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26/02/2012

Le Pen plus bête que la moyenne

Mai 2012.

Winter le 26 Fevrier 2012

«Viande Bovine & Viande halal»

Marine Le Pen casse les pieds des français en expliquant qu’en Ile de France, on ne mange que de la viande Halal.

Outre le fait que cela n’a strictement aucun intérêt, c’est totalement faux. Mais dans la famille de l’extrême droite française, on n’en est pas une approximation près.

Le seul intérêt de cette polémique est d’expliquer que les arabes nous envahissent, car pour le pékin moyen, musulman égal arabe égal viande halal égal immigration égal étranger qui vient voler le pain des français.

Alors, rappelons à Marine que l’immigration est la seule manière pour nous autres bon français de nous faire payer nos retraites quand nous ne pourrons plus travailler… Mais c’est sans doute trop compliqué à expliquer.

Mais puisque Marine Le Pen a lancé le débat sur la viande, remettons sur la table la vraie, la seule, l’unique question :

Pour créer un kilo de viande de bœuf, il faut 13 500 litres d’eau ! Vous avez bien lu ! 13 tonnes d’eau pour produire seulement un kilo de bœuf. A titre de comparaison, pour faire 590 litres d’eau pour produire un kilo de blé et seulement 25 litre pour faire un litre de bière. Cette eau est prélevée dans l’environnement. Et l’on comprend bien que pour pomper dans la nappe de quoi faire une bête de 600 à 700 kilogrammes, il faut qu’une pompe qui produirait 1000 litres à l’heure tourne 24h/24 pendant un an : Même si ces chiffres sont approximatifs, cela fait quelques litres de gaz-oil !

Rappelons aussi que sur notre planète, il y a presque 7 milliards d’habitants, et que sur ces 7 milliards (6,8 milliards), beaucoup ne mangent pas de viande, soit par orientation religieuse, soit pour des raisons économiques. Juste en Inde, environ 500 millions de personnes ne mangent jamais de viande, ni hallal, ni catholique, ni casher...

Alors, on comprend bien que manger de la viande tous les jours n’a pas grand sens. Les messages qui consistent à dire qu’il faut manger des produits laitiers tous les jours, de la viande tous les jours etc.. sont des inventions des industriels.

Donc, pour répondre aux idioties de Marine Le Pen, le seul problème c’est de manger des produits animaux de manière raisonnable. Le reste ne sert qu’à monter une partie des français contre l’autre.

Et ce n’est pas très glorieux.

 

25/02/2012

UMP : la machine à perdre...

Mai 2012.

Winter le 25 Fevrier 2012

« La TVA sociale »

EMachine-a-perdre.jpgn revisionnant cette petite vidéo de 2007 (ici)  sur l'augmentation de la TVA, on se dit que Notre Bon Suzerain est frappé d’Alzeihmer.

La TVA dite « sociale » lui a fait perdre les législatives de 2007 : Dans une folle danse suicidaire, le bougre continue, mais à deux mois de tenter de se refaire élire...

La machine à perdre est partout !

 

 

 

 

 

UMP et philosophie de comptoir

Winter, le 25 Février 2012

www.mai2012.fr

«La France en mouvement... brownien (1)»

Le 13 décembre 2011, l' Assemblée Nationale avait adopté en deuxième lecture la création du fichier des données biométrique. La loi sur la « protection de l’identité » prévoit, à partir de 2012, la mise en place d’une carte d’identité contenant des informations biométriques, munie d’une puce « commerciale » facultative, et la création d’un fichier d’une ampleur jamais égalée en France.

1242505416.jpgEn Allemagne, il y a quelques temps, nos amis d’outre Rhin  avaient déjà il y a quelques temps rationalisé l’identité.

Vendredi dernier,  Notre Bon Suzerain a entamé sa campagne électorale par un hymne au travail. En cinquante cinq  minutes, l’homme qui, en cinq ans, a mis la France au chômage , a réussi a  prononcer plus de cent fois le mot « Travail ». Très beau tour de passe-passe, mais regardons un peu plus loin :

Dans cette diarrhée verbale sans grand sens, un mot a retenu toute mon attention  : C’est le mot  « travail obligatoire » pour les bénéficiaires du RSA. Pourquoi pas « Service de Travail Obligatoire » ? Cela sonnerait plus juste. Ainsi, les bénéficiaires des minima sociaux se verraient imposer un service de « travail obligatoire » de quelques heures par semaine.

Le « STO », cela nous rappelle les bonnes heures de l’occupation, et cela nous permet de faire le lien avec le point de départ de cet article. Je rappelle pour les plus jeunes que le STO, c'était, pendant l'occupation de la France par les Allemands, l'obligation faite à certains français d'aller travailler en Allemagne afin de remplacer la main d'oeuvre boche qui partait au front. ...

http://www.laintimes.com/wp-content/uploads/2010/02/sto.jpg

Avec cette idée débile de « travail obligatoire », en seulement dix huit lettres, Notre Bon Suzerain nous expose toute la philosophie de comptoir de ses conseillers. La formule est tordue, vicieuse et blasphématoire,  et de plus, échappe à toute logique rationnelle. On pourrait en débattre pendant des heures, mais voici simplement quelques réflexions qui me viennent en vrac sous le coup de la colère :

Dire que le travail pour certain va être obligatoire, c’est laisser penser que pour les autres, il est facultatif. C’est non seulement faux, mais c’est en plus complètement stupide : Vous  connaissez beaucoup, vous, des personnes pour lesquelles le travail est facultatif ? Et même lorsqu’ils sont assez riches pour qu’il le soit, ils ne peuvent s’empêcher, au golf l’après midi, de parler business…

Rendre obligatoire le travail pour les bénéficiaires des minima sociaux, c’est laisser penser qu’ils sont fainéants : Mais si l’on prend les intermittents du spectacle par exemple, dont le mode de calcul des allocations est fait pour rendre très riches ceux qui se font en quelques heures de spectacle des fortunes, comme ceux qui gravitent autour de la cour Sarkozy, ne peut on pas dire que le système est construit pour encourager leur fainéantise ? Et ceux qui sont au RSA sont ils vraiment des fainéants ? A voir avec quelle ardeur les manouches font du porte-à-porte pour couper les arbres à l’automne, on peut vraiment en douter.

Dire que l’on va obliger une certaine catégorie de personnes à travailler, c’est dire qu’on va les punir de n’être que des parasites, c’est dire également que le travail est une punition : Et pourtant, c’est tout le contraire du projet de Sarkozy qui, en principe, nous explique que l’esprit d’entrepreneur  est une chance pour l’homme… L’obligation de travail : Encore une idée de théoricien au rabais.

Enfin, bien évidemment, parler du travail en le déconnectant de la valeur ajoutée est une absurdité : Le travail ne peut pas être une fin en soi : Cela         fait quatre mille ans que la bible nous explique (mais peut être Sarkozy ne lit pas la bible) que le travail est une punition (la chute du jardin d’eden dans la génèse).

63837924[1].jpgLe travail, c’est avant tout la punition infligée à  l’Homme qui veut s’approprier la nature : C’est là toute la métaphore du mythe de la Génèse.

En affirmant  le « travail obligatoire » pour une minorité, Notre Bon Suzerain tente-t-il de se mettre à la place du Dieu qui infligea à l’Homme pécheur l’exode du jardin d’Eden ? Ainsi, après Eve la pécheresse, les nouveaux pécheurs seraient les bénéficiaires du RSA ?

En affirmant  le « travail obligatoire » pour une minorité , Sarkozy le déclare de facto « facultatif » pour la majorité, et se livre à un exercice de haute portée  philosophique qui ne va pas réellement avec la taille de son costume et qui est en totale contradiction avec les valeurs qu’il est supposé incarner.

Voila l’état des réflexion de ces hommes qui nous gouvernent encore pour deux mois…

Cela fait un peu peur, non ?

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(1) le mouvement brownien est une modélisation mathématique des interactions aléatoires entre les grosses et petites particules immergées  dans un fluide, qui permet de prévoir l'état d'un fluide, par exemple en thermo-dynamique. On utilise l'expression pour décrire une agitation permanente; fatiguante, répétée, ou l'on ne comprend pas vraiment grand chose mais qui est cencée aboutir à un résultat.

19/02/2012

Allègre : Anne, ma soeur Anne, ne vois-tu rien vomir ?

http://www.mai2012.fr/.
Winter, le  19  Fevrier 2012


«Le temps des faux culs»


J’ai beaucoup de respect - j'avais veux-je dire - pour Claude Allègre, entre autre par rapport à l’audace dont il fait montre pour, en opposition avec le partie de la pensée unique, tenter de démontrer que le réchauffement climatique n’a pas grand-chose à voir avec l’activité humaine. Bon, c'est vrai que lorsqu'il le fait il accumule les erreurs, mais il a au moins l'audace de le faire.


Claude Allègre a annoncé aujourd'hui qu’il rejoignait le camp de Nicolas Sarkozy.


Claude Allègre, qui , pendant tant d’année a porté les espérances du peuple de gauche, a annoncé qu’il rejoignait le camp de celui qui ouvrit son règne par un hommage à la classe fortunée et le termine en leur offrant la TVA dit « sociale ».

Eric Besson avait fait pareil avant lui. Mais à la différence d’Eric Besson, Claude Allègre est une personne de culture, une personnalité scientifique, un personne qui réfléchit, se renseigne et calcule.


Alors, quel calcul a donc fait le triste Allègre ? Un peu de pouvoir, un petit portefeuille de porcelet replet ? Triste homme, triste destinée ; et encore plus de tristesse à l'égard de ceux qui en le prenant comme ministre, n'ont pas su voir la graine de mauvaise herbe, les germes de félonnie.

Le plus ridicule de l’histoire, c’est la déclaration qui assortit son retournement de veste : Si DSK avait été candidat, il aurait opté pour son camps nous apprend-il !

Il devient urgent de se débarrasser de ces « hommes » « politiques ».

Sans aller jusqu'à là, pour Allègre, il ne faudra pas oublier de le raser à la libération.

 

15/02/2012

Sarkozy et le plan Alzheimer

http://www.mai2012.fr/.
Winter, le 15 Fevrier 2012

«Vol au dessus d’un nid de coucou»

Ce n'était pas une surprise, mais bon, en période de crise, on peut manger du réchauffé :

Sarkozy a pris la parole, afin d’expliquer qu’il serait candidat à sa succession. Il a choisi pour cela le jour de la St Claude, patron des tailleurs de pierre,


Martin Bouygue, le Grand Bâtisseur devant l’éternel, a du être honoré.


Etant pris par mon travail, car j’essaye de travailler plus pour gagner plus, je n’ai pu suivre le discours de Notre Bon Suzerain. Je n’en ai vu que des extraits en replay.
Et là, je me suis demandé si Notre Bon Suzerain avait encore l’intégralité du contrôle des facultés mentales de ses conseillers :


Tout est à côté de la plaque. Il n’y a aucune cohérence, Tout est contradictoire avec les engagements pris devant les français il y a cinq ans. Il n’y a rien qui réponde à une quelconque logique, et il n’y a strictement rien de constructif à tirer de ce soliloque.
Comment peut-on être assez débile pour casser systématiquement le liant d’une société à l’équilibre aussi fragile en jetant de manière aussi caricaturale l’oprobre sur des populations aussi fragiles ?


Comment peut-on être assez débile pour proposer en programme ce qu’on n’a pas été capable de mettre en place pendant un lustre (pour les incultes, les chômeurs et les manouches, un lustre, c’est une durée de temps de cinq ans)


Nicolas Sarkozy veut redonner la parole au peuple français notamment en le consultant par un « référendum sur le chômage, l’indemnisation du chômage et formation des chômeurs ».


Mais c’est pas possible d’être à ce niveau de connerie ! Mais que se passe-t-il en France ? C’est dramatique !

Pendant ce temps, en face, Hollande explique que « les communistes n’existent plus ».

Veut-il rivaliser sur le terrain de la connerie avec Notre Bon Suzerain ? Croit-il vraiment que la social-démocratie qui fait des partouzes à New-York au frais d’un grand groupe de BTP, donc des contribuables, est le modèle de représentation que les électeurs attendent ?


Il y a en France des millions d’électeurs qui pensent que la mise en commun de la force de production et de la valeur ajoutée du travail est ce qui peut sauver le monde du cataclysme de l’égoïsme et de l’individualisme. Contrairement à ce que ces autistes pensent, cette classe existe, enfle et gronde le matin dans le train de banlieue.


Hollande devrait relire ses classiques, et s’intéresser aussi à elle !

14/02/2012

Notre Bon Suzerain se dévoile.

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Winter, le  14 Fevrier 2012

«A la St Claude, la place est chaude»

m034706_014118_p.jpgSi l'on en croit les rumeurs, demain, le jour de la Saint Claude, Sarkozy se portera officiellement candidat à l’élection présidentielle de Mai 2012.


On peut faire des jeux de mots faciles sur St Claude, patrie de la pipe, en commançant par les plus délicats : De quelles âcres vapeurs Notre Bon Suzerain tentera-t-il de nous enfumer ?


Mais loin de nous cette idée !


En ces temps de crise, où le budget des ménages est assiégé par les assauts lancinants de toutes sortes de taxes, les français en sont réduits à manger de la soupe aux cailloux.
D’ailleurs, et n’y voyez là aucune coïncidence, pour celui qui a été suffisamment bien conseillé pour installer son QG de campagne à côté des studios  du «petit journal », l’émission demi-satirique de Canal Plus, St Claude est le patron des tailleurs de pierre.

Car tout cela, c'est pour faire plaisir à Martin Bouygue.

Ainsi finit le quinquennat comme il est commencé !

 

10/02/2012

tiens ta droite !

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Winter, le  10 Fevrier 2012
«Les modernes et les anciens»
Le futur des peuples se lit dans leur histoire. Et l’histoire aujourd’hui s’écrit sur Internet. Les peuples l’ont compris. C’est l’enseignement que nous donne ce qu’on a appelé « le printemps arabe ».


Ainsi, celui qui détient internet détient le monde. Notons que cette « liberté » d’expression mondiale est conditionnée par une grosse douzaine de serveurs américains et que l’attribution des adresses internet est  du ressort d’une société privée. Sans adresse IP, sans redirection de nom de domaine, pas d’internet. Pour être tout à fait juste, notons également que du point de vue technique, cela marche plutôt bien.


Sans connaissance technique particulière ni volonté d’en développer, j’avais commencé il y a quelques temps la tenue de ce journal avec un objectif bien précis : tester l’intérêt du monde politique pour celui de l’internet. Le moyen, c’était de mettre à l’épreuve le référencement de google sur des mots clefs les plus génériques possibles, mais propres à intéresser un futur président, du moins le pensais-je, autour d’un blog qui ne sera fréquenté quotidiennement par guère plus de 200 à 300 lecteurs.
A moins de 75 jours des élections, si vous tapez «Victoire de Sarkozy », ou tout autre combinaison du même acabit du style « Mai 2012 UMP » etc…  sur google, vous tombez sur mon modeste journal dès la première ligne, et ceci depuis des mois et strictement sans aucun moyen.


Internet est la vitrine du plus grand magasin du monde. Comme au supermarché, les produits qui partent le mieux sont ceux qui sont en tête de gondole. C’est pour cette raison que la première page de Google coute si cher, et que la première ligne n’a pas de prix.
Alors, comment expliquer, dès lors, que la tête de gondole soit occupée par un blog aussi insignifiant que celui que vous lisez ?


On peut trouver trois axes d’explication :

1)    L’indigence de la réflexion des conseillers en communication des grands mouvements politiques est dramatique. Si l’on n’en voulait qu’une illustration, on se tournerait vers la brillante explication de la hausse du cout de l’essence sur Youtube par Jean François Copé : « L’essence augmente car comme le prix du brut baisse, la demande augmente ; on en produit plus, donc il y a plus de TVA ». (Vous ne rêvez pas).

2)    Les « stratèges » se concentrent sur Twitter et Facebook, tant traumatisés qu’ils furent par les « printemps arabes ». Ils oublient le reste. Le reste représente une cible d’une tout autre valeur, car le pékin moyen qui votera pour le front national en 2012 n’a que cure de twitter et de facebook.

3)    Mais la conclusion la plus sévère de ce modeste mais particulièrement probant test s’impose d’elle-même : De droite comme de gauche, ils n’y croient plus ; ils ont jeté l’éponge.

A moins de trois mois d’un changement décisif dans l’histoire de notre Veme république, le constat est particulièrement dur.

Il est aussi très inquiétant : Si le politique lui-même se désintéresse de son propre gagne pain, comment peut il attendre que ses administrés, eux, s’y intéressent ?

L’histoire nous a enseigné que le désintérêt des hommes pour la politique est le ferment des fascismes de toute nature : La France de 2012 sera une France d’extrême droite. Nous prenons le chemin de la Hongrie, de la Belgique.

Ce n’est bon ni pour nous, ni pour nos enfants.

l'UMP et le troisième Reich...

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Winter, le  11 Fevrier 2012

«L’UMP et le troisième Reich»


De même que Frederic Lefevre n’a jamais lu « Voltaire & Zadig », et pour cause, Notre Bon Suzerain n’a sans doute pas lu « Mein Kampf ».


Peu importe, son mauvais génie, Patrick Buisson, l’a certainement fait pour lui du temps où il travaillait pour le talentueux journal « Minutes ».


« Mein Kampf » est riche d’enseignements. Parmi ceux-ci, Hitler explique que le peuple est bête, ne comprend rien, et que pour le manipuler, il faut lui donner des boucs émissaires : Ce sera le rôle des juifs, des homosexuels, de tous ceux qui ne sont pas dans l’orthodoxie.
Aujourd’hui, en proposant un « référendum  sur le statut des chômeurs », Notre Bon Suzerain reprend une bien ancienne et périlleuse antienne.


L’histoire récente nous a montré où menait la stigmatisation d’une classe d’individus, mais, par delà ce détail, le rôle de l’état, sa raison d’être, sont d’assurer protection de la société et de l’individu. La couverture contre les accidents de la vie individuelle et sociale est venue au fil des régimes s’ajouter aux attributs régaliens du pouvoir, et un ensemble de dispositions législatives a au fil des siècles remplacé les murailles des châteaux-forts féodaux qui assuraient anciennement au peuple la sécurité contre les agressions.
En imposant le déremboursement  des médicaments, de taxer les mutuelles, et maintenant crier haro sur les chômeurs, Notre Bon Suzerain ne fait rien de plus que nous expliquer avec un talent pédagogique incontestable que les murs de son château se fissurent.


Alors, dans ce cas, l’Etat ne sert plus à grand-chose ; et en criant haro ! de manière inconsidérée sur tout un tas de  communautés, du chômeur au malade de longue durée en passant par l’immigré, Notre Bon Suzerain sert le dessein des anarchistes de tout poil, et remet en cause la fonction même des hommes politiques. Députés et sénateurs, eux dont le mandat politique est leur garde manger,  n’ont pas tardé à le comprendre…
Si Notre Bon Suzerain avait de la réflexion stratégique, il aurait compris que pour être audible, le pouvoir en déconfiture doit se concentrer sur un seul bouc émissaire, pas sur cinquante car le peuple a besoin de messages simples.


Décidemment, Notre Bon Suzerain manque vraiment de tact politique.

Alors que nous, nous savons où est notre adversaire. Nous savons qu’il est unique, simple et demeure une proie facile ; Nous savons que son eradication sera applaudie par tous et chacun, quel que soit sa religion, sa fortune, sa nationalité, son travail et sa santé.

Mais au fait, quel est il ?

 

04/02/2012

Il gioco dela jocconda

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Winter, le  04 Fevrier 2012
«La joconde joue double-jeu»

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La Joconde est sans doute un des tableaux les plus copiés du monde. Voici qu’apparait une copie madrilène. Celle-ci est incontestablement mieux conservée que « la notre ». Elle révèle plus de détails, et met en lumière le clair-obscur où l'on croyaitvoir le secret de ce mystérieux sourire. On y distingue même quasiment en haut du front le fameux voile invisible sur la toile du Louvre, les broderies du corsage et le voile ou l'écharpe de l'épaule gauche. La joconde y apparait plus fraiche et jeune que sur l'original, pourtant antérieur de quelques années....

Car le soucis est là : cette copie est présentée comme étant quasiment contemporaine de l’original : un exercice de style, en somme.


La Joconde, c’est un des rares tableaux dont on soit sùr qu’il fût exécuté par Leonard de Vinci. C’est aussi un tableau qui pour de multiples raisons est présenté comme l'œuvre d’art absolue.


Or, à y regarder de près, la copie est probablement plus fidèle à l’original que la vision qui nous en est offerte aujourd’hui : des détails insoupçonnables dans le tableau du Louvre apparaissent dans celui de Prado.


Van Gogh, avait peint l’Eglise d’Auvers sur Oise, un autre monument de la peinture, d’une certaine manière et avec certaines couleurs. Le tableau que nous pouvons admirer aujourd’hui n’a plus rien à voir avec l’original, car, piètre chimiste, Van Gogh utilisait des pigments qui s’altèrent à la lumière.

Donc, dans ces deux cas extrêmes, ce que nous idolâtrons n'est pas ce qui a été produit par l'artiste.


La découverte de cette deuxième Joconde plus belle que la première, et dont les scientifiques s’accordent à dire qu’elle n’est pas du maitre mais probablement de son amant, devrait nous faire réfléchir sur la manière que nous avons d’apprécier l’œuvre d’art : quelque chose de reproductible peut il être une œuvre d’art ? L’œuvre lie-t-elle l’auteur au sujet ? L’œuvre est-elle-unique ? L’œuvre existe-elle indépendamment de l’artiste ? L’artiste doit-il maitriser son œuvre ? Le temps doit-il s’inscrire comme faiseur d’œuvres ?carré blanc sur fond blanc,Malevitch, le double de la joconde,joconde du prado,van gogh,auvers,louvre,mai 2012,ump,victoire de sarkozy,le statut de l'oeuvre d'art,chimie en peinture,qu'est ce que le beau

Finalement, le carré blanc sur fond blanc de Kasimir Malevitch est sans doute plus interessant qu'il n'y parait...

Oulala, j’en ai mal à la tête.


01/02/2012

«Eric Besson et la myopie en politique»

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Winter, le  01 Fevrier 2012
«Eric Besson et la myopie en politique»
Un homme politique, ce qui devrait le caractériser, n’est ce pas sa faculté d’analyse, sa vision transversale de la société, sa capacité à s’appuyer sur la passé pour imaginer le futur ?


Cela devrait être ainsi ; Exit Rousseau, exit Voltaire, rabaissé par le porte parole de l’UMP au rang d’une marque de vêtements ; L’homme politique de ce passage entre nos deux siècles est myope, mal comprenant, mal entendant, et rarement futé : Il fume plus qu’il n’éclaire ; Exit le siècle des lumières, voici celui des tourbières.


La cour des comptes a publié hier son rapport sur le coût du nucléaire. Inutile de rentrer dans le détail ; l’addition est musclée ; ce n’est pas vraiment une surprise.  L’intérêt de ce rapport réside dans l’évocation de manière très indirecte, et uniquement au travers l’explosion des coûts des assurances, du réel coût du risque. Et c’est bien évidemment ce coût qui représente une somme masquée proprement colossale.


Imaginons qu’il faille rajouter à la facture du kilowatt heure japonais le coût économique de la perte de l’activité sur une portion significative du territoire national ; Soyons modestes, imaginons simplement qu’il ne faille que « gratter » sur une profondeur de dix centimètre la terre alentours de  Fukushima , dans un rayon de seulement cinquante kilomètres ; c’est alors une montage de déchet plus grosse qu’un building de soixante étages qu’il faudrait déplacer et traiter : L’effort est proprement pharaonique : Nous même, dans le Nord, avons renoncé à nous débarrasser de nos terrils, autrement mois compliqués à éliminer…


Tous ces arguments étaient évoqués il y a quarante ans déjà, lorsqu’Eric Besson n’était encore qu’au lycée.


D’autres arguments étaient déjà évoqués, dont on ne parle pas vraiment, et qui sont pourtant d’actualité : Prise en otage d’un train de déchet nucléaire par des terroristes ; accident d’un train transportant des déchets en pleine gare de St Denis ; transfert de technologie vers des pays rebelles etc…


Les habitués du RER, à Paris savent parfaitement qu’une fois par mois, un bien curieux manège leur pourrit leurs transports en commun : Des convois de déchets nucléaires transitent depuis l’Allemagne vers la Hague. Mais, comme ceux qui ont pensé l’infrastructure ferroviaire sont les mêmes qui ont propulsé le nucléaire en fer de lance de l’industrie, pour transiter de l’Allemagne vers la Hague, ces trains doivent nécessairement passer en pleine proche banlieue : Le trafic est alors totalement bouleversé, tant pour des raisons de sécurité que parceque des activistes tentent d’enrayer leur progression : Et chaque mois, la SNCF nous livre le même manège : plutôt que d’indiquer ce qui se passe, ce qui ne manquerait pas de terroriser le banlieusard qui, s’il sortait son compteur geiger après le passage du convoi, s’apercevrait que ça chauffe dans les atomes de l’air, la SNCF annonce « des perturbations dues à des personnes sur les voies ». Et c’est le bordel toute la journée pour des dizaines de milliers de voyageurs.


Mais je rassure Eric Besson, si toutefois il se posait la question depuis l’arrière de sa voiture de ministre : Les heures de labeur perdues à cause de ces manèges ne sont pas comptabilisées dans le cout de revient du kilowatt heure : elles sont prises en charge par les salariés.  


Tous les risques et les désordres afférents au développement de l’industrie atomique sont  connus et évaluables depuis la naissance de l’industrie du nucléaire.


Mais soyons justes : l’énergie atomique est sans doute ce qu’il y a plus efficace en terme de production d’énergie ; le problème est que cette discipline nous dépasse totalement : nous ne connaissons rien de la matière, ou si peu…Notre représentation de l’atome est passé en cent ans d’une vue granulaire de petites particules évoluant plus ou moins sagement sur des trajectoires ellitiques autour d’un noyau  à des « ondes de probabilité », mais les gens de la génération d’Eric Besson ont a leur fore défendant toujours cette représentation granulaire de la structure de la matière dans la tête : il ne faut pas leur en vouloir, ils sont vieux, non qu’ils soient séniles, mais pensent comme des vieux, sur des vieux modèles, et avec des vieux schémas dans la tête.
Alors, lorsque ces gens arrivent au pouvoir et qu’ils commencent par sabrer systématiquement les crédits allant à la recherche fondamentale, cette vision qu’ils ont de la matière, de l’innovation, de la recherche, n’est pas prête à évoluer ; La conséquence  est que l’on doit, en France, se reposer  sur des coopérations internationales du type LHC pour avancer dans la recherche.
Mais ce qui est encore plus redoutable, c’est que la très courte vue de ces homme politique, sans doute doublée d’intérêts personnels assez mesquins, plombe littéralement le pays pour des décennies.
Car, enfin, c’est bien à cause des décisions prises par des hommes de la trempe d’Eric Besson que nous nous retrouvons dans une situation ubuesque et littéralement diabolique :

Nous ne pouvons pas continuer à utiliser l’énergie atomique car que l’on commencera à compter avec un peu d’application, elle se révèlera trop coûteuse et beaucoup trop risquée, avec cet effet pervers que si l’on veut diminuer le risque il faudra en augmenter le coût, et vice et versa.

Mais nous ne pouvons pas l’arrêter, car ce faisant, nous perdrions définitivement la savoir faire qu’il nous faudra pourtant développer pour pouvoir démanteler les centrales nucléaires et traiter les déchets. Par ailleurs, ce savoir constituant un marché économique colossal sur des durées qui s’expriment en décennies, il sera économiquement stupide de ne pas s’y intéresser.
Les hommes politiques de la trempe d’Eric Besson qui nous ont poussés sur cette voie sont donc totalement soit irresponsables soit incompétents soit les deux : Car ils avaient, il y a quarante ans, tous les éléments pour prendre les bonnes décisions ; ils ne l’ont pas fait pour des intérêts à très courte vue.

En mai 2012, nous devrons voter ; qu’ils soient à gauche ou à droite, sachons nous débarrasser définitivement de cette classe d’individus myopes.

 
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