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03/01/2008

Attention à l'âme Arche !

Winter le 3 Janvier 2008

« Qui veut gagner des millions ? Attention à l’âme Arche»

Je reçois beaucoup de commentaires autour des notes notules et notations que j’ai portées autour de l’affaire de l’Arche de Zoé sur mon blog .

Je voudrais vous détailler les deux raisons pour lesquelles cette affaire me passionne .

Tout d’abord, il m’est arrivé dans ma  vie de me faire manipuler ; je prétends donc en connaître les ficelles et les points clefs, et je retrouve dans les comportements d’Eric Bréteau tous les ingrédients de la manipulation .

Mais que l’on soit clair, manipuler ne veut pas dire escroquer, et le moteur des uns est différent du moteur des autres . En l’occurrence, il semble que la soif de sauver le monde d’Eric Bréteau soit inextinguible, ce qu’on ne saurait le lui reprocher, fût-ce la sagesse des nations qui nous enseigne que l’enfer est pavé de bonnes volonté ; L ’Arche de Zoé est maintenant aux portes de l’enfer .

Ce qui es extraordinaire dans cette affaire, c’est de constater qu’une personne qui se sent réellement investie soit capable d’emmener dans une galère sans nom jusqu’au gouvernement-même de son propre pays ; ceci  montre que même ce dernier est mal-armé pour lutter contre un système de manipulation qui – à condition que l’on ne veuille s’en tenir qu’aux faits – est évident . Mais encore une fois, la sagesse des nations nous dit que la foi permet de soulever les montagnes…

L a manipulation repose toujours sur trois thèmes

1)     L es histoires d’argent ne sont jamais claires ;
2)     L ’histoire est en général trop belle pour être possible ;
3)     Même au moment où l’on vous prouve par A+B que vous êtes manipulés, vous vous rangez quand même du côté du manipulateur, que vous en venez au final à plaindre et faites l’argumentaire à sa place .

Si, en face d’une affaire compliquée vous répondez de manière positive aux trois questions précédentes, vous avez 99% de chance d’être en train de vous faire rouler dans la farine . Cela marche à tous les coups, vous pouvez tester sur votre histoire personnelle ou celle de votre entourage .

L ’autre point qui m’intéresse est qu’il met en exergue le fait que les motivations profondes des ONG ne sont peut être pas aussi limpides qu’on aimerait à le penser, et leurs actions ne doivent peut être pas se lire uniquement sur un seul niveau .

L a gestion du micro-crédit en Afrique de l’Ouest par quelques ONG me semble un exemple intéressant, (avec un client d’œil à mon ami JB qui - je sais – me contredira s’il me lit) .

Ce type d’opérations financières qui consiste à prêter à des indigènes (dans le sens autochtones) des faibles sommes d’argent mais à des taux tout à fait capitalistes , dont le remboursement est garanti par la solidarité tribale et qui laisse la gestion des fonds aux femmes  permet de facto à un certain nombre de villages de monter de vrais projets économiques, améliorant ainsi notablement leur niveau de vie, l’alphabétisation des enfants, l’autonomie des femmes etc . . . Ceci est totalement indéniable .  

Il convient toutefois de remarquer que les frais de fonctionnement de ce type de banques, subventionnées par des fonds européens, sont sans communes mesures avec les sommes dispensées, qui restent elles très modiques .  Par ailleurs, on peut s’interroger sur la motivation profonde qu’à l’Europe à financer par le truchement des ONG des modèles de développements basés sur le système bancaire et l’endettement des populations : L es communautés asiatiques l’on bien compris, elles qui pratiquent depuis si longtemps la tontine…

Je retrouve dans l’affaire de l’Arche de Zoé ces deux questions centrales qui concourent à réfléchir sur les biens fondés de l’action humanitaire, savoir quelle est la motivation profonde de la soif de manipulation de quelques têtes pensantes (Kouchner avait largement exploité le filon au Rwenda) d’une part, et  quelle est la motivation de l’exportation d’un modèle donné de l’autre . En l’espèce, on comprend bien que la France essaie par tous les moyens – y compris par le truchement des fauteurs de bien comme Eric Breteau - d’asseoir son pouvoir au Darfour .

C’est en raison de ces deux interrogations que je pense qu’il serait certes facile voire presque agréable mais totalement lâche de notre part de jeter l’opprobre  sur l’équipe des pieds nickelés de l’Arche de Zoé qui finalement ne fait que mettre en résonance un système qui est totalement dissonants et très peu mature .

L e gouvernement – qui aujourd’hui maîtrise toutes les ficelles de l’information depuis TF1, L CI etc…-  a très bien compris les enjeux, et c’est pour cette raison qu’il tente de faire passer les pieds nickelés de l’Arche de Zoé pour au pire des escrocs, aux mieux des irresponsables, afin de déplacer la question centrale de l’interventionnisme au Darfour des pays conquistadors pilleurs du tiers monde  en général (Chine, Russie, USA) et de la France en particulier sur ce qui ne restera  finalement dans quelques mois qu’une anecdote .

18:05 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : zoé, bréteau, 4x4, arche, darfour, tchad, ong | | |  Facebook

02/01/2008

arche de zoé : quelle monnaie d'échange ?

Winter le 2/01/2008 http://urbanitasmagories.20minutes-blogs.fr/

 

Voilà, les zozo de l’arche de zoé sont revenus en France, après un simulacre de procès d’une cour qui ne s’était pas tenue depuis 3 ans .

Autant dire que c’était du travail bien fait .

On peut avoir des interrogations multiples sur la nature réelle des activités de l’arche de zoé, humanitaire, renseignement, mais il est un peu facile de jeter le bébé avec l’eau du bain .

Ce qui est incroyable dans cette affaire qui deviendra à n’en pas douter une affaire d’état, c’est que, après leur avoir offert un voyage sur un avion de l’armée française, donc avoir cautionné leur activité, notre bon suzerain ait totalement lâché ses sujets .

L a France a un devoir de soutien de ses ressortissants, indépendamment de ce qu’ils ont fait ou sont supposés avoir fait . Ainsi, même les français emprisonnés en Thaïlande pour trafic de drogue reçoivent le soutien logistique, financier, judiciaire, de leur mère patrie . 

On a ici le sentiment diffus que la peine de 8 ans de travaux forcés prononcée par le Tchad et avalisée par la France a une valeur d’échange .

D’échange de quoi ?

L ’avenir nous le dira .

Ceci dit, l’on arguera à juste titre que quand l’armée française met à disposition d’une association sans contrepartie aucune un de ses avions, cela n’engage pas d’avantage le récipiendaire que lorsque Vincent Bolloré fait de même pour les vacances égyptiennes de Notre Bon Suzerain .

Et cela, c'est bon pour la démocratie. 

N'est ce pas ?

 

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29/12/2007

Arche de zoé : travaux forcés

Arche de zoe, le retour

On apprend cette nuit que les membres de l’arche de zoé sont en route pour la France ou ils purgeront la peine de travaux forcés prononcée au Tchad après qu’un tribunal français ai jugé de la nature de la peine à appliquer, les travaux forcés n’existant pas en France .

Ce serait quand même une bonne raison de rétablir les travaux forcés, non ?

Ce simulacre de justice fait de la peine, autant pour les français que pour les tchadiens. Cela relève plus du grand guignol que de l'administration d'une justice sereine.

Ceci dit, comme depuis le début, le théatre des opérations de l'arche de zoé relève du plus du grand guignol qu'autre chose, cela ne dépare ni avec la diplomatie française, ni avec la justice tchadienne.

Merci à notre bon suzerain qui une fois de plus, à su se jouer des forces occultes.

 

03:10 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : arche de zoé, arche, zoé, sarkozy | | |  Facebook

18/12/2007

Y a pas de fumée sans feu (les fumeurs)

Winter

http://urbanitasmagories.20minutes-blogs.fr/

 

"As tu vu la tumeur de  feu mon ami fumeur ?"

Quand j’étais en fac, je me rappelle très bien,  je fumais des « Royal Menthol ». A cette époque, c’était en vente libre. Je fumais deux paquets par jour et j’arrêtais quand j’avais mal au crâne. Je n’ai pas fumé très longtemps, ni depuis longtemps, ni pendant longtemps.

Un jour, je me suis rendu compte que quand je montais 4 étages en courant, j’arrivais essoufflé.

Cela fait maintenant 26 ans que j’ai arrêté de fumer.

Depuis, il ne se passe pas une semaine, pas une journée pas une heure sans que l’envie de fumer apparaisse, exactement aussi intense qu’au premier jour où j’ai cessé la pétune. Cela fait 26 ans que tous les jours, j’ai envie de m’en griller une et que je diffère en me disant que si j’en prends une, j’en prendrai deux, puis trois puis tout un paquet.

Je m’entends souvent dire par ceux à qui je tente d’expliquer cette étrange accoutumance que c’est « psychologique », avec ce sous entendu stupide propre aux bipèdes grégaires qu’à partir du moment ou cela se passe loin des pieds, il y a plus de chance que ce soit moins réel.

Souvent on me demande ce qui me motive ; car il faut être un peu masochiste pour persévérer sur une telle durée. Après mure réflexion, je ne vois d’autre explication que mon esprit de contradiction.

Sans doute attends-je avec impatience le 1er Janvier 2008 pour pouvoir aller fumer ma clope au bar du coin.

15:45 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : clope, pétune, interdit de fumer, fumer, tabac, tabagisme, passif | | |  Facebook

07/12/2007

Délocaliser le gouvernement

Winter le 7/12/2007  http://urbanitasmagories.20minutes-blogs.fr/

Notre Bon Suzerain a pour objectif d’améliorer la productivité du gouvernement en général et des administrations en particulier : Ce vœu est louable, et c’est en partie pour cela que les français l’ont porté aux cimes de l’entreprise France .

Quelques points de compétitivité de gagné au niveau de l’administration, et c’est toute la France qui gagne, ce sont tous les français qui profitent car il se sentent mieux :  ce que les administrations gagnent en efficacité, eux le regagnent au quotidien en pouvoir d’achat

Que font les entreprises pour faire des profits ? Elles cherchent les niches de compétitivité .

Et que font elles pour gagner des points de compétitivité ?

Elles délocalisent : Notre bon Suzerain l’a bien compris, lui qui commence à délocaliser les conseils des ministres !

Mais, il faut aller plus loin, et plus vite, et laisser sa timidité et ses scruptules au vestiaire .

A l’heure de l’Europe et d'Internet, a-t-on réellement besoin d’avoir un gouvernement sur site ?

Rien n'est moins sur , et les belges l’ont bien compris, eux qui ont poussé le luxe jusqu’à carrément s’affranchir depuis Juin 2007 d’avoir un chef au gouvernement !

Nos amis belges – outre d’être des royalistes - sont des précurseurs : Ils ont intégré qu’à l’heure de l’Europe, on pouvait pousser la délocalisation du gouvernement jusqu’à son point extrême, c'est à dire la mise en hibernation de son gouvernement local.

Et quand on y regarde de près, en fait, cela ne change pas grand’chose, si ce n’est de freiner quelque peu les ardeurs des investisseurs américains. En tout cas, le pays continue de touner...

Pour faire des économies, il faut délocaliser totalement  et massivement l'ensemble du gouvernement français dans un premier temps, puis les administrations (Je rappelle qu'on parle de cinq millions de fonctionnaires) dans un deuxième temps.  Que d'économies !  Notre bon Suzerain et sa duègne se sont  fendus d’une visite dans l’Empire du Milieu . Est-ce cette idée révolutionnaire qui a pu germer dans leur altier chef : Former un gouvernement à bas-coût en République Populaire de Chine ? Un gouvernement délocalisé, c’est moins de frais pour les contribuables, moins d’impôts pour les assujettis, plus de souplesse dans la prise de décision, et surtout, L a Chaîne Parlementaire qui peut tout en diminuant ses coûts de fonctionnement émettre 24 heures sur 24 , 7 jours sur 7 : D'avantage de communication, avec des coûts moindres... L e bonheur pour tous, finalement . .

Il faut y aller franco, ne pas hésiter : Délocalisons massivement l’ensemble du gouvernement, c’est un peu de pouvoir d’achat en plus pour chaque français .

26/11/2007

A la SNCF, les clients aussi sont des privilégiés.

Ils sont très forts en communication à la SNCF

Je suis abonné Grand Voyageur : Cela veut dire que je paie 840 euros par an (En plus du prix du billet, vous avez bien lu) pour avoir entre autre le droit de voyager en 1ere classe avec des gens qui paient souvent leur billet moins cher que le mien, pour avoir des amendes quand je prends le TGV plus d’une heure avant la validité de mon billet,  pour payer plein pot quand je prends le train pour aller en Suisse quand mes collègues non abonnés ont 20% de remise etc. (1)

La SNCF soigne ses clients qui rapportent le plus : les « grands voyageurs », sur les lignes qui rapportent le plus, le TGV,  et propose ce matin de poser en direct à son directeur général exécutif, Monsieur Guillaume Pépy, le 30 novembre et pendant deux heures, les questions qui nous tiennent à cœur.

On peut même dès ce jour poser les questions en avance.

Initiative fantastique, Monsieur Pépy, et qui tombe on ne peut mieux, juste après les grèves. Mais, comme on lit sur les portes des RER, Attention mon petit lapin à pas te faire pincer les doigts quand les portes se referment…(ceci dit, Sarkozy est bien allé – contre l’avis de son staff - se faire insulter à Leguilvinec, et c’est le chef, il doit donner l’exemple…)

Des questions, j’en ai pas mal, des simples, comme par exemple « pourquoi on peut payer son billet sur internet avec la carte amex, mais pas l’imprimer dans les machines » ; « comment  la SNCF va calculer la quote-part de remboursement d’abonnement pour tous les trains qu’on n’a pas pu prendre » , etc… et puis des plus compliquées telles que : « pourquoi sur les paris lyon dans les voitures duplex, les voitures de seconde sont plus confortables que les voitures de 1ere » (2) etc… Bref, les questions ne manquent pas.

Comme le service proposé par M. Pépy est un service privilégié, réservé aux « grands voyageurs », il faut s’identifier pour poser sa question en avance à M. Pery, & c’est bien normal puisque les « grands voyageurs » sont des clients privilégiés.

Donc, je me connecte sur le site des clients privilégiés, comme me le propose le mail que j’ai reçu en tant que privilégié pour poser dès à présent toutes mes questions.

Message laconique en réponse à ma demande :

« Pour des raisons de maintenance, vous ne pouvez pas accéder à votre espace personnel entre 8h30 et 12h , mais n'hésitez pas à parcourir le site pour tout savoir sur le Programme Grand Voyageur ou découvrir nos actualités. 

Merci de votre compréhension. »

Alors ?

Moi, ce que j'en pense, c'est que quelqu'un qui comprend depuis 10 jours , surtout entre 4h00 du matin et jusqu'à 23h00 passées, peut bien comprendre encore un petit peu entre 8h30 et 12h00

Vous comprenez ?

Winter : http://urbanitasmagories.20minutes-blogs.fr/ le 26 Novembre 2007

(1) Pour être tout à fait honnête, cette carte me donne droit à 50% de remise sur des tarifs exorbitants, c’est cela, être privilégié.

 (2)   Après des années d’utilisation du Paris Lyon et une minutieuse enquête, faute d’une réponse cohérente, j’ai cherché et trouvé tout seul la réponse, mais il m’a fallu investir : j’ai du acheter un mètre ruban chez Casto

24/11/2007

Si tu travailles pas bien à l'école, tu seras boueux.

Cela va bientôt être la saison, je ressorts donc ce petit "cliché" pris à Nantes en Mars 2006;

 

Devant la gare de Nantes, à la sortie Nord, passe un boulevard, bordé de commerces divers et variés, tout ce qu’on trouve habituellement dans ce type de lieux : Cafés, coiffeurs, fast food, médecins, boutiques pour presbytes et sex shop .

Sur les larges trottoirs qui bordent l’avenue, outre des filles bien alignées qui - offrant leur meilleur profil en attendant de vendre l’autre – nonchalamment poireautent dans l’attente du chaland , on y trouve également des marronniers, plantés eux aussi en rang d’oignon .

L e mois d’avril arrive avec sa théorie de travaux horticoles que les ouvriers zélés doivent sans tarder engager . L a notion de cantonnier, jardinier municipal ou employé communal étant un concept en voie de disparition, les villes font désormais appel – avec les mêmes sources de financement qu’il y a 50, 100 ou 200  ans c’est à dire vous et moi - dans le cadre de contrats forts attractifs, à des société privées d’entretien d’espaces verts qui mettent tout le savoir-faire dans l’entretien et l’embellissement des plantations et jardins urbains .

Pour l’heure, il convient d’élaguer douze de ces  imposants platanes qui offriront cet été au passant pressé un ombrage apaisant : un passage de machine au dessus, un passage à gauche, un passage à droite, un passage derrière et un passage devant permettront de transformer chaque arbre en un cube de verdure bien aligné sur le précédent .

L e dispositif pour réaliser l’opération l’élagage nécessite, pendant la durée des opérations de bloquer la route,  afin de  laisser lace à l’infernal cortège .

En tête, arrive une machine énorme : Il s’agit d’un engin imposant, hybride de bulldozer et de chariot élévateur, dont l’avant est équipé d’un bras articulé en forme de  « Z », et qui, déplié, doit bien monter à 7 ou 8 mètres de haut . L ’avant bras est munis de 6 ou 8 lames circulaires alignées qui tournent rapidement . L ’opérateur, par un subtil jeu de manettes, meut dans un geste précis et subtil cet énorme couteau articulé et la machine découpe – tel une personne qui couperait du pain -  bien au carré,  le platane, envoyant au passage avec force des éclats de bois sur les trottoirs où les passants se hâtent .

Cette machine doit bien consommer dix litres de carburant à l’heure, et appelle, pour sa manutention, une personne devant qui lui ouvre le passage, un opérateur et une personne sur le côté qui guide .

Soit au total trois  personnes .

En deuxième position, arrive un camion équipé d’une nacelle élévatrice dans laquelle est perché un homme qui muni d’une faucille montée au bout d’une très longue perche, fait la finition – un travail classique d’élagage en somme - , et fait également choir les dernières branches qui ne seraient pas tombées au sol, et qui présenteraient un risque pour le passant .   Un conducteur fait avancer lentement le camion, tandis qu’au sol un opérateur veille à la bonne marche des opérations .

Soit en total trois personnes supplémentaires : nous en sommes à six .

Ce camion tracte également une broyeuse qui va permettre l’évacuation des branches, sous la forme de copeaux qui seront ensuite recyclés pour un autre usage .

La broyeuse et le camion doivent bien consommer à eux deux dix litres à l’heure, et deux personnes sont nécessaires pour faire fonctionner ce dispositif .

Nous voici avec une équipe de huit personnes .

Derrière ce cortège, à quelques dizaines de mettre derrière, un énorme camion benne de 15 tonnes de charge utile ramassera les copeaux issus du broyage ainsi que les grosses branches qui ne peuvent passer au broyeur . Il faut un conducteur pour cet énorme camion, ainsi que deux opérateurs au sol pour sécuriser la zone et nettoyer les trottoirs et la rue, et retirer les plots en plastique qui servent à baliser le chantier . Un des opérateurs est équipé d’une machine qui se porte sur le dos et qui permet de générer un puissant courant d’air qui permettra de rabattre vers la broyeuse les copeaux restants sur la route .

Il faut dont trois personnes supplémentaires, et l’ensemble – souffleur plus camion – doit bien consommer 5 litres à l’heure .

Cela porte notre équipe à onze personnes .

On peut imaginer que l’opération durera vraisemblablement trois heures et demi, soit une demi-journée, sans le temps de balisage et le temps administratif nécessaires pour établir les arrêtés municipaux, et aura mobilisé onze ouvriers dont plusieurs très qualifiés et aura consommé au minimum 75 litres de carburants ainsi que du matériel dont le prix d’achat total doit dépasser des deux cent miles euros .

Pour couper douze arbres .

L ’année dernière, j’ai fait élagué dix mes arbres dans mon jardin . J’ai demandé à un manouche de passage qui fort habillement profite de la saison pour faire le tour des résidences bourgeoises de procéder à l’opération : cela lui fera un billet et, l’occasion faisant le larron,  m’évitera d’avoir à courir après un jardinier . Je lui ai donné 250 euros pour la journée de travail, ce qui est plus que raisonnable , travail dont il s’est acquitté très soigneusement avec une échelle, un baudrier de sécurité et une scie à main, la scie au prétexte – m’a t il dit sans doute pour ne pas avoir à avouer, car s’étant présenté comme un jardinier professionnel, qu’il n’avait pas d’argent pour acheter une tronçonneuse – qu’il ne voulait pas avec un bruit de moteur effrayer les oiseaux…

Sans aller dans l’excès que je viens de citer, il suffit d’un très rapide calcul pour s’apercevoir que mettre en œuvre des moyens aussi importants pour réaliser des travaux aussi simples est une absurdité économique, écologique mais surtout et avant tout un très mauvais calcul politique et social .

Cette histoire se passe à Nantes, mais aurait pu se passer à Pontoise ou ailleurs .

Deux choses en guise de conclusion

D'une part, il me semble de plus en plus patent que les gens qui dépensent notre argent ne sont pas ceux qui le gagnent

De l'autre, si seulement il pouvait leur venir à l'à l’idée qu’en ré-instaurant la pratique de métiers sans qualification, non seulement on rétablirait une échelle de valeur qui aujourd’hui fait tant défaut et dont l’absence a un coût social qui  bien que difficile à quantifier est préjudiciable à tous, - cette échelle de valeur qui permettait à nos parents de nous dire « si tu ne travailles pas à l’école mon fils, tu seras boueux » et  qui permettait à ceux qui ne pouvaient  faire d’étude de s’insérer activement dans le tissus social, de s’inscrire en devenir -  si seulement dis-je il pouvait leur venir cette idée en tête, alors non seulement on ferait des économies substantielles qui pourraient elles-mêmes être utilisées pour subventionner ce type d’emplois, mais plus encore le monde de la ville, notre monde, notre univers quotidien deviendrait sans doute beaucoup plus porteur de sens pour la majorité de nos concitoyens, c’est à dire de stabilité politique pour nos élus .

Mais là, cela necessite de réfléchir un peu plus loin que l'épluchage des marchés publics.

Winter http://urbanitasmagories.20minutes-blogs.fr/ à Nantes le 31 mars 2006

22/11/2007

De la toxicité de la cigarette

Un blogueur avisé mais taquin et dont j’espère conquérir l’assiduité à mes notes notules et notations m’a fait la remarqué que dans la cigarette, ce n’était le produit qui était mauvais mais sa combustion, et que si je fumais de la salade, j’obtiendrais le même résultat.

La remarque est subtile, aussi convient-il que la réponse soit  à niveau.

Considérant d’une part que la cigarette est plutôt conçue  pour être consummée que consommée en suppositoire, et de l’autre que je suis depuis ma plus tendre enfance un  fan de Tom Tit – d’où mon blogueur taquin en déduira que je suis plus près de l’hospice que du collège -  j’ai donc tenté l’expérience dont voici le protocole :

1)     j’ai pris de la salade (de la chicorée) que j’ai fait sécher entre deux feuilles de papier journal en passant le tout au four électrique.
2)     je l’ai mise ensuite en miette dans une vieille pipe
3)     j’ai fumé le tout, jusqu’au bout

J’ai vomi toute la soirée ; je suis allé me coucher avec un mal de crâne absolument horrible.

Conclusion

Je n’obtiens pas du tout le même résultat en fumant de la salade que en fumant du tabac.

Aussi je m’estime en droit d’en conclure que le tabac par rapport à la salade agit de manière différente sur l’organisme lorsqu’on le fume. En tous les cas il n’est pas contestable que la toxicité soit différente. Un ami, gynécologue de son état, qui m'assista dans l'expérience, m’expliqua que le résultat eut été certainement autre si en place de la fumer,  je me l’étais enfilée depar le fondement : j’aurais eu certainement plus mal au siège qu’au chef.

Je progresse donc sur le chemin de la science, et  j’en déduis sans prendre trop de risque que la toxicité d’un produit est fonction de deux paramètres importants.

a) Sa composition ;
b) Son mode d’administration.

La prochaine fois, j’essaierai avec des poireaux.

Winter : http://urbanitasmagories.20minutes-blogs.fr/

Une histoire qui finit dans le sang

En me rasant ce matin, je me suis fait la remarque suivante :

Notre bon Suzerain a clamé haut et fort qu’il irait chercher au Tchad nos compatriotes , quoi que ce soit qu’ils aient fait. Le vœu est pieux, et l’effort louable.

Ce qui vaut pour les uns ne vaut-il pas pour les autres ?

Il y a environ 60 000 personnes incarcérées en France (1) dont vraisemblablement,  compte tenu du nombre d'étrangers en prison, un certains nombre de tchadiens  J’ai imaginé le président tchadien Idriss Deby venir chercher ses compatriotes tchadiens emprisonnés en France : embouteillages aux parloirs.

 

J’ai hurlé de rire ; je me suis coupé ; c’est comme cela que j’ai tâché mon col de chemise : Encore une histoire qui finit dans le sang, comme quoi, c'est pas très drôle. 

Winter : http://urbanitasmagories.20minutes-blogs.fr/

(1)  approximativement un  pour mille de la population . Statistiquement parlant, on a en France environ quatre fois plus de chance d’être incarcéré que de mourir d’un cancer du poumon. (Il est vraisemblable que ce chiffre va s’inverser après le 1 janvier 2008)

21/11/2007

Cigaretiers de tous les pays, unissez-vous !

Le premier Janvier 2008 sera un grand jour pour la démocratie.

 

On pourra enfin boire son café en paix et déjeuner sans être troublé par la fumée des cigarettes malodorante de son voisin de comptoir.

Je me pose quand même deux ou trois questions...

Lutter contre le tabagisme est une question de santé publique.

Je ne suis pas un spécialiste, mais il j’ai cru comprendre que ce qui est toxique dans la cigarette, au-delà du tabac, ce sont essentiellement les produits ajoutés au papier pour le blanchir – le chlore entre autre – et d’autres additifs au tabac qui sont mis par les cigaretiers  à dessein afin de permettre une meilleure addiction du fumeur à la nicotine (ammoniac, etc…) ainsi que les pesticides qui sont balancés sur les plantations de tabac. Du reste, j’ai rarement entendu qu’on attrapait le cancer des poumons en fumant un bon havane tous les jours. Il est vrai que sur ce sujet, contrairement à M. Santini, les statistiques sont maigres.

Lorsque vous allez acheter de la viande au supermarché, si par mégarde celle-ci est avariée, il y a immédiatement une enquête sanitaire, les journaux en parlent, les associations de consommateurs montent au créneau, des annonces sont diffusées à la radio, tous les lots sont retirés de la circulation et tout rentre rapidement dans l’ordre.

Idem avec le vin, qui pourtant est un produit addictif et également cause de bien des malheurs & coûts sociaux.

Dans le cas du tabac, il y a un a-priori sur le fait que c’est un vice : il n’a pas nécessité à le traiter comme un produit de grande consommation en tant que tel . Sa qualité  n’intéresse aucune association de consommateur, aucun ministère de la santé, aucun grand chef cuisinier, nez en parfumerie ou autre, aucune agence de sécurité alimentaire. Seule la capacité de nuisance du produit est retenue. L’état est totalement absent de son rôle de protection du consommateur.

Le raisonnement est totalement tordu, et pourtant vécu au quotidien par des millions de français.

Du reste, imaginez qu’un cigaretier veuille rapatrier pour une cause sanitaire tous les paquets de la marque X vendus suite à une erreur de formulation par exemple. Comment ferait-il ? Il n’y a pas de numéro de lot (1) sur les paquets de tabac, de papier à rouler  ou de cigarette. Il n’y a donc pas de possibilité de traçabilité, (A contrario, sur les œufs , par exemple, la poule, quand elle pond, imprime un petit numéro sur chaque œuf – la poule est maligne et habile . Si l’on meurt parce que l’œuf était avarié, on a alors la possibilité de retrouver la poule et de lui faire subir les pires outrages)

Pour faire simple, l’état commence par autoriser la mise sur le marché de produits de grande consommation qui sont non seulement dangereux, mais en plus, pour beaucoup, de mauvaise qualité  (sinon, on n’en mourrait pas, non ? ) ; Si beaucoup de gens toussent, personne ne bronche.

L’état, dont sa fonction principale est de protéger les individus, accepte donc que l’on soit empoisonné massivement.

Au passage, il prend un copieux pourcentage sur la vente.

Au final, il jette le haro sur le baudet de fumeur, et livre ce dernier à la vindicte populaire en le reléguant à la porte du bar tabac ou il aura pourtant déposé sa copieuse contribution fiscale, entrainant avec sa sortie, celle du buraliste auquel il aurait pourtant prélévé une copieuse dîme lorsqu'il lui aura concédé le droit d'être débiteur de tabac.

A ceux qui liraient mal ma note, mon propos n’est pas de dire que la lutte contre le tabagisme passif est une bonne ou une mauvaise chose, mais simplement qu’il y a une multitude d’incohérences dans la lutte contre le tabagisme.

C’est ce qui s’appelle le consensus social.

Ou plutôt, comme dans beaucoup de choses,  il y a une grande cohérence : tout est fait pour que le cancer des uns fasse la cagnotte des autres.

 Winter 21 11 2007
http://urbanitasmagories.20minutes-blogs.fr/

(1) Sauf erreur de ma part. Il y a un code barre, mais qui n’a rien à voir : il s’agit du code produit. Mais je suis preneur de tous vos commentaires. La directive européenne du 5 juin 2001 impose la traçabilité sur les paquets de cigarette, en mentionnant par un numéro de lot, par exemple, le lieu et le moment de production (date / heure). Je n’ai jamais vu cette information sur les cigarettes fumées à la maison.

 
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