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01/06/2008

Nés en 1968, morts en 2008

Winter le 30 mai 2008  http://urbanitasmagories.blog.20minutes.fr/

Une film de Martineau et Ducastel, avec tout un tas d’acteurs excellents que la postérité retiendra pour leur courage plus que leur mérite.

Aucun intérêt dans ce film plat & très mal construit et qui n’a pas même le mérite pourtant parfois salutaire de provoquer l’ennui.

On passe trois heures à regarder des images, un peu comme on le ferait avec « point de vue et image du monde » dans la salle d’attente du dentiste.

Il s’agit ici de repasser en revue les événements importants aux yeux des auteurs entre mai 68 et mai 2007. Les clichés les plus  éculés y passent : l’amour libre des baba cools qui vivent dans les champs de marguerite sans chiottes, les joins qui tournent, les gros pulls tricotés à la main, tout une communauté qui fait un peu dans le désordre des enfants qui deviendront anti-conformistes, c'est-à-dire en l’espèce, conformistes.

Lorsque l’on prend toutes les images mises les unes derrière les autres, elles sont indéniablement justes. Le problème, c’est que l’histoire avec un grand H, ce n’est pas une succession de photos sans logique, et c’est là ou ce film est totalement à côté de la plaque.

Quelques clichés sur l’avortement, mais rien sur les personnes comme Simone Veil qui ont été des acteurs majeurs de ces mouvements

Ensuite on passe au sida, et là visiblement, on n’a pas vécu la même chose, comme si, dans les années 90, on connaissait le sens du mot « séropositif ». Heureusement, la tri thérapie arrive et tout est pour le mieux

Un petit coup de cancer – quand même – pour la maman malheureuse

Un passage sur le PACS , acquis majeur du 20eme siècle.

Entre temps, le mur de Berlin s’est effondré, et Rostropovitch y va de son trémolo.

A coup de clichés, on arrive à l’élection de Mitterrand, puis celle de Chirac et enfin les déclarations façon hotel Lutécia de Sarkozy.

On aurait aimé voir Daniel Cohn Bendit au parlement européen, Serge July avant le capitalisme et plusieurs kilo après, et bien d’autre qui ont acheté la révolution aux enchères et porté ses restes à la brocante;  des luttes ouvrières, des heures supplémentaires imposées aux non grévistes, des conquêtes sociales, des mouvements charismatiques et non violents, de la profonde remise en cause d'une société bourgeoise conformiste et consumériste, de l’apparition de la contraception et de celle de Julien Clerc dans Hair, rien de tout cela.

On sort de 3 heures de projection avec le sentiment que mai 68, c’était la liberté de baiser avec n’importe qui à la campagne, et que finalement,  De Gaulle avait raison : Il faut éradiquer la chienlit.

On perd son temps, on n’apprend rien. Quand je pense qu’en trois heures, j’aurais pu boire au moins six bières, quel gâchis.

 

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