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20/11/2007

SNCF : Ha! les salauds de privilégiés !

J’ai vraiment du mal à comprendre.

La France a fait, lors de l’élection de son Président, un choix très clair : le modèle de développement qui nous convient le mieux est le modèle capitaliste. Les français l’ont dit haut et fort, et avec d’autant plus de conviction que nous sortions d’un gouvernement de droite. Ce choix est totalement incontestable.

Le programme de M. Sarkozy est un programme favorisant les communautés. Il ne s’en cache pas, le dit et le clame, l’a dit dans son programme : c’est un des éléments essentiels de la rupture. Ce principe de favoriser les communautés pour mieux les intégrer est en  rupture très forte avec notre culture laïque et républicaine, et est  d’inspiration typiquement anglo-américaine.

Le communautarisme amène nécessairement au lobbying (groupes de pression). C’est bon pour la concurrence, c’est une bonne chose pour le consommateur, c’est bon pour les entrepreneurs, c’est bon pour tout le monde.

Le communautarisme consiste défendre intérêts de sa communauté (les minorités diverses et variées que l’on peut croiser tous les jours dans la rue) devant les intérêts de la majorité.

Expliquez moi juste au nom de quelle logique alors que nous avons massivement voté pour une personne prônant le communautarisme comme élément de rupture, nous mettrions au ban de la démocratie ceux qui défendent précisément les avantages acquis à leur communauté.

En défendant leur communauté, les cheminots s’inscrivent dans la logique de rupture du gouvernement qui vise à privilégier les  fonctionnements communautaires sur les fonctionnements républicains orthodoxes.

Si l’on veut aller jusqu’au bout du raisonnement et remettre en cause les avantages dits acquis, il est nécessaire de réfléchir sur le système-même.

Mais la logique du capitalisme, c’est que ceux qui ont des avantages (acquis ou non acquis, bien que j’ai du mal à comprendre ce qu’est un avantage qui ne serait pas acquis) non seulement les gardent pour eux, mais encore essaient de les faire fructifier.

Dans la logique de rupture chère à Monsieur Sarkozy, il est donc naturel que les cheminots, non seulement essaient de conserver les 37,5 ans de cotisation demandée pour accéder à la retraite versus les 40 pour le régime général mais essaient même le réduire le temps de cotisation. Par ailleurs, les retraités consommant de plus en plus, en avançant l’âge de la retraite, on augmente mécaniquement le temps alloué à la consommation, donc on la relance. C’est formidable.

Aux esprits chagrins qui me diraient que pour consommer il faut des revenus, je répondrai qu’il suffit de les répartir autrement, mais malheureusement le problème est que cela ne s’inscrit pas dans la logique capitaliste pour laquelle les français ont massivement adhéré, et que donc la question n’a pas de sens.

Nous sommes donc condamnés à ce que ceux qui ont des avantages acquis ou volés en demandent toujours plus.

Elle est pas belle la vie ?

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