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14/02/2012

Notre Bon Suzerain se dévoile.

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Winter, le  14 Fevrier 2012

«A la St Claude, la place est chaude»

m034706_014118_p.jpgSi l'on en croit les rumeurs, demain, le jour de la Saint Claude, Sarkozy se portera officiellement candidat à l’élection présidentielle de Mai 2012.


On peut faire des jeux de mots faciles sur St Claude, patrie de la pipe, en commançant par les plus délicats : De quelles âcres vapeurs Notre Bon Suzerain tentera-t-il de nous enfumer ?


Mais loin de nous cette idée !


En ces temps de crise, où le budget des ménages est assiégé par les assauts lancinants de toutes sortes de taxes, les français en sont réduits à manger de la soupe aux cailloux.
D’ailleurs, et n’y voyez là aucune coïncidence, pour celui qui a été suffisamment bien conseillé pour installer son QG de campagne à côté des studios  du «petit journal », l’émission demi-satirique de Canal Plus, St Claude est le patron des tailleurs de pierre.

Car tout cela, c'est pour faire plaisir à Martin Bouygue.

Ainsi finit le quinquennat comme il est commencé !

 

10/02/2012

tiens ta droite !

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Winter, le  10 Fevrier 2012
«Les modernes et les anciens»
Le futur des peuples se lit dans leur histoire. Et l’histoire aujourd’hui s’écrit sur Internet. Les peuples l’ont compris. C’est l’enseignement que nous donne ce qu’on a appelé « le printemps arabe ».


Ainsi, celui qui détient internet détient le monde. Notons que cette « liberté » d’expression mondiale est conditionnée par une grosse douzaine de serveurs américains et que l’attribution des adresses internet est  du ressort d’une société privée. Sans adresse IP, sans redirection de nom de domaine, pas d’internet. Pour être tout à fait juste, notons également que du point de vue technique, cela marche plutôt bien.


Sans connaissance technique particulière ni volonté d’en développer, j’avais commencé il y a quelques temps la tenue de ce journal avec un objectif bien précis : tester l’intérêt du monde politique pour celui de l’internet. Le moyen, c’était de mettre à l’épreuve le référencement de google sur des mots clefs les plus génériques possibles, mais propres à intéresser un futur président, du moins le pensais-je, autour d’un blog qui ne sera fréquenté quotidiennement par guère plus de 200 à 300 lecteurs.
A moins de 75 jours des élections, si vous tapez «Victoire de Sarkozy », ou tout autre combinaison du même acabit du style « Mai 2012 UMP » etc…  sur google, vous tombez sur mon modeste journal dès la première ligne, et ceci depuis des mois et strictement sans aucun moyen.


Internet est la vitrine du plus grand magasin du monde. Comme au supermarché, les produits qui partent le mieux sont ceux qui sont en tête de gondole. C’est pour cette raison que la première page de Google coute si cher, et que la première ligne n’a pas de prix.
Alors, comment expliquer, dès lors, que la tête de gondole soit occupée par un blog aussi insignifiant que celui que vous lisez ?


On peut trouver trois axes d’explication :

1)    L’indigence de la réflexion des conseillers en communication des grands mouvements politiques est dramatique. Si l’on n’en voulait qu’une illustration, on se tournerait vers la brillante explication de la hausse du cout de l’essence sur Youtube par Jean François Copé : « L’essence augmente car comme le prix du brut baisse, la demande augmente ; on en produit plus, donc il y a plus de TVA ». (Vous ne rêvez pas).

2)    Les « stratèges » se concentrent sur Twitter et Facebook, tant traumatisés qu’ils furent par les « printemps arabes ». Ils oublient le reste. Le reste représente une cible d’une tout autre valeur, car le pékin moyen qui votera pour le front national en 2012 n’a que cure de twitter et de facebook.

3)    Mais la conclusion la plus sévère de ce modeste mais particulièrement probant test s’impose d’elle-même : De droite comme de gauche, ils n’y croient plus ; ils ont jeté l’éponge.

A moins de trois mois d’un changement décisif dans l’histoire de notre Veme république, le constat est particulièrement dur.

Il est aussi très inquiétant : Si le politique lui-même se désintéresse de son propre gagne pain, comment peut il attendre que ses administrés, eux, s’y intéressent ?

L’histoire nous a enseigné que le désintérêt des hommes pour la politique est le ferment des fascismes de toute nature : La France de 2012 sera une France d’extrême droite. Nous prenons le chemin de la Hongrie, de la Belgique.

Ce n’est bon ni pour nous, ni pour nos enfants.

l'UMP et le troisième Reich...

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Winter, le  11 Fevrier 2012

«L’UMP et le troisième Reich»


De même que Frederic Lefevre n’a jamais lu « Voltaire & Zadig », et pour cause, Notre Bon Suzerain n’a sans doute pas lu « Mein Kampf ».


Peu importe, son mauvais génie, Patrick Buisson, l’a certainement fait pour lui du temps où il travaillait pour le talentueux journal « Minutes ».


« Mein Kampf » est riche d’enseignements. Parmi ceux-ci, Hitler explique que le peuple est bête, ne comprend rien, et que pour le manipuler, il faut lui donner des boucs émissaires : Ce sera le rôle des juifs, des homosexuels, de tous ceux qui ne sont pas dans l’orthodoxie.
Aujourd’hui, en proposant un « référendum  sur le statut des chômeurs », Notre Bon Suzerain reprend une bien ancienne et périlleuse antienne.


L’histoire récente nous a montré où menait la stigmatisation d’une classe d’individus, mais, par delà ce détail, le rôle de l’état, sa raison d’être, sont d’assurer protection de la société et de l’individu. La couverture contre les accidents de la vie individuelle et sociale est venue au fil des régimes s’ajouter aux attributs régaliens du pouvoir, et un ensemble de dispositions législatives a au fil des siècles remplacé les murailles des châteaux-forts féodaux qui assuraient anciennement au peuple la sécurité contre les agressions.
En imposant le déremboursement  des médicaments, de taxer les mutuelles, et maintenant crier haro sur les chômeurs, Notre Bon Suzerain ne fait rien de plus que nous expliquer avec un talent pédagogique incontestable que les murs de son château se fissurent.


Alors, dans ce cas, l’Etat ne sert plus à grand-chose ; et en criant haro ! de manière inconsidérée sur tout un tas de  communautés, du chômeur au malade de longue durée en passant par l’immigré, Notre Bon Suzerain sert le dessein des anarchistes de tout poil, et remet en cause la fonction même des hommes politiques. Députés et sénateurs, eux dont le mandat politique est leur garde manger,  n’ont pas tardé à le comprendre…
Si Notre Bon Suzerain avait de la réflexion stratégique, il aurait compris que pour être audible, le pouvoir en déconfiture doit se concentrer sur un seul bouc émissaire, pas sur cinquante car le peuple a besoin de messages simples.


Décidemment, Notre Bon Suzerain manque vraiment de tact politique.

Alors que nous, nous savons où est notre adversaire. Nous savons qu’il est unique, simple et demeure une proie facile ; Nous savons que son eradication sera applaudie par tous et chacun, quel que soit sa religion, sa fortune, sa nationalité, son travail et sa santé.

Mais au fait, quel est il ?

 

31/12/2011

2012 : L'année des méduses

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 Winter, le 31 Décembre 2011

 «Les vœux de Notre Bon Suzerain : 2012 Bonne année !  Vos papiers ! »

 Ce soir, Notre Bon Suzerain présentera ses vœux à la nation. Quel sera son discours ? A deux heures de cette allocution, ouvrons les paris, sur quelques phrases assez probables :

 « Pour beaucoup de nos concitoyens l’année 2011 a été difficile» 

 « L’année 2012 sera placée sous le signe de l’austérité mais également de l’espoir »

 « La crise économique a frappé dur et fort, un peu partout en Europe »

 « L’état doit protéger les plus faibles d’entre nous »

 « Malgré un contexte particulièrement difficile, le gouvernement a tenu bon dans sa politique de modernisation du pays »

 « En 2012, les français devront choisir »

 « Nous devons veiller à ne pas dépenser plus que ce que nous gagnons »

 « La perte du triple A ne remet pas en cause le bienfondé de réformes courageuses »

Voilà, les paris sont ouverts...

Il n’en reste pas moins que le’exercice de ce soir sera intéressant, du point de vue littéraire : Du point de vue de la politique ou de l’économie, le pouvoir a montré ses limites… Ceci pour dire que l’on n’attend plus grand-chose de Notre Bon Suzerain : La liste des promesses non tenues est si longue qu’il est inutile de s’embarrasser à la lire.

Claude Guéant, qui travaille encore bien qu’il soit à la retraite depuis bientôt un an tant il est vrai qu’il faut travailler plus pour gagner plus, nous a dit ce matin qu’il n’avait aucun doute que Nicolas Sarkozy se représentera en 2012. Si l’UMP n’était pas suicidaire, ou à tout le moins composée de gens de responsabilités et non de laquais de Notre Bon Suzerain,  elle trouverait une tête de pont consensuelle pour sauver les meubles ; il en sont quelques uns. Une candidature de Jupé provoquerait certainement un vrai électro-choc...

Au lieu de cela, chacun se défile, attendant que l’orage passe, et se prépare pour 2017.

C’est en cela que l’UMP est proche des français ordinaires : ils font de même avec un stoïcisme qui force le respect, mais avec à la décharge que pour nos concitoyens qui souffrent, ils n'ont plus que quatre mois à tenir...

Cette élection qui se profile sera inédite : Tout devient possible : c’était une promesse de campagne, ce sera sans doute la seule qui aura été tenue :  Un contexte économique qui ne s’améliore pas, un PS qui a du mal à ressusciter de son coma strausskahnien, un front national qui monte en flèche, et une multitude de candidats qui assure une triangulaire et pourquoi pas une quadrangulaire… Tout cela sur font de défiance montante à l’endroit de la classe politique. Tous les ingrédients sont réunis pour créer une sauce fascisante pour 2012 ; l’extrême droite aurait tort de se gêner…

Notre Bon Suzerain le sait, et c’est pour cela que l’année 2012 sera sous le signe d’une tentative désespérée de radicalisation du pouvoir…

2012 : Bonne année ! Vos papiers !

 

30/12/2011

Citoyennes, Citoyens, l'heure est grave !

 

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Winter, le 29 Décembre 2011

 

«Ca fait mal»

 

Citoyennes, citoyens, l’heure est grave !

 

 

2011 a été difficile et 2012 sera problablement pire. Notre société est en panne

 

Pour tenter de se faire réélire, Notre Bon Suzerain n’aura pas d’alternative : Il devra se radicaliser d’une part et de l’autre, se mettre en retrait de l’UMP. Se radicaliser car Marine Le Pen, dans un silence habile, le talonne ; et s’affranchir au moins en partie  de l’UMP ce qui lui permettra de laisser à cette organisation la lourde charge d’assumer un bilan catastrophique plutôt que l’avoir à l’assumer lui-même.

 

 

Nous y voila : C’est maintenant que tout devient possible !

 

Lorsqu’on a vécu ce qu’on a vécu juste pendant 4 ans et demi, on peut se dire que la chasse aux immigrés, sans papier, petits délinquants divers et variés va être ouverte pour de bon au premier janvier 2012.  Rappelons nous quand même que notre nation vit depuis on ne sait plus combien d’années  sous un régime d’exception, qui autorise des atteintes extrêmement sévères aux libertés individuelles :  le plan vigipirate n’est toujours pas désactivé bien qu’il n’y ait plus d’attentats depuis belle lurette;  le fichage policier et administratif est devenu la règle avec plusieurs percées assez violentes des parlementaires pour tenter de procéder à des recoupages de fichiers; Depuis le 13 décembre des informations biométriques font partie de l'arselal de fichage de 45 millions de citoyens français…

 

Alors, pour tenter de faire une vrai politique de droite, voire d’extrême droite, Notre Bon Suzertain n'aura d'autre choix qu'enchainer les lois liberticides et sécuritaires, l’idéal étant que quelques attentats terroristes ou autres crimes bien crapuleux puissent venir donner raison à cet assez probable changement de cap. 

 


En cette fin d'année, l'heure est grave ! Citoyennes, citoyens de France, il est urgent que les démocrates de tous les bords se liguent afin d'anticiper cette probable dérive liberticide.

 



 

24/12/2011

A Fukushima, rayons contre décrets... qui gagnera ?

 

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 Winter, le 24 Décembre 2011

 «Noël au Japon»

 A Fukushima, la situation est enfin sous contrôle : C’est du moins ce que nous dit ce jeudi dernier le très sérieux journal de déinformation « Métro », un quotidien gratuit dont la qualité du contenu éditorial a pour fonction essentielle de vous rappeler tous les jours pourquoi c’est important de payer la presse…

fukushima.JPG

 Ci dessus ce petit article savoureux. Il faudra 40 ans pour arrêter Fukushima, mais tout va bien  puisque le gouvernement japonais a « décrété » l’arrêt des réacteurs de la centrale.

 Mais à  Minami Soma, en plein cœur de la zone sinistrée, les gens se débrouillent : L’Etat a reculé et les habitants sont contraints à la mendicité internationale… Envoyez des boites de sardine et de la confiture à M. Takao ODOME… Grâce au nucléaire, une des plus grandes puissances mondiales est réduite à faire la manche…

 Décrets contre réaction en chaîne, qui de la politique ou de la physique triomphera ?

 Chirac avait dit « que les promesses n’engagent que ceux qui y croient ». Avec les réactions nucléaires, et n’en déplaise à notre très cher ministre Eric Besson, c’est un tout petit peu différent.

 En un an, AREVA a perdu 16% sur le cours de son action : Elle vaut aujourd’hui la moitié moins de son plus haut cours… On voit que dans tout ce bordel nucléaire, finalement, les seuls qui reviennent à des valeurs sures sont les spéculateurs … Comme quoi, il existe un lien bien réel  entre l’économie virtuelle et l’économie réelle… Dommage que l’Etat ait joué avec notre portefeuille, puisqu’AREVA est essentiellement détenue par lui…

 Mais quel monde laisserons nous donc à nos enfants, avec ces hommes politiques complètement irresponsables ? C'est avant tout de ces gens-là dont il faut se débarrasser...


22/12/2011

Du bon usage du service public

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Winter, le 22 Décembre 2011


«On ne dira jamais assez de bien du service public»


La crise et l’âge aidant, j’ai remisé par devers moi mon téléviseur : Je ne regarde plus Roger Gicquel pleurer sur ses chaussures ; Il pourrait être feu, je n’en sais rien et n’en ai cure, et c’est aussi bien comme cela.


Comme il me faut malgré tout conserver une fenêtre ouverte sur mes concitoyens, j’accoustique quotidiennement mon appareil de TSF.


Et c’est toujours avec délectation que j’écoute France Culture, qui est une source intarissable de choses intelligentes. Les joies du podcast font qu’il est désormais possible d’écouter lorsqu’on le souhaite les émissions qui passent à des heures où le commun des mortels accuse une universelle et bien humaine tendance à préférer prendre son pied dans les bras de Morphée, aussi c’est plutôt en différé que je m’enculture.


Mais voici que l’autre jour, les hasards d’une visite client à proximité de mon domicile conjuguée à un réveil tardif consécutif à une arrivée de même la veille me firent attraper en temps réel , quasiment au sortir de la salle de bain, un peu avant 8h00, l’antépénultième phrase de ce qu’il convient de qualifier de petit bijou littéraire – j’ai nommé la chronique de Philippe Meyer. Eh oui, si je devais ne savoir écrire qu’une seule chose assurément, ce serait pour être nègre de ce monsieur Meyer, mais je crains qu’il n’ait besoin d’un homme de l’ombre tant il faut bien reconnaitre que ses chroniques sont lumineuses.


Donc, disais-je , je ne pus saisir que la dernière phrase de ce petit plaisir matinal : Il parlait assurément avec une dérision certaine du progrès social, terminant ainsi sa chronique par une phase que je ne puis citer que de mémoire, et qui disait en somme « comme disent dans les bus les chauffeurs : « avancez vers l’arrière » ».


Arriver à ce point, en une seule et particulièrement liminaire phrase,  à plonger l'auditeur qui n'a  put auditer dans le contenu d’une chronique qu'il n’a pas entendue tout en lui donnant l'impression qu'il la suivait pourtant depuis le début, ce n’est plus seulement de la littérature, c’est du génie !


Si je puis me permettre, je vous souhaite le bonjour !

13/12/2011

Crise : On y est pour rien !

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 Winter, le 13 Décembre 2011

 «Fais ça bien qu’on n’ai pas d’emmerdes ! »

 La phrase est connue : C’est la blague classique du contremaitre sur le chantier.

 Le premier Ministre François Fillon s’exprimait en ces termes ce matin sur France Culture au sujet de la probable dégradation de la note française, qui perdrait ainsi son précieux triple « A ».

 Même si ce système de notation prête à rire, nous devons faire avec ; C’est bien dommage.

 « C’est de notre faute », s’exprima Fillon. « Lorsqu’on dépense trop », etc etc…

 Le glissement sémantique n’est pas anodin ; il convient de s’y arrêter quelques instants : « notre » faute ! « notre » faute ? Après avoir tenté de mettre la question de l’augmentation structurelle du chômage sur le dos des immigrés, le problème de la délinquance sur le compte des banlieusards et celui de crise des subprimes à la charge des traders, le déficit de la sécurité sociale sur le compte de l’irresponsabilité  des malades ou des medecins, et celui des caisses de retraite sur celle des vieux, voila que notre premier ministre tente de nous expliquer que la faillite du système monétaire est de notre responsabilité.

 Hélas, non, monsieur le Ministre, elle n’est pas de « notre » responsabilité mais de « votre » responsabilité ;  Ce n’est pas de notre faute, mais de votre faute ; de votre entière responsabilité et de la votre seule.

 Car les gens ne comprendraient pas que l’on commence son règne au champagne au Fouquet’s ou sur le yatch d’un milliardaire pour expliquer ensuite que la fête était trop chère.

 Vous nous aviez promis, il y a quatre ans et demi, de « mettre fin à l’impuissance publique ». C’était votre engagement, votre promesse, votre parole, ce sur quoi ceux qui ont voté pour vous se sont engagés. Et voici qu’aujourd’hui, alors que le constat d’échec est d’une violence rare, vous tenter de vous défausser sur ceux qui ont cru en vous.

 Non seulement la tactique - si l’on peut toutefois encore utiliser ce terme à ce niveau d’indigence stratégique - est d’une lâcheté rarement égalée, mais elle est de surcroit particulièrement insultante pour ceux qui souffrent des indomptables trépidations de la danse folle dans laquelle la perversion de vos amis banquiers  nous entraine au quotidien.

 Le cinéaste Werner Erzog concluait son film prémonitoire « la ballade de bruno » par cette phrase : « On n’arrête pas les poules qui dansent ! ».

Nous les arrêterons, Monsieur le premier Ministre, nous les arrêterons.

12/12/2011

Avec Chirac, c'était "abracadabrantesque". Maintenant, c'est "Cauchemardesque"

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Winter, le 12 Décembre 2011

«Ou est passé la part du rêve ? »

Quatre ans plus tard, on relit le programme de l’UMP. On le relit car on ne l’avait pas bien lu au début. On ne l’avait pas bien lu car on était dans le rêve, l’irréel. Alors, on le relit, et on se dit : « mais bon sang, c’est pas possible ! »

C’est pourtant oui, c’est possible ; Il nous l’avait bien dit : c’était possible ; tout devenait possible.

Mais déjà dans le programme, alors qu’il n’était pas encore élu, les tournures de phrases étaient pour le moins surprenantes.

Quinze phrases, quinze phrases seulement, et déjà un français approximatif. On n’avait pas bien vu, au début, car finalement, ce qui nous intéressait, c’était de croire à nos rêves.

En fait, tout était déjà annoncé. Il suffisait de lire, mais nous, on ne voulait pas lire. Et puis en relisant, on se dit : « Mais que nous est il donc arrivé, qu’est il arrivé à notre République ?»

Tenez, par exemple : « Mettre fin à l’impuissance publique.» C’était la première proposition. La plus importante pour beaucoup de français qui croient en l’état providence ; la plus importante pour ceux qui croient que l’état est là pour protéger le faible et soutenir l’entrepreneur. Car l’Etat, c’est la puissance, et mettre fin à l’impuissance publique, cela semblait un axe fort d’action, tellement séducteur... Quel républicain serait contre ?

 Mais voila, jamais sous la Vème république l’état n’aura autant reculé que durant ce quinquennat. Et le président lui-même s’interrogeant publiquement dans une tirade complètement incompréhensible qui restera culte et qui fit en son temps les délices du petit journal illustra lui-même l'impuissance de la République. S’il fallait qu'un seul exemple de ce qu'est un aveu d’impuissance, on retiendra sans aucun doute cette tirade sur le pouvoir « de dire oui, heu non, car les deux pouvoirs d’équilibre dans un mouvement (etc…) »

 En numéro deux, on avait « Une démocratie irréprochable ». Les scandales se succèdent et se ressemblent. Les votes des lois clefs se font en catimini pendant les vacances. Là, on ne constate pas de grands changements : Les préfets fantômes sont nommés sur les deniers de l’état aujourd’hui comme hier, et bientôt, on apprendra qu’un flux ininterrompu d’argent liquide en provenant des états africains arrose copieusement notre belle terre de France. Les juges sont faits et défaits du fait du prince, des « raccourcis opérationnels » existent dans a peu près tous les processus de décision.. On se gausse de l’Italie qui se voit imposer un premier ministre sans passer par les urnes. Mais est-on vraiment mieux en France ?

 Il nous avait dit aussi qu’il allait  « vaincre le chômage ». Là, inutile de discuter et passons rapidement à la promesse numéro cinq ; c’était : « Réhabiliter le travail ». Que dire ? Que penser ? Le capital n’a jamais été autant apprécié qu’aujourd’hui ! Les profits de France Télécom sont énormes, pendant que les travailleurs se suicident, les banques étranglent littéralement leurs clients. Pour rationnaliser leurs charges les entreprises comme les communes suppriment tous les emplois non qualifiés, mettant ainsi complètement en panne l’ascenseur social. C’est cela, la réhabilitation du travail où est-ce encore les travaux d'intérêt général ou il n'y a personne pour encadrer les délinquants ?

 Il y avait aussi la volonté  de « répondre à l’urgence du développement durable ». C’était la proposition numéro sept. Celle-là, on ne sait pas trop ce qu’elle veut dire. Tout ce qu’on sait, c’est que Fukushima est passé par là et que cet « incident » n’a pas effrayé Eric Besson…

 La proposition numéro huit : permettre à tous les français d’être propriétaires de leur logement. Oui mais voila, lorsqu’on se ballade dans le nord, dans certaines villes sinistrées, on voit des pancartes « a vendre » un peu partout : Les français qui ont la chance d’avoir un logement sont propriétaires de dettes, et les seuls bénéficiaires sont les crédits hypothécaires. En vérité, nous sommes exactement dans le contexte des subprimes où les banques octroient des prêts sur les valeurs très hypothétiques des biens achetés avant la crise . Et  en 2009, l’accession à la propriété était au plus bas depuis 15 ans. En revanche, la loi Scellier a permis une augmentation de l’investissement locatif...

 Dans la neuvième proposition, l'UMP nous proposait de  « transmettre les repères de l’autorité et du mérite ». ça a tellement bien marché qu’à Lyon et à Lille, les flics se sont transmis les repères de l’autorité et du mérite entre-eux sans doute avec des présents sonnants et trébuchants en guise d’accompagnement. Alors forcément, maintenant, dans les Banlieues, ils veulent faire pareil, puisque c’est ce qu’on leur a promis : Les repères de l’autorité et du mérite : Tu me donnes un gramme, je te donne un gramme…

 La proposition numéro dix, quand on la relit avec le recul d’un quinquenat, elle est assez marrante : «Une école qui garantit la réussite de tous ». Là, d’un seul coup, sans que l’on sache pourquoi, on passait du style énumératif à l’infinitif  à une phrase abortive, non finie, sans verbe, une phrase orpheline de son action, en somme… Sur le coup, on n’avait pas remarqué que ce n’était pas du français, cette énumération. Mais maintenant, en relisant, on se dit que c’est un peu normal : on ne sait jamais ce qu’il convient d’en faire, des étudiants. Du coup, on se dit comme cela : Tiens ! pour garantir la réussite pour tous, on va augmenter sévèrement les droits d’inscription à la faculté ; on va aussi essayer d’augmenter la TVA de la cantine, dès fois que ça passe. Ainsi, ceux qui avaient déjà du mal à manger auront aussi du mal à digérer. Le petit plus, ce sera de dérembourser les médicaments de confort tout en augmentant les mutuelles, ainsi seuls les plus forts vaincront et on donnera raison à Darwin.

 En numéro onze, il s’agissait de « mettre l’enseignement supérieur et la recherche au niveau des meilleurs mondiaux ».

 Et oui, l’idée était excellente, sauf que dans les faits, la recherche a fait un recul tellement spectaculaire en quatre ans qu’il vaut mieux aujourd’hui faire boucher-charcutier que chercheur, la situation a meilleur avenir. Tiens, voila du boudin…

 Il fallait aussi « sortir les quartiers difficiles de l’engrenage de la violence et de la relégation ». Bon, je vous laisse juge, les casses en banlieux passent et se ressemblent...

 Le treize, le chiffre qui porte bonheur – on est superstitieux quand on est de droite, c’était  « Maîtriser l’immigration ». Pour exemple, notre bon suzerain a marié une italienne…Il a eu raison car tout le monde sait que l’immigration est la seule solution qui permettra de régler le problème de la baisse de natalité des baby-boomers : il a donné de sa personne; en plus, grâce au plan Elzheimer, il sera encore en bonne santé pour faire sauter sa future ado sur ses genoux...

 La proposition numéro quatorze, c’était « De grandes politiques de solidarité fraternelles et responsables ». Rien à redire la dessus, puisqu’on n’a rien vu. Les grandes politiques fraternelles ont failli couter leur budget aux restaus du cœur : ils ont encore deux ans de sursis ; on en reparlera en 2014…

 Mais la plus dure, c’était la quinzième : « Fiers d’être français ». C’est sur qu’on est tous fiers d’être français, bien qu’on n’y soit pas souvent  pour grand’chose. On est fier un peu comme le coq, notre emblème, qui chante lorsqu’il a les deux pattes dans les fientes de poule.
On voudrait être fier, dès le réveil, mais on a du mal. On a même de plus en plus de mal.

 Quand on relit tout cela, c’est désolant, et on a vraiment du mal à retrouver sa part de rêve…

 Alors, soyez réalistes, demandez l’impossible…Il vous reste encore 5 mois.



 

06/12/2011

Paroles, Paroles

www.mai 2012.fr

Winter le 3 septembre 2009, réédité le 5 décembre 2011

Petit rappel sur les quinzes piliers du programme électoral de Nicolas Sarkozy.

On pourra utilement imprimer ce petit document pour le compléter dans le train.

Les copies seront relevées au terminus.

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PROGRAMME POLITIQUE DE L'UMP POUR 2007

Fait   En cours   A faire Sujet
          1. Mettre fin à l'impuissance publique
           
          2. Une démocratie irréprochable
           
          3. Vaincre le chômage
           
          4. Réhabiliter le travail
           
          5. Augmenter le pouvoir d'achat
           
          6. L'Europe doit protéger dans la mondialisation
           
          7. Répondre à l'urgence du développement durable
           
          8. Permettre à tous les Français d'être propriétaires de leur logement
           
          9. Transmettre les repères de l'autorité, du respect et du mérite
           
          10. Une école qui garantit la réussite de tous les élèves
           
          11. Mettre l'enseignement supérieur et la recherche au niveau des meilleurs mondiaux
           
          12. Sortir les quartiers difficiles de l'engrenage de la violence et de la relégation
           
          13. Maîtriser l'immigration
           
          14. De grandes politiques de solidarité, fraternelles et responsables
           
          15. Fiers d'être français
 
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