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29/10/2010

Frêche ne gênera plus

 

Winter, le 29/10/2010

www.mai2012.fr

« tu t'es vue quand tabou»

Il advint que...

Georges Frêche décède le 25 Octobre, paix à son âme.

Dans notre société, il y a toute sorte de codes tels que les règles, l'étiquette et les tabous.

Les règles représentent la loi : c'est ce qu'on cherche en permanence à contourner. On peut vivre hors la loi à condition d'avoir des amis.

L'étiquette, cela correspond à une la loi implicite pour une caste donnée, c'est-à-dire pour son cercle d'amis : Si on y déroge, on s'exclut.

Les tabous, c'est pour tout le monde.

Il y a très peu de tabous dans notre société, mais il y en a quand-même : A titre d'illustration, on peut montrer une femme nue en train de se faire fouetter sur une affiche en 4 x 4 mais on ne peut pas montrer un vieux au RSA retrouvé mort desséché dans son gourbi. Car la mort est un tabou très fort.

La mort, en même temps,  réunit tout le monde. « On s'en sortira pas vivant » avait dit je ne sais quel humoriste parlant de la vie en général.  Et un tabou, c'est quelque chose qui fait consensus lorsque toutes les lois et règles diverses sont épuisées.

Georges Frêche et Martine Aubry n'étaient pas vraiment des amis : La politique est rude pour ceux qui y croient... Mais les amitiés se nouent et se dénouent au fil de l'évolution des règles et des changements d'étiquettes.

Martine Aubry s'est fait représenter aux obsèques de Georges Frêche par Harlem Désir.

Que Martine Aubry rate cette occasion unique de se présenter à ses obsèques et simplement expliquer ce que je viens d'écrire interpelle: Est elle au-dessus des tabous,  simplement mal conseillée, vaniteuse, têtue ou mal élevée ?

Cela reste une erreur stratégique qui lève un peu le voile sur le personnage et son entourage : Le décès d'une personne - surtout d'un adversaire - est dans toutes les tribus - même les plus primitives - l'occasion inespérée de reprendre la main sans se compromettre.

Voici une occasion ratée.

Martine Aubry ne l'a pas compris.

Alors, si elle souhaite accéder au pouvoir, lorsqu'on parlera de choses infiniment plus compliquées et subtiles, comment fera elle ?

 

10:03 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : aubry, frêche, ps, harlem, désir, déontologie, etiquette, languedoc, georges | | |  Facebook

le petit commerce

Winter, le 28/10/2010

www.mai2012.fr

« Elle avait pas lu Zola...»

Il advint que...

Ce matin non loin de la gare de C***, une petite commune coquette des Yvelines , je pousse la porte de la boulangerie pour prendre un croissant : Le gling de la sonnette retentit, en échange duquel la boulangère m'offre son plus beau sourire... Le commerce, c'est le sourire.... 1 euros et des poussières. Je sors un billet de 20 euros. Mon hôtesse le prend et le pose de son côté du comptoir, car il faut bien comprendre que dans le petit commerce le plateau de verre du comptoir , ou tout autre réceptacle sur lequel on pose la ferraille, symbolise une ligne de démarcation à côté de laquelle la défense Magino est une plaisanterie : Il y a ce qui est d'un côté, et tout ce qui est de l'autre.

C'est alors que je me ravise et fouille à la quête de quelques menues monnaies que j'aurais abandonné dans les profondeurs de mes poches et qui feraient très exactement le compte. Je lâche la mitraille sur le comptoir ; la boulangère encaisse, puis dans un geste très explicite, doublé d'une moue qui l'est tout autant, la paume collée au comptoir, pince du bout des doigts le billet en me regardant d'un air très ouvertement distrait et qui semble implorer l'absence de manifestation de cette étincelle naissant fatalement dans le regard de quiconque réagit : Elle attend évidemment que j'oublie de prendre mon billet ; il se passe un silence d'un millième de seconde, qui pourtant me semble durer une heure...

Ah ! que n'ai-je une caméra en guise d'oculaire ! Car voici qu'une histoire toute entière se déroule à travers cette imperceptible confrontation, qui est au sens propre et à bien des égards un véritable échange de point de vue. Et dans ce regard qui se suffit à lui seul à capturer toute la cupidité d'une humanité souffrante, la misère du petit commerce est ainsi résumée : « Si je peux en avoir un peu plus à son dépend, c'est toujours cela de pris », me dit ce clin d'œil bref.

D'un seul coup d'un seul cette boulangère qui était en poussant la porte accorte et fort avenante, m'apparait grosse, la poitrine flasque enserrée dans un tablier sale, des poches sous les yeux et le regard fuyant.

Et je l'imagine le soir en train de compter sa caisse après avoir tiré son rideau de fer, pendant que son mari décapsule une bouteille de mauvais vin... La boutique me semble alors bien sale : C'est une plongée dans les Rougon Macquart que je viens de m'offrir,  un roman, une véritable pièce de théâtre, une série complète, sans l'inconvénient d'avoir à monter à la capitale, de tourner pour me garer....

Tout cela en moins de cinq seconde, et pour le prix d'un croissant, moi qui faillis y laisser vingt euros...

 

14/10/2010

Seulement la voiture de demain ?

Winter, le 11/10/2010

 www.mai2012.fr

« ça donne a réfléchir...»

Il advint que…

Conduire une automobile – un projectile d’une tonne lancé à 120 kilomètres par heures au milieu d’autres projectiles encore plus fous - est une activité très compliquée, qui met en jeu énormément de facteurs, et, si l’on en croit les statistiques, très risqué, largement plus risquée que de s’injecter de l’héroïne, braquer une banque, ou séquestrer son voisin de palier. Et pourtant, conduire, on le fait tous les jours…

Une fois n’est pas coutume, j’ai repompé ce petit article de Jean-Luc Goudet publié  sur le site www.futura-sciences.com, car il décrit ici ce qui pourrait bien être comme un moment-clé dans l’histoire de la robotique et plus simplement l’évolution  de l’automobile.

Cette information, si elle est exacte,  est  proprement stupéfiante et donne à réfléchir bien au-delà de ce que le journaliste évoque...

Au delà des considérations sur le transport du futur, le fait que cette expérimentation soit conduite par une entreprise qui est devenue le leader mondial de la géolocalisation interpelle.

Sur le plan épistémologique , cette expérimentation montre que le monde des objets peut désormais coexister avec celui des humains.

Il s’agit sans doute là des véritables prémices de la robotique au sens « science fiction » du terme.

Si l’on couple cette information avec d’autres, telles que les chaussures automatiques par exemple, les nanotechnologies, et bien d'autres nouvelles techniques, on peut imaginer une quantité de développements plus ou moins terrifiants à cette technologie. Alors, lorsque celui qui la maitrise est le leader de la géolocalisation, règne en maitre sur les moteurs de recherche au dela des états, entend s’approprier la culture mondiale en scannant tous les livres, a des moyens financiers impressionnants, n'a t on pas de vraies  raisons  réfléchir ?

Donc, voici ce que nous narre Jean Luc Goudet dans un article daté du 11 Octobre 2010 :

 « À la surprise générale, Google a dévoilé les essais de plusieurs voitures entièrement automatiques qui auraient parcouru plus de 200.000 kilomètres sur route. Objectif de ce projet : faire progresser l'humanité.

Alors que les belles voitures se font admirer à Paris, au Mondial de l'automobile, Google publie un modeste communiqué sur son blog, affirmant que l'entreprise expérimente depuis plusieurs années des voitures entièrement automatiques, s'insérant dans le trafic réel. « Larry [Page] et Sergey [Brin] ont fondé Google car ils voulaient aider à résoudre les grands problèmes [de l'humanité] à l'aide de la technologie » explique le texte. Parmi les fléaux auxquels s'attaque Google, figurent désormais les accidents de la route, qui causent la mort de plus de 1,2 million de personnes par an (selon Google). De plus, des systèmes de conduite automatique permettraient de réaliser sur les routes des sortes de trains de voitures, où les véhicules rouleraient à très faibles distances les unes des autres et à une vitesse optimisée en fonction des conditions de circulation en amont.

Ces réflexions ne sont pas théoriques : l'entreprise travaillerait activement sur des systèmes de conduite automatique et les aurait expérimentés sur plusieurs voitures autour du siège de la société, à Mountain View, en Californie. Pour faire taire les sceptiques, Google a invité à bord d'une Toyota Prius un journaliste du New York Times, qui a pu constater et photographier la réalité de l'expérience. Pendant une demi-heure, la voiture a roulé sans intervention humaine sur plus de cinquante kilomètres, empruntant notamment la 101 (Highway 101), qui longe la côte californienne et traverse la Silicon Valley.

Six Prius et une Audi TT auraient été utilisées pour ces expériences. Selon Google, elles auraient parcouru plus de 225.000 kilomètres, la plupart du temps avec un conducteur reprenant les commandes par moment. En tout, 1.500 kilomètres auraient été parcourus avec l'ordinateur comme seul pilote. Pendant l'essai avec le journaliste, le conducteur a repris le contrôle en deux occasions : une première fois quand un cycliste a grillé un feu rouge puis quand une voiture, devant sur la même file, a reculé pour se garer. Mais à chaque fois, rapporte le journaliste, il a semblé que « la voiture aurait d'elle-même évité l'accident ».

GPS, laser, radars et ordinateur

Selon l'article du New York Times, Google emploie quinze ingénieurs pour développer ce projet, initié par Sebastian Thrun, ingénieur en intelligence artificielle sorti de l'université de Stanford et co-inventeur de StreetView, donc fin connaisseur des Google cars. L'entreprise précise qu'elle a embauché des participants et des vainqueurs des fameux Darpa Challenges, des compétitions mettant en lice des voitures automatiques sans personne à bord.

Sebastian Thrun lui-même, à la tête d'une équipe de Stanford, a remporté ce prix (et deux millions de dollars) en 2005, quand les véhicules devaient caracoler dans le désert. Le responsable de la partie logicielle était Mike Montemerlo. Passé chez Google, il travaille également sur les Google cars et fait partie de ce projet. Chris Urmson, qui se trouvait dans la voiture avec le journaliste du New York Times, a gagné en 2007 l'épreuve du Urban Darpa Challenge, qui se déroulait en milieu urbain. On retrouve également Anthony Levandowski, créateur de la première moto à avoir participé au Darpa Grand Challenge.

Quelques images montrent les voitures. Elles sont équipées d'un lidar (sorte de radar à laser) tournant sur le toit, qui cartographie en permanence la position des autres véhicules, de la route et des obstacles. Une caméra regarde vers l'avant et repère le trafic, les cyclistes et les piétons. Quatre petits radars détectent des obstacles proches devant, derrière et sur les côtés. Enfin, un récepteur GPS détermine la localisation de la voiture, dont la position est précisée grâce à un senseur mesurant les mouvements d'une roue motrice.

Tout cela reste expérimental, explique Google, mais offre un « coup d'œil sur ce que pourront être les transports du futur ». »

01/10/2010

Progrès, Retraites... Bof

Winter le 1er Octobre 2010   www.mai2012.fr

« Progrès : On nous aurait menti ?»

Il advint que... 

Quelque chose me turlupinait dans le débat sur les retraites. Tous ces chiffres virevoltant, ces projections alarmistes, je ne savais trop quoi penser mais quelque chose allait de travers dans ces raisonnements.

Et puis cette nuit, l’illumination m’est venue.

C’est le discours de Sarkozy  parlant avec conviction des trois voies possibles pour conserver notre système de retraite devant le dernier conseil des ministres de Septembre qui m’a soudainement éclairé :

« la troisième [voie] est de travailler un peu plus longtemps. C'est la voie la plus raisonnable, celle que tous les autres pays ont choisie et celle que le gouvernement a retenue car nous vivons plus longtemps : depuis 1950, nous avons gagné 15 ans d'espérance de vie. »

Car des experts ont travaillé et ont produit tout un tas de chiffres. Grâce à l’ambitieuse réforme de Nicolas Sarkozy, en 2020 les caisses de retraite seraient à l’équilibre ; on y va même de prévisions jusqu’en 2050.

On fait des prévisions à 40 ans, alors que Christine Lagarde est incapable de sortir un chiffre de la croissance arrêté à dans 3 mois …

Personne ne peut croire une minute le sérieux de tels chiffres émanant de gens qui en avril 2008 avaient été incapable de voir venir la crise des sub-primes, évidente pourtant pour le premier trader venu.

Personne ne peut prendre au sérieux des statisticiens qui pilotent à la canne blanche : Rappelez vous les critère de convergence, les fameux « critères de Maastricht » édictés en 1992 , assouplis en 2005 :  déficit du PIB limité à 3% : le dépasser d’1/2 point fût un scandale en son temps : on est en France à 8% aujourd’hui et finalement, on n’est pas mort…

Alors, permettez moi de penser que les experts sont à la vie économique ce que les farines animales sont à l’engraissement du bétail : on peut faire avec, on peut aussi faire sans.

 Donc, notre Bon Suzerain, homme d’avenir, des réformes du monde qui avance, de la France qui se lève tôt, qui entreprend, notre Bon Suzerain dont on aurait pu penser que grâce à son énergie, on entrerait bientôt dans la VIeme république, prend comme référence  afin de justifier l’augmentation de la durée des cotisations la France de Vincent Auriol, la France de la IVeme République, du début des trente glorieuses.

Je me permets d'insister tant l'argument est sur-réaliste.

Hé oui, en 1950 – il y a plus d’1/2 siècle – les choses étaient différentes : C’était la Section Française de l’Internationale Ouvrière qui était au pouvoir. Les femmes étaient toutes voilées le dimanche à l’église : Elles se tenaient sur la droite et les hommes à gauche. Ma grand’mère allait puiser de l’eau à la fontaine communale, pendant que mon grand oncle s’esquintait le dos à ferrer les bœufs dans la cour. En ville, le ferrailleur passait pour acheter les peaux de lapin et les déchets de ferraille qu’on donne aujourd’hui à  Veolia. A l’école, on avait une blouse de coton et si par malheur elle avait un trou, on nous tapait violement sur les doigts du bout d'une règle en palissandre. En 1950, les hommes travaillaient tout le Samedi ; dans les mines les ouvriers crevaient les poumons remplis de suie…

Mais un lent mouvement était en train de naitre avec la fin de la guerre : C’était le Progrès, la Modernité : dans les années 65 on habitait un petit pavillon mais moi – tout jeunôt que j'étais  – j’enviais les voisins qui habitaient les HLM : ils avaient des « vide-ordure », eux, et au sous sol il y  avait des machines collectives à pièce pour laver les femmes, et des grands espaces avec un bac-à-sable où les gosses - nombreux - pouvaient jouer pendant ce temps… C’était le progrès des années 50, avec ce relent de collectivisme qu'on a passé par pertes et profits.

Le Progrès, c’est devenu le cheval de bataille de la société : Il faut être moderne, progresser, aller de l’avant, chasser la saleté des moindres recoins.

En 60 ans, on est passé de la roue de charrue à la jante en alu de 15 pouces, du tablier de coton à la robe en soie fabriquée en chine, de calculatrice à manivelle au réseau d’ordinateurs, du morse à la Wifi…

C’est le progrès qui courre.

L’homme a développé de plus en plus de machines sophistiquées pour diminuer son effort, vivre mieux et plus longtemps : Car c’est cela le progrès ;  et c’est le message qui est porté par les partis politiques de progrès. Car fondamentalement, ce n'est pas pour engraisser les sociétés du CAC40 que l'homme a développé des machines : lorsque sonne l'heure, riche ou pauvre, on se retrouve remplit des mêmes d'asticots.

 Et notre Bon Suzerain, faisant des prévisions pour dans trente ans, prend l’image d’une France d’il y a six décennies : En un seul discours, un raccourci de presqu’un siècle : La démonstration se passe de commentaire pour un gouvernement qui a des incertitudes sur la valeur des indicateurs économiques à tomber dans trois mois !

Je pense toujours à cette pub pour la SNCF : « le progrès ne vaut que s’il est partagé par tous ». Car c’est bien cela le fond du débat. A quoi servirait  le progrès dans une société ou l’homme serait réduit à travailler comme un damné jusqu’à la fin de ses jours ? On ne peut pas réduire la question des retraites à quelque chose d’arithmétique : Si cela peut avoir du sens pour un statisticien, pour un homme politique, c'est à dire quelqu'un qui est chargé d'une Vision de l'avenir,  cela ne veut strictement rien dire, et cela a d’autant moins de sens si l’on est un partisan acharné du progrès. Car dans le débat sur les retraites les questions d’arithmétique – pour aussi importantes qu’elles soient - ne restent qu’un outil au service d’une idée d’un monde en route, la grande idée que nous vendait l’UMP.

« travailler un peu plus longtemps. C'est la voie la plus raisonnable»

La voie de Sarkozy raisonne encore dans mes oreilles : « C'est la voie la plus raisonnable» : Ainsi le masque tombait : Là ou l’on pensait avoir affaire à une démarche de progrès, on s’appercevait que l’on était  face à une coalition des plus rétrogrades qu’on avait à ce jour connues. Tout cela est dramatique et comique à la fois.

Et en privilégiant les questions de moyens sur les questions de fond, notre représentant de commerce national a raté sa démonstration : le peuple lui a déjà dit à deux reprises, demain sera la troisième.

15:55 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : retraite, à 60 ans, ump, ps, pc, cgt, cfdt, fo, npa, équilibre | | |  Facebook

 
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