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28/09/2011

Sénat : matière à réfléchir

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Winter, le 27 Septembre 2011

«Toute devient possible : même le sénat peut passer à gauche»

A la suite de la sévère défaite aux sénatoriales, Coppé a réagit immédiatement, en distribuant des « éléments de langage », (c’est un aphorisme de novlangue), expliquant qu’en substance la défaite était prévue, puisqu’elle était mécanique, résultant de la perte de bastions locaux lors des élections régionales et cantonales.


En somme, la défaite s’expliquerait par la marche vers la défaite. La logique est implacable, et l’on ne peut qu’admirer l’exercice de style de notre gendre idéal.


Il y a quelque chose de tragique à penser qu’en expliquant par la « rationalité » un fait, on pourrait en oublier d’en examiner les raisons profondes de son émergence.


Il faut rappeler que le sénat est renouvelé tous les six ans par moitié par les « grands électeurs », c'est-à-dire les conseillers généraux, régionaux, les délégués des conseils municipaux, mais également les députés, c'est-à-dire l’autre chambre.
Ces gens sont des gens de terrain, mais, contrairement au citoyen ordinaire, en professionnels de la politique, ils ont pleine conscience de ce que représente un bulletin de vote. Du reste, le vote leur est obligatoire. En se sens, l’élection au suffrage indirect est plus démocratique que l’élection au suffrage direct. Néanmoins, la répartition du nombre de siège ainsi que le mode de scrutin de ces élections sont délibérément faits pour sur-représenter les petites communes, qui, assez traditionnellement, votent plus à droite que les grandes aglomérations.

Par ailleurs, pas tradition, les sénateurs sont plutôt modérés et la véhémencité de leur contre vis à vis des députés est à relativiser.

Que le Senat passe à gauche est donc un réel séisme politique, et, contrairement à ce que l’on peut lire ici ou là, compte tenu des modalités d’élection du Sénat, nous ne sommes pas du tout dans la même configuration que sous Mitterrand, où l’on a connu une assemblée nationale à gauche et une haute chambre à droite. Le fait que le Sénat passe à gauche dans un système de sur-représentation de la droite montre l’étendue du mécontentement national.

25/09/2011

Elections sénatoriales à usage de mes enfants (suite)

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Winter, le 25 Septembre 2011


«Elections sénatoriales à usage de mes enfants (suite) »


Avant les élections : 153 sièges à gauche, et 190 à droite
Après les élections : 177 sièges à gauche et 172 à droite.


Le sénat depuis la première fois depuis plus d’un demi siècle est donc passé à gauche. Du point de vue des grands électeurs de droite, qui vivent de la politique et qui ont perdu leur siège, il y a matière à s’interroger sur la machine à perdre que représente Nicolas Sarkozy….
Il faut bien comprendre que tout est fait dans les règles pour que le sénat ne représente pas le pays réel mais la droite. Cette victoire de la gauche est donc une fessée redoutable.
Première conséquence de ce changement : le 1er octobre, aura lieu l’élection du président du Sénat. Il y a d’assez grandes chances pour que l’actuel président perde son siège.
Deuxième conséquence : Le sénat votant les modifications constitutionnelles, Sarkozy peut dire adieu à sa « règle d’or », dans laquelle notre bon suzerain a investi toute sa crédibilité.
A sept mois des élections présidentielles, cela fait désordre dans la maison UMP.

Jean-François Coppé – le gendre idéal – à indiqué que l’ « L’UMP se considère entièrement mobilisée pour la campagne présidentielle » et a détaillé « les cinq conditions de nos victoires à venir. ».
« Unité »
« Crédibilité »
« Solidité »
« Riposte »
« Valorisation du bilan du quinquennat. » , « une action marquée par le courage ».

Passons sur les quatre premiers points, où l’on peut dire un peu ce que l’on veut. Là ou cela va être assez dur, c’est sur le dernier point : On ne valorise pas quelque chose qui n’a pas de valeur, la multiplication par zéro donne toujours zéro... On souhaite donc bon courage à M. Coppé.

 

L'election sénatoriale expliquée à mes enfants

 

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Winter, le 25 Septembre 2011

 «Elections sénatoriales à usage de mes enfants»

Le Sénat, on ne sait pas vraiment à quoi cela sert. Il n’est connu du grand public qu’à travers l’expression « un train de sénateur », mais qui fait  référence à la majesté des sénateurs romains…

A quoi sert le Sénat ?

Contrairement à une idée reçue, le rôle du Sénat est majeur : il constitue, avec l’assemblée des députés (l’Assemblée Nationale) le Parlement, institution qui détient le pouvoir législatif : Le Gouvernement dépose des projets de loi devant le Parlement, qui modifie, adopte ou rejette ces lois. 

Le Sénat n’est pas élu de la même manière que l’Assemblée Nationale : pour cette dernière, chaque français  vote directement pour son député, durant les élections législatives.

Pour le Sénat, c’est différent : Les sénateurs sont élus indirectement, avec une périodicité différente que celle qui concerne l’Assemblée Nationale, par un collège de « grands électeurs », c'est-à-dire certaines personnes qui ont déjà été élues auparavant par les citoyens. Les « grands électeurs » sont les députés, les conseillers régionaux, les conseillers généraux, les délégués des conseils municipaux, et des représentants des français de l’étranger. Les grands électeurs ont obligation de voter lors des élections sénatoriales.

Notons aussi que le gouvernement peut dissoudre l’Assemblée Nationale, mais pas le Sénat.

Comment les lois sont elles votées ?

1)    Le gouvernement propose des lois, les députés font des propositions de loi

2)    Les lois ou propositions sont déposées au Parlement

3)    Le texte est examiné une première fois par une des deux assemblés. (députés ou sénateurs)  Des amendements sont proposés

4)    Le texte est adopté par la première des deux assemblée qui l’a examiné

5)    Il est ensuite transmis à l’autre assemblée

6)    Le projet est adopté quand les deux assemblées se sont mis d’accord

7)    La loi est publiée au journal officiel.

Dans le cas des propositions de loi, la première assemblée est l’Assemblée Nationale. Pour cette raison, la « navette », c'est-à-dire le fait qu’un texte passe d’une assemblée à l’autre, se fait souvent dans le sens Assemblée Nationale vers Sénat.

Que se passe-t-il si le Sénat passe à gauche ?

Si le Sénat passe à gauche, cela signifie que nous rentrons en période de cohabitation, puisque les deux chambres qui élaborent les lois seront en opposition.

Que faut-il pour que le Sénat passe à gauche ?

Il y a 348 sénateurs. L’élection de ce jour concerne un renouvellement de 170 sénateurs et il y a 71 890 grands électeurs convoqués pour voter.

La gauche dispose de 153 sièges aujourd’hui. L’élection étant assez complexe, les projections sont difficiles : Selon la gauche, il faut qu’ils gagnent 19 sièges pour avoir la majorité. Selon la droite, il ne faut à la gauche qu’entre 6 à 15 sièges. C’est dire que les élections seront serrées.

Mais le système est fait pour sur-représenter les petites communes, c'est-à-dire « la France profonde »,  dont les grands électeurs sont assez souvent bien ancrés à droite. C’est pour cette raison que le passage à gauche du Sénat est peu probable, même si la majorité des grands électeurs est de fait à gauche.  Mais l’incertitude provient du faire que 40% de ces grands électeurs ne sont pas encartés.

Un passage à gauche du Sénat représenterait donc un vote sanction dramatique pour le gouvernement, avec pour conséquence dans cette hypothèse que le Président du Sénat, qui sera élu le 1er Octobre 2011, sera alors en opposition avec le président de l’Assemblée Nationale. 

La dernière fois que c’est arrivé, c’était en 47, juste après la deuxième guerre mondiale…

24/09/2011

Le club du Siècle, ou comment le pouvoir menotte l'information

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Winter, le 10 Aout 2011

 «De la maitrise du pouvoir sur la presse»

Vous avez sans doute remarqué que, quelle que soit la chaine de tv que vous regardez où la chaine de radio que vous évoutez, on vous sert toujours la même soupe, à peu près dans le même ordre, de sorte que si vous zappez d’une chaine à l’autre, vous pouvez reconstituer un journal complet.

Est-ce vraiment à cause de l’AFP que nous avons une telle homogénéïté dans la désinformation ?

Chaque quatrième mercredi du mois, se tient à l’automobile club de France, au 10 place de la concorde, la réunion d’un club un peu particulier : « le club du siècle ». Relativement inconnu du quidam, ce club très élitiste, regroupe 580 personnes parmi les gens qui comptent en France, sans vraiment de considération pour leur couleur politique, puisqu’on y trouve aussi bien l’ensemble des patrons du Cac 40 que Jean-Christophe le Duigou, le BHL de Bernard Thibault, le patron de la CGT , Martine Aubry, Nicole Notat, et bien évidemment sa cohorte de ministres et autres personnes de pouvoir.

Alors, pourquoi n’entend on jamais parler de ce club qui édite quatre journaux particulièrement confidentiels, le  « bulletin quotidien », (4775 euros par an l'abonnement)  « la correspondance économique », « la correspondance de presse » « la correspondance de la publicité », chacun à quelques centaines d’exemplaires sans pour autant avoir fait faillite, et ceci … depuis 1944 ?

Tout simplement parce qu’à ce club, on y trouve Colombani, July, Joffrin, Duhamel, Adler, Assouline,  et d’autres, qui viennent ainsi tous les mois prendre leurs directives du pouvoir.

Et que quiconque s’aviserait de se lancer à un grand déballage se verrait exclu sans autre forme de procès de ces gueuletons mensuels, perdant ainsi l’exclusivité des informations de fond publiées par ces fameux petits bulletins édités par la  Société Générale de Presse, informations qui modèlent ce qui sera diffusé deux mois plus tard…

Manque de pot, internet aidant, la liste très discrète des membres du Club du Siècle a fuité il y a quelques mois, puisqu’a fuité sur twitter en février 2011 la liste de tous les membres invités au diner du 27 Janvier 2010. Email, téléphones portables, fonctions tout y figure.

Décidemment, nos hommes de pouvoir ne comprennent pas vraiment bien que le monde a totalement changé depuis 1981 et l’avènement du Personal Computer, rapidement suivi par l’extension de l’internet : La révolution numérique est en marche. Nul ne sait où elle va s’arrêter.

13/09/2011

Mai 2012 & les tontons flingueurs

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Winter, le 15 Septembre 2011

«Mai 2012 : Les hostilités sont lancées. Tous les coups sont permis., y connait pas Raoul, ce con.»

Sarkozy sait parfaitement que nul mieux que lui ne peut représenter l’UMP en 2012, car le risque étant immense de faire « flop », personne ne veut y aller. Le bal des faux-cul est ouvert : Regardez Fillon expliquer qu’il n’y a pas meilleur candidat que Sarkozy… Mais Sarkozy, qui n’est pas stupide, sait audiard,attentat de karachi,clearstream,république solidaire,mai 2012,sarkozy,les affaires,françafrique,commissions occultes,financement des partis politiques,dsk,mansouret,banonparfaitement qu'il ne pourra jamais se prévaloir d'un quelconque bilan: non seulement celui ci est catastrophique et cela ne risque pas d'aller en s'améliorant, mais en plus, les plans d'actions ne correspondent plus vraiment à la feuille de route présentée à ses électeurs. Lle seul et unique moyen de gagner dans cette ambiance peau de banane, c’est donc de choisir son adversaire. Le raisonnement est simple : Notre Bon Suzerain va pourrir littéralement les candidats qu'il jugera dangereux. (rappelez vous de l’épisode du « croc de boucher ».) Par déduction, le candidat de gauche qui aura le moins de chance de gagner sera celui qui n’aura aucune casserole sur le dos. Si l’on réfléchit donc un peu, on finira par comprendre que DSK n’est pas un aussi mauvais candidat que cela…

Voici la liste de quelques coups tordus en cours. Essayons ensemble de la faire vivre jusqu’en mai 2012 !

Affaire Woerth Bettancourt (Soupçon de prise illégale d’intérêts)

La femme de Eric Woerth travaillait au sein de la société qui gère la fortune privée de Liliane Bettancourt. Dans des enregistrements entre Patrick de Maistre, son gestionnaire de fortune,  et Liliane Bettancourt, on apprend que le contact privilégié entre la milliardaire et l’Elysée n’est autre que Eric Woerth, lequel est soupçonné d’avoir reçu de l’argent en liquide pour le compte de l’UMP d’une part et de l’autre d’avoir favorisé fiscalement la milliardaire. On apprend que depuis des lustres, la famille Bettancourt inonde d’argent la classe politique (ce n’est pas vraiment une surprise)

Affaire Woerth / Compiègne (soupçon de prise illégale d’intérêts)

Eric Woerth aurait donné son accord pour une vente à prix minoré d’un terrain dans la forêt de compiègne, au bénéfice d’une société hippique dont le ministre est proche.

Affaire Clearstream (Les vrais faux listing d’évadeurs fiscaux)

Clearstream, comme son nom l’indique, est une affaire particulièrement opaque .

Pour ce qui concerne le volet politique de cette entreprise de brigands, il est reproché à de Villepin d’avoir laisser circuler un listing truqué de fraudeurs sur lequel figurait le nom de Nicolas Sarlozy.

Affaire Karachi (Rétro-commissions occultes)

Dans les années 92, le ministère de la défense veut placer au pakistan ses sous-marins. Une société est chargée d’arroser les autorités locales. En 96, Chirac suspend les paiements qui continue d’arriver à l’intermédiaire jusqu’en 2001. Jusqu’à là tout est légal. En 2001, c’est la fin des paiements. En 2002, un attentat à Karachi fait 14 morts dont 11 française en représailles. En fait, une partie de l’argent versé revenait en France pour financer le RPR. En arrétant les versements, Chirac est soupçonné d’avoir voulu torpiller son rival Sarkozy, lui coupant ainsi les vivres…

 Affaire DSK/Diallo (Mœurs)

On n’a parle plus, puisqu’il ne s’est rien passé. DSK n’a jamais violé Nafissatou Diallo, la femme de chambre de sa suite à New York.

 Affaire DSK/Banon (Mœurs)

On ne saura jamais ce qui s’est passé, mais la petite Banon accuse le méchant Strauss Kahn de tentative de viol. C’est un peu vieux, certes, mais ce n’est pas une raison…

 Affaire Françafrique (Financement occultes)

Encore une histoire de gros sous venant d’un peu tout le continent africain, dans les caisses des partis politiques. Du bon argent bien frais, fruit de subventions diverses, d’exploitations diverses, et sans doute de choses assez peu avouables également, (drogue, mafia, travail des enfants etc etc…)  tout cela pour faire fonctionner la machine politique française.

 Affaire des emplois fictifs de la ville de Paris

La ville de Paris paie des employés qui travaille pour le RPR. Là, on est dans le registre assez classique. Chirac avant de partir envoie une petite torpille à Sarkozy, puisque le litige qui oppose la ville de Paris au RPR est repassé à l’UMP. Merci qui ?


12/09/2011

Les malettes africaines

présidentielles mai 2012

Winter, le 12 Septembre 2011

 «De Villepin et les malettes»

Une chose m’étonne : On entend beaucoup Dominique de Villepin. Il porte une parole digne, courageuse, concentrée sur des fondamentaux, sans se perdre dans des détails opérationnels, avec une élégance de voix qu’on n’avait plus l’habitude d’entendre : Liberté, Egalité, Fraternité, République ; une voix claire, réfléchie, calme, une voix propre et  intelligible qui en fait un vrai présidentiable qui pourrait vraiment faire du mal à l’UMP tant Nicolas Sarkozy nous a habitué à un français approximatif et à l’action au détriment de la réflexion.

Le problème c’est que de Villepin n’est pas présidentiable car il traine la casserole ClearStream.

Robert Bourgi,  avocat franco-libanais de son aveux-même profondément impliqué dans un système de financement occulte à partir de fonds africains, ce qu’on a appelé la « françafrique »,  a indiqué lundi sur Europe 1 que ce système de financement existait depuis la présidence de Pompidou. Il évalue comme « incalculables » les sommes remises aux hommes politiques français, dont peut être 20 millions de dollars uniquement pour Chirac et Villepin.

Robert Bourgi  travaille aujourd’hui pour Nicolas Sarkozy, à la demande de ce dernier.

Quel intérêt a-t-il à faire plonger Chirac, qui est déjà noyé dans l’affaire des emplois occultes et de Villepin qui a déjà Clearstream sur le dos, si ce n’est de faire écran entre Sarkozy et la Françafrique ? Juppé avait été en son temps le courageux petit âne de Chirac ; de Villepin pourrait il être demain la mule de Sarkozy ?


05/09/2011

la règle d'or

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Winter, le 5 Septembre 2011

 «La dernière invention de l’UMP»

A l’heure où la plupart des parlementaires sont en vacance, et toute droit sortie du chapeau d’un magicien, Mesdames et Messieurs, voici la « Règle d’Or ».

De quoi s’agit-il ? Il s’agit d’inscrire dans la constitution de la Vème République un plan de retour à l’équilibre budgétaire. A cette occasion, on découvre que depuis une trentaine d’année, nos gouvernants votent un budget qui n’est jamais respecté. En d’autres termes, la règle, c'est d’être en déficit. Cela est il vraiment embêtant ? A dire vrai, depuis trente ans, cela n’a pas gêné grand monde, et cela a même pas mal profité aux banques…D’ailleurs, corelativement, depuis une trentaine d’années, nous avons glissé d’un régime où l’argent récompensait encore le travail et la prise de risque à un régime où l’argent n’est plus qu’un moyen d’achat de la paix sociale et n'est plus réellement corrélé avec la notion de valeur ajoutée.

 

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Alors, le débat est il réellement budgétaire ? Nos députés travaillent-ils pour l’intérêt commun des générations futures ? La question ne se pose pas vraiment tant le piège est grossier : En effet, pour réviser la constitution les voix de la gauche sont nécessaires, et si celle-ci refuse de voter ce texte, elle sera bien évidemment accablées de tous les mots car pour beaucoup de français, la question de l’équilibre budgétaire revient un peu à savoir si un carré est rond : il apparait absurde qu'on puisse être délibérément en déficit.

Telle qu’elle est présentée par le gouvernement, la « règle d’or » semble absolument fondamentale, tellement fondamentale qu’il faudrait en entériner le principe dans notre constitution. Faisons abstraction du fait que notre constitution un texte fondateur, qui définit des principes, et que l’équilibre budgétaire ne reste finalement qu’une modalité et cherchons dans le programme du candidat Sarkozy, que nous rappelons rapidement ici, dans laquelle des quinze cases il faut mettre cette « règle d’or ». On ne sait pas vraiment. C'est-à-dire que ce qui apparait comme fondamental aujourd’hui ne l’était pas il y a quatre ans, ce qui montre a minima que les fondamentaux de l’UMP sont fluctuants.

Il y a quelque chose de tragi-comique dans ces efforts désespérés pour tenter de se maintenir la tête hors de l’eau : Comme si, en inscrivant constitutionnellement qu’il ne fallait pas faire de déficit, on réglait le problème du déficit. Ainsi, il suffirait qu’on inscrive dans le marbre constitutionnel un vœu pieux pour qu’il devienne réalité ? Pourquoi ne pas y inscrire pas exemple qu’il est inconstitutionnel de financer un parti politique par des emplois fictifs ?

Pour mémoire, à l’heure de l’Europe, à l’heure où les états non seulement s’écrasent gentiment devant la finance internationale, mais collaborent au quotidien avec ces systèmes mafieux de siphonage des richesses planétaires, rappelons la première phrase du préambule de la constitution de notre Vème République, préambule  qui est bafoué tous les jours :

« Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l'homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu'ils ont été définis par la Déclaration de 1789  (…) ».

La souveraineté nationale n’existe plus vraiment. Nul besoin d’être grand clerc pour le constater au quotidien. Sarkozy lui-même, dans une allocution que l’histoire retiendra, rappelait son impuissance.

En nommant cette règle ainsi, nos grands argentiers ont oublié qu’on avait depuis environ une quarantaine d’années abandonné l’ « étalon or », et que le terme d’or ne renvoie aujourd’hui qu’à quelque chose qui brille ou qui fait rêver… de la magie, en somme …

 A ce stade, il convient de faire un petit exercice de calcul du niveau du CM2. Sachant que le montant de la dette française n'est pas très loin de celui du du PIB, qu'elle ne fait que s'accroitre structurellement par l'adoption de budgets en déficits, si nous nous mettons à réver un peu et à penser que nos grands argentiers vont se mettre à faire des économies qui pourraient nous amener à une réduction annuelle de la dette disons de 2%  (ce qui est totalement impossible car cela supposerait qu'on stoppe du jour au lendemain cette politique du déficit budgétaire systématique), alors un rapide calcul nous montre qu'à PIB constant, c'est seulement à partir de 2030 que l'on pourra enfin respecter un des principaux critères de maastricht. (dette inférieure à 60% du PIB). Quand au retour à l'équilibre des comptes, dans cette hypothèse, il est mathématiquement impossible sur plusieurs générations. Et nous n'avons parlé que de la dette, et non du déficit budgétaire, qui est la condition sine qua none pour réduire la dette. Ceci pour démonter qu'il est totalement illusoire de piloter des déficits par des économies, mais qu'il faut agir sur la croissance. Ceci montre également que nous sommes dans un système où l'argent public est littéralement siphonné par les banques et que tant que l'on ne se sera pas débassé de ce système mafieux, toutes les règles d'or relèveront de la prestidigitation.

Reste  à savoir à qui va profiter ce tour de passe-passe : il serait ballot que notre illusionniste national rate de nouveau son tour et coupe pour de bon la femme coupée en morceau…

23/08/2011

Mai 2012 : un grand vide sur la toile ?

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Winter, le 23 Aout 2011

 «Les nouvelle technologies & la politique»

Je tiens ce petit blog depuis quelques temps, une sorte de petit journal de crise essentiellement à usage interne, avec l'idée que, en Mai 2012,  lorsqu’on changera de président, on changera peut-être de modèle de société.

Un jour, sans vraiment le chercher, mais un peu par jeu, je regarde le référencement de ce blog (qui concerne une personne, c'est à dire moi-même ) sur google France.

O surprise !

Sur les mots clefs « mai 2012 », il y a environ 300 millions de page. J’apparais en troisième ligne.

Sur les mots clefs « mai 2012 ump », il y a un peu moins de trois millions de pages, et j’arrive en troisième ligne.

Sur les mots clefs « mai 2012 ump ps », il y a un peu moins de trois cent milles pages et j’ai les quatre premières lignes, incluant la très convoitée première ligne. 

Pourquoi ? Je n’en sais strictement rien, mais il y a quand même un petit problème...

Quelques conclusions en tirer ?

1)    Premièrement, je pense qu’il y a un peu de travail à faire du côté des conseillers en communication des principaux hommes politiques. A ce titre, tout le monde devrait imiter l'extrême droite qui  est redoutable sur la toile : Présence partout, sur tous les forums, avis sur tout et rien et référencement maximum. Mais Hilter lui-même était très bon dans sa communication. Si tous les gens qui avaient eu entre les mains « mein Kampf » (environ 12 à 15 millions d’exemplaires édités à la fin du troisième reich, et 70 millions environ à ce jour) l’avaient lu, nous n’aurions jamais connu l’extermination des juifs, puisque le projet d'une société raciste y est bien exposé. Donc la Shoa n'était pas vraiment une surprise.

2)    Deuxièment, nous sommes une poignée en France à penser que Mai 2012 sera une échéance décisive.

Ce dernier point fait quand même un peu peur.

Cette réflexion est à rapprocher de « l’analyse » sans grande prétention que je faisais il y a quelques temps des sites des principaux partis politiques.

Passez une bonne journée...

 

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22/08/2011

Lorsque le calendrier est l'allié de Marine Le Pen

Winter, le 22 Août  2011

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«Bonne nouvelle pour le front national»

Le deuxième tour de l’élection présidentielle sera le 6 mai 2012. Le 1er mai et le 8 mai tombant un mardi, cela signifie que les salariés, en posant cinq jours de RTT auront onze jours de vacance. Abstention record en vue, dans un contexte où le politique se décrédibilise chaque jour un peu plus…Donc bénéfice évident aux partis qui mobilisent. Si le FN arrive au deuxième tour et si le duel se fait entre Le Pen et Sarkozy ,  sachant qu’il sera un peu compliqué de refaire le "coup du vote utile", le parti d’extrême droite risque de faire carton plein. D’où l’importance d’éradiquer le FN dès le 22 avril : compte tenu du calendrier, l’élection se jouera  au premier tour.

20/08/2011

DSK, le retour ou l'exil ?

Winter, le 20 Août  2011

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«DSK Quid ? »

Dans quelques heures, on connaitra ce qu’il adviendra du sort de DSK. On sait d’ores et déjà que des tractations ont eu lieu entre les avocats des deux parties afin de trouver une sortie rapide à cette affaire.    

Si le 23 Aout, le procureur, considérant qu’il n’a pas toutes les chances de faire condamner DSK, décidait d’abandonner les poursuites, le prévenu pourrait rentrer rapidement en France. Il ne resterait plus alors que son procès au civil à traiter.

Dans cette hypothèse, croyez vous que DSK ne puisse réellement se remettre en lice pour la course à la présidentielle ?

Les français ne sont pas très rancuniers sur les affaires de sexe, et il y gros a parier, compte tenu de l’état de déliquescence actuel de la classe politique, que cette affaire ne pèserait au final pas très lourd dans la balance.

Ce serait en somme assez drôle.

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