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11/08/2011

La luttes des classes n'est un combat d'arrière garde que pour ceux qui sont intéressés à ce qu'elle le soit, pas pour ceux qui en ont besoin.

Winter, le 11 Août  2011

www.mai2012.fr

«DSK, la confiture de vieilles roses, le commerce des menhirs, les élections présidentielles : quelles perspectives à gauche ? »

Chaque jour qui passe nous révèle d’avantage la face cachée de DSK. Cet homme a un vrai problème. Personne ne saura réellement ce qui s’est passé dans la suite du Sofitel au mois de Mai, mais il est vraisemblable que ce fût suffisamment grave pour blesser Naffisatou Diallo.

Que DSK fût un jour de gauche, seuls les naïfs peuvent encore le croire ; quoi qu’il en soit, il est sur que l’on a perdu la personne qui pouvait réellement nous débarrasser de Sarkozy.

Le gros avantage de cette situation est que,  les cartes étant totalement redistribuées pour les élections présidentielles de 2012 et faut d’avoir un candidat prêt à cuire, la gauche française va devoir un cuisiner un nouveau.

Pour ce type de cuisine, il faut oublier la confiture de vieilles roses : elle ride avec le temps.dsk,élections présidentielles,mai 2012,ps,holla,nde,aubry,royal,eelv,quel candidat pour 2012

Le génie de Mitterrand, c’est d’avoir fait le coup du programme commun. Le génie de Sarkozy, c’est d’avoir copié Mitterrand.

Mais aujourd’hui, à gauche, ne cherchez pas les idées, elles se font rares; ne cherchez pas le programme, il n’est pas au menu ; ne cherchez pas le leader, vous trouverez au mieux un contre-maître.

Depuis que la société des hommes existe, elle repose sur des échanges - pour une grand partie commerciaux - de biens manufacturés ou de services. La société se retrouve ainsi divisée en cinq castes qui se recoupent ou superposent parfois plus ou moins, selon les époques ou les organisations sociales : Il y a ceux qui possèdent les haches pour tailler les dsk,élections présidentielles,mai 2012,ps,holla,nde,aubry,royal,eelv,quel candidat pour 2012menhirs, ceux qui se sont approprié les carrières, ceux qui taillent les menhirs, ceux qui vendent les menhirs et au final ceux qui les achètent  (j'omets  sciemment la caste des bardes ainsi que celle des druides, c'est une autre histoire, qui mériterait un développement complet à elle toute seule)  ; en d’autres termes, on trouve ceux qui possèdent l’outil de production, ceux qui possèdent la matière première, ceux qui transforment la matière première , les fournisseurs et clients. On peut retourner la question dans tous les sens, si on a besoin d’un menhir,  on trouvera au moins ces cinq rôles dans la chaine d’approvisionnement. Et cela marche aussi bien avec des produits comme les menhirs, les osties, les médicaments, les missiles nucléaires, ou des services de toutes nature, depuis l'équipier du Mc Donald  jusqu'au rabbin.

A chaque étape dans le processus de la transformation d’un besoin en service ou  produit de consommation, il y a création de valeur : Celui qui identifie une opportunité commerciale crée de la valeur, celui qui la transforme en un prospect crée de la valeur, celui qui transforme le prospect en client crée de la valeur, celui qui apporte la matière première crée de la valeur, celui qui apporte sa force de travail crée de la valeur, celui qui vend crée de la valeur... et celui qui taxe le tout crée également de la valeur... : Le commerce est donc un beau cercle vertueux.

Dès lors que l'on parle du partage de la valeur ajoutée qui se promène avec le produit ou le service et enfle au fure et à mesure de l'avancement de la chaine de distribution, on constate que chacun des contributeurs tend à se retrouver en conflit avec les quatre autres,  : Le commercial affirme que le mérite de la vente lui revient, le technicien, lui, explique que sans lui, le commercial ne serait rien, les deux ensemble considèrent que leur patron se sucre et n'apporte pas de valeurs, les trois précédents pensent que le client ref use de payer la juste valeur etc etc…

La très grande force de la social-démocratie, c'est-à-dire l’espèce de soupe que l’on nous sert de la gauche à la droite, c’est de nous faire croire que la lutte des classes, qui  n'est en définitive ni plus ni moins que l'expression du conflit sur la définition des règles de partage de la valeur ajoutée, que cette lutte des classes donc, serait un combat dépassé, une sorte de lutte d’arrière garde pour des soixanteshuitards poussiéreux.

C’est au moins aussi fort que de nous faire croire que le coca cola,cela désaltère plus que de l’eau :dsk,élections présidentielles,mai 2012,ps,holla,nde,aubry,royal,eelv,quel candidat pour 2012 c’est stupide,

 

cela heurte le bon sens et les règles de base de la biologie ou de l'économie politique de base, mais tout le monde y adhère.

Pourtant, le syndicalisme – qui est sensé être le catalyseur de la défense des intérêts respectifs de chacune des castes fonctionne encore et parfois même très bien : vous connaissez des ouvriers ou des cadres syndiqués vous ? Très peu ? Mais des patrons qui ne seraient pas syndiqués, en connaissez vous ? Moi pas ! La différence entre les premiers et les deuxièmes, c’est que les deuxièmes ont tout intérêt à expliquer aux premiers que la lutte des classes est périmée ; de même que Coca Cola a tout intérêt à expliquer que le Coca, c’est la boisson qui désaltère le plus. C’est totalement faux, cela n'a strictement aucun sens, mais à force de répéter les mêmes choses, cela finit par marcher. En conséquence, un cadre qui veut se syndiquer passe pour un crétin, un ouvrier aussi, ce qui laisse le champ totalement libre au syndicat de la classe de ceux qui possèdent les outils de production, et qui ne se gênent pas pour l'occuper.

Voila. Ce discours de base est inexistant à gauche. Les leaders de gauche parlent de tout un tas de généralités fumeuses, de détails sur le rsa, de moratoire sur la chasse à la baleine,  des minima sociaux et autres modalités : Ils ne parlent pas d’éducation politique populaire, des fondamentaux de la théorie politique, de la lutte des classes.

Ils ont sans doute une idée en tête...soyons optimistes.

Le problème  c’est que cette notion de lutte des classes, qui aux dires de la plupart est un fantasme, une construction de l’esprit, un combat du passé, il se trouve que les petites gens, la caissière qui ne peut aller aux toilettes lorsqu’elle le souhaite, le petit épargnant qui se fait littéralement escroquer par sa banque ; l’ouvrier en intérim qui bosse chez Manpower et qui doit se faire assister pour comprendre le contenu de sa fiche de paie ; le retraité qui voit sa pension s’effriter comme du beurre au soleil sans bien  comprendre pourquoi ;  le chômeur en fin de droit qui ne peut plus s’acheter de dentifrice pour préserver ce qui lui reste de dents ; le clochard qui se fait quotidiennement jarreter de la terrasse du café car son odeur pestilentielle repousse les autres clients, et bien, tous ces gens là savent bien au fond d’eux même sans forcément y coller de grands mots pompeux que la lutte des classes est une réalité du quotidien, est leur réalité.

Et dans leur inconscient,  ils perçoivent que les hommes politiques qui devraient les défendre font en fait pour eux comme le fait Coca Cola : Ils nient l’évidence. Et comme eux-même sont faibles et mal éduqués, ils finissent par croire que oui, le Coca Cola, cela désaltère pour de vrai, même si au fond d'eux même, ils ne peuvent que constater qu'après chaque verre, ils ont encore plus soif...L'être humain est ainsi  fait

C’est pour cela que le fossé se creuse entre les politiques et les administrés, ce n’est pas forcément parce que les hommes politiques font des lois pour défendre leurs propres intérêts : Les petites gens, qui ne sont pas si bêtes, comprennent bien que ce qu’on leur vend n’est pas ce dont ils ont besoin. Mais ils sont faibles et mal éduqués.

Tant que ce discours ne sera pas clairement posé par des vrais leaders charismatiques, on ne risque pas d’avoir des hommes de gauche au

dsk,élections présidentielles,mai 2012,ps,holla,nde,aubry,royal,eelv,quel candidat pour 2012

 pouvoir.

Et dans tout ceci, l’affaire DSK est un épiphénomène. Si DSK pouvait promouvoir ce discours, il serait l’homme providentiel,quels que soit le nombre de femmes qu’il ait pu assaillir ; il est tellement vrai que dans tous combats, il y a toujours de la perte au feu...

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