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08/04/2011

TEPCO AREVA même combat !

 

Winter, le 08/04/2011

www.mai2012.fr

« AREVA et les Lapins Crétins»

Lorsque KIA, fond souverain du Koweit est rentré au capital d'AREVA le 10 décembre dernier (4,8%) , sous forme de certificats d'investissement sans droits de vote, la condition aurait été, selon la Tribune, que lesdits certificats soient convertis en actions au plus tard au 30 juin 2011. Si cela ne se faisait pas, l'état purrait être amené à rembourser au Koweit sa mise dans le capital d'AREVA, soit 600 millions d'euros.

THE_LAPINS_CRETINS_SHOW_EURO2008_SPAIN.jpgLa raison de ce choix désastreux du gouvernement (merci Christine Lagarde) est la recherche de moyens de financements des investissements colossaux à réaliser dans un parc nucléaire français vieillissant. Car pour justifier ces choix stupides, il a bien fallu maintenir un prix relativement bas de l'énergie électrique, donc ne pas investir... On est en plein dans Tintin au pays des Soviets... Mais je vous rassure, pour ceux qui croieraient vraiment que ces investissements sont pour garantir une bonne maintenance des installations existentes, qu'ils se détrompent : c'est surtout pour financer l'EPR, le zinzin dont tout le monde parle mais qui n'existe pas, façon avions renifleurs...

Quoi qu'il en soit, la conséquence de ce choix désastreux est que l'action AREVA deviendra fin juin une action comme une autre, qui imposera aux actionnaires des impératifs de rentabilités.

Cela se passe ainsi dans toutes les entreprises cotées en bourse.

La petite différence, ici, c'est que AREVA, c'est juste une entreprise "stratégique", mais, au pays des Lapins Crétins, ce terme semble passé de mode.

On peut alors craindre un scénario identique à celui de Fukushima, ou l'opérateur TEPCO pour garantir l'apparence des chiffres, a falsifié, menti, triché pendant de nombreuses années, allant même jusqu'à ne plus assurer sa centrale a partir de Août 2010.

Le Japon a compris la leçon. Il lui aura fallu trois séismes (Nagasaki - pluie de Mox, Hiroshima et Fukushima). Lui nationalisera TEPCO (un gros zinzin quand même, 40 milliards de dollars). Pendant ce temps, nous récupérons par les airs le Mox de La Hague que nous leur avons envoyé par les mers et, non content de cela, nous privatisons AREVA. Mais faut-il être con ?

Le nucléaire est une énergie peut chère et sure, nous a-t-on asséné pendant des dizaines d'années.

On sait maintenant que le nucléaire est une technologie ruineuse, qui deviendra encore plus ruineuse car il faudra d'avantage de sécurité.

Si elle n'était que ruineuse, cela pourrait aller. Mais le rapport coût / risque est tellement en sa défaveur qu'on ne peut expliquer l'obstination des politiques à persister dans cette voie que par la prévarication à tous les étages de décision.

Certes, le gouvernement actuel paie les choix énergétiques pris dans les années 60. S'il pouvait juste comprendre que des alternatives sont maintenant à trouver, ailleurs, ce serait formidable.

Il faudra violemment l'encourager à comprendre.

 

29/03/2011

2011, année Curie ou année Fukushima ?

 

Winter, le 29/03/2011

www.mai2012.fr

« Fukushima : ironie de l'histoire »

La catastrophe de Fukushima nous a fait oublier un petit fait, anodin pour certains, mais dont la concomitance avec l'actualité japonnaise peut faire sourire les plus optimistes :

Le Sénat polonais a adopté en Janvier en présence du président Polonais et du Sénateur français Gérard Larcher une résolution qui institue l'année 2011 « Année Marie Sklodowska-Curie », célébrant ainsi le centenaire de l'attribution du prix Nobel de chimie à la scientifique franco-polonaise. Au cours de l'année 2011, déclarée par ailleurs par l'ONU « Année internationale de la chimie » , une série de manifestations sont prévues dans les deux pays pour célébrer Marie Sklodowska-Curie: expositions, congrès, symposiums, films.

On rappellera à tous ceux qui n'ont pas bien écouté à la petite école qu'en 1903 Marie Curie avec son époux a reçu un demi prix Nobel -  l'autre moitié revenant à Henri Becquerel - pour leurs travaux sur la radiation, puis en 1911 le prix Nobel de chimie pour ses travaux sur le polonium. Maris Curie est ainsi la seule personnalité à avoir eu deux prix Nobel.

Depuis, on mesure l'activité radioactive d'une substance en becquerel (Bq). Un becquerel, c'est une désintégration atomique en une seconde. Avant, on parlait en « curie ». Ces deux unités mesurent la même chose, dans des rapports différents.

L'année Curie a été inaugurée le 29 Janvier à la maison de la Chimie à Paris. La cérémonie de clôture se déroulera le 25 novembre 2011 à Varsovie.

Espérons que d'ici là, les réacteurs de Fukushima auront retrouvé une température normale.

Pour mémoire, Marie Curie est morte d'une leucémie, suite à une trop grande exposition aux rayons radioactifs.

 

23/03/2011

Les leçons du Japon

 

Winter, le 23/03/2011

www.mai2012.fr

« Les leçons de Tchernobyl, mais quelles leçons ? »

La catastrophe de Fukushima ne peut que nous rendre définitivement et irrémédiablement adversaires de l'énergie nucléaire.

La raison en est très simple : Nous venons de constater que les dégâts provoqués par une technologie non maitrisée associée à des pratiques d'industriels peu scrupuleux dépassent l'entendement : On avait vécu Tchernobyl, donc on pensait bien à la pollution, mais on n'avait jamais imaginé qu'on pourrait se retrouvé confronté demain à une vague de réfugiés nucléaires, fuyant leur métropole pour peut être bouleverser notre fragile équilibre démographique.

On avait imaginé les légumes pollués, mais on n'avait jamais pensé qu'un pays civilisé tout entier pourrait risquer de se retrouver affamé du jour au lendemain et se mettre à manger des boites de conserve venant d'ailleurs...

On avait imaginé des choses terribles, mais on ne se voyait pas faire nos courses à la quincaillerie ou au marché du coin avec un compteur Geiger en main et c'est pourtant ce qui commence à se passer : Les ventes de la firme Radex qui produit ces petits compteurs de poche explosent.

On avait imaginé un nuage radioactif passant au dessus de notre tête, mais on n'avait jamais imaginé que les eaux internationales pourraient se retrouver polluées. Il est vrai que la concentration de césium, que cela soit dans l'air ou dans l'eau, diminue avec la distance. Mais ils se trouvent que les poissons comme les oiseaux ne connaissent pas la géopolitique et migrent parfois plusieurs fois par an d'un d'un bout à l'autre de la planète.  Et l'on risque fort de se retrouver demain avec des poissons pollués à quelques encablures de nos côtes bretonnes...

Voici donc que d'un seul coup, à la faveur de cette catastrophe, de nouveaux risques bien réels sont venu assombrir un tableau déjà pas réellement idyllique...

Mais le début du pire est arrivé ce matin 23 mars, lorsque la télévision nippone a annoncé que l'eau du robinet de Tokyo de manière officielle dépassait maintenant les seuils de radioactivité admissibles pour les nourrissons. En clair, voici donc une ville de 35 millions de personnes privée d'eau potable, c'est-à-dire qui est sur la voie d'une ville du tiers-monde...

Mais ce n'est pas tout... Qu'en sera-t-il des systèmes d'aduction d'eau ? Qu'en sera-t-il des produits en plastique manufacturés par des entreprises qui utilisent l'eau pour laver leurs moules, rincer leurs outils, mouiller leurs meules...

Nous sommes bien rentrés dans un cycle de fou...

A ce jour, qui a imaginé le fait qu'un nouveau tsunami vienne de nouveau baigner les ruines irradiées de Fukushima...Et pourtant cela est du domaine du probable sur une échelle de seulement quelques années, c'est-à-dire d'une durée largement inférieure au temps qu'il faudra pour colmater les dégâts ce la folie humaine.

Il faudrait être complètement inconscient, inconséquent ou juste opportuniste pour ne pas penser que cette catastrophe doive impérativement sonner le début de la fin de l'aire nucléaire.

C'est notre rôle d'électeur de le rappeler à nos hommes politiques.

Tous les jours.

Quelques pays l'ont soudainement compris : L'autriche, la suisse. La chancellière Merkel vient aujourd'hui d'annoncer le début de la sortie du nucléaire.

Chez nous, cela tombe bien, il y a des élections d'ici un an.

Et puis, à tous les petits beni oui oui du nucléaire, qui comme Besson et bien d'autres nous ont expliqué pendant 40 ans que le nucléaire, c'était pas cher, ces hommes politiques sans conscience, ces patrons de toutes ces grandes firmes qui font leur choux gras d'un pari diabolique avec l'atome, et qui ne comprendraient pas qu'il nous faut maintenant penser autrement, il y a bien une solution pour éviter, s'il en est encore temps qu'ils ne sévissent de nouveau...: Qu'on les envoie tous le plus rapidement possible à Fukushima aider ces sacrifiés du nucléaire qui s'activent comme des damnés pour ce qui leur reste de vie d'être sain à tenter d'expier leur folie dévastatrice !


16/03/2011

Fukushima, une chance ?

 

Winter, le 16/03/2011

www.mai2012.fr

« Le début de la fin du nucléaire»

Pourquoi la catastrophe japonaise est une chance ?

L'empereur du Japon a pris la parole, fait rarissime : Au pays de la très haute technologie & face au drame de Fukushima, l'ultime solution qu'il propose est de prier : L'empereur a compris ce que nos brillants technocrates n'ont pas encore compris : Lorsqu'on joue avec le Diable, si celui-ci se rebelle, seul nous reste le recours à Dieu...

Les enfants ne comprennent la puissance de  l'âtre que lorsqu'ils s'approchent par trop près des braises. Lorsqu'ils deviennent plus grands, cela ne change pas vraiment. C'est pour cela que la démocratie à accouché des sages : Les vieux, ceux dont la proximité de la mort leur a fait relativisé l'intérêt de  pactiser avec le diable, sont là pour rappeler aux jeunes ambitieux que le risque zéro n'existe pas.

La catastrophe japonaise est donc une chance car elle va permettre à ceux qui sont au bord de mourir de s'exprimer en toute sérénité, influant par là le discours des jeunes ambitieux.

A cet égard, il est plutôt positif de constater que la langue de bois de notre ministre de l'industrie pro-nucléaire est en train d'évoluer en langue de sciure  (il s'est quant même encore félicité du fait que la centrale de Fukushima a résisté au tremblement de terre, mais pas au tsunami) . Il est aussi positif de constater que - sous le feu de l'évidence - le discours de Kosusko Moriset est également en train d'évoluer.

Les politiques sont en train d'évoluer. Certains comprennent vite, mais de travers : Bayrou, qui compare Fukushima au 11 septembre 2001, comme si l'on pouvait comparer deux milles morts aux milliers de malades japonais qui ne manqueront pas d'arriver, deux builing explosés à un pays qui est en cours de dévastation physique et économique ; Claude Allègre qui explique le 16 mars que l'accident de Fukushima n'est pas un accident nucléaire, un peu comme si une marée noire n'était pas un accident pétrolier...

La catastrophe japonaise est une chance car elle il va y avoir un avant et après Fukushima.  Aujourd'hui, on peut téléphoner, se connecter à internet, d'un peu partout vers un peu partout ; ceci  malgré une technologie qui pourtant nécessite de réunir au sein d'un même dialogue des gens qui tout autour de la terre, passent usuellement leur temps à s'entretue... et pourtant ces technologies sont devenues quasiment transparentes pour tous. A partir de Fukushima, on va sans doute s'acheminer vers une gouvernance nucléaire transnationale, puis mondiale  : définition des normes, surveillance, dispositif de contrainte, tout deviendra sans doute international et non plus local, car sans cela, il n'y aura plus de nucléaire.

Cela c'est une bonne nouvelle pour la France et en particulier pour Areva, car passé la crise, la France deviendra leader de la définition des normes et des processus de contrôle.

La catastrophe japonaise est une chance car à partir de Fukushima, les gens vont comprendre que l'énergie a un coût (pas un prix) , parfois diaboliquement élevé, comme c'est finalement le cas avec le nucléaire, et qu'il est indispensable de revisiter notre modèle de société, et de réfléchir avant d'acheter ou de jeter pour rien.

Personnellement, je vais ressortir mon vieux compteur Jaeger car j'acquiers beaucoup de produits par internet en Asie, et je vais souvent manger Japonais. Et quand je loue une voiture chez Avis, j'y passerai un coup de compteur avant pour savoir si ma Suzuki n'a pas des pièces irradiées. Quand j'irai au supermarché je ferai attention à ce que j'achèterai.

Pendant que les politiques font la course à s'envoyer à la figure le terme « indécent », moi je m'inquiète. Quand je travaillais pour Framatome, tous les soirs je remettais mon badge-témoin au guichet de sortie, en me demandant si je n'avais pas pris trop de becquerels. Maintenant, la donne est changé...

En attendant, ceux qui vont mourir vous saluent...

 

22:10 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fukushima, edf, framatome, areva, nuclé, éolaire, cap21, besson, energie durable | | |  Facebook

14/03/2011

besson le niveau

 

Winter, le 14/03/2011

www.mai2012.fr

«Le Pouvoir, en extase devant son miroir, s'auto-satisfait et s'admire. Vivement qu'il réfléchisse..»

Je ne connaissais Eric Besson, notre ministre de l'industrie, qu'à travers quelles caricatures, plus ou moins suspectes, et son amour - cela peut arriver - pour une femme de quelques décennies sa cadette. J'ai vraiment découvert le personnage Dimanche 13 Mars 2011 grâce à une émission sur la chaine i-télé - chaine qu'on ne peut pas vraiment taxer d'opposition - sur un plateau qui regroupait entre autre Eric Besson, Corinne Lepage, un retraité d'AREVA, une représentante d'un mouvement anti-nucléaire, et qui portait sur le choix du tout nucléaire dans le contexte des événements au Japon.

Les bras m'en sont tombés : J'ai découvert une personne malpolie, manipulatrice au sens le plus vicieux du terme, sans stratégie réelle de communication. Mais ce que j'ai retenu, c'est ce qui a l'air de ressembler à un système, qui consiste à attaquer ses contradicteurs en permanence non pas sur leurs propos mais sur leurs personnes, sur des attaques d'une vulgarité impressionnante : Corinne Lepage menaçant de quitter le plateau tant le débat était boueux, Besson indiqua que cela lui fera plus de temps pour discuter avec les autres ; Elle,  développant des arguments plus ou moins solides, Besson répliquant qu'il plaignait ses clients (Lepage est avocate)...

J'ai par-dessus tout retenu la bêtise sans borne du personnage. Qu'on comprenne un peu : Vous avez sur un plateau de télé des anti-nucléaires et des pro-nucléaires. Le monde vit à travers ce qui est en train de se produire au Japon un accident majeur qui peut virer à la catastrophe d'un moment à l'autre. Ce Lundi matin, la bourse japonaise dévisse de 6% et c'en est déjà une, de catastrophe, pour beaucoup d'actionnaires.  Les anti-nucléaires invités sont assez pondérés puisqu'ils tiennent un discours de sortie progressive du nucléaire ; Besson explique qu'à l'heure où il parle, on peut parler d'accident et non de catastrophe, et que donc, dans cette mesure, cela ne peut pas lancer un débat national sur le nucléaire. Dit autrement, cela revient à préconiser qu'il faille que je me tue au volant pour avérer le fait qu'il n'aurait pas fallu rouler trop vite.

L'argument, pour un homme dont le métier est de faire des choix stratégiques, est d'une telle stupidité qu'on a du mal à comprendre comment une personne qui a fait des études peut énoncer pareille bêtise. On connaissait déjà la caricature du type qui, poussé du haut d'un building et passant devant ses collègues disait à chaque étage « jusqu'à là ça va ». Besson renouvelle le genre :  On verra en bas.

Il est ahurissant ce constater qu'un homme de pouvoir dont le rôle est de prendre des décisions engageantes pour des décennies  puisse raisonner (si l'on peut appeler cela raisonner) de manière aussi tordue ; et l'on se dit que si un ministre raisonne comme cela, qu'en est il du reste...

Je n'avais jusqu'à hier  aucune raison de vomir sur quelqu'un dont j'ignorais a peu près tout. J'ai découvert un homme au raisonnement dont l'indigence fait frémir. Il est ministre : Oui, décidemment, tout devient possible.

 

09:22 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : besson, lepage, cap21, japon, fukushima, nucléaire, i-télé, areva, edf, énergie | | |  Facebook

 
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