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11/08/2011

La luttes des classes n'est un combat d'arrière garde que pour ceux qui sont intéressés à ce qu'elle le soit, pas pour ceux qui en ont besoin.

Winter, le 11 Août  2011

www.mai2012.fr

«DSK, la confiture de vieilles roses, le commerce des menhirs, les élections présidentielles : quelles perspectives à gauche ? »

Chaque jour qui passe nous révèle d’avantage la face cachée de DSK. Cet homme a un vrai problème. Personne ne saura réellement ce qui s’est passé dans la suite du Sofitel au mois de Mai, mais il est vraisemblable que ce fût suffisamment grave pour blesser Naffisatou Diallo.

Que DSK fût un jour de gauche, seuls les naïfs peuvent encore le croire ; quoi qu’il en soit, il est sur que l’on a perdu la personne qui pouvait réellement nous débarrasser de Sarkozy.

Le gros avantage de cette situation est que,  les cartes étant totalement redistribuées pour les élections présidentielles de 2012 et faut d’avoir un candidat prêt à cuire, la gauche française va devoir un cuisiner un nouveau.

Pour ce type de cuisine, il faut oublier la confiture de vieilles roses : elle ride avec le temps.dsk,élections présidentielles,mai 2012,ps,holla,nde,aubry,royal,eelv,quel candidat pour 2012

Le génie de Mitterrand, c’est d’avoir fait le coup du programme commun. Le génie de Sarkozy, c’est d’avoir copié Mitterrand.

Mais aujourd’hui, à gauche, ne cherchez pas les idées, elles se font rares; ne cherchez pas le programme, il n’est pas au menu ; ne cherchez pas le leader, vous trouverez au mieux un contre-maître.

Depuis que la société des hommes existe, elle repose sur des échanges - pour une grand partie commerciaux - de biens manufacturés ou de services. La société se retrouve ainsi divisée en cinq castes qui se recoupent ou superposent parfois plus ou moins, selon les époques ou les organisations sociales : Il y a ceux qui possèdent les haches pour tailler les dsk,élections présidentielles,mai 2012,ps,holla,nde,aubry,royal,eelv,quel candidat pour 2012menhirs, ceux qui se sont approprié les carrières, ceux qui taillent les menhirs, ceux qui vendent les menhirs et au final ceux qui les achètent  (j'omets  sciemment la caste des bardes ainsi que celle des druides, c'est une autre histoire, qui mériterait un développement complet à elle toute seule)  ; en d’autres termes, on trouve ceux qui possèdent l’outil de production, ceux qui possèdent la matière première, ceux qui transforment la matière première , les fournisseurs et clients. On peut retourner la question dans tous les sens, si on a besoin d’un menhir,  on trouvera au moins ces cinq rôles dans la chaine d’approvisionnement. Et cela marche aussi bien avec des produits comme les menhirs, les osties, les médicaments, les missiles nucléaires, ou des services de toutes nature, depuis l'équipier du Mc Donald  jusqu'au rabbin.

A chaque étape dans le processus de la transformation d’un besoin en service ou  produit de consommation, il y a création de valeur : Celui qui identifie une opportunité commerciale crée de la valeur, celui qui la transforme en un prospect crée de la valeur, celui qui transforme le prospect en client crée de la valeur, celui qui apporte la matière première crée de la valeur, celui qui apporte sa force de travail crée de la valeur, celui qui vend crée de la valeur... et celui qui taxe le tout crée également de la valeur... : Le commerce est donc un beau cercle vertueux.

Dès lors que l'on parle du partage de la valeur ajoutée qui se promène avec le produit ou le service et enfle au fure et à mesure de l'avancement de la chaine de distribution, on constate que chacun des contributeurs tend à se retrouver en conflit avec les quatre autres,  : Le commercial affirme que le mérite de la vente lui revient, le technicien, lui, explique que sans lui, le commercial ne serait rien, les deux ensemble considèrent que leur patron se sucre et n'apporte pas de valeurs, les trois précédents pensent que le client ref use de payer la juste valeur etc etc…

La très grande force de la social-démocratie, c'est-à-dire l’espèce de soupe que l’on nous sert de la gauche à la droite, c’est de nous faire croire que la lutte des classes, qui  n'est en définitive ni plus ni moins que l'expression du conflit sur la définition des règles de partage de la valeur ajoutée, que cette lutte des classes donc, serait un combat dépassé, une sorte de lutte d’arrière garde pour des soixanteshuitards poussiéreux.

C’est au moins aussi fort que de nous faire croire que le coca cola,cela désaltère plus que de l’eau :dsk,élections présidentielles,mai 2012,ps,holla,nde,aubry,royal,eelv,quel candidat pour 2012 c’est stupide,

 

cela heurte le bon sens et les règles de base de la biologie ou de l'économie politique de base, mais tout le monde y adhère.

Pourtant, le syndicalisme – qui est sensé être le catalyseur de la défense des intérêts respectifs de chacune des castes fonctionne encore et parfois même très bien : vous connaissez des ouvriers ou des cadres syndiqués vous ? Très peu ? Mais des patrons qui ne seraient pas syndiqués, en connaissez vous ? Moi pas ! La différence entre les premiers et les deuxièmes, c’est que les deuxièmes ont tout intérêt à expliquer aux premiers que la lutte des classes est périmée ; de même que Coca Cola a tout intérêt à expliquer que le Coca, c’est la boisson qui désaltère le plus. C’est totalement faux, cela n'a strictement aucun sens, mais à force de répéter les mêmes choses, cela finit par marcher. En conséquence, un cadre qui veut se syndiquer passe pour un crétin, un ouvrier aussi, ce qui laisse le champ totalement libre au syndicat de la classe de ceux qui possèdent les outils de production, et qui ne se gênent pas pour l'occuper.

Voila. Ce discours de base est inexistant à gauche. Les leaders de gauche parlent de tout un tas de généralités fumeuses, de détails sur le rsa, de moratoire sur la chasse à la baleine,  des minima sociaux et autres modalités : Ils ne parlent pas d’éducation politique populaire, des fondamentaux de la théorie politique, de la lutte des classes.

Ils ont sans doute une idée en tête...soyons optimistes.

Le problème  c’est que cette notion de lutte des classes, qui aux dires de la plupart est un fantasme, une construction de l’esprit, un combat du passé, il se trouve que les petites gens, la caissière qui ne peut aller aux toilettes lorsqu’elle le souhaite, le petit épargnant qui se fait littéralement escroquer par sa banque ; l’ouvrier en intérim qui bosse chez Manpower et qui doit se faire assister pour comprendre le contenu de sa fiche de paie ; le retraité qui voit sa pension s’effriter comme du beurre au soleil sans bien  comprendre pourquoi ;  le chômeur en fin de droit qui ne peut plus s’acheter de dentifrice pour préserver ce qui lui reste de dents ; le clochard qui se fait quotidiennement jarreter de la terrasse du café car son odeur pestilentielle repousse les autres clients, et bien, tous ces gens là savent bien au fond d’eux même sans forcément y coller de grands mots pompeux que la lutte des classes est une réalité du quotidien, est leur réalité.

Et dans leur inconscient,  ils perçoivent que les hommes politiques qui devraient les défendre font en fait pour eux comme le fait Coca Cola : Ils nient l’évidence. Et comme eux-même sont faibles et mal éduqués, ils finissent par croire que oui, le Coca Cola, cela désaltère pour de vrai, même si au fond d'eux même, ils ne peuvent que constater qu'après chaque verre, ils ont encore plus soif...L'être humain est ainsi  fait

C’est pour cela que le fossé se creuse entre les politiques et les administrés, ce n’est pas forcément parce que les hommes politiques font des lois pour défendre leurs propres intérêts : Les petites gens, qui ne sont pas si bêtes, comprennent bien que ce qu’on leur vend n’est pas ce dont ils ont besoin. Mais ils sont faibles et mal éduqués.

Tant que ce discours ne sera pas clairement posé par des vrais leaders charismatiques, on ne risque pas d’avoir des hommes de gauche au

dsk,élections présidentielles,mai 2012,ps,holla,nde,aubry,royal,eelv,quel candidat pour 2012

 pouvoir.

Et dans tout ceci, l’affaire DSK est un épiphénomène. Si DSK pouvait promouvoir ce discours, il serait l’homme providentiel,quels que soit le nombre de femmes qu’il ait pu assaillir ; il est tellement vrai que dans tous combats, il y a toujours de la perte au feu...

10/08/2011

les médias aux bottes du CAC40

 http://www.mai2012.fr/

Winter, le 10 Aout 2011

 «De la maitrise du pouvoir sur la presse»

Vous avez sans doute remarqué que, quelle que soit la chaine de tv que vous regardez où la chaine de radio que vous écoutez, on vous sert toujours la même soupe, à peu près dans le même ordre, de sorte que si vous zappez d’une chaine à l’autre, vous pouvez reconstituer un journal complet : un peu comme au mc donald où, en prenant les reliefs de chaque convive, on peut reconstituer un menu complet, jouet inclu.

Est-ce vraiment à cause de l’AFP que nous avons une telle homogénéïté dans la désinformation ?

Chaque quatrième mercredi du mois, se tient à l’automobile club de France, au 10 place de la concorde, la réunion d’un club un peu particulier : « le club du siècle ». Relativement inconnu du quidam, ce club très élitiste, regroupe 580 personnes parmi les gens qui comptent en France, sans vraiment de considération pour leur couleur politique, puisqu’on y trouve aussi bien l’ensemble des patrons du CAC 40 que Jean-Christophe le Duigou, le BHL de Bernard Thibault, le patron de la CGT , Martine Aubry, Eric Woerth, Nicole Notat, et bien évidemment sa cohorte de ministres.

Alors, pourquoi n’entend on jamais parler de ce club qui édite quatre journaux particulièrement confidentiels, le  « bulletin quotidien », « la correspondance économique », « la correspondance de presse » « la correspondance de la publicité », chacun à quelques centaines d’exemplaires sans pour autant avoir fait faillite, et ceci … depuis 1944 ? Ce n’est pas uniquement parce que le prix de l’abonnement à ces lettricules est prohibitif…

C’est tout simplement parce qu’à ce club, on y trouve Colombani, July, Joffrin, Duhamel, Adler, Assouline,  et bien d’autres, qui viennent ainsi tous les mois prendre leurs directives du pouvoir.

L’élitisme est poussé à un tel paroxysme que quiconque s’aviserait de cracher dans la soupe se verrait exclu sans autre forme de procès de ces gueuletons mensuels, perdant ainsi l’exclusivité de ces informations de première balle, qui modèlent ce qui sera diffusé deux mois plus tard dans les médias.

Manque de pot, internet aidant, la liste très discrète des membres du Club du Siècle a fuité il y a quelques mois sur twitter. Email, téléphones portables, fonctions, tout y figure.

Nos hommes de pouvoir ne comprennent pas vraiment bien que le monde a totalement changé depuis 1981 et l’avènement du Personal Computer (PC, marque déposée par IBM), rapidement suivi par l’extension de l’internet : La révolution numérique est en marche. Nul ne sait vraiment où elle va s’arrêter.

28/07/2011

Affaire DSK. Pour qui travaille la presse new-yorkaise ?

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Winter, le 28 juillet 2011

 «Affaire DSK, les mensonges de la presse»

« Ne t’inquiète pas, cet homme a de l’argent, je sais ce que je fais ».

C’est ce que nous avait raconté le New York Times à propos de la conversation qu’avait eu son ami emprisonné pour trafic de stupéfiant avec Naffisatou Diallo, qui accuse Dominique Strauss Kahn de tentative de viol.

DSK,DIALLO,DSK CASE,SINCLAIR,AFFAIRE BANON,NPDCette conversation provenait d’une fuite d’un « officiel » et était extraite d’un enregistrement en langue Fulani, une langue d’Afrique de l’ouest. Compte tenu de la langue, la traduction avait pris un certain temps.

Seulement voila, le hic, c’est que ce n’est pas cela qu’elle a dit, et cela ne va pas arranger les affaires de Strauss-Kahn.

Selon son avocat, qui a pu écouter la conversation avec un interprète durant plusieurs heures vendredi dernier, si Mme Diallo a bien dit tout cela, c’était égrené dans une conversation, en trois séquences bien distinctes et non pas à la queue leu-leu, ce qui change tout, car les trois séquences de cette phrase ne font pas référence au statut de DSK ni possibilité d’obtenir de l’argent. De la sorte, au lieu de corroborer la thèse de la volonté d’utilisation de cet événement à des fins financières, cet enregistrement ne fait que confirmer la thèse de la véracité du viol sur la personne de Mme Diallo par DSK, et la volonté de Mme Diallo d’ester en justice pour faire reconnaitre ses droits sans volonté d’obtenir de l’argent en contrepartie.

Cela met également en lumière que la source officielle  qui a alimenté régulièrement le New York Times, a menti.

Cette source pourrait être Raymond Kelly, le chef de la police de New York.

Raymond Kelly est proche de Nicolas Sarkozy par différents points : Son consultant en matière de terrorisme est Alain Bauer, qui fut conseiller de Nicolas Sarkozy en matière de sécurité lorsqu’il était ministre de l’intérieur. Un de ses bons amis est Emile Perez, Chef de la Direction de la Coopération Internationale au ministère français de l’intérieur. Enfin, Raymond Kelly a été décoré en 2006 de la légion d’honneur par notre bon président, tout admiratif qu’il était des mérites de la police new-yorkaise.

Ray Kelly est soupçonné par les avocats de Mme Diallo d’avoir sciemment organisé des fuites dans la presse au détriment de Strauss Kahn (donc au bénéfice de son ami français). Il est soupçonné d’être à l’origine de l’information directe de l’Elysée de l’arrestation de Strauss-Kahn.

Il se trouve  aujourd’hui que cette interprétation erronée des paroles de Mme Diallo change considérablement le dossier.

C’est sans doute pour cette raison que le juge Obus a repoussé au 23 Aout la présentation de la décision de poursuivre ou non l’affaire.

12/07/2011

L'affaire DSK expliquée à mes enfants

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Winter, le 12 juillet 2011

«L'affaire DSK, expliquée à mes enfants»

L'affaire DSK est complexe. Elle est importante. Ce n'est pas un simple fait divers, ce n'est pas un simple fait de société, c'est bien plus que cela. La lecture de la presse ne permet pas de se faire une opinion. Abandonnons la presse, abandonnons le petit écran et utilisons notre cerveau pour tenter de revenir aux faits, juste aux faits et rien qu'aux faits.

Pourquoi cette affaire est-elle majeure ?

L'idée répandue est que nous vivons dans un monde où la morale a cédé la place au règne de l'argent et que la règle qui prévaut est celle de la banque et de la finance. A tort ou à raison, on attribue au libéralisme l'exacerbation de ces valeurs, lequel libéralisme est la pierre angulaire du système politique en place en France.

Assez paradoxalement, une frange importante de l'opposition à ce système ultra libéral fait de son héraut une personnalité politique qui de par ses fonctions-mêmes - président du fond monétaire international - pilote ce milieu.

Quels sont les faits ?

Dominique Strauss-Kahn se voit accusé par une femme de chambre d'un hôtel newyorkais  où il passait une nuit de tentative de viol.

Que se passe-il ensuite ?

Il est emprisonné sous procédure de « home arrest », c'est-à-dire dans une résidence qu'il paie. Ultérieurement, parce que le témoignage de l'accusatrice se révèlera fragilisé par différents mensonges sur son passé, Strauss-Kahn sera rapidement libéré sans pour autant retrouver sa liberté de circuler.

Les intérêts politiques en jeu sur ce dossier outre atlantique font qu'il est assez probable que le procureur américain en charge du dossier, Cyrus Vance,  doive se résoudre à trouver une porte de sortie honorable pour les trois parties (l'accusatrice, l'accusé, lui-même)

Quelles sont les conséquences au plan international ?

Le fond monétaire international se voit contraint de changer un président dont tout le monde s'accorde à dire qu'il avait redonné un rôle de premier plan à l'institution. Le discrédit de la France n'est pour autant pas engagé puisque c'est une française qui prendra sa succession.

Quelles sont les conséquences en France ?

Dans un contexte politique où l'actuel président est sévèrement chahuté par l'opposition et où des fissures dans son parti majoritaire se font de plus en plus nombreuses, Dominique Strauss-Kahn apparaissait pour beaucoup comme le candidat pouvant rallier les forces sociales démocrates avec les forces de gauche.

Le parti socialiste pour la première fois de son existence, est en train d'organiser des primaires internes afin de désigner le candidat qui portera ses couleurs aux élections présidentielles de 2012.  Le calendrier de cette procédure interdit de fait à Dominique Strauss-Kahn, confiné aux Etats-Unis, de concourir.

En conséquence, la donne de l'élection présidentielle française de 2012 est totalement redistribuée.

Alors que le ciel s'éclaircit pourtant aux Etats-Unis pour Dominique Strauss-Kahn, une écrivain française, Marie-Caroline Banon,  dite Tristane Banon, accuse à son tour Dominique Strauss-Kahn de tentative de viol, ceci alors qu'elle avait 24 ans. Elle s'était entretenue assez librement de cet événement dans une émission populaire avec Thierry Ardisson, en 2007, où elle cite devant un certain nombre de personnes le nom de Strauss-Kahn qui est dépeint alors par l'animateur-même de l'émission comme un véritable obsédé sexuel.  En 2011, alors qu'elle a maintenant 32 ans, elle décide de porter plainte contre Dominique Strauss-Kahn, sur ces faits qui dateraient de 2003. En bonne journaliste qu'elle était alors malgré son jeune âge, elle s'était constitué un véritable dossier à l'appui de ses allégations, dossier qu'elle dévoile aujourd'hui par bribes.

La manière dont Strauss-Kahn reviendra sous les projecteurs de la politique française sera sans doute fonction de l'appréciation par la justice française de la crédibilité du témoignage de la jeune fille, dont au notera au passage que, contrairement à la jeune femme de chambre américaine, elle évolue dans une sphère proche de celle de la personne qu'elle accuse.

Quelles sont les conséquences pour les militants socialistes ?

A l'occasion de cette affaire, apparait au grand jour le train de vie extraordinaire d'un couple jusqu'à présent relativement discret - Anne Sinclair et Dominique Strauss Kahn.  Le masque tombe sur les liens entre le pouvoir et l'argent, de manière à peu près aussi fracassante que lors de l'intronisation de Nicolas Sarkozy au Fouquets

Les rumeurs devenant de plus en plus présentes sur les supposées mœurs dissolues de Dominique Strauss-Kahn, on ne comprend pas ce qui pousse les cadres du parti à une omerta aussi consensuelle, les valeurs semblant être portées par Strauss-Kahn apparaissant très éloignées de celle que porte le peuple de gauche.

C'est donc la crédibilité de tout un système d'opposition gouvernementale qui menace de s'effondrer.

Quelles réflexions tirer de tout cela ?

Dans l'absolu, s'il était admis que Strauss-Kahn trouve son plaisir dans la simulation de tentatives de viol, et que ces jeux-là soient consensuels, il n'est pas vraiment sur qu'il y ait matière à faire autant d'histoire.

De-même qu'on admet qu'un chanteur comme Bertrand Cantat - que l'avocat de Tristane Banon rêvait de défendre - puisse être à  la fois un meurtrier et un très grand artiste, de même l'on admet que Charles Trenet put être pédophile et grand artiste, Richelieu toxicomane et homme politique de premier plan, ne peut-on pas admettre que l'ancien directeur du FMI puisse être, à l'instar de Sylvio Berlusconi, obsédé par le sexe et néanmoins un excellent homme politique, ceci quand bien même l'épreuve des faits pourrait montrer que, dans les affaires qui le concernent, Strauss-Kahn à glissé, peut être à son corps défendant, de ce qui pouvait être un jeu à ce qui est pourrait être un crime.

Ce qui reste incompréhensible c'est le combat des socialistes : Sachant ce que peuvent représenter pour les militants de base la mise au grand jour du train de vie de leur héraut ainsi que ses arrangements à répétition avec la morale, comment ont-ils pu laisser espérer que cela ne revienne pas tel un boomerang à la face de leur parti, sauf à être incapable d'imaginer que la voix des petites gens puisse se faire entendre.

C'est le seul et unique problème.

Il est de taille.

Mitterrand, en homme politique de talent l'avait compris.

Ils l'ont oublié.

 

10/07/2011

Sécurité : La politique du chiffre et la cour des comptes

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Winter, le 9 juillet 2011

«Tout devient possible»

Etonnant rapport thématique de la cour des comptes en ce début du mois de juillet, portant sur l'organisation et les gestion des forces de sécurité publique, et qu'on peut aisément interpréter comme le bilan de 7 ans de gestion des forces de sécurité.

Deux cent quarante huit pages de littérature un peu barbante, mais particulièrement démonstratrice quand au fait que l'action du gouvernement en matière de sécurité est très loin de la promesse, que les taux de résolution des affaires sont biaisés, que les forces de sécurité ont toujours une part importante de tâches administratives au lieu d'être sur la voie publique, qu'il y a des disparités de moyen non justifiées d'une commune  à l'autre. Ce rapport pointe également le caractère inexorable du recul des moyens des forces de sécurité, ou explique encore que si la délinquance à baissé en zone gendarmerie, c'est grace aux efforts des constructeurs automobiles, les vols de véhicules représentant dans ce secteur 1/3 des faits de délinquance...

On comprend que le ministre de l'intérieur Gueant ne soit pas un homme heureux.

En réaction, Claude Guéant - l'homme qui ne sait pas compter - parle d'approximations et insulte la cour des comptes en prétendant qu'elle se politise oubliant que ce rapport avait été commandé par Philippe Seguin.Une lettre de protestation contre le travail de la haute assemblée, signée par 70 députés UMP,est envoyée à la cour des comptes

Fait rarissime, les magistrats de cette sage assemblée - des gens habituellement forts discrets - publient un communiqué ce vendredi en réaction à celle de Claude Guéant, parlant d'une "meconnaissance fondamentale, feinte ou réelle, du mode de fonctionnement des juridictions financières".

loncle,sécurité,patrick ollier,gestion des forces de sécurité,migaud,cour des comptes,guéant,umpAprès la grève des météorologues, celle des avocats, celles des intermittents du spectacle et toutes sortes de corporations dont on n'avait rarement entendu parler dans les mouvements sociaux, va-t-on avoir maintenant la grève de la cour des comptes ?

Conclusion d'un député UMP proche de Villepin, Jean-Pierre Grand : « C'est toujours dangereux que le Parlement s'oppose à un rapport voté par une institution de la République, majeure et souveraine. Aujourd'hui, la Cour des comptes, demain le Conseil constitutionnel, le Conseil d'Etat... C'est pour moi une dérive que je ne peux cautionner. »

 

21/06/2011

Fête de la musique à la mairie de Draveil

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Winter, le 21 Juin 2011

«L'été, c'est le pied »

Premier jour de l'été. On va pouvoir se mettre en tong, pour le plus grand bonheur de Georges Tron, l'infortuné maire de Draveil.

Georges_TRON.jpgEn pleine affaire DSK, il est tentant de jeter rapidement l'opprobre sur ce pervers des pieds qui est accusé par deux employées municipales de harcèlement sexuel sous couvert de pratique de réflexologie plantaire.

Certes.

Il semble, à y regarder de plus près, que l'affaire ne soit pas aussi simple qu'il y paraisse et que celui dont les frasques font rire le net est peut être tombé dans un traquenard particulièrement sale.

On y découvre derrière ce sac de nœud une petite gueguerre entre le clan Le Pen et la mairie de Draveil ;  l'objet du litige portant sur une opération immobilière qui nuirait aux intérêts de Pierre Olivier et de sa femme, Marie Caroline Le Pen, qui est autre que la sœur de Marine Le Pen.

Dans ce panier de fruits de mer, on retrouve Me Gilbert Collard dans le rôle de l'avocat des plaignantes de la mairie de Draveil, des petites employées qui se retrouvent avec les moyens d'avoir accès à un avocat de renom, lequel avocat ne cache pas ses liens d'amitié avec Marine Le Pen.

Dès lors, il ne faut pas être grand clerc pour en déduire que les deux employées ont été manipulées, et pas uniquement par les pieds...

Enfin, aujourd'hui, c'est la fête de la musique. A la mairie de Draveil, on va pouvoir chanter.

 

16/06/2011

Belgique : un an sans gouvernement

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Winter, le 13 Juin 2011

«Histoires belges»

Les belges fêtent leur première année sans réel gouvernement : Aucune décision majeure ne peut être prise. Quel en est le résultat ?

Durant cette année l'état de droit à progressé, puisque la Belgique est rentrée dans le top 10 de l'accès à la justice (9ème sur 66 pays, ) (1)

Elle est 10ème sur 66 pour le degré d'ouverture du gouvernement (La France est 15ème)

La prévision de croissance du PIB (2) pour 2011 pour la Belgique est de 1,6, alors que c'est 1,2 en France, alors que la France à connu une récession en 2010, ce qui n'était pas le cas de la Belgique ; Le PIB par tête est de 26 600 euros . En France, c'est en gros celui de la Belgique d'il y a dix ans (24 700 euros en 2001) (2)

Le taux de chômage est de 8,1 % en 2010 , à comparer avec celui de la France qui est pour la même période de 9,5 % (2). De plus, il est quasiment tout le temps depuis mai 2010 inférieur de 2 points à la moyenne des quinze de l'Europe. (4)

A se demander si cela sert d'avoir un gouvernement...

Sources :

(1) « World Justice Project Rule of Law Index »)

(2) : Eurostat 2011

(3) : Eurostat 2011

(4) : banque nationale de belgique. (ONEM, EUROSTAT)

 

06/06/2011

DSK droit Obus

 

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Winter, le 6 Juin 2011

«Pachidermes»

Il n'est pas dit que les traces ADN retrouvées sur le chemisier de Nafisatou Diallo ne soient pas en fait des traces de sperme d'éléphant.

Car le monde est plein de surprise.

Dans cette histoire, où l'on aimerait tellement croire en une improbable machination, on découvre une petite négresse de rien du tout ébranler les bourses du monde entier en faisant tomber le patron du FMI par le truchement d'une sordide histoire de viol.

Tout est réuni pour faire un polar formidable : noire, sexe, Bronx, hôtel de luxe, mère célibataire, haute finance, élections présidentielles, juifs fortunés: On n'a jamais cumulé autant de points chocs dans une seule et même affaire.

Assurément la vie de cette femme, qu'elle soit victime ou coupable,  ne sera plus jamais comme avant, car on a déjà du négocier pour elle les droits d'un film sur sa vie, des droits d'auteurs divers etc... et elle est sans doute déjà potentiellement multi-  millionnaire.

Les circonstance ne plaident pas vraiment en faveur de DSK. Mais on peut aussi imaginer une formidable tentative de chantage de la part de Mme Diallo. Ce serait gonflé, mais marrant. On peut aussi imaginer une manipulation de la part de pays voulant voir le pouvoir du FMI revenir à ce qu'il était avant DSK.

On peut tout imaginer, car on demeure étonné qu'un personnage aussi important que DSK puisse ne pas avoir intégré pour sa propre gouverne quelques règles de sécurité tellement basiques que même le gros noir illetré qui fait la sécurité à la sortie du Auchan les a déjà comprises ...

Cela fait vraiment peur pour l'ordre du monde...

Dans ce cirque médiatique, c'est le juge Obus (cela ne s'invente pas) qui décidera aujourd'hui s'il faut mettre un peu l'éléphant en cage.


30/05/2011

René Tron, non, Georges

Winter, le 30 mai2011

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Georges Tron, accusé par des collègues de la mairie de Draveil d'agression sexuelle :

"Elles venaient au travail en tong, j'ai pas pu résister"

26mars2007-02[1].jpg

 

17/05/2011

Affaire DSK, une chance pour la gauche ?

Winter le 17 Mai 2011

http://www.mai2012.fr/

«Revenir à des fondamentaux »

L'affaire Strauss-Kahn est « fâcheuse ».

Mais, dans le fond, Strauss-Kahn etant perdu pour le PS, sauf à démontrer - mais dans un calendrier tellement serré que cela reste de la politique-fiction- qu'il s'agisse d'une manipulation, il faut bien faire avec.

Au-delà du caractère tragique de cette histoire, cela peut être une vraie chance pour les gens de gauche qui ne se rassemblent que dans les moments difficiles, et celui-ci en est incontestablement un.

La chance, c'est de montrer, de même que le FMI peut vivre sans son directeur général, que le projet de gauche n'est pas dépendant des individus qui le promeuvent, qu'il est « naturellement » inscrit dans le patrimoine génétique du corps social.

Le hic, c'est qu'il faudrait pouvoir convaincre un certain nombre de formations d'adhérer réellement à un projet de gauche, et de ne pas présenter de candidats en 2012. Et dans la mesure où l'arbre idéologique a un peu perdu ses racines, on ne voit pas très bien de quel bois bâtir cette union.

Le PS devrait donc tourner la page DSK et promouvoir un projet de gauche réellement fédérateur, sur des choses simples et réfléchies. La lutte des classes n'est pas une utopie, c'est la réalité de la vie de tous les jours pour beaucoup d'entre nous : La caissière qui ne peut pas aller pisser quand elle en a envie, le jeune diplômé à qui on propose stages non rémunéré sur stages non rémunérés, le noir qui doit se contenter de nettoyer le métro car tous les autres boulots lui sont interdits, l'ouvrier rompu au travail à l'usine et à qui l'on propose, entre deux périodes de chômages économiques, de travailler plus pour gagner plus, tous ces gens-là savent bien que nous vivons dans un monde de classe exactement comme en Inde, même si cela ne se dit pas, dans lequel les individus évoluent au sein d'une caste : la caste des marchands, celle des professeurs, celle des diplômés, celle des miséreux etc...

Le projet de la gauche, ce ne doit pas d'augmenter le pouvoir d'achat, mais de faire prendre conscience aux petites gens qu'ils valent au moins autant que les grands et qu'ils ont leur entière place dans la lutte pour faire de ce monde un monde meilleur pour nos enfants.

Ce discours, la gauche, qui est composée pour une grande partie de nantis, de professeurs, d'enseignants, de gens pour lesquels l'accès au crédit ou au travail ne se pose pas dans les mêmes termes que pour le petit peuple, ce discours-là, il faut le réhabiliter !

Le communisme, c'est périmé, entend-on souvent. Mettre en commun ses biens, sa force de travail, ce serait périmé ? Comme si personne n'avait jamais remarqué qu'en ramant à deux dans une barque, on va plus vite que tout seul... Le capitalisme, en faisant croire qu'il est le seul système d'organisation humaine qui soit « naturel » et valide, et en rendant « as been » le message collectiviste, a réussi un holdup magistral sur la force de travail de chacun d'entre nous...

Et pourtant, la vérité est toute autre : L'homme en un siècle et demi de capitalisme, a plus abimé son environnement que l'esclavage de l'a fait en mille ans ! Le progrès ne vaut que s'il est partagé par tous, nous disait il y a quelques temps une publicité... Aujourd'hui, on voit ressurgir des marchands de produits d'occasion, des discounters de  produits de mauvaise qualité à bas coût, et de main d'œuvre encore moins chère, toujours moins chère, qui ne pourra jamais partager ce « progrès ».

La catastrophe de Fukushima, mais également assez paradoxalement celle de Tchernobyl, sont les produits d'une société dérégulée, où les intérêts financiers passent avant les intérêts généraux.

Et comme par hasard, dans chaque grande catastrophe - financière, industrielle, économique, humaine - ce sont les états qui sont appelés à la rescousse.

Ainsi, le capitalisme n'est « naturel » que lorsqu'il fonctionne bien. Dès qu'il atteint ses limites, il devient alors plus « naturel » de revenir à un système collectiviste, réglementé...

Si, profitant de la déconfiture de son mentor, la gauche française revenait à un vrai discours politique, elle marquerait à n'en pas douter pas mal de points.

 

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