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25/11/2011

Nucléaire : On n'a rien compris...

 «Nucléaire»

 http://www.mai2012.fr/

 Winter, le 25 Novembre 2011

 Eric Besson ne comprend pas grand-chose. Ca, on le sait depuis longtemps : C’est un ancien socialiste. Cela explique sans doute que Hollande propose un plan de sortie du nucléaire à 35 ans…

 Soyons pragmatiques.

 Au japon, il y a peu, 46 réacteurs nucléaires produisaient un tiers de la consommation d’energie électrique du japon, 10 réacteurs étaient arretés et 2 en construction.

 Après « l’accident » de Fukushima, pour reprendre le terme de Besson, notre sémillant ministre de l’énergie, partisan inconditionnel du nucléaire,  le Japon, troisième pays producteur d’énergie nucléaire du monde, un peu contraint, a éteint un certain nombre de réacteurs.

 Aujourd’hui, quelques mois après la catastrophe, il ne reste que 11 réacteurs commerciaux qui fonctionnent.  Vous avez bien lu, onze, sur quarante six...

 Question : « Les japonais, troisième puissance nucléaire du monde, sont ils morts ? »

 Réponse : « Cela se saurait » : Les ascenseurs fonctionnent à Tokyo, dans la troisième puissance nucléaire mondiale, les buildings restent (un peu) illuminés, les routes restent (un peu) allumées...

Pendant ce temps,  en France , le PS nous propose un plan de sortie du nucléaire à l’échelle de 2050.

 Ce serait drôle si ce n’était tragique. Pauvre Hollande, comme il est à plaindre, avec ses deux neurones...

 Pourquoi ? Car tous ces gens ne comprennent pas :

 1)   Que le nucléaire est sans doute l’énergie la plus simple et la moins chère qui pourrait exister, pour peu que tous les parasites qui profitent de la non maitrise de cette technologie soient éliminés ;

 2)    Que sans Areva et les brigands qui l’entourent, le nucléaire serait sans doute la solution de l’avenir ;

3)    Mais surtout et avant tout, qu’en abandonnant le nucléaire après moins d’un demi siècle d’usage, nous perdrons toutes les compétences sur un marché qui sera le démantellement des installation existantes et qui est prévu pour durer au moins aussi longtemps qu’il a duré à ce jour, soit cinquante à cent ans... En d'autres termes, l'opportunité économique du nucléaire n'est pas sur la production actuelle, mais sur la manière de se débarrasser de cette technologie monstrueuse ; nous l'avons ; nous la subissons ; autant faire du profit pour s'en débarrasser...

 4)   Car en perdant les compétences sur le nucléaire, nous perdrons de manière irreversible la maitrise d’une technologie qu’on peut à ce jour considérer comme diabolique : En somme, en abandonnant le nucléaire, nous nous en rendrons définitivement et jusqu'à ce que mort s'en suive esclaves...

Car dans vingt ans, il sera aussi difficile de trouver un expert en énergie nucléaire qu’il l’est aujourd’hui de trouver un chaudronnier, à la petite différence qu’un rayonnement nucléaire dure plus longtemps qu’une fuite d’eau et que les conséquences ne sont pas exactement les mêmes…

Et là , dans vingt ans, c'est seulement à ce moment qu’on se rendra compte qu’on n’a rien compris au marché du nucléaire…

Espérons que nous ne nous soyons pas transmutés d'ici là...

 

Exit l'Europe de la finance.

 

«Dettes souveraines»

 

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Winter, le 25 Novembre 2011

 

Standards & poor’s vient d’abaisser d’un point la note de la Belgique.

 

Vous me direz : « la Belgique n’a plus de gouvernement depuis plus d’ un an »

 

C’est vrai.

 

Standard and Poor’s a mis plus d’un an s’apercevoir que ça n’allait pas en Belgique.

 

C’est vrai, cela donne à rêver sur la pertinence des analystes de S&P.

 

Je vous dirai

 

« Oui, mais la politique cela n’a rien à voir avec l’économie. La dette, ça concerne les spéculateurs, pas les Belges. La vente continue pendant les travaux…».

C'est que ce qui intéresse les citadins - mais pas forcément que eux...-  ce n'est pas la finance, mais la politique. Polis, c'est la Cité, alors que Finis, c'est rien du tout...

 

Le monde ira beaucoup mieux lorsqu’on ne parlera plus de la BCE et plus précisément de Jean-Claude Trichet et de sa bande de goinfres. Adenauer, Schuman, Monnet et les autres n’ont pas voulu l’Europe pour avoir ces parasites. Il y a urgence à s’en débarrasser. Le moteur de l'europe est à la recherche de son antiparasite...


 

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19/11/2011

« Sondage : On leur fait dire ce qu’on veut ? Pas si sur …»

 

 

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Winter, le 19 Novembre 2011

 

Elections présidentielles : un sondage du 15 novembre (http://www.sondages-en-france.fr/sondages/Elections/Pr%C3...) nous donne ces chiffres étonnants : Si l’élection présidentielle avait lieu dimanche prochain etc etc… on connait la question par cœur.

 

Réponse :

 

2eme  tour : Hollande 59 % contre Sarkozy 41 %

 

1er tour : Hollande 34% contre Sarkozy 27 %

 

Cette progression de Sarkozy est fulgurante, mais ce n’est pas ceci qui est étonnant, c’est la question subsidiaire. Quand on pose la question de savoir si le choix est définitif ou s’il peut encore changer, pour le 1er tour en gros 1 français sur 2 indique que son choix peut changer, mais si l’on parle du 2eme tour, seulement 20% des français indiquent que leur choix peut changer.

 

Mais la plus grosse surprise de ce sondage, c’est plutôt l’analyse du report théorique des voix. Le seul réservoir sérieux de voix pour l’UMP, c’est le front national, puisque ses électeurs affirment deux fois plus souvent vouloir se reporter sur Sarkozy que sur Hollande. Les autres reports de voix ne sont pas discriminants, soit parce qu’ils sont majoritairement en faveur de Hollande, soit parce qu’ils se répartiront en part relativement égale entre Hollande et Sarkozy.

 

Donc, en vérité, Ce n’est pas avec Hollande que notre Bon Suzerain est en compétition, mais bien avec Le Pen. Pour éviter le naufrage annoncé, il soit en six mois réaliser le programme du Front National. Du reste, Sarkozy a adopté la même technique que la fille Le Pen : Ne rien dire, surtout ne rien dire, se la fermer le plus possible : C’est payant, l’un et l’autre remontent dans les sondages. Et puis avec Guéant, on est content. Il est bien dans la lignée…

 

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17/11/2011

Ile de France : Ali baba et les 209 conseillers

«La crise et l’élite»

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Winter, le 17 Novembre 2011

La région a équipé la ligne « H » de superbes voitures. J’ai eu l’occasion d’écrire sur le sujet. Lumières d’ambiance, plafond lumineux, des écrans de télé partout… En cette période de morosité, Jean Paul Huchon nous a fait « la totale ».

Sur les écrans, en attendant de vendre des pages de pub, la région a commis une sorte de court métrage qui passe en boucle. On y voit Paris en accéléré, et puis… quelques informations sur le conseil régional.

Rien de très passionnant.

Rien ?

Si quand même : On y apprend que l’on peut suivre en direct ce jeudi et ce vendredi à partir de 9h30 sur le site www.iledefrance.fr la réunion des élus régionaux. 

Qu’il y ait deux jours de réunion d’affilée n’est pas le plus intéressant.

Non. 

Ce qui est intéressant, c’est qu’on apprend incidemment qu’il y a … 209 conseillers régionaux.

Vous avez bien lu l’écran : deux cent neuf ! ! !

Pour mémoire, les attributions de la région sont les suivantes :

·         - l’attribution des  aides à l'économie et au développement ;

·         - l'aménagement du territoire : élaboration du contrat de projet État-région avec l'État et du schéma régional d'aménagement et de développement du territoire (SRADT), schémas interrégionaux de littoral et de massif, gestion des fonds européens (en Alsace) ;

·         - la construction et la gestion des lycées ;

·         - l'environnement : plan régional pour la qualité de l'air, parcs naturels régionaux et réserves naturelles régionales.

·         - l'organisation des transports ferroviaires régionaux ;

·         - la formation professionnelle : gestion des crédits AFPA, professions paramédicales ;

·         - les équipements structurants : certains ports et aéroports.

En pratique, en Ile de France, la Région ne touche vraiment les contribuables qu’à travers les transports en commun, les lycées et la formation professionnelle.

Pour tout cela, il faut 209 personnes. C'est-à-dire qu'au doigt mouillé, la masse salariale du conseil régional doit dépasser les 10 millions d’euros uniquement pour les conseillers ! ! !

Décidemment, quelque chose ne tourne pas rond dans notre société ...

 

Loin des fasts du Fouquet's, petite leçon de vie à usage des riches et bien-portants.

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 Winter, le 17 Novembre 2011

 De bon matin, place Stalingrad. Je vais au turbin. Sur la place, de loin, un grand black, le pas assuré et le regard hirsute, s’avance vers moi. On les reconnait de loin, les sdf. Je sais qu’il va me démarrer ma journée en me tapant un euro, un ticket restau ou une cigarette… De temps en temps, ça va, mais au quotidien, cela devient fatiguant. J’ai pris l’habitude d’anticiper. Une fois à ma hauteur, avant même d’attendre le début de sa phrase :

 -       « Bonjour, vous z’auriez pas une cigarette ».

 Je sais, ce n’est pas drôle, c’est facile de renverser les situations, surtout pour un nanti,  mais ça défoule. Surtout que je ne fume pas.

 Le zigomar, surpris, mais qui ne se démonte pas - c'est son job, de quêter... :

 -       « Bonjour, je suis à la rue. Mon seul moyen de survie, c’est de faire la manche » (etc etc…) la musique est toujours la même, on finit par connaitre la chanson.  

 Je coupe rapidement court à son monologue :

 -       « Hélas non, j’ai pas une thune. Tous les soirs lorsque je rentre à la maison, les gosses me demandent la même chose, mais j’ai vraiment rien, que des dettes… »

 Le type me regarde, vraiment effrayé. Je dois avoir l’air convainquant malgré les piécettes qui tintinnabullent au fond de ma poche, et qui pourraient lui faire un petit déj copieux :

 -       « Ah bon ? Pour la cigarette, j’ai que celle là, prenez la si vous voulez… »

 (Il me tend son mégot fumant, à peine entamé)

 Un  peu prix au dépourvu, je réponds la première phrase qui me passe par la tête :

 -       « Merci, c’est gentil, mais non, c’est pour ramener à ma femme ».

 On se quitte gentiment, lui hébété, repartant vers un autre chaland,  et moi, très con, m’en allant à mon travail.

 Voila : Même en temps de crise, le type qui n’a rien a quand même quelque chose à donner à celui qui a largement plus que lui.

 Petite leçon de vie pour démarrer la journée…

 

14/11/2011

Le bilan carbone expliqué à mes enfants

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«Nationale 7, c’est une route qui fait recette»

Taxe carbone : le montant a été fixé à 17 euros la tonne. Cela ne signifie pas grand-chose pour la plupart des gens, car le carbone, c’est quelque chose d’assez impalpable.

Prenez l’exemple des publicités pour les voitures : une voiture « propre », ce serait une voiture qui rejetterait 150 gramme de CO2 par kilomètre. Qu’est ce que cela veut dire ? Et la compensation carbone ?

Quand on brûle un arbre, il reste un gros tas de cendre. Les forgerons et autres métallurgistes savent depuis toujours que pour fondre un acier de qualité, ni trop mou, ni trop cassant, il faut doser très soigneusement la quantité de cendre qu’on apporte dans le mélange, car la cendre de bois, c’est du carbone. arbre%20eucalyptus[1].jpg

Un arbre, c’est pour presque moitié du carbone, le reste étant de l’oxygène, un tout petit peu d’hydrogène et un doigt d’azote, et, pour faire des approximations, un stère de bois sec, c’est environ ½ tonne qui représente environ 250 kilo de carbone.

Donc, quand on dit qu’une voiture « propre » rejette 150 grammes de carbone au kilomètre, c’est exactement comme si pour aller de Dunkerque à Madrid, vous aviez embarqué dans le coffre de la Laguna break un stère de bois. (Pour bien chauffer sa maison toute l’année, compter en général un stère par mois d’hiver)

Et quand vous prenez la voiture pour faire 100 kilomètres, c’est comme si vous aviez mis dans le vide-poche 4 ou 5 belles grosses buches de poirier bien sec, qui nous donneront 15 kilo de carbone.

Votre intuition de bucheron vous dit que c’est beaucoup : c’est normal. Le moteur à explosion a un 18941_1833oRDF3Hh5OSRK#15884[1].jpgrendement tellement lamentable qu’on se demande pourquoi il existe encore. En d’autres termes, la quantité de « bois sec » qu’il vous faudra mettre dans la « chaudière » pour avancer d’un kilomètre ne vaut vraiment pas le coup ; Cette absurdité arrange toutefois très bien les vendeurs de pétroles, ainsi que les états qui prélèvent la taxe intérieure sur les produits pétroliers. (1)

Mais attention, le raisonnement inverse est vrai : C'est-à-dire que pour compenser les émissions de carbone, il suffit de planter des arbres. Et là, ô surprise, un arbre « tout petit », avec un tronc de 35 centimètres de diamètre, qui sortira péniblement un stère de bois absorbera en fait environ une tonne de carbone, c'est-à-dire de quoi faire Paris le Caire, aller / retour - car on peut faire un parallèle direct entre le poids de l’arbre et la quantité de carbone qu’il a absorbé - et ceux qui ont assisté à la tempête de 1999 savent qu’un arbre, quand ça tombe, ça peut peser très lourd…

En conclusion, quand vous choisissez votre voiture, évaluez bien la taille du coffre pour y stocker les stères de bois (d’où l’intérêt de la Laguna break).

On ajoutera toutefois que les savants et experts des bilans carbone ne nous disent pas combien de tonnes de CO2 le volcan islandais Eyjafjöll a envoyé il y a quelques temps dans l’atmosphère, mais selon des estimations pas burlesques,  volcan_panache[1].jpgchaque jour qui a passé a du correspondre à une file d’un demi milliard de véhicules dits « propres » faisant le trajet de Paris à Marseille. (2)

Nationale 7…

Ce qui paradoxalement nous conforte dans l’idée que la problématique du réchauffement climatique pour autant avérée qu’elle soit est avant tout un business issu d’un événement sur lequel l’action de l’homme est assez vaine.

 

Notulettes :

(1) Le montant de la TIPP c'est en gros celui de l'Impôt Sur la Fortune  et la Taxe Professionnelle réunis, alors forcément, moins on consomme d'essence, car les voitures sont moins sales ou parcequ'on n'a plus de sous pour faire le plein, plus il faut payer ailleurs, car nos président, ministres & députés - eux -  ne réduisent pas la taille de leurs voitures.

(2) En faisant l'hypothèse - sans doute totalement  fausse - que des 750 tonnes de gaz rejetées toutes les secondes il y a surtout du CO2 !

 

11/11/2011

Mai 2012 : La politique du vide

 «Record de la connerie»

 http://www.mai2012.fr/

 Winter, le 11 Novembre 2011

 Le record de la connerie vient d’être franchi par ce publicitaire, le groupe Extrême, qui a commis cette pub qu’on peut voir en ce moment en 4 x 4 un peu partout dans le métro, pour la bière AMSTERDAM.

 Amsterdam, pontoise, umpNotez plutôt l’argument publicitaire choc :

Cette  bière contient beaucoup d’ingrédients. Hé oui. Ce produit est riche en ingrédients. Voila une information importante. Vous achetez un produit qui contient des ingrédients. Ce qui sous entend que chez les autres, il y en a moins, voir pas du tout.

En général, le publicitaire est inculte, donc,  en contrepartie, très imaginatif. Ici, chez Extrême, c’est le contraire : pas d’imagination, pas de culture. L’être inculte qui a commis cette pub et toute l’équipe qui l’on validée ont sans doute confondu « ingrédient » avec « condiment ». Ou alors, ils l’ont fait exprès, ce qui est pire : c’est vraiment prendre le consommateur pour un abruti, ce qui est acceptable, et surtout le dire bien fort, ce qui est très bête….

Alors, je me suis dit comme ça : Si l’avantage de cette bière, c’est qu’elle est riche en ingrédients, a contrario, une bière qui n’en contiendrait pas beaucoup serait donc de moindre valeur...J’ai donc cherché l’antonyme (le contraire) du mot « ingrédient ». En vain.  C’est assez dur à trouver…J’ai cherché ensuite le définition d’un ingrédient.

Littré nous répond : Un ingrédient, c’est le « Nom des choses qui entrent dans la composition d'un médicament, d'une boisson, d'un mets ou de quelque autre mélange.»

Donc, l’avantage concurrentiel de la bière Amsterdam, tal qu'il nous est exposé par ses propriétaires, c’est qu’elle contient un tas de trucs. Bon, on n'en sait pas vraiment beaucoup sur ce qu’elle contient, mais une chose est sure, il y en a beaucoup : La firme s’y engage. Elle a mis tout son honneur et celui de sa marque au service de cette communication :   Et ça, c’est bien. On ne sait pas de quoi cette bière est riche, mais on peut penser qu’il y a plein de conservateurs de toutes sortes, pleins de stabilisateurs, plein d’exhausteurs de goût, pleins d’éthanols, enfin, tout plein de trucs incroyables.

Car qu’est ce que pourrait être une bière sans ingrédient ? une bouteille d’eau ? une bouteille vide ? … et encore : Dans la mayonnaise, l’air est un des ingrédients essentiels…

C'est ensuite que ma réflexion a divergé : Bon sang, mais c'est bien sur ! C’était exactement comme cela, la recette électorale de l’UMP pour 2007 : un programme avec quinze ingrédients. Tout le monde y voyait ce qu'il voulait. Et voila qui nous donne une soupe infâme 5 ans plus tard…. On ne sait plus vraiment ce que c’était, ces ingrédients, mais il y en avait beaucoup, pour tous les goûts... Et le pire, c’est que le  PS a emboité le pas avec avec une recette de 20 ou 30 ingrédients pour 2012….

amsterdam-navigator.gifMais en vérité, le message que nous enseigne le groupe Extrême, fauteur sans aucune honte de cette publicité détestable, n'est pas du tout anodin : Chacun doit pouvoir voir dans le produit ce qu'il y cherche, sans qu'on précise exactement quoi ; ainsi, on touche tout le monde sans aucun engagement de l'industriel : C'est une leçon de démagogie à usage de l'élite, et les hommes politiques ont bien compris la leçon des publicitaires.

De notre côté, ainsi que l’eau et les céréales sont à la bière les seuls ingrédients vraiment nécessaires, nous devons imposer à nos représentant de revenir à l’essentiel dans la politique pour laquelle nous les mandatons :  Liberté, égalité et fraternité sont déjà trois ingrédients bien complexes à cuisiner sans qu’il soit nécessaire d’ajouter des conservateurs ou des exhausteurs de goûts diverses, et s'il apparait à Hollande indispensable de perdre vingt kilos, espérons que ce soit pour courir plus loin, pas juste pour faire plus beau...

Le nouveau train de crise de la ligne H

 «Train de crise»

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 Winter, le 10 Novembre 2011

 voiture.JPGDès potron minet, comme tous les matins, je cours prendre mon train sur la passerelle SNCF en ruine. Il fait matin. On y voit clair grâce à Giscard et à son heure d’hiver, plutôt que grâce à Jean Paul Huchon,  le président du Syndicat Intercommunal des Transports Ferroviaires d’Ile de France. Ce soir en rentrant, je prendrai le point de vue de Gilbert Montagné, car cela fait des années que les réverbères de la passerelle de ma gare sont hors service. Dans la nuit, je prendrai gare à ne pas tenter de me tenir à la rambarde, sous peine d’attraper le tetanos. Je laisse de côté les escalators et leurs savoureuses pancartes «Installation hors service. Merci de votre compréhension» qui doivent avoir maintenant plus de dix ans. J’évite les paquets de « 20 minutes » en train de moisir sur le quai, et j’attrape mon train.

 Ô Surprise, je découvre les nouvelles voitures SNCF de la ligne H. C'est un peu de ma région que j'ai sous les yeux puisqu'une des prérogatives essentielles de cet organisme, c'est l'organisation des transports en ile de France.

 Même surprise pour tous les travailleurs qui - encores endormis - mettent un pied dans cette nouvelle voiture, et hésitent en rentrant, tournant la tête à gauche puis à droite : Ce n’est plus un train, c’est une boite de nuit ou un supermarché, on ne sait pas trop dire.

Conçues d’un seul tronçon, d'un bout à l'autre du train, avec des surfaces vitrées tellement énormes qu’elles n’autoriseront pas la moindre panne de climatiseur en plein été, elles représentent une débauche étonnante d’innovations luxueuses. …. Des écrans permettant de projeter de la pub (toujours elle, ils ne peuvent pas s’en passer). Des plafonds lumineux qui changent de couleur accueillent le voyageur. Les caméras sont en bonne place pour surveiller le chaland. Le nombre de place a été réduit, au profit d’un espace debout plus confortable…  Une bétaillère de luxe, en somme… qui nécessitera des coûts de maintenance sans doute significatifs, car il faudra bien maintenir toutes ces lampes, ces caméras, ces écrans, ces vitres…

Les commentaires des voyageurs sont élogieux. Mais beaucoup sont assez sarcastiques . « On préférerait que les trains soient à l’heure ».  Commentaire de ma voisine de voyage, qui semble assez modeste  : « c’est marrant, on dirait comme un train ». Je ne comprends pas ce qu’elle veut dire, mais elle à l’air de savoir précisément à quoi elle pense.

En pleine période de crise, et même s’il faut tenir compte du fait qu’il s’agit d’un investissement sur plusieurs dizaines d’années, il y a quelque chose de complètement incongru voire démagogique dans cette débauche de luxe, lorsque les efforts les plus essentiels ne sont pas menés pour les entretiens le plus élémentaires des infrastructures.

 

P230208_15.00[01].JPGOn retour, ce soir, je rentrerai dans mon train gris, qui doit avoir une cinquantaine d’années, qui n’a ni climatisation ni lumière, mais quand même des toilettes.

 Je repasserai sur ma passerelle pontoisienne – élément architectural névralgique dans l’organisation de la circulation  verte entre Cergy , une ville de 60 000 habitant et Pontoise, 30 000 âmes, disante de deux kilomètres seulement, qui va voir sa population de l'autre coté de la passerelle en ruine depuis des dizaines d'années s'augmenter de 6500 personnes dans les dix ans à venir,  sans lumière, sans aucun entretien au motif, nous a expliqué notre maire Philippe Houillon, qu’on ne sait pas qui en est le propriétaire. (sic) Plus prosaïquement, les pontoisiens sont sans doute les otages d’une guerre intestine entre le STIF, piloté par Jean Paul Huchon, PS, Réseau Ferrés de France et la municipalité de gauche de cergy pilotée par dominique Lefebvre, PS, et celle de droite de Pontoise pilotée par Philippe Houillon, UMP. C’est ce qu’on appelle la démocratie locale.

 

06/11/2011

Inégalité de richesse....

 «Pauvreté dans le monde»

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 Winter, le 6 Novembre 2011

 La moitié des hommes de la planète vit avec moins de deux dollars par jour…

 On peut interpréter cette phrase de différentes manières.

 La plus commune est pour nous autres, bobos bien repus qui, attablés au mac donald, jetons en riant  nos reliefs de repas aux moineaux, mais ne savons pas aller chercher dans le fond de notre poche une pièce même rouge pour le clochard qui nous sollicite toute la journée dans le métro, de nous lamenter sur les inégalités de repartage des richesses de la planète.

 Mais on peut revenir sur cette phrase d’une autre manière.

 « La moitié des hommes de la planète vit avec moins de deux dollars par jour… »

 Cette phrase nous dit que cette moitié de la planète vit, elle ne meure pas. On peut donc en déduire qu’il est possible vivre avec très peu.

 Il y a deux conséquences à cette analyse :

 La première, en tant qu’esclavagiste capitaliste, qu’il est possible de profiter d’avantage de la moitié des hommes de la planète, car tant que les hommes ne meurent pas, ils peuvent travailler. C’est un peu dur, mais c’est la triste réalité. Hitler nous a montré que le raisonnement était humain : C’est ce que l’on faisait dans les camps de travail : Donner aux prisonniers le minimum de calories pour qu’ils puissent encore produire en tant qu’être humains. Une fois qu’ils étaient morts, ils ne devenaient que des marchandises pour faire des couvertures, des sous-produits divers…

La deuxième conséquence est de constater que l'homme est infiniment plus résistant qu'on l'imagine.

La troisième conséquence est de dire que l’on peut vivre avec vraiment très peu. Ce n’est pas un fantasme, c’est prouvé au quotidien par 3,5 milliards d’individus : « La moitié des hommes de la planète vit avec moins de deux dollars par jour. » Deux dollars par jour - 40 euros par mois - , ce n’est vraiment pas grand-chose. Et pourtant, la moitié de la planète y arrive. En non seulement elle y arrive, mais en plus, cela nous permet d'acheter chez H&M des chemises à cinq euros la pièce, chez IKEA des lits pas cher. C'est formidable, non ? Les nazzis conduisaient à la mort leurs travailleurs contraints, mais grâce à notre système économique unique, nous laissons vivre la moitié de la planète avec deux dollars par jour.. 

 Cette dernière analyse nous conduit à réfléchir sur ce que signifie « vivre », pas uniquement en termes économiques. Elle nous renvoie à ces images que nous ne connaissons que trop de sourires rayonnants d’enfants pourtant affamés. Elle nous dit qu’en nous focalisant sur les aspects économiques nous passons sans doute à côté de choses essentielles.

 Elle nous dit également que si l’on peut survivre avec si peu, c’est que nous n’avons strictement aucune conscience de l’étendue du gaspillage dans lequel nous, c'est-à-dire vous et moi, pas seulement les grandes fortunes du CAC40, vivons au quotidien. Elle nous dit enfin qu’il n’est peut  être pas indispensable que la moitié de la planète vive aussi avec un ipod, deux voitures, trois téléphones portables, une cuisinière, une tourniquette pour faire la vinaigrette, une armoire à cuillère etc etc… vous connaissez la chanson la Boris Vian…

Il est donc quelque part rassurant que la moitié des hommes de la planète puisse vivre avec moins de deux dollars par jour. Nous devrions prendre exemple sur eux plutôt que te tenter d’aligner leur standard de vie sur le notre… Nous deviendrions sans doute une peu plus débrouillards et sans doute plus heureux…

 

 

 
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