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19/03/2010

Le progrès, les ordures et tout le bazar

Les urbanitasmagories de Winter le 19 Mars 2010

  http://www.leprincejean.fr/

« Recyclage à la vasseline »

 

Quand j’étais gamin, il y avait des petites bonbons qui coutaient un centime (de franc (nouveau)) . Mes parents me donnaient 20 centimes tous les jeudis.

Cela ne faisait pas beaucoup

Pour arrondir les fins de semaines difficiles  on récupérait les bouteilles de vin ou de lait consignées qu'on ramenait à l’épicier  du coin, qui ouvrait son tiroir caisse – « gling » - et donnait en échange quelques centimes toujours bons à prendre, centimes qu'on recyclait rapidement en bonbons ou autres sucreries.

Aujourd’hui, sur chaque bouteille en verre achetée, je paie un taxe  pour financer le recyclage ; je paie une taxe d’ordure ménagères qui est devenue prohibitive ;  je paie dans mes impôts le fonctionnement de la déchetterie, en général gérée par Suez ou Veolia ; je dépense de l’essence pour emmener mes bouteilles au recyclage ; et pour ceux qui comme moi ont la chance d’avoir un jardin ; j’en  réserve deux mètres carrés pour y mettre les différents bacs d’ordure (verre ; papier & carton ; plastiques ; déchets végétaux ; autres ordures). Quand vous connaissez le prix du mètre carré de jardin en région parisienne, le calcul est vite fait, si on multiplie par le nombre d'habitants …  Ma ville investit dans des containers plastiques facturés à prix d’or par CITEC ou PLASTIC OMNIUM, conteneurs que je repaie dans mes impôts.

Comme je suis curieux, je suis allé visiter la déchetterie de St Ouen l’Aumône. Il s’agit d’une énorme usine, proprement gigantesque, gérée par Veolia, qui traite les ordures des douzes communes de l'agglomération urbaine. J’étais persuadé qu’on faisait du tri à cet endroit, afin d’y recycler les déchets.  Quelle erreur grossière :  En fait, on n’y valorise rien du tout : on ne fait essentiellement que récupérer la valeur déjà produite par le particulier dans son laborieux travail de tri, c'est-à-dire, pour faire simple, les centimes d’autrefois qui sortaient du tiroir caisse de l’épicier pour aller dans ma poche.

Les déchets verts (branchages, tontes d’herbe etc…),  triés par les particuliers, mis dans des sacs payés par les particuliers, ramassés par la commune, sont « transformés » en compost qui sera revendu aux professionnels .  Mais en vérité, la plus grosse partie du travail a déjà été faite avant d’arriver à la déchetterie, car l’opération de « transformation » consiste juste à remuer les branchage de temps en temps…

Les plastiques sont mis en balle qui seront expédiées en chine ou ailleurs, mais en vérité, la plus grosse partie du travail, c’et à dire le tri, a déjà été fait par le particulier. Quand on connait le prix du plastique et la pénurie en ce secteur, on comprend vite l'intérêt du tri en amont.

Pour le verre, s’en est risible tellement c’est stupide : tout le travail de tri est effectué par le particulier, qui s’emmerde à retirer les bouchons métalliques, couvercles etc… Certaines bonnes âmes vont même jusqu’à laver les bouteilles avant de les jeter (bonjour le bilan écologique), et à se poser des problèmes métaphysiques pour les bouteilles d’huile.

Pour les déchets électroménagers (ordinateurs, refrigérateurs etc…), ne vous attendez pas à voir une armée de petite main en train de les démonter :  le particulier fait le tri en apport volontaire ; les palettes sont ensuite refourguées à des entreprises de désossage.

Les cannettes en acier, qui sont faciles à recycler et valent de l’argent (en Suède, on est payé lorsqu’on ramène ses cannettes…) sont mises en balle et retournent directement au laminoir.

La valorisation des journaux consiste à faire des balles avec les piles de journaux sagement entreposées par les particuliers ; de même pour les cartonnettes.

Et tout le reste) est brulé et fait de la vapeur qui est revendue à la ville pour chauffer l’agglomération. Dans ce cas, il y  a une réelle valorisation, sauf que la valeur ne retourne pas au citoyen qui avait déjà payé pour le fonctionnement de la déchetterie et qui va en plus payer pour eau chaude et son chauffage, mais à Veolia.

Chaque habitant de la région cergy-pontaine devrait aller faire un tour dans cette déchetterie , visitable sans grande difficulté,  pour comprendre l’étendue de l’escroquerie de ce qu’on appelle la valorisation des déchets.

Ne croyez pas que les bonbons retournent dans les poches des salariés de Veolia, qui sont payés à coup de trique.

A tous ceux qui penseraient que les ordures coutent plus qu'elles ne rapportent, et pour appuyer mon propos, sachez que Veolia a mis en place, au niveau des immenses fosses de dépôt, des caméras de surveillance, afin d’éviter que les gens viennent y piquer des trucs… Voilà : les ordures valent vraiment de l’argent, donc  on devrait payer moins cher le recyclage, et non pas plus cher.

Comme autrefois, les ordures génèrent toujours des bonbons, mais ce ne sont pas les mêmes qui se sucrent : c’est ce qu’on appelle « le progrès ».

Et surtout, n’y voyez la dedans rien d’écologique : Si l’on additionne la somme effective de toutes les énergies mises en œuvre pour transformer une tonne d’ordure en stock option, cela doit être considérable : imaginez juste une minute que sur une agglomération de 300 000 âmes, chaque foyer utilise un verre d’essence par semaine pour aller jeter ses bouteilles de verre…

10/03/2010

Affaire Soumaré. Un arrière goût...

Les urbanitasmagories de Winter le 9 Mars 2010

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« un arrière gout »

Un ami me racontait cette longue histoire, que je vais essayer d’abréger pour aller directement au sujet : Deux amis se retrouvent après des années. Habits de luxe, Rolex ; Porsche décapotée :  tout y est.

-        Dis donc, tu as bien réussi fait le premier

-       Toi aussi, fait le second, tu fais quoi ?

-        Moi je suis dans la boucherie, Rungis, les halles, dix magasins, ça roule

-        Moi dit le second, j’ai développé un nouveau processus industriel. Dans le cadre du développement durable, je fais des steaks hachés, mais uniquement avec un tout petit peu de soja et surtout de la merde. Ca marche du feu de dieu

-       Ah ? fait le premier interloqué, avec de la merde, c’est possible ?

-       Si tu veux, viens visiter mon usine, tu comprendras

Il l’emmène au jour-dit. Visite du site. En amont, la station d’épuration : Des bacs immenses remplis de merde. Ca fouette à plein nez. Puis la chaine de conditionnement. La chaine d’emballage  et des quais d’expéditions avec dix  camions qui attendent prêts à partir. Dix mille steaks à l’heure. ISO9002, Ultra moderne, entièrement aux normes. Du top.

Notre boucher est sceptique aussi l’industriel lui propose une dégustation

-        tu verras, tu as des appréhensions, mais c’est aussi bon que du charolais

On va aux cuisines, on déguste

-       c’est vrai, c’est étonnant, on croirait du charolais

-       tu vois, qu’est ce que je t’avais dis

-       mais..

-      

-       mais…il y a quand même un arrière goût, je me trompe ?

Après un silence, notre industriel répond, affirmatif :

-       quand même…

(fin de l’histoire. Comprend qui peut, comme chantait Lapointe)

Voila. Dans l’affaire Soumaré, sans qu'on sâche trop où est le charolais, c’est strictement pareil : avec Axel Poniatowski, puisque de son propre aveu c'est lui l'initiateur, il y a quand même un arrière goût de merde.

Quand même.

13/02/2010

SPORT MACHT FREI

Les urbanitasmagories de Winter le 13 février 2010

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«Conjuguez le verbe glisser au participe passé»

Gonesse : Le 25 Juillet 2000 , le Concorde décolle en feu et s’ écrase quelques kilomètres plus loin. Il faudra attendre dix ans, pour que le 2 Février 2010, l’enquête démarre, pour rendre (peut être) ses conclusions fin mai 2010.

Vancouver : 12 Février 2010 : Début des entrainements de Nodar Kumaritashvili qui rate le dernier virage, est éjecté de la luge, se précipite le sideboard contre un pilier et décède  quelques minutes après . 24 heures plus tard, le CIO déclare qu’après enquête, la piste n’est pas en cause.

Si seulement le Concorde s’était écrasé au Canada…

Dans les courses automobiles, les piliers sont couverts de bottes de paille. Dans les stades de foot, les poteaux sont capitonnés,sur la glace les hockeyeurs sont grillagés pour éviter les blackaille, dans les endroits à risque, on tend des filets.

Comme beaucoup d'enfants, au bord de la mer, vous avez fait des petites rigoles en sable pour y faire glisser des billes et avez intégré les lois de la glisse. Adolescent, vous avez déboulé des toboggans sinueux dans des parcs aquatiques...

Ici, juste en visionnant la vidéo de l’accident- qui est depuis retirée un peu partout du net -  point besoin d’être expert pour comprendre que le sportif - dans le cas d'une probable sortie de piste - n’a proprement aucune chance car la vue doit être libre pour les caméras.

Car si l’important, c’est de participer, conjuguer exploit avec exploitation demeure essentiel.

Sauf au participe passé, tabernacle, sauf au participe passé.

 

12/02/2010

Mon ami VEOLIA m'aime (suite)

Mon ami Veolia me fait me fait rincer mes toilettes àvec l’eau la plus pure du monde

Les urbanitasmagories de Winter le 12 février 2010

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«Etre naïf ou ne pas être, telle est la question»

Un petit article publié il y a quelques jours sur le caractère invraisemblable du prix de l’eau comparé à celui de l’électricité m’a valu de me faire taxer grand naïf. (lien ici )

Je tente ici de répondre ici à ce commentaire qui montre que les choses les plus évidentes ne le sont pas pour tout le monde et commencerai par cette constatation :

 Deux litres d’eau des volcans d’Auvergne coûtent environ le prix d’un litre d’essence (80% de taxe) d’Arabie Saoudite, ce qui fait que le prix hors taxe de l’eau en bouteille est environ deux fois plus cher que le prix de l’essence hors taxe. Ces ordres de grandeur sont approximatifs, mais corrects.

Question : Est-ce normal, quelle est la logique ?

Dans l’article en référence, j’ai comparé le prix de l’électricité à celui de l’eau car ces deux produits me semblent sont tout à fait comparables : Quoi qu’on en dise, l’eau est en présence infinie sur terre - puisque comme vous l’avez appris au CM1, l’eau s’évapore, se condense, s’infiltre, se filtre, resurgit sans qu’il en disparaisse jamais le moindre atome, ceci au moins depuis que le monde est monde et si l’on exclut les explosions atomiques. L’électricité est elle un phénomène plutôt qu’une ressource, néanmoins, les deux doivent être traités, acheminés, distribués, comptabilisés, recyclés. La différence  réside dans le fait qu’à la limite on peut subsister quelques temps sans courant tandis que se passer d'eau est problématique.

L’eau est donc une ressource unique en son genre, comme peut l’être l’air.

Toutes les politiques successives depuis plusieurs décennies se sont attachées à développer cette idée que l’eau est rare, légitimant ainsi le fait  qu’elle soit chère.

Mais l’eau n’est pas rare ; l’eau potable n’est pas rare mais sa répartition suit la carte des précipitations.

Alors, cela devrait il être un problème ? Le pétrole est incomparablement plus rare et largement moins bien réparti. Pourtant on arrive à peu près n’importe où dans le monde - à des prix en gros très comparables - à faire le plein d’essence sans que cela étonne.

Il y a de manière évidente une volonté politique dans nos démocraties d’accréditer cette illusion de la rareté de l’eau.

Comme cette eau est rare,  elle est chère.

Pensez vous sérieusement que retraiter de l’eau soit compliqué, si l’on compare les processus qui sont en jeu par exemple avec ceux du retraitement de l’uranium qui sert à produire le courant ?

Pensez vous que poser des canalisations, surveiller l’état de  l’eau, faire des réservoirs, analyser, soient vraiment des processus coûteux, qui justifieraient les montants exorbitants qui sont facturés aux particuliers et aux communes ?

Si la notion de valeur ajoutée vous dit quelque chose, alors comparez la masse salariale d’un fabricant de courant à celle d’un distributeur d’eau, et vous aurez au moins une partie de la réponse.

Personnellement, dans ma commune, les canalisations sont les mêmes depuis environ une cinquantaine d’années, et c’est seulement maintenant qu’on commence à rénover le réseau, qui a donc du être quand même bien amorti…

Voilà le tableau brossé : Veolia et les principaux fournisseurs d’eau sont sur une situation quasi monopolistique. Ils fixent un prix de l’eau de manière complètement artificielle en usant d’une stratégie de communication redoutable  avec une message simple : "L’eau est rare" ; Cette stratégie s’appuie sur des relais d’opinion très puissants qui relaient le message sans souvent en saisir la quintessence.

Et pourtant quand les astronautes en 1969 virent pour la première fois la terre avec un peu de recul, ils la virent bleue, pas brune.

Alors dire que dire de l’eau qu’elle est rare est une affirmation à peu près aussi exacte que de dire de la muraille de chine qu'elle est le seul ouvrage humain visible de la lune : C’est totalement faux, mais tout le monde y croit, car à marteler une message, celui-ci finit par devenir une réalité . Et qui  va à l’encontre de cette idée communément admise s’expose immanquablement aux critiques les plus vives, car l'être humain, même révolutionnaire, est conservateur.

Comment une ressource qui par définition-même ne s’use pas pourrait elle être rare ?

On vit avec l’idée que l’eau du robinet est le produit le plus contrôlé du monde, que l’eau en bouteille est beaucoup plus chère que l’eau du robinet : Ces affirmations également une fois posées deviennent des vérités, alors qu'en fait, à condition de réfléchir, l’eau du robinet est notablement plus chère que l’eau en bouteille si l'on fait un raisonnement économique prennant en compte la valeur d'usage.

Le traitement de l’eau est destiné à la rendre potable. Un français consomme environ 165 000 litres d’eau annuelement, et sur cette quantité, entre 0,5 à 1% seulement devrait être potabilisé, le reste etant de l’argent dépensé inutilement. Le vrai calcul du coût  de l’eau potable consiste donc à diviser le prix facturé par le service rendu : Rendre potable de l’eau pour le lave-linge ou les toilettes n’est pas un service mais une contrainte imposée. On n’a pas besoin pour faire la vaisselle d’avoir de l’eau exempte de stéroïdes hormonaux.

Et là, oh surprise !  on est largement au dessus du prix de l’eau en bouteille.

C’est vrai que je suis naïf et que ma remarque est stupide, mais vous viendrait-il  à l’idée de faire votre lessive avec du vin ?

C’est pourtant très exactement le même raisonnement qui vous est proposé et présenté comme une vérité comptable quand Veolia, Suez et les autres vous affirment que l’eau du robinet est la moins chère du monde.

Je lis régulièrement le journal officiel, et un petit entrefilet m’avait sauté aux yeux : il s’agit de l’arrêté du 21 Aout 2008 relatif aux conditions de récupération de l’eau de pluie (lien ici) ,

Il s’agit de la publication d’un décret loi qui stipule que, dans certaines conditions, et à titre expérimental, le propriétaire d’une maison individuelle peut obtenir la conformité malgré une double alimentation d’eau dans sa maison (eau traitée et eau non traitée). J’ai appris à cette occasion qu’il était jusqu’alors interdit de faire parvenir par un réseau de l’eau non traitée dans sa maison. La sanction est une déclaration de non-conformité. Le texte auquel je fais allusion change cet état de chose au permettant d’alimenter ses toilettes avec de l’eau non traitée sous certaines conditions.

La question, pour aussi mineure qu’elle semble être est intéressante, car elle met en avant le fait que jusqu’à il y a un an et demi, on était obligé d’avoir de l’eau potable – « la plus sure du monde » – pour évacuer des excréments

Cela parait tellement grotesque, et pourtant…

Pourtant, la vraie question, c’est de savoir qui a influé pour que de telles aberrations persistent aussi longtemps…

Vous avez une idée ?

Moi oui,

Mais….

10/02/2010

Mon ami Veolia me veut du bien

Mon ami Veolia m'aime, moi et mon argent.

Les urbanitasmagories de Winter le 10  février 2010

  http://www.leprincejean.fr/

«Ma planète à moi, elle est bleue»


J’ai reçu ma note mensuelle d’eau hier, concomitamment, une fois n’est pas coutume,  à celle d’électricité, ce qui m’a valu le rapprochement objet de la présente notule . Pour un cocktail  sans fondement, comptez un bon 75 euros de jus pour environ 170 euros de fraiche, rajoutez un doigt de fée (la fée électricité), secouez, et vous obtenez un petit verre de fin de mois difficile.

 Il est  vrai qu’à part dans l’anisette, je ne suis guère ami de l’eau et cette note adorée m’a donné le la : c’est facile – elle me le rend bien : on m’embourbe.

A maintes reprises mon métier m’a donné l’opportunité d’explorer quelques sites nucléaires, visiter quelques stations d’épuration. J’ai eu moult fois commerce, en tout bien tout honneur, si tant est qu’il en existe encore - pas du bien, de l’honneur - avec des ingénieurs de la COGEMA et des égoutiers de VEOLIA,  et sans débourser plus avant, la conclusion s’est naturellement offerte à moi : Il est quand même BEAUCOUP plus simple – donc moins dispendieux - de fabriquer de l’eau plutôt que du courant et c'est sans doute à cela que l'on doit de les vils salaires en usage dans les milieux de l'épuration (Je ne parle de l'après guerre)

Alors  - n’en déplaise à mes amis bobo-écolos qui n’ont pas encore compris que le but de l’écologie c’est avant tout de donner de la valeur à des choses qui en sont dépourvues pour servir les intérêts de ceux qui n’en ont pas contre ceux qui n’en veulent pas – l’eau est une ressource infinie : Dame, on l’a tous appris à la petite école, vous savez, le fameux cycle évaporation, condensation, précipitation, ruissellement, infiltration. Ainsi, quand je laisse couler mon robinet de manière fort incivique en me brossant les dents  (runing water is wastfull) l’eau qui part vers l’égout retourne gentiment à la nature et la seule dépense inutile est l’énergie qui faudra pour traiter mon incivilité, pas l'eau en elle-même.

Tandis que l’uranium lui est une matière fossile : Parler de quelque chose comme d’une matière fossile, c’est une manière de maquiller de qui vous coute les yeux de la tête.

 Oui, je sais, c’est un peu compliqué, mais tout cela mérite une lecture attentive.

Car  la terre, si on l’appelle la planète bleue c’est qu’elle est pleine d'une eau qui absorbe de telle manière les rayons lumineux qu’elle apparait au final comme bleue. Si elle était pleine d’uranium – qui est également un rayonnement -  on l’appellerait sans doute autrement, non ?

Tout ceci pour dire que lorsqu'on aura fait boire la tasse à ces brigands qui vendent n'importe quoi, on aura fait un grand pas en avant.

Les élections locales sont là pour cela.

09/03/2009

Lille Lyon : Bus à l'aller, Train au retour

Winter le 9 Mars 2009

  http://urbanitasmagories.blog.20minutes.fr/

«un train peut en cacher un autre»

Samedi dernier, on lâchait les lions au Stade de France. A la sortie du match, les romains quittaient l’arène. Une troupe de jeunes lillois, voulant sans doute prendre un raccourci pour rejoindre le bus, s’est retrouvée sur une voie de RER dans des circonstances que l’enquête précisera. Bilan : 2 morts – s’ils en avait une , paix à leur âme - et 11 blessés dont plusieurs graves.

Quand on dit « blessé grave» suite à une rencontre ferroviaire, dans la nov-langue du journaliste, en général c’est quand même « assez » grave : Celui qui a déjà assisté à ce type d’accidents sait qu’en pareille circonstance, le matériel de premier secours c’est avant tout le sac : plastique pour les morceaux de gens et papier pour les badauds qui assez spontanément font don de leur repas de la veille.

Cet accident, à souligné le patron de la SNCF, est particulièrement rare. Cette défense avant l’heure est que Guillaume Pepy qui sait déjà que vraisemblablement la SNCF sera lourdement condamnée pour défaut de clôture de la voie, défaut d’entretien de clôture ou de porte, ou autre.

Si ceci devrait s’avérer, ce serait particulièrement dramatique. En effet, la SNCF a des obligations assez draconiennes concernant la mise en sécurité de ses installations dans et aux abords zones habitées.

Mais comment un groupe composé pour partie d’adultes peut être assez débile pour s’aventurer à côté de voies ferrées en région parisienne, où il y a des trains partout : le fait d’être supporter d’un club de foot ne semble pas être une condition suffisante en soi, et c’est ce que l’enquête devra expliquer.

Je ne suis pas un soutien inconditionnel des chemins de fer, loin de là (voyez mes autres articles), mais je pense que si la SNCF était condamnée, dans ce cas, ce serait la porte ouverte au n’importe quoi, car cela signifie que demain, il faudra grillager le dessus des voies pour éviter que les avions ne se posent dessus.

Alors, en réponse à ce tragique accident, on parle déjà d’installer des caméras infrarouge sur les voies ferrées aux abords du stade de France, stade dont les concepteurs ont été assez débiles pour , de manière délibérée, ne pas prévoir de parking pour les cars : Bien évidemment, ces caméras seraient financées par les « usagers » de la sncf,  ceux qu’on appelle maintenant les « clients ». En tant qu’usager boiteux de la SNCF et ayant du mal à monter les escaliers, devoir payer pour des abrutis quand la gare de Pontoise ne trouve pas d’argent pour remplacer ses escalators en panne depuis 7 ans ou plus me fait particulièrement mal.

La société va mal, très mal, mais si tous les abrutis du monde se donnaient un jour la main pour faire une grande farandole le long  des voies de RER en pleine journée, cela irait sans doute beaucoup mieux.

10:56 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : accident, rer, pepy, sncf, stade de france, st denis, outreau, pontoise | | |  Facebook

15/01/2009

La Peinture Longue portée

Winter Le 14 Janvier 2009

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« A Pontoise, cité des impressionnistes, on ne rigole pas avec la peinture»

Sous l’impulsion de son maire Philippe Houillon, Pontoise a entrepris de se refaire une beauté. Les Pontoisiens peuvent bénéficier dans certain cas de subventions pour se faire refaireSNV85353.JPG la façade et ils en profitent.

Le maire lui-même en profite pour faire refaire la façade de sa modeste  permanence et on aurait tort de l’en blâmer.

Monti, l’entreprise de peinture en bâtiment de Pontoise mandatée pour la tâche ne plaisante pas, quand elle repeint. « Projection de peinture sur 50 mètres ».

Autant dire un périmètre de sécurité de la hauteur d’un immeuble de 16 étages.

C’est ce qui s’appelle peindre au fusil à  longue portée.

19:08 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pontoise, houillon, monti, peinture en batiment, humour | | |  Facebook

14/01/2009

La grève

Winter Le 14 Janvier 2009

  http://urbanitasmagories.blog.20minutes.fr/

 

« Du bon usage de la pagaille (Suite)»

Après une journée de grève folle, je ne résiste pas au plaisir de publier cette petite photo prise sur un écran indicateur de la SNCF.

SNV85342.JPGLa dernière phrase est à lire avec délectation.

Merci ô joyeux cheminot

Dont la prose me fait rire

Quelle vigueur dans tes mots

Qui fait craindre le :

« trafic normal, (…) prévoir cependant des perturbations »

Comme disait Coluche, y a de plus en plus de cons chaque année, mais cette année, on a l'impression que ceux de l'année prochaine sont déjà là.

19:41 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pontoise, sncf, sud rail, grève, trains, st lazare | | |  Facebook

05/03/2008

Déchantera qui déchantera le premier.

Les élections municipales 2008 à Pontoise commencent à prendre une tournure marrante.

Le MoDem à fait son petit clip rigolo et un rien exagéré, qui circule en ce moment sur le net :

http://www.dailymotion.com/relevance/search/dupaquier/vid...

Philippe Houillon a fait sa réponse,  à mon avis à côté de la plaque, mais interessante, car elle met en exergue l'idée selon laquelle pour faire un bon maire, il est préférable de faire un bon député. Compte tenue qu'en france, il y a 36 000 communes, il faudrait donc agrandir un peu l'assemblée nationale :

http://www.dailymotion.com/relevance/search/dupaquier/vid...

Ce qui fait plaisir, c'est que tout le monde commence à prendre au pied de la lettre Nicolas Sarkozy qui voulait que les élections municipales soient politisées.

Elles le deviennent donc, ce qui prouve que la populace est derrière notre bon suzerain...Tout derrière.

Bien malin celui qui pourra faire des pronostics pour les deux dimanches à suivre.

 

17:30 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : houillon, modem, cap21, UMP, Pontoise, canton, dupaquier | | |  Facebook

02/03/2008

Augmenter le pouvoir d'achat version UMP.

Serrer la vis au public, c'est aussi cela le service public façon UMP.
Démonstration : Le stationnement à Pontoise

Winter le 1er Mars 2008  http://urbanitasmagories.20minutes-blogs.fr/

Il est difficile de se garer à Pontoise Sud, à proximité de la gare. En effet, les parkings étant payants, les cochons d’abonnés SNCF qui paient déjà fort cher leur carte orange doivent en plus payer le parking, et se garent un peu partout, sur une zone bleue qui n'a jamais vu l'ombre d'un contractuel . Résultat des courses, les riverains, dont votre serviteur, ne peuvent garer leurs véhicules personnels.

Mais le maire UMP - Philippe Houillon - de notre belle ville a trouvé une solution assez intéressante : Il a fait un arrangement pour que les riverains aient 50% de remise au parking Canrobert, ce qui rendait - il faut le dire - la place de parking bon marché et permettait de supporter l’incurie de la SNCF et les tracasseries pour tenter de se garer à proximité de chez soi.

Bon, sur ce, le parking a changé d’exploitant dans des conditions assez rocambolesques.

On reçoit une petite lettre ce jour expliquant que les tarifs mensuels passent de 17 euros à 25 à partir du 1er avril, et qu’à partir du 1er Septembre, le tarif riverain, c’est terminé, c'est à dire que les riverains qui utilisaient le parking devront payer le prix fort et supporter une augmentation de 100%.

L’augmentation n’est pas plus étonnante que cela : elle est dans la lignée de l’augmentation du pouvoir d’achat insufflée par Nicolas Sarkozy : Si Nicolas Sarkozy s’offre 140% d’augmentation sur son salaire, on aurait effectivement du mal à comprendre pourquoi le patron de la société EFFIA qui gère ces parking , Bernard Sinou, ne pourrait pas augmenter son chiffre d’affaire  de 30% : Normal non ? c’est bon pour leur pouvoir d’achat.

Voila : C’est la gestion de notre bonne ville d’art et d’histoire par notre maire, Monsieur Houillon dont tout le monde dit que ce sera le futur garde des sceaux.

Cela ne va pas arranger le stationnement dans Pontoise.

Le petit plus : Le groupe EFFIA qui gère maintenant ce parking appartient en quasi-totalité à la SNCF. C'est vraiment ce qui s'appelle se foutre de la gueule du monde. Il faudra que la SNCF pense à réparer les batiments qui ont brulé il y a 5 ans dans le centre gare ainsi que ce parking qui a brulé il y a plusieurs mois ou années, on ne sait plus compter, et égalements les escalators qui ne marchent plus, l'ascenseur pour handicapés qui n'a jamais fonctionné, qu'elle pense à faire un hall un peu plus grand (160 mètre carrés pour 21 voies....), qu'elle pense déserber les voies ferrées, à installer des toilettes, vu qu'elle a environ 5000 "clients" qui passent par jour etc etc.... On sent poindre le vent de la révolte qui attisera les braises d'un gigantesque incendie ... c'est ce qu'on appelait autrefois le "SERVICE PUBLIC".

22:45 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : SNCF, Houillon, Pontoise, UMP, Sarkozy, Ville d'art et d'histoire | | |  Facebook

 
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