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05/09/2011

la règle d'or

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http://www.mai2012.fr/

Winter, le 5 Septembre 2011

 «La dernière invention de l’UMP»

A l’heure où la plupart des parlementaires sont en vacance, et toute droit sortie du chapeau d’un magicien, Mesdames et Messieurs, voici la « Règle d’Or ».

De quoi s’agit-il ? Il s’agit d’inscrire dans la constitution de la Vème République un plan de retour à l’équilibre budgétaire. A cette occasion, on découvre que depuis une trentaine d’année, nos gouvernants votent un budget qui n’est jamais respecté. En d’autres termes, la règle, c'est d’être en déficit. Cela est il vraiment embêtant ? A dire vrai, depuis trente ans, cela n’a pas gêné grand monde, et cela a même pas mal profité aux banques…D’ailleurs, corelativement, depuis une trentaine d’années, nous avons glissé d’un régime où l’argent récompensait encore le travail et la prise de risque à un régime où l’argent n’est plus qu’un moyen d’achat de la paix sociale et n'est plus réellement corrélé avec la notion de valeur ajoutée.

 

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Alors, le débat est il réellement budgétaire ? Nos députés travaillent-ils pour l’intérêt commun des générations futures ? La question ne se pose pas vraiment tant le piège est grossier : En effet, pour réviser la constitution les voix de la gauche sont nécessaires, et si celle-ci refuse de voter ce texte, elle sera bien évidemment accablées de tous les mots car pour beaucoup de français, la question de l’équilibre budgétaire revient un peu à savoir si un carré est rond : il apparait absurde qu'on puisse être délibérément en déficit.

Telle qu’elle est présentée par le gouvernement, la « règle d’or » semble absolument fondamentale, tellement fondamentale qu’il faudrait en entériner le principe dans notre constitution. Faisons abstraction du fait que notre constitution un texte fondateur, qui définit des principes, et que l’équilibre budgétaire ne reste finalement qu’une modalité et cherchons dans le programme du candidat Sarkozy, que nous rappelons rapidement ici, dans laquelle des quinze cases il faut mettre cette « règle d’or ». On ne sait pas vraiment. C'est-à-dire que ce qui apparait comme fondamental aujourd’hui ne l’était pas il y a quatre ans, ce qui montre a minima que les fondamentaux de l’UMP sont fluctuants.

Il y a quelque chose de tragi-comique dans ces efforts désespérés pour tenter de se maintenir la tête hors de l’eau : Comme si, en inscrivant constitutionnellement qu’il ne fallait pas faire de déficit, on réglait le problème du déficit. Ainsi, il suffirait qu’on inscrive dans le marbre constitutionnel un vœu pieux pour qu’il devienne réalité ? Pourquoi ne pas y inscrire pas exemple qu’il est inconstitutionnel de financer un parti politique par des emplois fictifs ?

Pour mémoire, à l’heure de l’Europe, à l’heure où les états non seulement s’écrasent gentiment devant la finance internationale, mais collaborent au quotidien avec ces systèmes mafieux de siphonage des richesses planétaires, rappelons la première phrase du préambule de la constitution de notre Vème République, préambule  qui est bafoué tous les jours :

« Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l'homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu'ils ont été définis par la Déclaration de 1789  (…) ».

La souveraineté nationale n’existe plus vraiment. Nul besoin d’être grand clerc pour le constater au quotidien. Sarkozy lui-même, dans une allocution que l’histoire retiendra, rappelait son impuissance.

En nommant cette règle ainsi, nos grands argentiers ont oublié qu’on avait depuis environ une quarantaine d’années abandonné l’ « étalon or », et que le terme d’or ne renvoie aujourd’hui qu’à quelque chose qui brille ou qui fait rêver… de la magie, en somme …

 A ce stade, il convient de faire un petit exercice de calcul du niveau du CM2. Sachant que le montant de la dette française n'est pas très loin de celui du du PIB, qu'elle ne fait que s'accroitre structurellement par l'adoption de budgets en déficits, si nous nous mettons à réver un peu et à penser que nos grands argentiers vont se mettre à faire des économies qui pourraient nous amener à une réduction annuelle de la dette disons de 2%  (ce qui est totalement impossible car cela supposerait qu'on stoppe du jour au lendemain cette politique du déficit budgétaire systématique), alors un rapide calcul nous montre qu'à PIB constant, c'est seulement à partir de 2030 que l'on pourra enfin respecter un des principaux critères de maastricht. (dette inférieure à 60% du PIB). Quand au retour à l'équilibre des comptes, dans cette hypothèse, il est mathématiquement impossible sur plusieurs générations. Et nous n'avons parlé que de la dette, et non du déficit budgétaire, qui est la condition sine qua none pour réduire la dette. Ceci pour démonter qu'il est totalement illusoire de piloter des déficits par des économies, mais qu'il faut agir sur la croissance. Ceci montre également que nous sommes dans un système où l'argent public est littéralement siphonné par les banques et que tant que l'on ne se sera pas débassé de ce système mafieux, toutes les règles d'or relèveront de la prestidigitation.

Reste  à savoir à qui va profiter ce tour de passe-passe : il serait ballot que notre illusionniste national rate de nouveau son tour et coupe pour de bon la femme coupée en morceau…

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