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21/03/2010

A la recherche du Bug Perdu

Les urbanitasmagories de Winter le 21 Mars 2010

  http://www.leprincejean.fr/

«Ou l'on montre que l'on peut faire de l'archéologie partout  y compris dans le domaine des nouvelles technologies»

Votre ordinateur fonctionne probablement sous Linux ou Windows.

Vous avez néanmoins une commande qui vous permet d’exécuter des commandes « DOS ». Le DOS « Disk Opérating System », c’est l’ancêtre des système d’exploitation pour les micro-ordinateurs. Pour faire simple et court, le système d’exploitation de l’ordinateur, c’est tout de qui touche « les couches basses » de la machine, c'est-à-dire ce qui permet de transformer des ouvertures / Fermetures de transistors (les fameuses piles de  0/1 du système binaire) en informations intelligibles par l’utilisateur de l’ordinateur, c'est-à-dire des petits dessins qui bougent sur votre écran.

Vous pouvez faire « Exécuter » sous Windows, taper CMD et une fenetre noire émulant le DOS s’ouvre vous permettant de taper des commandes en mode texte, les anciennes commandes du DOS, SORT, DATE, TIME etc… et puis également  d’autres plus subtiles comme TASKLIST, TASKKILL , SYSTEMINFO,  etc…

Parmi cette petite centaine de commandes possibles, il y en a une marrante, il s’agit de la commande PENTNT.

C’est une commande spéciale qui vous indique si votre micro-processeur pentium souffre du bug appelé « bug FDIV ».. Vous la tapez, et le micro vous dit si vous avez ou non le problème. Vous avez également des paramètres permettant de faire, si vous avez le problème, comme si vous n'aviez pas le problème. Bref, un petit bijou d'ingénieurie.

Car par combien d'années d'étude faut il être passé pour avoir été capable de concevoir un outil rien que pour dire qu’il y a un problème, un outil qui serait diffusée sur tous les micro-ordinateurs du monde ? Cela fait penser aux services de l’Equipement qui mettent un panneau « Chaussée déformée » s'il y a un trou sur la route, plutôt que de le reboucher, mais à l'échelle mondiale…

Alors, de quoi s’agit il ?

Il s’agit d’une anomalie de conception qui a affecté les premiers micro-processeurs de la famille des X86 Pentium en 1994, et qui se traduisait par une possibilité, assez rarissime mais néanmoins avérée,  d’erreur de division dans une opération à virgule flottante, erreur mise en évidence par un mathématicien du nom de Thomas Nicely

L’anomalie algorithmique - dont l'origine était particulièrement stupide, mais cela arrive même chez les meilleurs - a été rapidement corrigée par Intel. Toutefois, seize ans plus tard, sans doute pour des raisons de droit commercial, il subsiste cette commande sans aucun intérêt dans l’émulateur DOS.

Etonnant, non ?

La prochaine fois, je vous parlerai d'un site étonnant : il s'agit de www.archive.org, un site qui archive toutes les pages du net depuis l'année 1996. Difficile de vivre caché...

 

19/03/2010

Le progrès, les ordures et tout le bazar

Les urbanitasmagories de Winter le 19 Mars 2010

  http://www.leprincejean.fr/

« Recyclage à la vasseline »

 

Quand j’étais gamin, il y avait des petites bonbons qui coutaient un centime (de franc (nouveau)) . Mes parents me donnaient 20 centimes tous les jeudis.

Cela ne faisait pas beaucoup

Pour arrondir les fins de semaines difficiles  on récupérait les bouteilles de vin ou de lait consignées qu'on ramenait à l’épicier  du coin, qui ouvrait son tiroir caisse – « gling » - et donnait en échange quelques centimes toujours bons à prendre, centimes qu'on recyclait rapidement en bonbons ou autres sucreries.

Aujourd’hui, sur chaque bouteille en verre achetée, je paie un taxe  pour financer le recyclage ; je paie une taxe d’ordure ménagères qui est devenue prohibitive ;  je paie dans mes impôts le fonctionnement de la déchetterie, en général gérée par Suez ou Veolia ; je dépense de l’essence pour emmener mes bouteilles au recyclage ; et pour ceux qui comme moi ont la chance d’avoir un jardin ; j’en  réserve deux mètres carrés pour y mettre les différents bacs d’ordure (verre ; papier & carton ; plastiques ; déchets végétaux ; autres ordures). Quand vous connaissez le prix du mètre carré de jardin en région parisienne, le calcul est vite fait, si on multiplie par le nombre d'habitants …  Ma ville investit dans des containers plastiques facturés à prix d’or par CITEC ou PLASTIC OMNIUM, conteneurs que je repaie dans mes impôts.

Comme je suis curieux, je suis allé visiter la déchetterie de St Ouen l’Aumône. Il s’agit d’une énorme usine, proprement gigantesque, gérée par Veolia, qui traite les ordures des douzes communes de l'agglomération urbaine. J’étais persuadé qu’on faisait du tri à cet endroit, afin d’y recycler les déchets.  Quelle erreur grossière :  En fait, on n’y valorise rien du tout : on ne fait essentiellement que récupérer la valeur déjà produite par le particulier dans son laborieux travail de tri, c'est-à-dire, pour faire simple, les centimes d’autrefois qui sortaient du tiroir caisse de l’épicier pour aller dans ma poche.

Les déchets verts (branchages, tontes d’herbe etc…),  triés par les particuliers, mis dans des sacs payés par les particuliers, ramassés par la commune, sont « transformés » en compost qui sera revendu aux professionnels .  Mais en vérité, la plus grosse partie du travail a déjà été faite avant d’arriver à la déchetterie, car l’opération de « transformation » consiste juste à remuer les branchage de temps en temps…

Les plastiques sont mis en balle qui seront expédiées en chine ou ailleurs, mais en vérité, la plus grosse partie du travail, c’et à dire le tri, a déjà été fait par le particulier. Quand on connait le prix du plastique et la pénurie en ce secteur, on comprend vite l'intérêt du tri en amont.

Pour le verre, s’en est risible tellement c’est stupide : tout le travail de tri est effectué par le particulier, qui s’emmerde à retirer les bouchons métalliques, couvercles etc… Certaines bonnes âmes vont même jusqu’à laver les bouteilles avant de les jeter (bonjour le bilan écologique), et à se poser des problèmes métaphysiques pour les bouteilles d’huile.

Pour les déchets électroménagers (ordinateurs, refrigérateurs etc…), ne vous attendez pas à voir une armée de petite main en train de les démonter :  le particulier fait le tri en apport volontaire ; les palettes sont ensuite refourguées à des entreprises de désossage.

Les cannettes en acier, qui sont faciles à recycler et valent de l’argent (en Suède, on est payé lorsqu’on ramène ses cannettes…) sont mises en balle et retournent directement au laminoir.

La valorisation des journaux consiste à faire des balles avec les piles de journaux sagement entreposées par les particuliers ; de même pour les cartonnettes.

Et tout le reste) est brulé et fait de la vapeur qui est revendue à la ville pour chauffer l’agglomération. Dans ce cas, il y  a une réelle valorisation, sauf que la valeur ne retourne pas au citoyen qui avait déjà payé pour le fonctionnement de la déchetterie et qui va en plus payer pour eau chaude et son chauffage, mais à Veolia.

Chaque habitant de la région cergy-pontaine devrait aller faire un tour dans cette déchetterie , visitable sans grande difficulté,  pour comprendre l’étendue de l’escroquerie de ce qu’on appelle la valorisation des déchets.

Ne croyez pas que les bonbons retournent dans les poches des salariés de Veolia, qui sont payés à coup de trique.

A tous ceux qui penseraient que les ordures coutent plus qu'elles ne rapportent, et pour appuyer mon propos, sachez que Veolia a mis en place, au niveau des immenses fosses de dépôt, des caméras de surveillance, afin d’éviter que les gens viennent y piquer des trucs… Voilà : les ordures valent vraiment de l’argent, donc  on devrait payer moins cher le recyclage, et non pas plus cher.

Comme autrefois, les ordures génèrent toujours des bonbons, mais ce ne sont pas les mêmes qui se sucrent : c’est ce qu’on appelle « le progrès ».

Et surtout, n’y voyez la dedans rien d’écologique : Si l’on additionne la somme effective de toutes les énergies mises en œuvre pour transformer une tonne d’ordure en stock option, cela doit être considérable : imaginez juste une minute que sur une agglomération de 300 000 âmes, chaque foyer utilise un verre d’essence par semaine pour aller jeter ses bouteilles de verre…

12/03/2010

Vite un carosse pour ma baguette

Les urbanitasmagories de Winter le 12  Mars 2010

  http://www.leprincejean.fr/

« J'attèle mes chevaux, et galope chercher du pain»

Tout le monde se pose en boucle le problème du prix de l’essence ou de celui de la baguette de pain , et chacun y va de son argumentaire. C’est vraiment voir le problème par le petit bout de la lorgnette. Regardons les chiffres ci-après :

 

1

Kilo calories

égal

4,180

Kilojoules

1

Kilowattheure

égal

3,600

mégajoules

1

Kalories

égal

0,004

mégajoules

1

Megajoule

égal

0,278

kilowattheure

1

Kilo calories

égal

0,001

kilowattheure

1

Kilowattheure

égal

861,244

Kilo calories

1

litre d'essence

égal

10,000

kilowattheure

6

litre d'essence

égal

60,000

kilowattheure

100

kilometre

égal

60,000

kilowattheure

1

homme

consomme

2200,000

Kilo calorie

par jour

1

homme

consomme

91,667

Kilo calories

par heure

1

homme

marche

6,000

kms

par heure

1

voiture

en ville

roule

25,000

kms

par heure

1

voiture

en ville

consomme

1,500

litres

par heure

10

minutes

de voiture

consomme

2153,110

kilo calories

10

minutes

de marche

consomme

15,278

kilo calories

10

minutes

de voiture

égal

140,931

hommes

a pied

10

minutes

de voiture

va

4,167

fois plus vite

qu'a pied

 

Les chiffres sont discutables : je ne suis pas physicien. Mais la démarche ne l’est pas & l’ordre de grandeur est là . Lorsque je prends ma voiture pour aller chercher une baguette de pain, est ce bien raisonnable ?

11/03/2010

Declaration de guerre à la Hongrie

Les urbanitasmagories de Winter le 9 Mars 2010

  http://www.leprincejean.fr/

« Raccourci historique»

SNV80781.JPG

En 1628, Ferdinand II de Habsbourg anoblit la famille Sarkozy

En 1792, Louis XVI déclare  la guerre au roi de Hongrie & de Bohème, l’archiduc d’Autriche, François II de Habsbourg

216 ans tard, on se retrouve avec Sarkozy comme Bon Suzerain.

Le cours de l'histoire est parfois assez obscur.

 

 

16:15 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : boheme, hongrie, sarkozy, présidence, louix xvi, révolution | | |  Facebook

10/03/2010

Affaire Soumaré. Un arrière goût...

Les urbanitasmagories de Winter le 9 Mars 2010

  http://www.leprincejean.fr/

« un arrière gout »

Un ami me racontait cette longue histoire, que je vais essayer d’abréger pour aller directement au sujet : Deux amis se retrouvent après des années. Habits de luxe, Rolex ; Porsche décapotée :  tout y est.

-        Dis donc, tu as bien réussi fait le premier

-       Toi aussi, fait le second, tu fais quoi ?

-        Moi je suis dans la boucherie, Rungis, les halles, dix magasins, ça roule

-        Moi dit le second, j’ai développé un nouveau processus industriel. Dans le cadre du développement durable, je fais des steaks hachés, mais uniquement avec un tout petit peu de soja et surtout de la merde. Ca marche du feu de dieu

-       Ah ? fait le premier interloqué, avec de la merde, c’est possible ?

-       Si tu veux, viens visiter mon usine, tu comprendras

Il l’emmène au jour-dit. Visite du site. En amont, la station d’épuration : Des bacs immenses remplis de merde. Ca fouette à plein nez. Puis la chaine de conditionnement. La chaine d’emballage  et des quais d’expéditions avec dix  camions qui attendent prêts à partir. Dix mille steaks à l’heure. ISO9002, Ultra moderne, entièrement aux normes. Du top.

Notre boucher est sceptique aussi l’industriel lui propose une dégustation

-        tu verras, tu as des appréhensions, mais c’est aussi bon que du charolais

On va aux cuisines, on déguste

-       c’est vrai, c’est étonnant, on croirait du charolais

-       tu vois, qu’est ce que je t’avais dis

-       mais..

-      

-       mais…il y a quand même un arrière goût, je me trompe ?

Après un silence, notre industriel répond, affirmatif :

-       quand même…

(fin de l’histoire. Comprend qui peut, comme chantait Lapointe)

Voila. Dans l’affaire Soumaré, sans qu'on sâche trop où est le charolais, c’est strictement pareil : avec Axel Poniatowski, puisque de son propre aveu c'est lui l'initiateur, il y a quand même un arrière goût de merde.

Quand même.

09/03/2010

Tu trouves une carte d’identité dans le train, que faire ?

Les urbanitasmagories de Winter le 9 Mars 2010

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« Leçon de civisme»

Tu trouves une carte d’identité dans le train. Que faire ? Tu es grand, civique et bien élevé. Choisis donc ce que tu vas faire parmi les propositions suivantes :

1)    « Je la garde pour l’utiliser à mon profit et pouvoir voyager sans billet, en présentant au contrôleur la pièce d’identité du pauvre bougre ainsi roulé. »

2)    « Je regarde sous la banquette pour voir si l’infortuné n’a pas également perdu un chéquier. Si c’est le cas, je garde les deux pour au cas où… »

3)    « Je remets la pièce au contrôleur qui vient de passer »

4)    « Je prends la pièce avec moi et la glisse dans une boite aux lettres à l’arrivée du train. »

5)    « Je la remets à l’arrivée à un gendarme, une mairie ou autre personnel assermenté. »

6)    « Je laisse ma pièce où elle est en me disant qu’ils la trouveront, les bougres de la SNCF, quand ils feront le ménage. »

 

De ces options, toutes sont morales, à l’exception de la 3) et de la 6).

En effet, avec ces choix, la pièce d’identité atterrit à la SNCF, au bureau des objets trouvés, quai 27, porte 67 pour la gare St Lazare, qui se gardera bien de la remettre gracieusement à son propriétaire mais le rackettera de 9 euros, pour services rendus. (1).

Donc, lorsque tu trouves un objet dans le train, tu peux tout faire avec sauf le remettre à la SNCF, tu encourages sans même t’en rendre compte le racket qui est le levain du vol, de la prostitution, du crime organisé et de la délinquance.

Bien que la rétention de document d’identité contre le gré de son propriétaire soit un délit réprimé en tant que tel, si le malchanceux ne peut s’acquitter de ces neufs euros, il ne récupérera pas sa carte d’identité.

(1)  Précisions : cette taxe n’a rien a voir avec celle des objets trouvés rue de Morillons à Paris dont le montant est décidé chaque année par le Préfet.

07/03/2010

Me croise pas, pov'con

Me croise  pas, pov’con

Les urbanitasmagories de Winter le 5 Mars 2010

  http://www.leprincejean.fr/

«j’appelle à moi toutes les vaches, veaux-z-et cochons…»

On se rappelle de la visite de notre valeureux et bienvaillant Suzerain au salon de l’agriculture en février 2008. : Il s’approche d’un paysan pour lui serrer la main et celui-ci lui rétorque : « Pas toi, me touche pas t’m’salis » . Alors, le président de rétorquer « Cass’ toi alors, pauv’ con ».

L’image avait fait le tour du net.

C’est sans doute pour éviter ce genre de soucis que Notre Bon Suzerain est parti ce matin à la rencontre de la France rurale au salon de l’agriculture 2010, assez discrètement, avant son ouverture, donc avant l’arrivée des chalands : Comme cela, pas de mauvaise rencontre, pas de problème. Il est malin, le bougre ! 

Et puis tellement bien conseillé.

Car c’est bien vrai : les péquenots, on s’en fout à Paris : à peine 15% de la population française. José Bosé n’a qu’a bien se tenir. On n’attend pas après les bouseux pour se nourrir : on peut tous manger des steaks de soja transgéniques.

12:04 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : salon, agriculture, sarkozy, casse toi, cnpi, paysans, bové, bove, chirac, ump | | |  Facebook

01/03/2010

Xynthia : une tempête peut en cacher une autre

Les urbanitasmagories de Winter le 1er Mars 2010

  http://www.leprincejean.fr/

«La Faute sous mer : Partis enchainés,  éléments déchainés»

La tempête est passée ce week end de fin février 2010 ; ce 1er Mars, Wikipedia a déjà un article entier détaillé sur le sujet.

Lorsqu’on regarde les images télévisées de désastre , il y a une ressemblance flagrante avec celles de la Nouvelle Orléans après le passage de Katrina.

Et pour cause : pour les villages les plus touchés, La Faute sur Mer et L’Aiguillon sur Mer, les scénarios sont les mêmes : Il s’agit de rupture de digues suivis d’inondations.

C’est très sympa de vivre tout au bord de la mer, mais un jour ou l’autre, ce type de catastrophes doit arriver : C’est arrivé ce week end ; cela arrivera encore. Rien à voir avec le réchauffement climatique ou autres fatalité : La nature est ainsi faite qu’elle réserve des lieux pour l’homme et d’autres pour la mer.

Les gens sont inconscients : Edifier une maison - même si on a obtenu son permis de construire - sur un terrain qui est isolé de milliards de tonnes d’eau par une simple petite digue relève du pari dangereux, à tout le moins déraisonnable.

Et mettre une pression toute aussi déraisonnable à son élu afin d’obtenir un permis de construire ne change pas la nature des lieux.

Heureusement que de tels cataclysmes viennent de temps en temps nous rappeler que l’homme fait partie de la nature, qu’il doit vivre avec elle et non contre elle. Et l’on devrait regarder ces événement comme des chances et non des catastrophes : Chance de comprendre que certaines manière de faire sont raisonnables tandis que d’autres ne le sont pas : Puisque souvent les élus & partis politiques, enchainés qu’ils sont à leurs bienfaiteurs ne peuvent le faire, les éléments déchainés , eux, nous le rappellent.

 

 
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