qui se pose aujourd’hui avec la crise financière, la mondialisation concomitante à un paradoxal replis des peuples sur eux ?

Au frontispice de ma mairie, il est écrit « Liberté, égalité, fraternité ».

primaires,montebourg,mélenchon,mai 2012,victoire de sarkozy,calendrier,ump,ps,élections présidentielles,démondialisation,décroissance,europe écologie,le vertsC’est simple, c’est clair, c’est concis. Ce ne sont pas des grands mots, pompeux comme les quinze propositions mise en tête de gondole par notre VRP national lors de son élection présidentielle.

Pour ces trois valeurs, nos parents, nos grands parents, nos arrières-grands parents se sont battus, ont souffert, ont pleuré, ont travaillé, ont parfois du  abandonner leur pays, leurs amis, leurs amourettes, leur famille ; tous ces gens ont payé cher pour nous donner le pays que nous connaissons aujourd’hui.

Je me rappelle le jour où mon père est rentré à la maison heureux car il n’aurait plus a travailler le samedi…C’était la découverte du week-end : Une révolution à la maison. On mesure mal aujourd’hui ce que cela représentait : Il allait pouvoir nous emmener le samedi matin au parc… C’était une révolution dans la conduite de la famille.

Il en a fallu des grèves pour en arriver là, des souffrances et des privations. 

 En 1968, c’était le bordel, dans les transports, dans les usines, un peu partout. Les gens voulaient vraiment changer la société, pas juste faire semblant.

Mon père rentrait plus tard à la maison car il fallait compenser le soir le travail qui n’avait pas été fait la journée.

Il y avait la rage, la haine d’une société en fin de vie, et la hargne de faire quelque chose de neuf.

Aujourd’hui, la télé nous a tous plongés dans le même moule, et ceci à l’échelle de la planète. La programmation des émissions est calculée pour que les gens aient de moins en primaires,montebourg,mélenchon,mai 2012,victoire de sarkozy,calendrier,ump,ps,élections présidentielles,démondialisation,décroissance,europe écologie,le vertsmoins de sommeil. Hors, on sait très bien ce qui se passe lorsqu’on ne dort plus assez : Les sectes, les moines et moniales avec leurs mâtines et leurs complies, l’administration pénitentiaire et l’armée avec la gestion du réveil impromptu savent pleinement utiliser cet outil. On ne réfléchit plus. Le manque de sommeil – pas trop mais juste ce qu’il faut – annihile les facultés cognitives, abrutit, rend docile.

Lorsque je vois les hommes politiques défiler sur le petit écran, je me sens incomparablement honteux, avec  l’impression d’avoir trahis tous ces gens qui m’ont légué un aussi beau pays;  je me sens honteux pour tous ces soldats dont les sépultures parsèment primaires,montebourg,mélenchon,mai 2012,victoire de sarkozy,calendrier,ump,ps,élections présidentielles,démondialisation,décroissance,europe écologie,le vertsle moindre cimetière de campagne qui ont tellement donné et dont nous avons gaspillé le sang et la sueur;  je me sens lâche quand je pense à tous ces syndicalistes qui se sont battu pour qu'on obtienne une sécurité sociale, moins de temps au labeur et pour lequels nous avons si peu de considération.

Que peut me faire qu’Hollande ait perdu 20 kilos, même s’il porte beau, en photo à côté de Jack Lang et son nouveau dentier  ? Est-ce cela la politique ? Devrions nous haïr Le Pen car il a perdu un œil dans une bagarre de bistro, Détester Sarkozy parce qu’il est petit ou aimer Harlem Désir parce qu’il est noir et que c’est politiquement correct ?

Il nous faut nous affranchir de l’image, du brillant, du bling bling et revenir à des valeurs fédératrices, des valeurs simples dans une société totalement détraquée.

Ces valeurs, elles sont inscrites dans notre constitution, sans qu’il soit besoin dans rajouter de nouvelles : La règle d’or à cet égard est d’une imbécilité rarement atteinte en politique : Nos concitoyens cherchent désespérément des repères moraux , de valeur, et, dans un contexte social tendu, on leur propose de mettre dans notre texte fondateur des références à ce que précisément ils  haïssent, qu’ils jugent responsable de tous les mots de la société moderne, savoir une gouvernance du politique par l’économique. Quand on en est rendu à un niveau d’incompréhension tel, cela devient grave…

Notre constitution renvoie à la déclaration des droits de l’homme et du citoyen . Elle nous dit que tous les hommes naissent libre et égaux en droit. Aujourd’hui il ne faut pas être grand clerc pour constater qu’a qui nait dans une cité du 93, le droit le plus élémentaire qui est celui de traverser le hall d’immeuble sans se faire insulter n’est plus accordé. La police à fui les grands ensembles en même temps que la civilité et le travail.

Nous avons reculé sur tellement de choses en si peu de temps. Comment ne pas être révolté ? Mon grand-père, mort en 1956 à l’âge de 96 ans, bénéficiait d’une retraite, pas grâce mais confortable, depuis l’âge de 65 ans… C'est-à-dire que dans les années 1925, il y avait déjà un régime de prévoyance au sein de son entreprise. Il faut dire qu’il était banquier, et que ce que les banques aujourd’hui donnent à leurs actionnaires, elles en donnaient avant une bonne partie à leurs salaries…

Et aujourd’hui, alors que la télévision ne nous parle que de progrès, on ne peut que constater que partout où il y a progrès, il y a désolation, que ce soit dans l’industrie, dans l’espérance de vie, dans le retour de maladies que l’on croyait abolies, dans la pollution d’une terre sur-exploitée

Comment ne pas vouloir chasser tous ces pitres qui s’engraissent sur le labeur des travailleurs de France, de Chine et d’ailleurs…primaires,montebourg,mélenchon,mai 2012,victoire de sarkozy,calendrier,ump,ps,élections présidentielles,démondialisation,décroissance,europe écologie,le verts

Ce n’est pas dans le discours d’une gauche molassonne, « pomme golden », sans odeur et sans saveur, que l’on retrouvera cet élan qui a fait de notre pays ce qu’il était encore hier,le  pays des lumières, de l'invention du système métrique, des droits de l'homme, de la sécurité sociale et de tellement de choses révolutionnaires...

Il semblerait qu'aujourd'hui, la gauche  française commence à se rendre compte que depuis trente ans, elle roule un peu trop à droite… C’est déjà bon signe.

 

12/10/2011

Nucléaire en centre ville : les silences de la SNCF

 http://www.mai2012.fr/

Winter, le Vendredi 12  Octobre 2011

 «des rayons dans l’arrière train »

Voici 20 jours que je prends tous les jours un train qui m’emmène dès potron-minet de Pontoise à la gare du Nord, et ce matin même, au petit déjeuner, je m’extasiais devant la régularité des trains : sur 20 voyages, un seul retard… Mais voici qu’au retour pour mon domicile,  mes statistiques brutalement s’effondrent et qu’il me faut relativiser : Plus de train sur la ligne H, plus de train sur la ligne J plus de train sur le RER B plus de train sur le RER D. Le bazar le plus complet règne en gare du Nord, assorti d'une cohu indescriptible dans les souterrains d'accès adjacents, heureusement ponctuée des habituelles annonces incipides de la SNCF («merci de votre compréhension»)

Puis un petit texto d’un ami : « rentres pas St Lazare, je suis bloqué depuis deux heures en gare d’ermont… », que je reçois alors que j’étais déjà en gare du Nord.

Je comprends vite que le système D doit prévaloir… Je prends le RER E et file directement en gare St Lazare.. Des messages informent qu’une panne informatique perturbe la circulation des trains…Nos ingénieurs seraient aussi mauvais que cela ?

A St Lazare… point de train pour Pontoise dans des conditions acceptables, c'est à dire dans un délai raisonnable, et dans lequel on puisse monter sans risquer d'y laisser sa vie...

Je me rabats sur Cergy (j'ai la chance d'avoir de multiples possibilités pour, une fois ma vie gagnée, regagner mon foyer...)

Sur une banquette,  un vieux journal de « métro » délaissé et frippé ne demande qu’à se faire prendre ; j’en saisis l’occasion, découvrant ainsi qu’un convoi de déchets hautement radioactifs devait emprunter en début de soirée, une portion du RER (hé oui, en plein centre ville…), donc précisément à l’heure et à l’endroit où « les problèmes informatiques » ont généré des « perturbations »…( «Merci de votre etc...»)

Il ne fait pas être grand clair pour comprendre que ceci est directement lié à cette pagaille monstre...

1)    Soit  la SNCF dont on connait depuis la deuxième guerre mondiale le côté "Collabo" a bloqué le trafic pour laisser passer ces convois

2)    Soit Sud rail a exercé son droit de retrait

3)    Soit des activistes ont réalisé des sabotages ou des actions d'entrave, de l’intérieur de la SNCF, comme par exemple sur le système informatique, ou de l’extérieur 

Voilà. Je ne pense pas qu'une autre explication puisse être raisonnable. Ce qui est irritant, c'est que tout ceci se passe dans l'ombre, sans transparence, et surtout en se foutant ouvertement  des "usagers" qu'on appelle "clients"  que lorsqu'ils paient leur abonnement de transport...  Il faut dire que ce n'est pas tres rassurant de savoir  qu'en pleine seine saint denis, un train rempli de déchets hautement dangereux et radioactifs a stationné plusieurs heures au milieu des gens...Le train est passé, mais si cela vous amuse, vous pouvez reconstituer son parcours avec un simple compteur geger, vendu sur intervet pour quelques dizaines de dollars...

 

 

 

S'il ne fallait qu'une raison pour montrer l'hérésie de la filière nucléaire, celle ci en serait une excellente.

plus d'info dans ce petit article  de Mediapart

09/10/2011

Apple, la pomme et le crabe

Winter, le 9 Octobre  2011

www.mai2012.fr

«Steeve Jobs , la pomme et le crabe»

Tout le monde s’émeut de la mort de Steeve Jobs, l’infatigable fondateur d’Apple. Pas moi.

Il laisse une entreprise dont la capitalisation boursière est la deuxième du monde, après Exxon.

Mais à y regarder de près, cette entreprise est loin d’être un modèle. Ou plutôt si, c’est très exactement le modèle de ce qui a précipité notre XXeme siècle dans la désolation : Que l’on comprenne plutôt :

Le modèle de Steeve Jobs est un modèle propriétaire : Scotcher le chaland, voila quelle a été sa technique. Coller le numéro de carte bleue a l’iPhone. Faire en sorte qu’une fois approché, le consommateur reste accroché… Quelqu’un a décrit l’iPhone comme une sorte de minitel qui aurait marché… On ne peut mieux dire.

Apple, c’est 300 Milliards de dollars de capitalisation boursière, une chiffre d’affaire de 22 milliards de dollars pour moins de 50 000 salariés, et des bénéfices qui explosent littéralement. Comment est ce possible avec si peu de monde  ?

C’est qu’Apple n’est pas une entreprise comme les autres. Le fonctionnement relève plutôt de celui d’une secte dont Steeve Jobs aurait été le gourou. Apple ne possède rien, ne fabrique rien, ne possède pas d’usine en propre : Tout est sous-traité en Chine dans des conditions qui ressemblent plus à de l’esclavage qu’à du travail…

Foxconn, le plus important sous-traitant d’Apple, reconnait faire travailler des enfants ;  Pas de sécurité sociale ; 6 travailleurs par chambre, taillables et corvéables à merci. 30% des sous traitant d’Apple ne paient pas leurs employés au minimum du salaire légal, et travaillent largement au-delà des soixante heures hebdomadaires légales…Un petit article ici relate les méthodes de Foxconn.

Apple, C’est tres exactement le modèle économique qui conduit un pays dans le mur. Steeve Jobs restera dans l’histoire comme une sorte de mégalomane  qui a réinventé l’esclavagisme, et exporté son travail en Chine : nous sommes tres loin du génie.

Vu comme cela, on peut remercier le cancer d’avoir emporté Steeve Jobs aussi tôt : Il y a bien une justice divine…

05/10/2011

la face cachée de Borloo l'avocat, en droit, en verre...

Winter, le 4 Octobre  2011

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«A méditer : la lettre ouverte de Borloo»

 Lettre ouverte de Jean-Louis Borloo, 2 octobre 2011 ; un exemple magistral de langue de bois : A lire avec une grande attention. Il s’agit de la lettre de celui qui se nomme lui-même « l’avocat des plus fragiles, » , un homme a la fortune immense, qui fût l’avocat de Bernard Tapis, un homme qui ne donne jamais rien sans rien, un homme qui est prêt à débaucher tout le monde de toute part pour les lâcher au bout de cent mètres… 

Ainsi, cet homme n'aurait rien négocié ?

A d'autres ! 

« Il y a vingt ans, les valenciennois m’ont demandé de les aider à sortir d’une crise économique, industrielle et sociale d’une très grande gravité. Depuis, je n’ai jamais cessé de me battre pour les Français, notamment pour les plus démunis : relance massive de la construction de logements, rénovation totale des 450 quartiers sensibles, baisse du chômage de 10,2% à 7,7% en trois ans grâce au plan de cohésion sociale, accompagnement de la mutation écologique de notre pays dans le cadre du Grenelle de l’Environnement. Pendant les neuf années que j’ai passées au sein du Gouvernement, j’ai toujours essayé d’être un bâtisseur, un rassembleur, un « tiers de confiance », tout en restant l’avocat des plus fragiles. Ma plus grande fierté est d’avoir été un ministre de « missions », souvent difficiles. Il y a un an, j’ai lancé un appel en faveur d’un virage social. Cet appel, hélas, n’a pas été entendu. Ceci s’est traduit par un profond déséquilibre au sein de la majorité que je n’ai cessé de dénoncer. J’en ai, pour ma part, tiré toutes les conséquences sur un plan personnel et politique. J’ai ainsi refusé de participer au Gouvernement, j’ai quitté l’UMP et j’ai créé, autour de l’Alliance républicaine, écologiste et sociale, un nouveau pôle d’équilibre.

 J’ai également repris ma liberté. Au cours de ces derniers mois, j’ai travaillé très en profondeur pour comprendre les origines de la crise que nous connaissons, pour bâtir une vision et pour proposer un projet autour de mes priorités : la formation et la qualification de jeunes, l’école primaire, l’égalité des chances, la diversité, la baisse des prix du logement, la lutte contre le chômage, la croissance verte. J’ai réfléchi au moyen de défendre mes convictions. L’élection présidentielle étant devant nous, je m’y suis préparé patiemment et méthodiquement avec l’aide de mes amis et j’ai donné rendez-vous aux Français, à l’automne. À aucun moment, je ne me suis inscrit dans les schémas traditionnels des petites phrases, des négociations secrètes et des rapports de force.

Quelle est la situation aujourd’hui ? Quelle est mon analyse ? Tout d’abord, force est de constater que la dynamique des centres ne s’est pas créée : ni sur le projet, ni sur les hommes. Les raisons en sont multiples : manque de temps, malentendus, incompréhensions. J’en prends, évidemment, ma part de responsabilité. Sans cette dynamique, je ne vois pas comment une candidature centriste peut prétendre accéder au second tour et l’emporter. Je reste néanmoins convaincu que la France a besoin d’une grande formation humaniste, profondément européenne, assumant pleinement la diversité de notre pays.

Par ailleurs, la France, comme le reste du monde, fait face à une crise sans précédent suscitant un sentiment de crainte, de repli sur soi et de peur. Elle favorise également le développement de mesures simplistes, la recherche de bouc émissaires et le populisme. S’y ajoute un climat de suspicion généralisé lié à un interminable feuilleton judiciaire qui n’épargne aucune institution. Le risque populiste, en France comme en Europe, est réel. Et je ne veux pas faire courir ce risque aux Français. J’ai le sens de l’Etat et je suis un honnête homme. L’élection présidentielle n’est pas un concours d’ego ou de notoriété. Encore moins, le prologue de négociations à venir.

Je sais que ma décision va décevoir mes amis. Il aurait été bien plus facile de profiter des difficultés de la majorité, et notamment de la défaite au Sénat, pour exister et me démarquer. Mais, c’est une lecture trop rapide et superficielle. Je veux rassurer mes amis : je n’ai rien demandé, rien négocié, et surtout rien abandonné de mes convictions. Je vais continuer à me battre pour mes valeurs républicaines, écologistes et sociales. Je vais continuer à me battre pour que l’on cesse d’opposer les Français les uns aux autres. Et je vais continuer à me battre pour accélérer la recomposition du paysage politique français. Je suis, plus que jamais, un homme libre et déterminé à servir les Françaises et les Français. »

30/09/2011

lorsque la région abandonne les infrastructures

 

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Winter, le 30 Septembre 2011

 «De la bonne gestion des fonds publics»

La gare de ma petite ville de Pontoise  - ville labellisée d'art et d'histoire - voit passer chaque jours des milliers de voyageurs. En effet, elle est reliée à Paris Nord, St Lazare, Creil, et au RER A.

Malgré l’augmentation inexorable du prix du coupon Navigo, elle est depuis des années dans un état de délabrement la faisant rivaliser avec certaines gares de pays du tiers monde ; la promesse affichée des réparations les plus élémentaires, initiée il a plus de dix ans et chaque année reportée à l’année suivante (Vous connaissez la musique : « la SNCF vous prie de bien vouloir l’excuser… Merci de votre compréhension ») tourne désormais au ridicule : Les escalators ne fonctionnent plus, autant pas manque d’entretien préventif que par défaut de réparation curative. Certains immeubles sont en ruine, la passerelle qui enjambe les 13 voies est dans un état de délabrement qui la rend dangereuse. L’immense parking, pour partie abandonné voit à la saison des pluies - chose particulièrement insolite - son dernier étage se transformer…en une immense mare à grenouille, peu connue des pontoisiens car soustraite à leur vue par le hasard de la configuration des lieux.

Les travaux de nettoyage les plus ordinaires ne sont plus assumés régulièrement, et il est plus confortable pour le chaland, par nature fainéant de la cervelle, de s’insurger devant la saleté de ses voisins  (forcément des sales étrangers…) que de réfléchir sur ce qu’il adviendrait  corelativement de ses propres toilettes si lui-même ne les nettoyait pas tous les jours…

Ce matin pourtant à la gare, dès potron-minet, un détail insolite captait mon attention.

Devant un panneau publicitaire, un vigoureux noir d’une société de nettoyage sous-traitante, dans une ferveur toute à son honneur, s’attachait, armé d’un balai savonneux qu’il tenait promptement en main,  à en faire briller le plexiglass.

J’attendais mon train tout en scrutant les gestes rapides et précis de cet homme au travail, mon œil mal réveillé oscillant de haut en bas, égaré par l’aspect surréaliste du contraste entre  un parterre crasseux, perclus de mégots abandonnés,  asphyxié par les herbes folles s’invitant sans vergogne dans ses lézardes goudronnées et l’éclat métallique du cadre d’aluminium maintenant rutilant du panneau de réclame.

C’est qu’il faut que cela brille, la publicité, puisqu’elle permet de participer à l’économie de la gare, tandis que laisser le quai à la proie des ordures n’empêchera pas la SNCF d’encaisser le montant des cartes d’abonnement.

Comme le disait la publicité, « le progrès ne vaut que s’il est partagé par Jean-Claude Decaux. ».

Vous êtes en bonnes mains, ne craignez point demain.

 
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