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21/11/2007

Cigaretiers de tous les pays, unissez-vous !

Le premier Janvier 2008 sera un grand jour pour la démocratie.

 

On pourra enfin boire son café en paix et déjeuner sans être troublé par la fumée des cigarettes malodorante de son voisin de comptoir.

Je me pose quand même deux ou trois questions...

Lutter contre le tabagisme est une question de santé publique.

Je ne suis pas un spécialiste, mais il j’ai cru comprendre que ce qui est toxique dans la cigarette, au-delà du tabac, ce sont essentiellement les produits ajoutés au papier pour le blanchir – le chlore entre autre – et d’autres additifs au tabac qui sont mis par les cigaretiers  à dessein afin de permettre une meilleure addiction du fumeur à la nicotine (ammoniac, etc…) ainsi que les pesticides qui sont balancés sur les plantations de tabac. Du reste, j’ai rarement entendu qu’on attrapait le cancer des poumons en fumant un bon havane tous les jours. Il est vrai que sur ce sujet, contrairement à M. Santini, les statistiques sont maigres.

Lorsque vous allez acheter de la viande au supermarché, si par mégarde celle-ci est avariée, il y a immédiatement une enquête sanitaire, les journaux en parlent, les associations de consommateurs montent au créneau, des annonces sont diffusées à la radio, tous les lots sont retirés de la circulation et tout rentre rapidement dans l’ordre.

Idem avec le vin, qui pourtant est un produit addictif et également cause de bien des malheurs & coûts sociaux.

Dans le cas du tabac, il y a un a-priori sur le fait que c’est un vice : il n’a pas nécessité à le traiter comme un produit de grande consommation en tant que tel . Sa qualité  n’intéresse aucune association de consommateur, aucun ministère de la santé, aucun grand chef cuisinier, nez en parfumerie ou autre, aucune agence de sécurité alimentaire. Seule la capacité de nuisance du produit est retenue. L’état est totalement absent de son rôle de protection du consommateur.

Le raisonnement est totalement tordu, et pourtant vécu au quotidien par des millions de français.

Du reste, imaginez qu’un cigaretier veuille rapatrier pour une cause sanitaire tous les paquets de la marque X vendus suite à une erreur de formulation par exemple. Comment ferait-il ? Il n’y a pas de numéro de lot (1) sur les paquets de tabac, de papier à rouler  ou de cigarette. Il n’y a donc pas de possibilité de traçabilité, (A contrario, sur les œufs , par exemple, la poule, quand elle pond, imprime un petit numéro sur chaque œuf – la poule est maligne et habile . Si l’on meurt parce que l’œuf était avarié, on a alors la possibilité de retrouver la poule et de lui faire subir les pires outrages)

Pour faire simple, l’état commence par autoriser la mise sur le marché de produits de grande consommation qui sont non seulement dangereux, mais en plus, pour beaucoup, de mauvaise qualité  (sinon, on n’en mourrait pas, non ? ) ; Si beaucoup de gens toussent, personne ne bronche.

L’état, dont sa fonction principale est de protéger les individus, accepte donc que l’on soit empoisonné massivement.

Au passage, il prend un copieux pourcentage sur la vente.

Au final, il jette le haro sur le baudet de fumeur, et livre ce dernier à la vindicte populaire en le reléguant à la porte du bar tabac ou il aura pourtant déposé sa copieuse contribution fiscale, entrainant avec sa sortie, celle du buraliste auquel il aurait pourtant prélévé une copieuse dîme lorsqu'il lui aura concédé le droit d'être débiteur de tabac.

A ceux qui liraient mal ma note, mon propos n’est pas de dire que la lutte contre le tabagisme passif est une bonne ou une mauvaise chose, mais simplement qu’il y a une multitude d’incohérences dans la lutte contre le tabagisme.

C’est ce qui s’appelle le consensus social.

Ou plutôt, comme dans beaucoup de choses,  il y a une grande cohérence : tout est fait pour que le cancer des uns fasse la cagnotte des autres.

 Winter 21 11 2007
http://urbanitasmagories.20minutes-blogs.fr/

(1) Sauf erreur de ma part. Il y a un code barre, mais qui n’a rien à voir : il s’agit du code produit. Mais je suis preneur de tous vos commentaires. La directive européenne du 5 juin 2001 impose la traçabilité sur les paquets de cigarette, en mentionnant par un numéro de lot, par exemple, le lieu et le moment de production (date / heure). Je n’ai jamais vu cette information sur les cigarettes fumées à la maison.

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