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08/10/2011

Aux urnes citoyens !

Winter, le 8 Octobre  2011

www.mai2012.fr

«Demain, jour de Primaires»

Préparation des élections présidentielles de Mai 2012 : Bien sur que j’irai voter. Bien sur que je convaincrai mes gosses et leurs nombreux copains d’aller voter.

 

Pour trouver son bureau de vote, c'est ici Vous verrez rapidement qu'en fonction de la ville où vous êtes, c'est un peu le bazar. A Pontoise, ville tenue avec un certain succès par l'UMP, afin d'embrouiller un peu le chaland, ce ne sont pas les bureaux de vote habituels., mais les maisons de quartier qui sont réquisitionnées.  Tout le monde n'ayant pas internet, on peut s'attendre à une belle pagaille....Ainsi, on sera sur que l'abstention sera massive

Pourquoi doit on voter ?

La raison en est très simple, je l’avais déjà expliqué dans un petit billet : Plus forte est l’abstention, plus chaque bulletin représente un vrai hold up démocratique, ce qui a un côté  plaisant…

C’est un peu comme au jeu télévisé totalement infâme présenté par la non moins infâme Laurence Boccolini : Pour arriver en haut, il faut favoriser les perdants…Ainsi, si l’on porte l’UMP dans son cœur, il est important de favoriser un tocard.

Par voie de conséquence, si ce n’est pas le cas, il convient d’aller voter si l’on ne veut pas se retrouver avec un tocard pour porter l’espérance polulaire : Car à droite comme à gauche, tous les coups sont permis, et il y a gros a parier qu’une bonne partie de l’électorat aux primaires sera aussi socialiste que Kouchner ou Borloo. Il s’agit là peut-être de la seule et raisonnable stratégie de conquête possible des présidentielles pour le partie unique de ce qu’on peut appeler aujourd'hui  sans trop prendre de risque l’ex-majorité présidentielle.

Il faut également aller voter pour une autre raison, très simple aussi : C’est une première en France, ce type d’élections. Et  il sera interessant de voir comment cela se passe.

Après, vient se poser l’autre question : Pour qui ? Une tendance naturelle, assez française est de préférer les suiveurs aux sprinters. Et là, le PS a commis – et commet encore - une énorme erreur d’appréciation en pensant qu’a force d’avoir bourré le crâne aux gens avec le couple  Hollande et Aubry, les gens avaient oublié les autres. Ségolène Royal, qu’on a peut-être appelé un peu trop vite et avec cet humour terriblement parisien qui sied tellement aux strausskhaniens « la sotte du poitou », va faire un carton : Pourquoi ?

1) parce que c’est une femme;

2) car plus les autres parlent, plus a contrario elle apparait crédible;

3) Parce que les français n’aiment pas qu’on leur impose des choix;

4) parce que son ex-époux apparait un peu fadasse et trop sur de lui, et nous rappelle un peu Fabius roquet du temps de sa superbe ("n'oubliez pas que vous parlez au premier ministre de la France");

5) parce que la connivence entre DSK et Aubry a été mise au grand jour.

Il ne faut pas oublier le trublion Arnaud Montebourg, qui va récolter une sérieuse part des révoltés par la crise et insurgés de toute nature…

Donc, les dés sont très loin d’être jetés, attendons sagement dimanche soir en emmenant le plus de monde autour de nous aux urnes.

06/10/2011

N'ayez pas peur, on n'est pas de la police !

 

http://www.mai2012.fr/

Winter, le Jeudi 6 Octobre 2011

 «L’intérêt de la vidéo surveillance n’est plus à démontrer»

C’est ce qu’il faut en conclure de l’article qui, en page deux colonne de droite (c’est la plus lue) de l’édition parisienne du vingt minutes de ce jour, en rouge et en gros caractère, afin que le chaland prenne conscience de l’importance de l’événement, nous relate cette information proprement proprement stupéfiante :

 « 18 caisses de bière ont manqué d’être dérobées par cinq malfaiteurs dans le 19ème Dimanche, mais la police les avait repérés sur les caméras et les a arrêtés »

On coupe des arbres pour faire des journaux gratuits que l’on distribue grassement dans les gares, lequels journaux viennent ensuite mourir sur les quais en piles malpropres, ce qui donne du travail aux hommes de ménage qui quelque part doivent être payés par les abonnés de la SNCF.

On installe des dispositifs de vidéo surveillance dans tout Paris avec des mécaniques ultra-sophistiquées de reconnaissance faciale. On met des fonctionnaires de polices en faction au chaud derrière des écrans de contrôle.

Tout cela coûte une petite fortune qui vient grever le déjà bien maigre budget des ménages par le truchement de la fiscalité.

La bonne nouvelle, ainsi que nous l’explique 20 minutes, c’est que cela a permis dimanche de savoir qu’il y a quatre jours, des malfaiteurs ont manqué s’emparer d’environ 400 euros de bière dans le 19eme arrondissement de Paris.

Rendez-vous compte : 18 Caisses de bière ! Ce n’est pas rien

On ne peut que saluer le courage de la police parisienne mais également sa probité, car dans la capitale des gaules, cela ne se serait peut-être pas passé de cette manière.

Faut il en rire ? Faut-il en pleurer ? Est-ce du second degré ?  – il est à craindre que non...

 

Heureusement que l’hiver approche. Tout n’est pas perdu, on va pouvoir démarrer son feu de bois avec 20 minutes.

Et pour ce qui concerne la vidéo surveillance, on devrait commencer à l'imposer dans les commissariats de police lyonnais.

 

 

 

05/10/2011

la face cachée de Borloo l'avocat, en droit, en verre...

Winter, le 4 Octobre  2011

www.mai2012.fr

«A méditer : la lettre ouverte de Borloo»

 Lettre ouverte de Jean-Louis Borloo, 2 octobre 2011 ; un exemple magistral de langue de bois : A lire avec une grande attention. Il s’agit de la lettre de celui qui se nomme lui-même « l’avocat des plus fragiles, » , un homme a la fortune immense, qui fût l’avocat de Bernard Tapis, un homme qui ne donne jamais rien sans rien, un homme qui est prêt à débaucher tout le monde de toute part pour les lâcher au bout de cent mètres… 

Ainsi, cet homme n'aurait rien négocié ?

A d'autres ! 

« Il y a vingt ans, les valenciennois m’ont demandé de les aider à sortir d’une crise économique, industrielle et sociale d’une très grande gravité. Depuis, je n’ai jamais cessé de me battre pour les Français, notamment pour les plus démunis : relance massive de la construction de logements, rénovation totale des 450 quartiers sensibles, baisse du chômage de 10,2% à 7,7% en trois ans grâce au plan de cohésion sociale, accompagnement de la mutation écologique de notre pays dans le cadre du Grenelle de l’Environnement. Pendant les neuf années que j’ai passées au sein du Gouvernement, j’ai toujours essayé d’être un bâtisseur, un rassembleur, un « tiers de confiance », tout en restant l’avocat des plus fragiles. Ma plus grande fierté est d’avoir été un ministre de « missions », souvent difficiles. Il y a un an, j’ai lancé un appel en faveur d’un virage social. Cet appel, hélas, n’a pas été entendu. Ceci s’est traduit par un profond déséquilibre au sein de la majorité que je n’ai cessé de dénoncer. J’en ai, pour ma part, tiré toutes les conséquences sur un plan personnel et politique. J’ai ainsi refusé de participer au Gouvernement, j’ai quitté l’UMP et j’ai créé, autour de l’Alliance républicaine, écologiste et sociale, un nouveau pôle d’équilibre.

 J’ai également repris ma liberté. Au cours de ces derniers mois, j’ai travaillé très en profondeur pour comprendre les origines de la crise que nous connaissons, pour bâtir une vision et pour proposer un projet autour de mes priorités : la formation et la qualification de jeunes, l’école primaire, l’égalité des chances, la diversité, la baisse des prix du logement, la lutte contre le chômage, la croissance verte. J’ai réfléchi au moyen de défendre mes convictions. L’élection présidentielle étant devant nous, je m’y suis préparé patiemment et méthodiquement avec l’aide de mes amis et j’ai donné rendez-vous aux Français, à l’automne. À aucun moment, je ne me suis inscrit dans les schémas traditionnels des petites phrases, des négociations secrètes et des rapports de force.

Quelle est la situation aujourd’hui ? Quelle est mon analyse ? Tout d’abord, force est de constater que la dynamique des centres ne s’est pas créée : ni sur le projet, ni sur les hommes. Les raisons en sont multiples : manque de temps, malentendus, incompréhensions. J’en prends, évidemment, ma part de responsabilité. Sans cette dynamique, je ne vois pas comment une candidature centriste peut prétendre accéder au second tour et l’emporter. Je reste néanmoins convaincu que la France a besoin d’une grande formation humaniste, profondément européenne, assumant pleinement la diversité de notre pays.

Par ailleurs, la France, comme le reste du monde, fait face à une crise sans précédent suscitant un sentiment de crainte, de repli sur soi et de peur. Elle favorise également le développement de mesures simplistes, la recherche de bouc émissaires et le populisme. S’y ajoute un climat de suspicion généralisé lié à un interminable feuilleton judiciaire qui n’épargne aucune institution. Le risque populiste, en France comme en Europe, est réel. Et je ne veux pas faire courir ce risque aux Français. J’ai le sens de l’Etat et je suis un honnête homme. L’élection présidentielle n’est pas un concours d’ego ou de notoriété. Encore moins, le prologue de négociations à venir.

Je sais que ma décision va décevoir mes amis. Il aurait été bien plus facile de profiter des difficultés de la majorité, et notamment de la défaite au Sénat, pour exister et me démarquer. Mais, c’est une lecture trop rapide et superficielle. Je veux rassurer mes amis : je n’ai rien demandé, rien négocié, et surtout rien abandonné de mes convictions. Je vais continuer à me battre pour mes valeurs républicaines, écologistes et sociales. Je vais continuer à me battre pour que l’on cesse d’opposer les Français les uns aux autres. Et je vais continuer à me battre pour accélérer la recomposition du paysage politique français. Je suis, plus que jamais, un homme libre et déterminé à servir les Françaises et les Français. »

01/10/2011

Sénatoriales : Gérard Larcher tombe de son fauteuil

 

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Winter, le 1er Octobre 2011 à 9:15

 «Le Senat passe à gauche »

C’était cette semaine. C’était la première fois depuis plus d’un demi siècle. Cette élection signe une déconfiture historique d'un président de droite, qu'il va sans doute  être un peu compliqué de mettre sur le dos de la crise financière…

 

L’UMP, embarrassée, déjà empêtrée dans l’affaire Karachi et autre, distribue à ses ouailles par la main du gendre idéal ce que l’on appelle des « éléments de langage », En substance, il y a deux thèmes :

Premièrement, on va dire est logique que le Sénat passe à gauche puisque les grands électeurs sont passé à gauche ; c’est mathématique puisque c’est le résultat d’échec locaux.

Deuxièmement, par ailleurs, on va dire que les sénateurs ont un fonctionnement un peu particulier : Ce n’est pas parce que le Sénat passe à gauche que le président sera nécessairement à gauche. Il faut sauver le soldat Larcher.

Il s’agit là de la logique de Jean-François Coppé, et non pas de la réalité des faits.

Tout le monde s’attend à ce que Gérard Larcher, sans surprise, perde son fauteuil. Tout le monde s’attendait depuis des mois à ce que le sénat passe à gauche, compte tenu du mode d’élection des sénateurs, qui reflète réellement la « petite France », et non pas les intellectuels parisiens. Tout le monde, sauf l'UMP. Cette petite France souffre, elle a mal, elle a faim, elle est accablée par la crise financière. Elle ne comprend plus rien à la logique des gens pour lesquels elle a voté en masse avec espoir.

L’aveuglement du gouvernement, qui relève de la méthode Coué, rebaptisée méthode Coppé, montre à quel point les gens qui nous gouvernent sont en décalage avec ce pays.

La claque va donc être ce soir terrible. Ce n’est qu’un avant goût de ce qui se passera en mai 2012.

On attend d’ores et déjà avec impatience les « éléments de langage » de Jean-François Coppé pour le 20h00 de TF1.

 

 

28/09/2011

Fukushima : à l'est, rien de nouveau...

 

mai 2012

Winter, le 27 Septembre 2011

 «Le nucléaire sous contrôle»

On avait pu admirer en son temps la préscience d’Eric Besson, notre fougueux monsieur nucléaire de l’UMP, transfuge du PS, parlant à propos de Fukushima, le samedi suivant la catastrophe : « un accident grave, mais pas une catastrophe nucléaire. ». Pour sa défense, Eric Besson a fait une école de commerce, et a donc sans doute des notions assez approximatives de physique doublée d'une approche de la notion de risque industriel plus proche du portefeuille que d'autre chose .

Néanmoins ceux qui réfléchissent avec autre chose que leur portefeuille ministériel pouvaient dès le jour-même se faire une idée de l’ampleur de dégâts.

Aujourd’hui, il semble qu’on soit vraiment dans la mouise. En mai, Tepco a admis la fusion totale du cœur du réacteur 1 de la centrale de Fukushima. Depuis, le temps à passé… Le corium, au contact de l’eau, la craque et génère de l’hydrogène en grande quantité. Le mélange hydrogène et oxygène est redoutable . On risque alors de nouvelles explosions, qui pourraient réduire en miette les enceintes des réacteurs. A partir de là, tout devient possible.

Enfin, personne ne sait dire ce qu'il en est des  coriums,   spécialement celui du réacteur n°1, si les cuves des réacteurs n°2 et n°3 sont affectées (plus que vraisemblable) , si les sous-sols sont affectés et à quelle profondeur...

Sur le plan des opérations, il y a 80 000 personnes déplacées.

Tepco gère à la petite semaine son affaire, injecte de l’azote à tout-va, lance des tuyaux un peu dans tous les sens…  Le plan de dépollution consisterait à retirer des millions de mètres cube de terre, sur une épaisseur de 5 centimètres tout autour de la centrale... Une aberration lorsqu'on comprend comment se propage cette pollution….

Pour  mettre cette terre polluée où ? c’est une autre question…

Dans ce flot de mauvaises nouvelles, certains signes sont malgré tout encourageants, on peut admirer l’opiniâtreté et le courage des japonais, qui arrivent, tant bien que mal,  à faire revenir et maintenir en dessous des 100 degrés les réacteurs n°1 , n°2 et n°3, ce qui signifie que laborieusement, ils en reprennent lentement le « contrôle »…

Mais il faut craindre, dans cette très inégale course contre l’œuvre du diable, qu’un autre  tsunami, typhon ou tremblement de terre, vienne bousculer ce frêle édifice et anéantir tous ces efforts tant le cadre de ce processus s’inscrit dans des temps qui dépassent les limites de ce que l’homme sait planifier…

Puisqu’on vous dit que l’énergie nucléaire est une énergie fiable…Pendant ce temps-là, les japonais eteignent leurs enseignes au néon un peu partout dans Tokyo. Sont-ils en train de réapprendre les vrais valeurs de l'énergie ?

Sénat : matière à réfléchir

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Winter, le 27 Septembre 2011

«Toute devient possible : même le sénat peut passer à gauche»

A la suite de la sévère défaite aux sénatoriales, Coppé a réagit immédiatement, en distribuant des « éléments de langage », (c’est un aphorisme de novlangue), expliquant qu’en substance la défaite était prévue, puisqu’elle était mécanique, résultant de la perte de bastions locaux lors des élections régionales et cantonales.


En somme, la défaite s’expliquerait par la marche vers la défaite. La logique est implacable, et l’on ne peut qu’admirer l’exercice de style de notre gendre idéal.


Il y a quelque chose de tragique à penser qu’en expliquant par la « rationalité » un fait, on pourrait en oublier d’en examiner les raisons profondes de son émergence.


Il faut rappeler que le sénat est renouvelé tous les six ans par moitié par les « grands électeurs », c'est-à-dire les conseillers généraux, régionaux, les délégués des conseils municipaux, mais également les députés, c'est-à-dire l’autre chambre.
Ces gens sont des gens de terrain, mais, contrairement au citoyen ordinaire, en professionnels de la politique, ils ont pleine conscience de ce que représente un bulletin de vote. Du reste, le vote leur est obligatoire. En se sens, l’élection au suffrage indirect est plus démocratique que l’élection au suffrage direct. Néanmoins, la répartition du nombre de siège ainsi que le mode de scrutin de ces élections sont délibérément faits pour sur-représenter les petites communes, qui, assez traditionnellement, votent plus à droite que les grandes aglomérations.

Par ailleurs, pas tradition, les sénateurs sont plutôt modérés et la véhémencité de leur contre vis à vis des députés est à relativiser.

Que le Senat passe à gauche est donc un réel séisme politique, et, contrairement à ce que l’on peut lire ici ou là, compte tenu des modalités d’élection du Sénat, nous ne sommes pas du tout dans la même configuration que sous Mitterrand, où l’on a connu une assemblée nationale à gauche et une haute chambre à droite. Le fait que le Sénat passe à gauche dans un système de sur-représentation de la droite montre l’étendue du mécontentement national.

25/09/2011

Elections sénatoriales à usage de mes enfants (suite)

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Winter, le 25 Septembre 2011


«Elections sénatoriales à usage de mes enfants (suite) »


Avant les élections : 153 sièges à gauche, et 190 à droite
Après les élections : 177 sièges à gauche et 172 à droite.


Le sénat depuis la première fois depuis plus d’un demi siècle est donc passé à gauche. Du point de vue des grands électeurs de droite, qui vivent de la politique et qui ont perdu leur siège, il y a matière à s’interroger sur la machine à perdre que représente Nicolas Sarkozy….
Il faut bien comprendre que tout est fait dans les règles pour que le sénat ne représente pas le pays réel mais la droite. Cette victoire de la gauche est donc une fessée redoutable.
Première conséquence de ce changement : le 1er octobre, aura lieu l’élection du président du Sénat. Il y a d’assez grandes chances pour que l’actuel président perde son siège.
Deuxième conséquence : Le sénat votant les modifications constitutionnelles, Sarkozy peut dire adieu à sa « règle d’or », dans laquelle notre bon suzerain a investi toute sa crédibilité.
A sept mois des élections présidentielles, cela fait désordre dans la maison UMP.

Jean-François Coppé – le gendre idéal – à indiqué que l’ « L’UMP se considère entièrement mobilisée pour la campagne présidentielle » et a détaillé « les cinq conditions de nos victoires à venir. ».
« Unité »
« Crédibilité »
« Solidité »
« Riposte »
« Valorisation du bilan du quinquennat. » , « une action marquée par le courage ».

Passons sur les quatre premiers points, où l’on peut dire un peu ce que l’on veut. Là ou cela va être assez dur, c’est sur le dernier point : On ne valorise pas quelque chose qui n’a pas de valeur, la multiplication par zéro donne toujours zéro... On souhaite donc bon courage à M. Coppé.

 

L'election sénatoriale expliquée à mes enfants

 

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Winter, le 25 Septembre 2011

 «Elections sénatoriales à usage de mes enfants»

Le Sénat, on ne sait pas vraiment à quoi cela sert. Il n’est connu du grand public qu’à travers l’expression « un train de sénateur », mais qui fait  référence à la majesté des sénateurs romains…

A quoi sert le Sénat ?

Contrairement à une idée reçue, le rôle du Sénat est majeur : il constitue, avec l’assemblée des députés (l’Assemblée Nationale) le Parlement, institution qui détient le pouvoir législatif : Le Gouvernement dépose des projets de loi devant le Parlement, qui modifie, adopte ou rejette ces lois. 

Le Sénat n’est pas élu de la même manière que l’Assemblée Nationale : pour cette dernière, chaque français  vote directement pour son député, durant les élections législatives.

Pour le Sénat, c’est différent : Les sénateurs sont élus indirectement, avec une périodicité différente que celle qui concerne l’Assemblée Nationale, par un collège de « grands électeurs », c'est-à-dire certaines personnes qui ont déjà été élues auparavant par les citoyens. Les « grands électeurs » sont les députés, les conseillers régionaux, les conseillers généraux, les délégués des conseils municipaux, et des représentants des français de l’étranger. Les grands électeurs ont obligation de voter lors des élections sénatoriales.

Notons aussi que le gouvernement peut dissoudre l’Assemblée Nationale, mais pas le Sénat.

Comment les lois sont elles votées ?

1)    Le gouvernement propose des lois, les députés font des propositions de loi

2)    Les lois ou propositions sont déposées au Parlement

3)    Le texte est examiné une première fois par une des deux assemblés. (députés ou sénateurs)  Des amendements sont proposés

4)    Le texte est adopté par la première des deux assemblée qui l’a examiné

5)    Il est ensuite transmis à l’autre assemblée

6)    Le projet est adopté quand les deux assemblées se sont mis d’accord

7)    La loi est publiée au journal officiel.

Dans le cas des propositions de loi, la première assemblée est l’Assemblée Nationale. Pour cette raison, la « navette », c'est-à-dire le fait qu’un texte passe d’une assemblée à l’autre, se fait souvent dans le sens Assemblée Nationale vers Sénat.

Que se passe-t-il si le Sénat passe à gauche ?

Si le Sénat passe à gauche, cela signifie que nous rentrons en période de cohabitation, puisque les deux chambres qui élaborent les lois seront en opposition.

Que faut-il pour que le Sénat passe à gauche ?

Il y a 348 sénateurs. L’élection de ce jour concerne un renouvellement de 170 sénateurs et il y a 71 890 grands électeurs convoqués pour voter.

La gauche dispose de 153 sièges aujourd’hui. L’élection étant assez complexe, les projections sont difficiles : Selon la gauche, il faut qu’ils gagnent 19 sièges pour avoir la majorité. Selon la droite, il ne faut à la gauche qu’entre 6 à 15 sièges. C’est dire que les élections seront serrées.

Mais le système est fait pour sur-représenter les petites communes, c'est-à-dire « la France profonde »,  dont les grands électeurs sont assez souvent bien ancrés à droite. C’est pour cette raison que le passage à gauche du Sénat est peu probable, même si la majorité des grands électeurs est de fait à gauche.  Mais l’incertitude provient du faire que 40% de ces grands électeurs ne sont pas encartés.

Un passage à gauche du Sénat représenterait donc un vote sanction dramatique pour le gouvernement, avec pour conséquence dans cette hypothèse que le Président du Sénat, qui sera élu le 1er Octobre 2011, sera alors en opposition avec le président de l’Assemblée Nationale. 

La dernière fois que c’est arrivé, c’était en 47, juste après la deuxième guerre mondiale…

19/09/2011

DSK incroyable talent

 

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Winter, le 19 Septembre 2011

 «Mai 2012 : DSK out»

Dimanche 18 septembre 2011. TF1. Journal de 20h00. Dsk se fait offrir 20 minutes pour s’expliquer devant les français. Record d’audience battu : quasiment 14 millions de téléspectateurs. Au prix de la seconde de pub, cela fait une belle avance de la part de la chaine privée...

Je n’ai pas regardé.

Bien que l’envie fût grande, je n’ai pas regardé.

Pourquoi ?

Quelque chose me disait que, pour un homme auquel à tort ou à raison on imputait à son immense pouvoir ses supposés et assez minables méfaits, il y avait trop de provocation à s’arroger les deux tiers d’un journal d’une des plus populaires chaines de France pour expliquer une histoire de fesses qui avait mis par terre bon nombre d’espoir, ceux des gens de gauche, qui croyaient encore que DSK était socialiste, et toute sa cour, dont les noms circulaient déjà dans son shadow-cabinet , et qui devraient désormais se trouver ailleurs un porte-feuille : Martine Aubry, Manuel Walls, Pierre Moscovici et bien d’autres…

Quelque chose me disait qu’il valait mieux se taire…attendre gentiment la fin de l’orage, se faire petit, ou mieux, écrire, modestement, dans une tribune à petit tirage – l’exercice scriptural est toujours plus délicat que l’exercice oral tant il oblige à la pesée de chaque mots qui seront lu et relus – et attendre que les réactions se fassent.

Alors je suis resté chez moi au calme sous ma couette.

C’est seulement le lendemain que j’ai vu dans la presse les âneries débitées par DSK. Cela m’a dépité. « j’ai manqué mon rendez vous avec les français ».

L’homme est à terre. Il est défait, décomposé. Il a entraîné dans sa chute ses amis, ses idolâtres, ses fans. Mais il ne s’arrête pas là… il met définitivement Martine Aubry à terre…

Décidément la gauche française est pitoyable…

Sarkozy doit être plié de rire : sans talent, pouvoir battre sans la combattre et avant la bataille une personne qui en a, mais qui s’autodétruit sans effort, que peut-on demander de plus ?

07/09/2011

la règle de plâtre et les enjeux de la dette nationale

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Winter, le 7 Septembre 2011

 «Déficits»

Je ne suis pas économiste, encore moins financier, je ne connais rien en comptabilité publique,  mais je sais faire des additions. Lorsque je lis les programmes des hommes politiques concernant la question de la dette, à par Mélenchon, pas un seul ne dit de choses un peu construites. A commencer par Marine Le Pen qui raconte réellement n'importe quoi ( du style réduire l'immigration ferait économiser 40 milliards par an, ou encore supprimer les fausses cartes vital en circulation pour supprimer le travail au noir) .  Faisons ensemble l’effort de lire ces quelques chiffres, arrondis afin de donner une vision rationnelle de la question de la dette nationale  :

Le Budget 2011, c'est à dire ce qu'on prévoit d'avoir comme revenus et comme dépenses :

            200 milliards de recette, c'est-à-dire ce qu’on donne à l’état

            300 milliards de dépenses, c'est-à-dire ce que l’état nous redistribue

            Sur 2011, il manquera donc 100  milliards : C'est le déficit prévu sur l'année...

Le Produit Intérieur Brut en 2011, c'est-à-dire la richesse qu’on fabrique en France :

            1 800 milliards d’euros

A comparer avec le montant des dettes cumulées en 2011, c'est-à-dire le total des capitaux restant dus à ,ps amis banquiers :

            1 700  milliards d’euros

La charge de la dette en 2011, c'est-à-dire le montant des intérêts qu'on doit payer aux banques , uiniquement pour 2011 : 

            un peu moins de 50 milliards (45,5)

En synthèse, chaque année, environ un quart des recettes de l’état, c'est-à-dire de notre fortune à nous autres, français, sert à payer les banques, et le systéme mis en place fait que cela ne peut que mécaniquement augmenter puique depuis trente ans, tous les budgets sont programmés en déficit

Examinons ces chiffres d’une autre manière

            Le budget de la défense nationale en 2011 est de 31 milliards

            Le budget de l’éducation nationale en 2011 est de 60 Milliards

            A comparer avec les intérêts de la dette pour la seule année 2011 : 45,5 milliards

Précisons que l’éducation nationale fait travailler 3 fois plus de personnes que le secteur bancaire, lequel ne vit pas – loin de là – qu’avec de l’argent public…

La première condition, pour se débarrasser de la dette, est de revenir à un équilibre budgétaire. Cela ne peut se faire que deux manières : soit en augmentant de manière magistrale la croissance, ce qui augmenterait les rentrée fiscales, soit en diminuant de manière magistrale les dépenses.

Aucune de ces solutions n'est réaliste : On peine a faire un ou deux points de croissance, quand il faudrait doubler le PIB ; pour ce qui est des économies, on ne parle pas de dizaines de millions d'euros mais de dizaines de milliards, et ceci  sur plusieurs décénnies...

 

 

Une solution est de faire pour l'europe comme l'europe fait pour les pays du tiers monde : rayer les dettes d'un trait de plume.

Une solution rationnelle  pour se sortir de ce pétrin est de créer une énorme dévaluation, qui rendrait l'euro plus compétitif par rapport aux autres monnaies et permettrait d'augmenter les exportations d'une part et diminuerait d'autant la dette de l'autre. Les etats unis sont dans une situation encore pire que l'Europe, (leur dette est au même niveau que leur PIB)  et chacun des deux blocs attend, tapis dans l'ombre, pour savoir qui dévaluera en premier. C'est un grand jeu de poker menteur. Les chinois sont effrayés car leurs avoir colossaux étant libellés en dollars , une dévaluation américaine les obligerait à un report de leurs avoirs sur l'Europe où a imposer le Yuan comme première devise mondiale, mais il faudrait alors qu'ils réévaluent leur monnaie et donc fassent ainsi dégringoler leurs exportations...

On comprend bien que le problème n’est  pas celui de la dette, mais bien celui du système. C’est à peu près aussi simple que cela. Toutes les mesurettes autourde la question de la dette  ne sont que du colmatage sur un système qui a démontré sa toxicité pour les peuples.  Si les hommes s'organisent en seigneureries, baronnies, comtés, duchés, royaumes, états, confédérations, etc... c'est pour être défendus et non pour être pillés, sinon, la notion-même d'état perd tout son sens : c'est ce que nous risquons de vivre et c'est l'enjeu de la "financiarisation" de notre économie.

 
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