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28/07/2011

Affaire DSK. Pour qui travaille la presse new-yorkaise ?

http://www.mai2012.fr/

Winter, le 28 juillet 2011

 «Affaire DSK, les mensonges de la presse»

« Ne t’inquiète pas, cet homme a de l’argent, je sais ce que je fais ».

C’est ce que nous avait raconté le New York Times à propos de la conversation qu’avait eu son ami emprisonné pour trafic de stupéfiant avec Naffisatou Diallo, qui accuse Dominique Strauss Kahn de tentative de viol.

DSK,DIALLO,DSK CASE,SINCLAIR,AFFAIRE BANON,NPDCette conversation provenait d’une fuite d’un « officiel » et était extraite d’un enregistrement en langue Fulani, une langue d’Afrique de l’ouest. Compte tenu de la langue, la traduction avait pris un certain temps.

Seulement voila, le hic, c’est que ce n’est pas cela qu’elle a dit, et cela ne va pas arranger les affaires de Strauss-Kahn.

Selon son avocat, qui a pu écouter la conversation avec un interprète durant plusieurs heures vendredi dernier, si Mme Diallo a bien dit tout cela, c’était égrené dans une conversation, en trois séquences bien distinctes et non pas à la queue leu-leu, ce qui change tout, car les trois séquences de cette phrase ne font pas référence au statut de DSK ni possibilité d’obtenir de l’argent. De la sorte, au lieu de corroborer la thèse de la volonté d’utilisation de cet événement à des fins financières, cet enregistrement ne fait que confirmer la thèse de la véracité du viol sur la personne de Mme Diallo par DSK, et la volonté de Mme Diallo d’ester en justice pour faire reconnaitre ses droits sans volonté d’obtenir de l’argent en contrepartie.

Cela met également en lumière que la source officielle  qui a alimenté régulièrement le New York Times, a menti.

Cette source pourrait être Raymond Kelly, le chef de la police de New York.

Raymond Kelly est proche de Nicolas Sarkozy par différents points : Son consultant en matière de terrorisme est Alain Bauer, qui fut conseiller de Nicolas Sarkozy en matière de sécurité lorsqu’il était ministre de l’intérieur. Un de ses bons amis est Emile Perez, Chef de la Direction de la Coopération Internationale au ministère français de l’intérieur. Enfin, Raymond Kelly a été décoré en 2006 de la légion d’honneur par notre bon président, tout admiratif qu’il était des mérites de la police new-yorkaise.

Ray Kelly est soupçonné par les avocats de Mme Diallo d’avoir sciemment organisé des fuites dans la presse au détriment de Strauss Kahn (donc au bénéfice de son ami français). Il est soupçonné d’être à l’origine de l’information directe de l’Elysée de l’arrestation de Strauss-Kahn.

Il se trouve  aujourd’hui que cette interprétation erronée des paroles de Mme Diallo change considérablement le dossier.

C’est sans doute pour cette raison que le juge Obus a repoussé au 23 Aout la présentation de la décision de poursuivre ou non l’affaire.

22/07/2011

DSK : Après la mère, la fille

 

http://www.mai2012.fr/

Winter, le 22 juillet 2011

«L'affaire DSK : Chaque jour un peu plus glauque»

Dans une précédente notule «l'affaire DSK expliquée à mes enfants », j'avais tenté d'écrire en français facile ce que je comprenais de cette histoire, relativement simple dans son déroulé, mais aux conséquences tragiques.

Voici que ce matin, le TIME fait des révélations totalement surréalistes, suite à l'entretien de Anne Moussouret avec Syrius Vance à New-York, dans le cadre de l'affaire DSK/DIALLO  : En 2000, DSK aurait essayé un peu la mère dans un rapport qu'elle décrit comme consensuel mais brutal, avant de se taper la fille en 2003. Vous me direz, c'est déjà arrivé à des gens très bien, ce genre d'aventures - je pense à notre première dame de France qui a essayé le grand-père de sa future progéniture avant de convoler avec son papa.

Il n'en reste pas moins que cette histoire ressemble de plus en plus à un gros sac de nœud glauque, qui risque de faire passer l'affaire d'Outreau pour une partie de rigolade.

Voila.

On se rappelle que dans notre morale judéo-chétienne - dont nous sommes imbibés même à notre fore défendant -  il y a dix commandements et sept péchés capitaux. Même si DSK, comme Mansouret sont aussi bons juifs que moi je suis bon chrétien, les règles de notre morale sont assez simples.Pieter_Bruegel_the_Elder-_The_Seven_Deadly_Sins_or_the_Seven_Vices_-_Lechery[1].JPG

Le dixième commandement nous dit que « Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni aucune chose qui appartienne à ton prochain. ». A la décharge d'Anne Mansouret, le dixème commandement ne parle pas des chimpanzés, mais uniquement de boeuf et d'âne.

Un des sept péchés est la « luxure », c'est-à-dire la quête effrénée du plaisir sexuel. On  dit de ces péchés qu'ils sont « capitaux » car si on les enfreint, on risque d'y perdre la boule et tout ensuite se barre en sucette. C'est ce qui est en train de se passer pour le couple idyllique Sinclair / Strauss-Kahn.

 

17/07/2011

Eva Joly et le 14 Juillet. Peut être pas si sot que cela...

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Winter, le 17 juillet 2011

«Eva et le défilé»

Eva Joly, celle qui portera les couleurs d'EELV en mai 2012 propose de remplacer le défilé militaire du 14 Juillet par un défilé citoyen.

fillon,eelv,eva joly et le 14 juillet,conscription,armée de métier,défilé,fête nationale,mai 68,alain richard,la réforme des arméesFillon, le premier ministre, lui répond en disant qu'elle n'a pas une culture très ancienne de la France, à quoi Eva Joly répond qu'elle ne descend pas de son Drakkar et est en France depuis un demi-siècle

Polémique, sur les bi-nationaux - Eva Joly est Franco-Norvégienne.

Quand j'étais mioche, on était dans la mouvance de mai 68. J'étais anti-militariste. En 81, Mitterrand arrive au pouvoir, et une des premières mesures qu'il prend pour satisfaire son jeune électorat est de tenir une promesse de campagne : la suppression de la conscription. On était tous super-content le 10 mai au soir place de la Bastille.

Alain Richard, ministre de la Défense, mena - d'une main de maître -  dans l'ombre et sans un seul soubresaut cette réforme pourtant majeure des armées : Professionnalisation, fin de la conscription. On n'en entendit point parler. Pourtant, des centaines de casernes furent démantelées, des opérations immobilières engagées dans tous les sens sur les territoires appartenant à la Défense ; des dizaines de milliers d'emploi furent supprimés : Lorsqu'on supprime les casernes dans une ville de garnison, ce sont les boulangers, les cordonniers, épiciers, bars, pressings etc etc ... qui ferment aussi. Cela s'est fait en toute transparence, mais de manière très discrète, grâce aux redoutables talents de gestionnaire d'Alain Richard.

Il aura fallu quelques années pour comprendre l'étendue des dégâts : La conscription était en fait le seul moment de la vie ou tous les hommes étaient égaux. C'était le seul moment où l'on pouvait inculquer le sens de la nation, la mise à niveau en lecture écriture et calcul de toute la population, palliant ainsi aux aberrations du système éducatif, le seul moment ou l'on pouvait mettre un arabe et un juif ensemble sans qu'ils ne s'entretuent, le seul moment où le pays appartenait vraiment à ses citoyens.

Alors, ce qu'a entériné cette réforme, c'est le fait que nous en tant que français déléguions notre pouvoir à d'autres : finalement, tout le contraire de ce que l'on voulait en 68...et l'une des conséquences de cette réforme a été sans doute la crise des banlieues, car la conscription donnait à tous un socle de culture commune, une identité qu'on ne retrouve aujourd'hui que dans le communautarisme.

Si l'on inscrit la remarque - qui au premier abord est assez curieuse - d'Eva Joly dans cette réflexion, alors elle acquiert tout sa dimension, et l'on peut même dire qu'elle fait preuve de plus de sens historique que n'en développe François Fillon. Car ceux qui défilent aujourd'hui en arme au 14 juillet, ce n'est pas le peuple français qui a pris les armes pour libérer la France, mais une armée de fonctionnaires qui en échange d'une solde qui n'est plus aussi négligeable qu'autrefois risquent parfois leur vie en Afghanistan... ou sur l'autoroute A7 lors des départs en vacances...

 

12/07/2011

L'affaire DSK expliquée à mes enfants

http://www.mai2012.fr/

Winter, le 12 juillet 2011

«L'affaire DSK, expliquée à mes enfants»

L'affaire DSK est complexe. Elle est importante. Ce n'est pas un simple fait divers, ce n'est pas un simple fait de société, c'est bien plus que cela. La lecture de la presse ne permet pas de se faire une opinion. Abandonnons la presse, abandonnons le petit écran et utilisons notre cerveau pour tenter de revenir aux faits, juste aux faits et rien qu'aux faits.

Pourquoi cette affaire est-elle majeure ?

L'idée répandue est que nous vivons dans un monde où la morale a cédé la place au règne de l'argent et que la règle qui prévaut est celle de la banque et de la finance. A tort ou à raison, on attribue au libéralisme l'exacerbation de ces valeurs, lequel libéralisme est la pierre angulaire du système politique en place en France.

Assez paradoxalement, une frange importante de l'opposition à ce système ultra libéral fait de son héraut une personnalité politique qui de par ses fonctions-mêmes - président du fond monétaire international - pilote ce milieu.

Quels sont les faits ?

Dominique Strauss-Kahn se voit accusé par une femme de chambre d'un hôtel newyorkais  où il passait une nuit de tentative de viol.

Que se passe-il ensuite ?

Il est emprisonné sous procédure de « home arrest », c'est-à-dire dans une résidence qu'il paie. Ultérieurement, parce que le témoignage de l'accusatrice se révèlera fragilisé par différents mensonges sur son passé, Strauss-Kahn sera rapidement libéré sans pour autant retrouver sa liberté de circuler.

Les intérêts politiques en jeu sur ce dossier outre atlantique font qu'il est assez probable que le procureur américain en charge du dossier, Cyrus Vance,  doive se résoudre à trouver une porte de sortie honorable pour les trois parties (l'accusatrice, l'accusé, lui-même)

Quelles sont les conséquences au plan international ?

Le fond monétaire international se voit contraint de changer un président dont tout le monde s'accorde à dire qu'il avait redonné un rôle de premier plan à l'institution. Le discrédit de la France n'est pour autant pas engagé puisque c'est une française qui prendra sa succession.

Quelles sont les conséquences en France ?

Dans un contexte politique où l'actuel président est sévèrement chahuté par l'opposition et où des fissures dans son parti majoritaire se font de plus en plus nombreuses, Dominique Strauss-Kahn apparaissait pour beaucoup comme le candidat pouvant rallier les forces sociales démocrates avec les forces de gauche.

Le parti socialiste pour la première fois de son existence, est en train d'organiser des primaires internes afin de désigner le candidat qui portera ses couleurs aux élections présidentielles de 2012.  Le calendrier de cette procédure interdit de fait à Dominique Strauss-Kahn, confiné aux Etats-Unis, de concourir.

En conséquence, la donne de l'élection présidentielle française de 2012 est totalement redistribuée.

Alors que le ciel s'éclaircit pourtant aux Etats-Unis pour Dominique Strauss-Kahn, une écrivain française, Marie-Caroline Banon,  dite Tristane Banon, accuse à son tour Dominique Strauss-Kahn de tentative de viol, ceci alors qu'elle avait 24 ans. Elle s'était entretenue assez librement de cet événement dans une émission populaire avec Thierry Ardisson, en 2007, où elle cite devant un certain nombre de personnes le nom de Strauss-Kahn qui est dépeint alors par l'animateur-même de l'émission comme un véritable obsédé sexuel.  En 2011, alors qu'elle a maintenant 32 ans, elle décide de porter plainte contre Dominique Strauss-Kahn, sur ces faits qui dateraient de 2003. En bonne journaliste qu'elle était alors malgré son jeune âge, elle s'était constitué un véritable dossier à l'appui de ses allégations, dossier qu'elle dévoile aujourd'hui par bribes.

La manière dont Strauss-Kahn reviendra sous les projecteurs de la politique française sera sans doute fonction de l'appréciation par la justice française de la crédibilité du témoignage de la jeune fille, dont au notera au passage que, contrairement à la jeune femme de chambre américaine, elle évolue dans une sphère proche de celle de la personne qu'elle accuse.

Quelles sont les conséquences pour les militants socialistes ?

A l'occasion de cette affaire, apparait au grand jour le train de vie extraordinaire d'un couple jusqu'à présent relativement discret - Anne Sinclair et Dominique Strauss Kahn.  Le masque tombe sur les liens entre le pouvoir et l'argent, de manière à peu près aussi fracassante que lors de l'intronisation de Nicolas Sarkozy au Fouquets

Les rumeurs devenant de plus en plus présentes sur les supposées mœurs dissolues de Dominique Strauss-Kahn, on ne comprend pas ce qui pousse les cadres du parti à une omerta aussi consensuelle, les valeurs semblant être portées par Strauss-Kahn apparaissant très éloignées de celle que porte le peuple de gauche.

C'est donc la crédibilité de tout un système d'opposition gouvernementale qui menace de s'effondrer.

Quelles réflexions tirer de tout cela ?

Dans l'absolu, s'il était admis que Strauss-Kahn trouve son plaisir dans la simulation de tentatives de viol, et que ces jeux-là soient consensuels, il n'est pas vraiment sur qu'il y ait matière à faire autant d'histoire.

De-même qu'on admet qu'un chanteur comme Bertrand Cantat - que l'avocat de Tristane Banon rêvait de défendre - puisse être à  la fois un meurtrier et un très grand artiste, de même l'on admet que Charles Trenet put être pédophile et grand artiste, Richelieu toxicomane et homme politique de premier plan, ne peut-on pas admettre que l'ancien directeur du FMI puisse être, à l'instar de Sylvio Berlusconi, obsédé par le sexe et néanmoins un excellent homme politique, ceci quand bien même l'épreuve des faits pourrait montrer que, dans les affaires qui le concernent, Strauss-Kahn à glissé, peut être à son corps défendant, de ce qui pouvait être un jeu à ce qui est pourrait être un crime.

Ce qui reste incompréhensible c'est le combat des socialistes : Sachant ce que peuvent représenter pour les militants de base la mise au grand jour du train de vie de leur héraut ainsi que ses arrangements à répétition avec la morale, comment ont-ils pu laisser espérer que cela ne revienne pas tel un boomerang à la face de leur parti, sauf à être incapable d'imaginer que la voix des petites gens puisse se faire entendre.

C'est le seul et unique problème.

Il est de taille.

Mitterrand, en homme politique de talent l'avait compris.

Ils l'ont oublié.

 

10/07/2011

Sécurité : La politique du chiffre et la cour des comptes

http://www.mai2012.fr/

Winter, le 9 juillet 2011

«Tout devient possible»

Etonnant rapport thématique de la cour des comptes en ce début du mois de juillet, portant sur l'organisation et les gestion des forces de sécurité publique, et qu'on peut aisément interpréter comme le bilan de 7 ans de gestion des forces de sécurité.

Deux cent quarante huit pages de littérature un peu barbante, mais particulièrement démonstratrice quand au fait que l'action du gouvernement en matière de sécurité est très loin de la promesse, que les taux de résolution des affaires sont biaisés, que les forces de sécurité ont toujours une part importante de tâches administratives au lieu d'être sur la voie publique, qu'il y a des disparités de moyen non justifiées d'une commune  à l'autre. Ce rapport pointe également le caractère inexorable du recul des moyens des forces de sécurité, ou explique encore que si la délinquance à baissé en zone gendarmerie, c'est grace aux efforts des constructeurs automobiles, les vols de véhicules représentant dans ce secteur 1/3 des faits de délinquance...

On comprend que le ministre de l'intérieur Gueant ne soit pas un homme heureux.

En réaction, Claude Guéant - l'homme qui ne sait pas compter - parle d'approximations et insulte la cour des comptes en prétendant qu'elle se politise oubliant que ce rapport avait été commandé par Philippe Seguin.Une lettre de protestation contre le travail de la haute assemblée, signée par 70 députés UMP,est envoyée à la cour des comptes

Fait rarissime, les magistrats de cette sage assemblée - des gens habituellement forts discrets - publient un communiqué ce vendredi en réaction à celle de Claude Guéant, parlant d'une "meconnaissance fondamentale, feinte ou réelle, du mode de fonctionnement des juridictions financières".

loncle,sécurité,patrick ollier,gestion des forces de sécurité,migaud,cour des comptes,guéant,umpAprès la grève des météorologues, celle des avocats, celles des intermittents du spectacle et toutes sortes de corporations dont on n'avait rarement entendu parler dans les mouvements sociaux, va-t-on avoir maintenant la grève de la cour des comptes ?

Conclusion d'un député UMP proche de Villepin, Jean-Pierre Grand : « C'est toujours dangereux que le Parlement s'oppose à un rapport voté par une institution de la République, majeure et souveraine. Aujourd'hui, la Cour des comptes, demain le Conseil constitutionnel, le Conseil d'Etat... C'est pour moi une dérive que je ne peux cautionner. »

 

02/07/2011

Mai2012 : Yves Calvi et DSK : la probable relaxe. Alors, DSK président ?

http://www.mai2012.fr/

Winter, le 2 juillet 2011

«DSK : il a beaucoup d'argent, je sais ce que je fais»

Où l'on apprend que dans l'affaire de viol présumé qui oppose Mme Diallo à M. Strauss Kahn, on s'achemine vers une relaxe.

Dans l'émission « c dans l'air », présentée par Yves Calvi sur Arte, le 1er Juillet 2011, la question du retour en politique de DSK est posée.

alg_cyrus_vance.jpgLes invités en présence, Dominique Reynié, professeur à Sciences-po, Olivia Cattan, Présidente de « Paroles de Femmes », et Gérard Grundberg, politologue,  s'accordent à mettent en évidence le fait que, même si Dominique Strauss Kahn pourrait être libéré, les français ne pourraient voter en faveur d'un individu qui traine un tel voile d'immoralité. En somme, la question de son retour en politique ne pourrait pas se poser.

Cette vision est étonnement restreinte pour des gens aussi bien éduqués.

Car, si l'on exclut une manipulation de grande envergure, quel est le fond de l'affaire: une personne, M. Strauss Kahn, comme d'autres seraient accro à la coke, serait accroc au sexe. L'agora semble le savoir depuis des années, et malgré différentes alertes, à aucun moment la  moralité de M. Strauss Kahn ne sera remise en cause, la qualité de son travail étant systématiquement primée. Dans les médias, il restera même, jusqu'à cette malheureuse affaire du 14 mai, le non candidat déclaré idéal pour rassembler le peuple de gauche et l'on ira jusqu'à lui prédire un avenir de prochain président.

L'affaire Strauss-Kahn éclate et voici que s'effritent avec les espoirs de ceux qui en avaient leur héraut.

On s'achemine vers une relaxe, et, d'un seul coup d'un seul, si l'on écoute entre les non-dits le consensus tacite établi entre ces invités d'origine et de convictions diverses mais ayant en commun la conviction profonde de penser analyser avec justesse l'opinion, le seul qui supporterait l'immoralité d'un monde qui a jusqu'à présent supporté la sienne serait le prévenu lui-même.

L'analyse est un peu courte et étonnement restrictive.

Dans notre société , il devient de moins en moins évident que les faiseurs d'opinion soient encore attendus par les citoyens dans l'appréciation de ce que doit être la morale; cette affaire les dépasse complètement et ils ne le comprennent pas : A l'heure où la crise du système frappe gravement les plus fragiles, ceux-ci savent faire la différence entre les problèmes de fond et les détails : n'en déplaise aux défenseurs des droits des femmes, l'affaire DSK n'en est qu'un.

 

 
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